Bienvenue sur le blog d'Isabelle VOLAT ÉCHANGER ET AGIR AVEC LE FRONT DE GAUCHE DE SAINT GRATIEN

Pourquoi nous refusons l’austérité

Les sénateurs du groupe communiste, républicain et citoyen s’expliquent sur leurs votes des dernières semaines.
Ils se sont notamment prononcés sur le Traité européen, la règle d’or, le texte sur l’énergie, celui sur le statut des étrangers, le projet de loi de financement de la sécurité sociale et le projet loi de Finances pour 2013. En n’approuvant pas ces textes, le groupe a provoqué leur rejet par le Sénat.
Rappelons que les 20 sénateurs communistes ont une place toute particulière au Sénat puisque sans eux, il n’y a pas de majorité de gauche dans cette assemblée.
« Ce sont des votes responsables qui prennent appui sur la volonté de changement qui s’est majoritairement exprimée dans notre pays en mai et juin derniers » expliquent les sénateurs qui s’expriment longuement dans une lettre ouverte signée par les 20 élus. Ils rappellent que fort de ses 4 millions de voix, soit 11% des votes, le Front de Gauche est une composante essentielle de la majorité politique actuelle. Mais alors que les français se sont exprimés pour « le changement maintenant », ce sont au contraire la compétitivité, la réduction des dépenses publiques et le coût du travail qui fixent les orientations de la politique gouvernementale. La ratification du traité budgétaire européen et l’instauration de la règle d’or ont été un recul dont découlent la « fausse route» actuelle.
Enfin, les sénateurs assurent qu’ils ne sont pas figés dans un refus systématique et stérile, mais qu’ils portent des propositions, pour la justice sociale, pour une lutte déterminée contre le chômage avec la mesure emblématique d’interdiction des licenciements boursiers et pour une nouvelle répartition des richesses dans le pays.

lire la lettre ouverte
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Pierre Laurent, sénateur de Paris et secrétaire national du PCF, Éliane Assassi, présidente du groupe communiste républicain et citoyen au Sénat et André Chassaigne, président du groupe des députés FdG

 

Vendée Globe : Simple problème de boussole, ou cap à gauche définitivement perdu ?

" Contre le chômage on a tout essayé ", François Mitterrand, décembre 1992, à Anne Sinclair, commentant les chiffres de la hausse du chômage.

" On ne peut pas tout demander à l’État ", Lionel Jospin, juin 1997, après la fermeture de Renault Vilvorde.

" Pour sauver l’emploi, nous portons le projet de nationaliser Arcelor Mittal ", A.Montebourg, 23 novembre 2012.

"Le gouvernement n'a pas retenu l'hypothèse d'une nationalisation transitoire (..) au vu des engagements qu'il a obtenus d'Arcelor Mittal (…) ce n’est pas la solution efficace (…)", Jean Marc Ayrault, 30 novembre 2012.

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Traduction anglais/français, de la rédaction de ce blog.

" Trop de têtes à queues, en si peu de temps ! "

Notre lapidaire commentaire : Si ce n’est plus l’heure du changement, c’est où qu’on va maintenant ?

Renaut Baphèse

 

Agenda chargé !

* Lundi 3 décembre, à20h30, soirée Utopia sur la question des Roms

roms.jpeg« Pour les Roms, le changement c’est pour quand ? »

Séance unique au cinéma Utopia de Saint-Ouen l’Aumône, organisée par le Front de Gauche, avec le soutien d’Europe Ecologie les Verts, en présence de Serge Guichard, Président de l’Association de Solidarité en Essonne aux familles Roms, de Bruno Brisebarre, président de la FCPE 95, d’ Elie Seonnet, producteur, et de Mathieu Pheng, le réalisateur du film.

(…) Il y a des hommes, des femmes, des enfants sur le sol de France, qui méritent notre attention et qui souffrent de l’absence de toute politique autre que répressive (Manuel Valls a particulièrement brillé en la matière). Mais il y aussi des citoyens courageux qui espèrent et luttent, à l’image de Serge Guichard.

Jacques_Genereux1c.jpg* Mercredi 5 décembre, meeting avec Jacques Généreux à la salle des fêtes de Taverny à 20h15

Après six mois de présidence de F. Hollande et la persistance du dogme de l’austérité qui ne fait qu’aggraver la récession, quelle alternative pour relancer l’activité et assainir les finances publiques ? Que pourrait être un budget de gauche ?

voir le site du Parti de gauche

* Jeudi 6 décembre, réunion publique avec Paul Ariès à l'Orange Bleue d'Eaubonne à 20h30

Dans le cadre des cafés d'Ulysse, les associations Ulysse et Attac 95 invitent Paul Ariès, objecteur de croissance et auteur de « Le socialisme gourmand - Le Bien-vivre : un projet politique » pour un débat public

voir le site
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François, fais gaffe de ne pas te prendre la tête dans la porte de droite !

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On m’a dit tes idées ne sont plus à la mode
Quand on veut gouverner ce n’est pas si commode
Il faut évidemment s’adapter au terrain
Mettre jour après jour un peu d’eau dans son vin

On m’a dit dans la jungle il faut qu’on se débrouille
On est bien obligé d’avaler des magouilles
De laisser dans un coin les projets trop coûteux
On va pas tout rater pour des canards boiteux (JP Jouyet, au sujet de la BPI, octobre 2012)

La porte du bonheur est une porte étroite
On m’affirme aujourd’hui que c’est la porte à droite
Qu’il ne faut plus rêver et qu’il est opportun
D’oublier nos folies d’avant mai 2012

On m’a dit qu’il fallait prêcher le sacrifice
A ceux qui n’ont pas pu s’ouvrir un compte en Suisse
Qu’il fallait balayer tous nos vieux préjugés
Et que ceux qui travaillent étaient privilégiés

On m’a dit tu comprends tes idées archaïques
Ne feront qu’aggraver la crise économique
Ainsi la liberté dans un monde plus juste
Fait partie des slogans qui sont un peu vétustes

La porte du bonheur est une porte étroite...

Puis d’autres sont venus beaucoup moins présentables
Qui parlaient de la France en tapant sur la table
Qui disaient faut changer c’est la loi du pendule
On va pour commencer supprimer la pilule

Ensuite il faudra bien flytoxer la vermine
Rétablir la morale avec la guillotine
Et pi gn’a qu’à virer les mauvais syndicats
Pour conserver celui qui plaît au patronat

La porte du bonheur est une porte étroite...

Ils ont dit qu’il fallait se montrer réaliste
Qu’il y avait du bon dans les journaux racistes
Qu’il fallait nettoyer ce cher et vieux pays
Si l’on ne voulait pas qu’il devienne un gourbi

Dois-je vous l’avouer ces propos me renversent
Quand je vais boire un verre au café du commerce
Parfois je crois revoir sur du papier jauni
La photo de Pétain dans mon verr’ de Vichy

La porte du bonheur est une porte étroite
Qu’on ne me dise plus que c’est la porte à droite
Qu’il ne faut plus rêver et qu’il est opportun
D’oublier nos folies d’avant quatre-vingt-un

Jean Ferrat

écouter la chanson libe_3.jpg
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Bienvenue au parti communiste français

fabien_2.jpgSamedi 10 novembre 2012
Sur une idée originale du parti communiste, les nouveaux adhérents ont été invités à se rassembler en son siège place du Colonel-Fabien, à Paris.

Dès 9h30, des militants bénévoles nous accueillent chaleureusement autour d’un petit déjeuner.

Sous la coupole emblématique de l’édifice qui sert de salle de conférence et de congrès, l’administrateur des lieux retrace l’histoire du bâtiment, ouvert au public lors des journées du patrimoine.

Le siège du parti communiste français est l’œuvre d’Oscar Niemeyer, architecte brésilien exilé en France dans les années ’60 en raison de la dictature militaire au Brésil. Carte blanche lui a été donnée par les dirigeants successifs du parti. Attiré depuis longtemps par l’architecture moderne de Le Corbusier, il esquisse l’ensemble de l’espace en trois jours en 1965. La construction de l’immeuble est achevée en 1971, tandis que la coupole, le parvis et le hall souterrain sont terminés en 1979-1980.

Le choix de la place du Colonel-Fabien n’est pas anodin, puisqu’il s’agit d’un héros communiste de la seconde guerre mondiale.

L’administrateur convie les participants de cette matinée à une visite complète des lieux, des sous-sols où se situent les salles de réunion à la terrasse au sixième étage, qui offre une vue panoramique sur les plus beaux monuments de Paris.

La parole est ensuite donnée aux nombreux nouveaux adhérents qui forment une assemblée très hétérogène, aussi bien par l’âge de chacun que par les motivations personnelles qui ont conduit à adhérer au parti communiste. Certains ont grandi dans une famille de communistes depuis plusieurs générations, d’autres ont rejoint les camarades communistes dans leur milieu professionnel, le plus souvent au travers d’activités et de responsabilités syndicales au sein de leur entreprise – pour l’anecdote, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a adhéré au parti en 1972 à l’âge de 15 ans.

La croissance des adhésions au PCF est exponentielle ces dernières années. Les deux campagnes présidentielle et législative de 2012 ont favorisé le rassemblement et l’unité du peuple de gauche, pour mettre en œuvre la Révolution Citoyenne au sein du Front de Gauche, avec l’humain d’abord, qui évolue dans une société républicaine internationaliste et universaliste.

Les nouveaux adhérents ne sont pas devenus communistes. Quelqu’un intervient dans l’assistance : « Je suis communiste depuis que j’ai partagé mon premier bonbon avec celui qui l’a accepté… » Il s’agit plutôt d’un cheminement individuel à l’intérieur de sa propre famille ou de son entreprise, qui aboutit à l’adhésion au PCF parce qu’à un moment de leur vie, les femmes et les hommes ressentent le besoin de se fédérer pour agir ensemble, et construire la société de demain.

Une autre adhérente s’exprime : « Je pensais que la politique, ce n’était pas pour moi… Et puis les élus et les militants communistes sont venus vers moi, je leur ai fait confiance… »

Beaucoup de gens considèrent « la politique » comme une instance supérieure distincte de la vie quotidienne, alors que la politique n’est rien d’autre que la vie de la cité. Les communistes appréhendent la politique autrement. Ils travaillent auprès des habitants toute l’année. Des mots sont récurrents durant cette rencontre : « Les élus et les militants communistes dans le Front de Gauche constituent la seule formation politique visible aux côtés des syndicalistes et des salariés en lutte. »

Et Pierre Laurent énonce clairement dans son discours de clôture : « Il faut marcher sur ses deux jambes ; le travail syndical doit s’accompagner d’un engagement politique puisque toutes les décisions sont politiques. »

Fabienne Launey
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Le PCF est mort !

« Ni fleur, ni couronne »

Ainsi s’achevait le vrai-faux faire-part de décès envoyé au lendemain de la Toussaint par Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, pour inviter les journalistes à « enterrer l’enterrement du Parti communiste français né à Tours le 30 décembre 1920 ». Les « Rouges » qui font de l’humour noir... Manière de donner un petit coup de jeune à l’image du parti de Maurice Thorez qui accueillait, samedi, ses nouveaux adhérents à son siège parisien, Place du Colonel-Fabien. But de l’opération, voulue très médiatique : montrer le « mouvement de renaissance qui est le nôtre en ce moment », a insisté Pierre Laurent. Bref, le PCF n’est pas mort, il fait juste sa mue...

« Vous connaissez la série NCIS ? »

Dans la scintillante salle de réunion futuriste, sous la coupole blanche d’Oscar Niemeyer, 400 nouvelles têtes. Têtes Blondes, grises ou crépues... En tout, 6 500 nouveaux ont pris leur carte depuis le début de l’année, indique le parti. Qui, cette année plus qu’à l’ordinaire, a souhaité faire bon accueil à la « nouvelle génération ».

« On a voulu organiser cette rencontre parce que c’est assez difficile de se faire des amis dans un groupe où les gens se connaissent depuis longtemps... Il y a des anciens qui n’étaient pas trop d’accord, qui ont dit « ce n’est pas dans la tradition »... », explique la truculente « animatrice » de la matinée. Une femme pleine de peps, qui a adhéré à la section du Blanc-Mesnil en février, et qui ne manque ni de prestance ni d’humour pour faire passer le micro dans l’assemblée : « Nous, je nous appelle les « McGill » vous connaissez la série NCIS ? Eh bien on est comme le héros, on est des « bleus » ! » Éclat de rire général.

Les Anciens et les modernes...

Un « tour de table » de deux heures pour se présenter, et expliquer le « pourquoi » de son militantisme. Pourquoi Patrick, pourtant petit-fils du chauffeur de Maurice Thorez et petit-neveu de la secrétaire de Georges Marchais, a-t-il attendu quarante années passées dans le syndicalisme pour franchir le pas ? « Je suis venu au PCF car il a changé de vue, il n’est plus le parti stalinien qu’il était », avance ce militant de Bobigny. Alexis, 30 ans, « issu d’une famille communiste depuis deux générations », a décidé de faire un trait sur ses « mauvaises expériences avec des anciens de Toulouse », et loue désormais la « sacrée évolution dans la mentalité globale du parti communiste ».

Si on ne regrette pas la ligne raide du communisme d’antan, la ligne molle de Robert Hue en prend aussi pour son grade. Il faut savoir « rester unis », même quand la ligne officielle n’est pas toujours à son goût, tempère Pierre Laurent. Et de rejeter dos à dos « le communisme autoritaire qui annihile les forces créatrices » et « le compromis social-démocrate qui n’est rien d’autre qu’un pistolet à bouchon face à une meute de loups ».

Bien entendu, la campagne réussie de Jean-Luc Mélenchon - absent de la journée - a bien souvent réveillé les consciences. Alexandre, « jeune adhérent endormi » a retrouvé l’envie grâce au « cadre plus souple » permis par le Front de Gauche. « Monsieur Mélenchon, sa manière de parler, le fait qu’il n’ait pas peur... C’est lui qui m’a fait découvrir la politique », confie en aparté, avec son accent du Congo Brazzaville, cette petite femme discrète, travaillant en maison de retraite, qui n’a pas pu voter en mai faute d’être naturalisée.

Vers le prochain congrès...

Mais le phénomène Mélenchon n’explique pas tout. « J’ai adhéré au PC, pas au Front de Gauche », précise ainsi un intervenant qui milite « pour l’expropriation ». « En tant que communistes, nous avons une identité forte à défendre, ajoute Pierre, une grille de lecture qui s’appelle le marxisme ». « Il n’y a pas à se cacher d’être communiste ! », renchérit un autre. Pas question pour Pierre Laurent de laisser se dessiner la moindre fissure dans la belle union affichée entre le PCF et le Parti de gauche : « Je l’ai déjà écrit dans mes livres : entre le PCF et le Front de gauche, pas besoin de choisir ! »

Au PCF du XXIe siècle, on n’hésite plus à plaisanter sur la lecture rébarbative des textes fondateurs du parti. Pourquoi ne pas tout bonnement les refonder ? Pierre Laurent, qui évoque les réseaux sociaux et la « révolution informationnelle », enchaîne sur son projet d’encourager des prises de décisions plus « collaboratives » et « le besoin de se confronter sur des lignes différentes ». Une feuille de route pour le prochain congrès organisé début février 2013, dont Pierre Laurent a promis qu’il serait... « rockn’roll ».

Article paru sur Politis.fr

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Retour vers Marx

communisme_debat.jpgMarx est de retour....

En ces temps de crise, que peuvent apporter Marx et, plus précisément, son ouvrage majeur "Le Capital" ?
C’est à cette question que s’efforce de répondre Paul Boccara, avec son nouvel ouvrage : Le Capital de Marx, son apport, son dépassement au-delà de l’économie.

Avec la formidable crise économique et financière de 2008-2012 monte la demande d’un retour aux analyses critiques et radicales de Marx dans" Le Capital". Il s’agit dans ce livre de présenter les apports fondamentaux du " Capital" comme résultats d’une élaboration inachevée, de façon à la fois pédagogique et approfondie, à l’opposé des réductions simplistes dominantes, mais aussi d’indiquer comment ils sont la base de développements très nouveaux nécessaires. Ces développements concernent non seulement l’évolution de l’économie du capitalisme jusqu’à la crise systémique en cours, mais aussi son dépassement par l’analyse des réalités non économiques ou anthroponomiques. Ils aboutissent à la caractérisation de la crise de la civilisation occidentale mondialisée et à des propositions pour avancer vers une civilisation de partages de toute l’humanité.

Paul Boccara, maître de conférences honoraire en sciences économiques et agrégé d’histoire, s’appuie ici sur ses travaux néo-marxistes récents sur ces questions.
Il a publié au Temps des Cerises "La crise systémique", ainsi que "Transformation et crise du capitalisme mondialisé".

Paul Boccara présente son ouvrage mardi 13 novembre de 19 h à 21 h :
Espaces Marx
Salle des conférences
6 avenue Mathurin Moreau ; 75019 Paris
Métro Colonel Fabien

"Le Capital de Marx, son apport, son dépassement au-delà de l’économie", de Paul Boccara ; Éditions "Le temps des cerises" ; 172 pages, 14€

 

Pour combattre l'austérité, une alternative à gauche

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Gérard Longuet fait un bras d'honneur aux Algériens et ne s'excuse pas

fn_d_chire.jpgL'ex-ministre de la défense du gouvernement Fillon et ancien militant du mouvement d'extrême-droite Occident a déclenché une polémique pour avoir fait un bras d'honneur pendant le générique d'une émission dont il était l'invité, geste adressé au gouvernement algérien.

Invité mardi à un débat sur le mariage homosexuel, auquel il est farouchement opposé, dans l’émission "Preuves par 3" sur la chaîne parlementaire Public Sénat, l'ancien ministre Gérard Longuet (UMP) adresse un vigoureux bras d'honneur face à la caméra, tandis que le générique défile et que les micros sont éteints. Certains ont cru que ce geste était destiné aux homosexuels alors qu'il s'adressait en fait au gouvernement algérien, qui exige "une reconnaissance franche des crimes perpétrés à leur encontre par le colonialisme français".

Le président du cercle d'amitié franco-algérien, Adam Benahmed, s'est dit jeudi, au nom de l'ensemble des membres de cette association, "outré et scandalisé par le geste inélégant et de voyou" de l'ancien ministre Gérard Longuet (UMP) "envers le peuple algérien ami". Dans un communiqué, le Dr Benahmed a appelé "l'ensemble des femmes et des hommes politiques français à la réprobation totale de cet individu qui déshonore la France et les Français et qui porte atteinte aux relations intenses, riches et amicales qui lient nos deux pays aujourd'hui".

Le nouveau premier secrétaire du Parti socialiste, Harlem Désir, a estimé sur son compte twitter que "le geste de Gérard Longuet illustre malheureusement la brutalité vulgaire d'une certaine droite qui abîme trop souvent le débat républicain". Le président PS du Sénat Jean-Pierre Bel "a exprimé sa désapprobation après le geste grossier et injurieux que Gérard Longuet a adressé aux autorités algériennes".

Le seul qui a apporté son soutien est le député d'extrême droite, Gilbert Collard, qui a reproduit le geste devant les caméras de LCI : "Gérard Longuet a bien fait, il a enfin un peu d'honneur au bout du bras", a-t-il ajouté. Un soutien qui n'est pas une surprise quand on se souvient du lapsus de l'ex-ministre de la Défense : "Nous, au Front National"- et surtout en accordant une interview à l'hebdomadaire Minute interprétée comme une main tendue au FN, juste avant le second tour.

Huma.fr

Gérard Longuet, un Longuet, un « poisson pilote » familier des eaux sombres de l’extrême droite...

Gros sabots et bruits de bottes

Nous, au Front national

Un familier de l'extrême droite

 

Canards, couacs et pataquès

BPI : Pataquès et COUAC de Jean-Pierre Jouyet sur les " canards boiteux ".

Le futur président de la Banque Publique d’Investissement, la BPI, a déclenché un beau pataquès en déclarant vendredi dernier sur Europe 1, qu’elle n’avait pas vocation à " aider les canards boiteux ", comme "le site de Florange".

Hurlements des élus lorrains et des syndicats de cette aciérie d’Arcelor Mittal, qui réclament des excuses ; communiqué cinglant du PCF, qui reproche à l’ancien " ministre d’ouverture de Nicolas Sarkozy " d’avoir " perdu une bonne occasion de fermer son bec ".

Il a fallu que, depuis Bruxelles, François Hollande vole au secours de son vieil ami et tente de calmer les esprits.

Ni Florange, ni Arcelor-Mittal ne sont des " canards boiteux ", a t-il assuré.

Arnaud Montebourg a, lui, indiqué que le FSI, Fonds Stratégique d’Investissement, qui est partie intégrante de la BPI, pourrait intervenir aux côtés d’un projet de reprise industrielle solide.

Venu chanter au petit matin les louanges de sa nouvelle banque " au service de l’avenir ", Jouyet-la-Gaffe se fendait six heures plus tard d’un mot d’excuses exprimant " son plus grand respect " à l’égard des métallos de Florange, " héritiers d’une forte tradition sidérurgique française ".

Source = Libé de ce jour en page 18 (qu’on a trouvé lui à la maison de la presse, même s’il est arrivé en retard ce matin).

Petit rappel : la création de la Banque Publique est la toute première des 60 propositions du candidat Hollande.

Après avoir dansé (alors, on danse ?) tout le début de l’été la cigale est bien dépourvue en cette rentrée.

Il serait temps, Kamarad, de mettre de l’ordre dans les déclarations de vos amis.

Nos amis... nos meilleurs ennemis ?
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Il pleut...

Ce week end, d'après Laurent Cabrol, il pleut !

Alors, profitez de la sélection de la presse dominicale de la section "LECTURE" du Front de Gauche gratiennois, pour lire un peu...

Nota bene : le nouveau REGARD est dans les kiosques. Attention, il n'y en aura pas pour tout le monde !

Quand la gauche n'essaie pas...
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Quand elle recule,
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Quand les patrons passent à l'attaque,
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Quand les licenciements se font boursiers
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...Attention, camarades, il y a comme une odeur de poudre !
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Notre dessein, c’est l’humain d’abord !

episode_10.jpgMieux vaut parfois un dessin clair qu'un long discours..

Le Front de Gauche a mis en image son programme "l'humain d'abord" à l’occasion des élections de 2012, dans une désormais célèbre série « En 2012, on va leur faire un dessin ».

Voici l’épisode 10, qui traite de la compétitivité.

Les salariés français coûteraient-ils trop cher ?
Notre législation sociale serait-elle trop protectrice ?
Les salaires sont-ils l’ennemi de l’emploi ?

A l’heure où la « compétitivité » est présentée comme l’objectif suprême, voici ici dévoilé ce qu’on cherche soigneusement à nous cacher ; ce qui pèse sur les entreprises, ce ne sont pas les « charges » sociales, mais bel et bien les charges financières. En 2010, les premières s’élevaient à 145 milliards d’euros contre 308 milliards pour les dernières…

Comment inverser durablement la tendance en matière d’emploi ?
Le Front de Gauche rappelle ses propositions.
- accorder un droit de veto suspensif aux salariés face aux suppressions d’emploi
- voter à l’Assemblée la loi contre les licenciements boursiers
- réorienter l’utilisation du crédit en instaurant un crédit sélectif favorisant l’investissement social et écologique
- créer un pôle public du crédit
- augmenter le SMIC et l’ensemble des salaires pour relancer la consommation

Enfin, si les salariés français sont parmi les plus productifs au monde, c’est bien grâce à la qualité de nos infrastructures, de notre système de formation et de santé. Développons donc nos services publics !

voir l'épisode 10

 

François, Jean-Marc, Martine...

ft_victoire_tout_v3-page-001.jpgLes victoires de mai et juin ne sont pas seulement celles de la « majorité présidentielle ». Elles sont celles de la gauche toute entière et d'une majorité de notre peuple qui voulaient en finir avec l'ère Sarkozy, les destructions sociales et les régressions démocratiques.

Le Front de Gauche y a pris une part, déterminante. Il se sent donc comptable de la suite, même si le programme de François Hollande ne lui a pas permis pas d’être partie prenante du nouveau gouvernement. Dans une fin d'été, où la crise de la zone euro s’aggrave régulièrement, l’oligarchie financière et la droite préparent leur revanche, flanquées de l’extrême droite. Rien ne serait pire que l'immobilisme et la démoralisation succédant à l’attente de changement.

Christian Picquet, responsable de la Gauche Unitaire, porte parole du Front de Gauche, dans "François, Jean-Marc, Martine, qu'allons-nous faire de notre victoire ?" pose la seule question pertinente de la rentrée : que va faire la gauche de sa victoire du printemps ?

Pour engager une réflexion collective à gauche et éviter un nouvel échec.

François, Jean-Marc, Martine, qu'allons-nous faire de notre victoire ? de Christian Picquet
Parution septembre 2012 aux Éditions Arcanes 17 ; 6.00€

 

Vive la fête !

Rien de mieux qu'une belle collection de photos pour donner un aperçu de la fête de l'Huma... Des spectacles, des débats, des rencontres, des échanges.... des surprises.... Saluer André Chassaigne, Pierre Laurent et Dominique Bucchini dans la même après-midi... Vive la fête !
La fête en images
Merci à RP, jeune reporter occasionnel pour le Front de Gauche gratiennois !

 

Demandez le programme !

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Maintenant prenez le pouvoir !

maintenant_prenez_le_pouvoir_web.jpgMaintenant prenez le pouvoir !

La candidature de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle de 2012 a suscité un élan populaire exceptionnel. Quelque chose de neuf s’est enfin produit à gauche après des années de divisions et de dispersion. Mais que devient ce mouvement une fois l’élection passée ? Feu de paille ou promesse d’une nouvelle façon de faire de la politique ?

« Prenez le pouvoir », la question reste entière.

Pierre Laurent, actuel secrétaire national du Parti communiste français et codirigeant du Front de Gauche, tire les enseignements de cette expérience. Comment la poursuivre ? Quel changement possible aujourd'hui, dans un nouveau contexte, avec un gouvernement et une majorité de gauche à l'Assemblée et au Sénat ?

En juin 2012, et après avoir contribué à l’émergence d’une majorité de gauche, les communistes décident, par un débat et une consultation internes, de ne pas participer au gouvernement tant que sa feuille de route demeure le seul et unique programme du président. Position partagée par ses partenaires. Mais alors où se situe le Front de Gauche, quel est son avenir ; à quoi veut-il servir ? Quel rôle le PCF entend-il jouer pour développer le Front de Gauche ? Comment faire vivre cette force originale où individus et organisations d'horizons divers se rencontrent sur un pied d’égalité ?

Au-delà des circonstances, peut-on changer la politique, son contenu comme sa pratique ? Plus que jamais la question des pouvoirs est devant nous. Comment reprendre le contrôle de l’économie et mettre en œuvre d’autres choix que ceux que les institutions financières et bancaires, la troïka européenne, veulent imposer de toutes leurs forces ?

Pierre Laurent revient sur l’expérience des derniers scrutins qui ont inscrit le Front de Gauche comme la deuxième force à gauche et livre ses premières réflexions au regard de l’état de la France, de l’Europe et du monde. Démontant au passage nombre d’idées reçues, Pierre Laurent, qui préside également le Parti de la gauche européenne, analyse la crise européenne, critique cette conception archaïque d’une Europe libérale qui aujourd’hui menace la souveraineté des peuples et la paix. Des forces nombreuses à travers le monde cherchent des chemins d’alternative au système actuel. Avec un nouveau type de mode de production et de développement humain social, solidaire et écologique, la conquête de droits démocratiques nouveaux se révèle – c’est la conviction de l’auteur – inséparable des avancées sociales et sociétales aujourd'hui nécessaires.

Maintenant prenez le pouvoir invite à la réflexion, au débat et à l’action avec une seule certitude : rien ne se fera sans la mobilisation inventive des citoyens.

"Maintenant prenez le pouvoir" de Pierre Laurent
Préface Alexis Tsipras
Les Éditions de l’Atelier - 10 € - 144 p.
À paraître Le 20 Septembre 2012 ; disponible à la fête de l’Humanité

 

Quelle fête !

f_te_Huma_5.jpgMais qui donc réunit, au même endroit et au même moment :
New Order, Patti Smith, HF Thiéfaine, Shaka Ponk, Peter Doherty, Bénabar et foule d’autres artistes, Richard Bohringer, François Morel, l’orchestre national de Radio France ? Qui vous offre concerts, expositions, débats, la plus grande librairie éphémère de France, un espace sports, des animations et spectacles pour les enfants ? Où trouver un village du monde avec une centaine de stands représentant autant de pays ? Qu’est-ce qui est l'événement politique et culturel de la rentrée ? La plus grande manifestation populaire depuis l’arrivée du PS au gouvernement ? Qu’est-ce qui sera une occasion inédite de rencontrer, d’échanger et de débattre sur la nouvelle situation politique : l’emploi, la relance industrielle, la transition écologique, le développement des services publics, la mobilisation contre l’adoption anti-démocratique du Traité Budgétaire Européen…. Et bien d’autres sujets encore ?

L’Huma fait sa fête !

Les 14, 15 et 16 septembre, à La Courneuve, des centaines de milliers de personnes vont se retrouver dans un esprit à la fois convivial, festif et combatif.

Les vignettes/bons de soutien au tarif de 20 euros (gratuit pour les moins de 15 ans) servant de passe et donnant l'accès aux trois jours de fête sont en vente auprès des amis du Front de Gauche présents au marché de Saint Gratien le dimanche matin ou par contact sur ce blog.

Vous trouverez ci-dessous le programme de l'Espace Val d'Oise qui regroupe une dizaine de stands. Des concerts, des débats, de riches échanges sont au menu.

Rendez-vous à la fête de l’Huma !
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Quel avenir pour le Front de Gauche ?

manif.jpgAprès son beau score présidentiel et son résultat beaucoup plus mitigé aux législatives, le Front de Gauche débat ce week-end de son avenir lors de son université d’été aux Karelis près de Grenoble.

Pour la première fois depuis sa création en mars 2009, la coalition du Front de Gauche tient son université d’été. Au programme des deux jours de discussion, deux meetings, dont l’un européen, et de nombreux ateliers de réflexion autour des enjeux de la nouvelle donne politique. Le FdG veut débattre de son action à venir après l’élection d’un président socialiste, événement auquel il a efficacement contribué, et aussi faire évoluer son fonctionnement interne.

Rassemblement politique inédit, le FdG rassemble huit organisations mais aussi des personnalités du monde syndical ou associatif et de nombreux militants et sympathisants non-encartés. Pour faire fonctionner tout ce petit monde efficacement ensemble, le FdG a mis sur pied un embryon de direction collégiale, le « conseil national », des assemblées citoyennes et des « fronts thématiques ». Comment pérenniser, faire évoluer, dynamiser ces structures en associant les membres des différentes composantes du FdG et ceux qui n’en sont pas adhérents, ceux qui voudraient adhérer directement au FdG et les autres qui ne veulent pas voir leur propre organisation se dissoudre dans un cartel ? Innover pour un fonctionnement qui ne laisse personne sur la touche et réaliser une démocratie interne irréprochable, sans renier l’apport essentiel et la richesse des partis qui le composent : l’équation n’est pas simple, l’expérience est originale et tout est à inventer, ou presque.

L’amélioration de son fonctionnement est un impératif pour le Front de Gauche. Les citoyens l’attendent au tournant… Après l’embellie électorale du printemps, 42% des Français considèrent aujourd’hui que les idées défendues par le FdG doivent être davantage prises en compte par le gouvernement, d’après un sondage CSA réalisé pour l’Humanité le 21 août. 57% des sympathisants du PS partagent cette opinion. 25% des Français et 28% des ouvriers estiment que c’est le FdG qui défend le mieux les intérêts des salariés et les jeunes sont 33% à lui faire confiance. Le souhait de changement exprimé en mai reste important et l’’influence du FdG va d’évidence bien au-delà de son simple score électoral. La coalition engrange certainement ainsi les bénéfices de sa campagne présidentielle très démonstratrice et pédagogique. Il peut représenter une carte maîtresse dans la vie politique française et poursuivre sur la dynamique enclenchée durant la campagne électorale, marquée par des rassemblements d’une ampleur remarquable, un intérêt profond et inédit de la part de nombreux citoyens pour ses propositions et un résultat prometteur, fort de ses 4 millions de voix.

Pour pérenniser et amplifier cet élan, le FdG doit poursuivre son action pédagogique et approfondir la « bataille des idées ». Bataille qui sera rude pour lutter contre le fatalisme et faire encore grandir l’espoir qu’une autre voie est possible. Trouver un juste positionnement face à la politique qui sera menée par le gouvernement, être une force de proposition, d’action et non seulement de dénonciation, ne pas apparaître comme un simple aiguillon de la majorité… rien ici n’est simple ni évident. Face à une majorité qui risque de s’engluer dans une « règle d’or », apportant une cure d’austérité qui plomberait durablement tout espoir de changement, le Front de Gauche peut jouer un rôle moteur pour démontrer la nécessité absolue de réformes structurelles d’ampleur, économiques, sociales et démocratiques. Avec la fin du « délai de grâce », nous sommes de plus en plus nombreux à estimer que la « normalitude » du président ne suffit pas à apporter un réel changement et que le compte n’y est pas. L’automne pourrait être décisif, avec notamment la bataille pour un référendum sur le pacte budgétaire.

A condition qu’il soit capable de s’appuyer sur une mobilisation populaire et de faire souffler fortement et durablement le vent qu’on a senti passer sur la Bastille, un certain 18 mars…. le Front de Gauche, avec ses propositions originales, pourrait bien continuer à marquer des points et représenter une alternative de changement réel et crédible. Rendez-vous très prochainement pour continuer les débats engagés lors de cette université d’été.

 

Pierre Laurent en Corse

SONY DSC                       Le secrétaire national du PCF, de passage en Corse, est interviewé ce 15 août par le journal « Corse matin ».

Pour les 100 jours de François Hollande, Pierre Laurent « espérait mieux dans l’intérêt des Français. Le PS doit s'armer de courage face aux marchés.» Quant à Arnaud Montebourg, il « n’a pas pris de mesures efficaces ».

Les sages du Palais-Royal opposés à la modification de la Constitution pour faire appliquer le traité européen. Qu’en pensez-vous ?

PL Cette décision risque d’entériner définitivement les politiques d’austérité en France et en Europe. En ratifiant ce traité, nous serons pieds et mains liés. Le pacte budgétaire prévoit une austérité drastique pour les pays qui ne respecteraient pas la réduction de leur déficit public. C’est dramatique. On ne sortira pas de la crise si on ne sort pas de l’austérité. De plus, cette ratification va s’opérer dans le dos des Français.

Que proposez-vous pour empêcher la signature du texte ?

PL Nous allons demander au président de la République d’organiser un référendum dès la rentrée. Les électeurs ne sont pas informés de la gravité de ce que contient ce pacte budgétaire. De plus, cette décision, essentielle pour l’avenir du pays, risque une nouvelle fois d’être prise sans consultation. L’enjeu est encore plus important que pour le traité de Maastricht il y a vingt ans, qui était déjà une erreur monumentale. François Hollande s’est fait élire en promettant une rupture avec les politiques d’austérité, maintenant nous demandons des actes.

Comment allez-vous procéder ?

PL Nous allons prendre des initiatives dès la fin du mois pour mobiliser toutes les forces de gauche. Des associations comme Attac sont décidées à agir ; des acteurs du monde syndical aussi, et des voix s’élèvent également parmi les socialistes et les écologistes. La fête de l’Humanité sera un grand rendez-vous pour cette mobilisation nationale. Ensuite, il faut qu’un nombre important de parlementaires de gauche s’opposent à cette ratification lors du vote en septembre.

Quel bilan dressez-vous des cent premiers jours de la présidence Hollande ?

PL J’espérais mieux dans l’intérêt des Français. Il y avait une attente de rupture sur les questions sociales. Certes, le style a changé, la brutalité et l’agressivité d’un Nicolas Sarkozy ont disparu, mais cela ne suffit pas. La situation est trop lourde. Il faut que les socialistes s’arment de courage face aux marchés financiers et mènent les réformes sociales pour lesquelles ils ont été élus.

Quel regard portez-vous sur la gestion des crises sociales de l’été ?

PL Les plans de licenciements se sont accélérés ; on pouvait s’en douter. Les industriels ont attendu la fin des élections pour agir. Il y a eu clairement de leur part une volonté de mettre en difficulté le gouvernement. Ce n’est pas nouveau : les grands groupes profitent de l’été pour opérer une casse sociale. En revanche, le gouvernement aurait dû agir plus tôt et plus fort. Arnaud Montebourg a fait beaucoup d’effet d’annonce, mais il n’a pas pris de mesures efficaces.

Quelles sont les propositions du Front de Gauche sur le sujet ?

PL Nous continuons de proposer l’interdiction des licenciements boursiers, et une nouvelle loi pour les droits des salariés. La dernière date de 1982, autant vous dire que depuis, le monde de l’entreprise a bien changé.

Quelle alternative aux politiques d’austérité ?

PL Il faut se donner les moyens de relancer l’industrie, en soutenant les PME, en développant les politiques de filière. Nous devons également mener une relance sociale qui a besoin d’investissements publics. Dans le domaine du logement, de l’emploi, de l’éducation mais aussi de la santé. Mais surtout, ne nous lions pas les mains avec le pacte budgétaire. Nous voyons bien les résultats des politiques d’austérité dans les pays où elles sont menées.

Pierre Laurent est secrétaire national du Parti communiste français, conseiller régional d'Ile de France et président du Parti de la gauche européenne.

 

Rendez-vous à la rentrée !

  • 25 et 26 août : Estivales citoyennes du Front de Gauche

Campus universitaire de Saint-Martin-d'Hères - Grenoble

estivales_2.jpgLes organisations membres du Front de Gauche se rassembleront les 25 et 26 août 2012 pour les Estivales citoyennes.
Le Front de Gauche continue ! Pour la première fois, ses composantes organisent un rendez-vous politique avant la rentrée sociale.
Ouvertes à toutes et tous, les « estivales citoyennes du Front de Gauche » souhaitent permettre un débat public débouchant sur des propositions alternatives à gauche, pour sortir de la crise.
Elles rassembleront divers acteurs de la vie politique, sociale et culturelle de notre pays.
Dimanche 26 août à 11h00 : Meeting public du Front de Gauche sur la rentrée politique et sociale avec Pierre Laurent, Jean-Luc Mélenchon ainsi que les dirigeants des organisations membres du Front de Gauche.

Vous pouvez retrouver le programme des Estivales citoyennes dans son intégralité sur le site du PCFou sur le site du Front de Gauche

  • 31 août, 1er et 2 septembre : Université d'été du PCF

Les Karellis – Savoiekarellis_2.jpg

Les militants communistes se rendront aux Karellis en Savoie pour participer à l'Université d'été du PCF.
Une rencontre entre Pierre Laurent et les militants et nouveaux adhérents du PCF sera organisée.
Programme sur le site du PCF

  • 14, 15 et 16 septembre 2012 : Fête de l'Humanité

Parc de la Courneuve
Voir le programme fete_huma_2.jpg

 

L'école est finie, le dernier Regards est sorti !

L'école est finie !

Premiers départs en vacances !

Un peu de lecture pour la route...mais ...
...votre presse vous stresse ?
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LesEchos-3juillet2012.jpg

Changez de presse !

La dernière production de la SCOP des éditions Regards est sortie :
regard_ete_2012-1.jpg Regards : en vente dans toutes les bonnes maisons de la presse postcapitaliste !

 

Une fête pour le changement

La fête de l’Humanité les 14-15-16 septembre 2012 ? : un marqueur de la vie politique, un moment culturel et festif avec cette année : Bénabar, HF Thiéfaine, Patti Smith, Peter Doherty…. Vignettes en vente chaque dimanche de l’été au marché de Saint Gratien !

Fête de l’Humanité 2012, une Fête pour le changement

La prochaine Fête de l’Humanité se tiendra quatre mois seulement après qu’une majorité de notre peuple ait décidé de tourner la page du pouvoir sarkozyste. Elle va donc constituer un événement déterminant de débats et d’actions pour que la gauche réponde aux espoirs qui viennent de se lever.

En même temps, comme chaque année, elle va être un formidable espace d’art et de spectacles vivants. Concerts avec Patti Smith, New Order, Hubert-Félix Thiéfaine, Peter Doherty, Bénabar, Shaka Ponk et bien d’autres, mais aussi des moments de gastronomie, sport, théâtre, humour, actualité littéraire et philosophique . Cette année, seront convoqués Rousseau, Victor Hugo, Marx, Aragon.

La Fête elle-même sera marquée par de grands débats sur les questions posées à nos concitoyens : la nature des crises actuelles et les chemins pour en sortir ; le rejet de l’austérité comme moyen d’en sortir ; le travail comme un droit garanti pour toutes et tous ; la formation, l’éducation ; la recherche comme investissement prioritaire pour l’avenir ; les efforts à déployer pour impulser une solidarité des peuples et des forces progressistes européennes afin de transformer l’Europe ; les enjeux d’une métamorphose écologique de la planète ; les services publics comme patrimoine commun pour l’accès de tous à l’intégralité des biens publics.

Au sortir de cette longue séquence électorale, les participants à la Fête, les militants, débattront des causes de la crise démocratique, des moyens de faire reculer l’extrême-droite et des initiatives à déployer pour que le Front de Gauche franchisse une nouvelle étape de sa maturation afin d’être mieux perçu comme efficace et utile à la réussite du changement.

Une nouvelle fois, notre Fête sera celle de la solidarité internationale, avec tous les peuples en lutte pour leur liberté, pour leur émancipation. Les voix des peuples arabes comme celles de la jeunesse québécoise ou de différents pays européens, ou encore le combat des Palestiniens en quête de leur Etat, pourront s’y faire entendre pour construire de nouvelles solidarités.

Nous y fêterons le cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, notamment à travers une belle exposition d’artistes contemporains et lien avec l’Institut du Monde Arabe, et aussi le trentième anniversaire, triste et effroyable, des massacres de Sabra et Chatila.

Plus que jamais, la Fête de l’Humanité va faire vivre l’aspiration à la justice, à la solidarité, à la fraternité et à un monde commun, sans armes et sans guerre, cheminant vers le progrès social et écologique.
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Avec vous, réussir le changement

Les communistes se sont réunis pour examiner la situation après les élections.

Fières et fiers d'avoir contribué à la victoire, elles et ils souhaitent vous faire part de leurs convictions et de leur engagement, pour répondre aux attentes populaires.

Le peuple de France a tourné la page de Nicolas Sarkozy. C’était salutaire. C’était vital pour en finir avec les souffrances et les humiliations qui nous étaient infligées depuis cinq ans. C’était indispensable pour stopper la casse des acquis sociaux et démocratiques qui constituent l’originalité et la force de notre pays dans le monde.

En battant la droite, nous avons aussi « cassé » le duo Merkel – Sarkozy qui constituait le socle le plus engagé des politiques d’austérité en Europe. Il faut s’appuyer sur cette victoire pour changer l’Europe.

Le Parti communiste français est fier d’avoir contribué à cette victoire avec le Front de Gauche par ses votes au premier et au deuxième tour des élections mais aussi par ses propositions qui ont marqué souvent le débat national.

Il en est ainsi de la retraite à 60 ans pour toutes et tous et à taux plein ; de la progression urgente du pouvoir d’achat, du SMIC et des salaires ; d’un nouveau partage des richesses, avec de profonds changements dans leur production et leur financement ; d’un nouveau statut pour la Banque Centrale Européenne (BCE) et les banques publiques ; de droits accrus à l’entreprise comme dans la cité pour passer à une VIème République.

Nous sommes heureux d’avoir mené une campagne de proximité qui nous a permis de côtoyer notamment des centaines de milliers de jeunes, des salarié-e-s, des citoyennes et des citoyens venu-e-s de tous les horizons. Elles et ils ont exigé, avec nous, une autre façon de faire de la politique et de faire vivre la gauche dans la rue comme dans les institutions.

Transformer la démocratie

L'Assemblée nationale élue ne reflète pas la diversité des opinions exprimées par nos concitoyens. Le PS dispose de 90% des députés de la gauche avec 65% des voix de celle-ci, et le PS et l’UMP ensemble trustent 90% des sièges de cette assemblée. Ce bipartisme écrase la démocratie, il la stérilise.

Passer à la proportionnelle dans tous les scrutins est nécessaire. Elle permet une représentation plus juste de toutes les opinions, de limiter le cumul des mandats et de garantir la parité. Mais cette mesure seule est insuffisante pour changer le système politique.

Il faut donner le pouvoir au peuple, le consulter régulièrement sur les grands choix nationaux et européens, donner plus de droits aux salariés dans leurs entreprises, plus de droits à toutes les citoyennes et tous les citoyens dans la vie sociale, économique et culturelle.

La télévision et les médias doivent être respectueux du débat public en donnant la parole à toutes les opinions et pas seulement aux deux partis dominants et au gouvernement. La parole unique libérale portée dans tous les commentaires doit faire place à une diversité plus grande mettant fin aux « experts » unanimes aujourd'hui à servir l’austérité, la rigueur, la baisse du coût du travail.

La presse d’opinion doit disposer d’aides économiques lui permettant son indépendance.

La démocratie, ce n’est pas un chèque en blanc donné tous les cinq ans.
Nous voulons, partout, favoriser l’intervention citoyenne.

Sortir de la crise

En France et en Europe, la crise du capitalisme continue de se développer. C’est le défi auquel est confronté le gouvernement de Jean-Marc Ayrault.

La gauche en gagnant a fait naître des espoirs de changement. Ils ne doivent pas être déçus.

Le Parti communiste français et le Front de Gauche ont porté des propositions qui permettent de sortir de la crise. Il faut pour cela affronter les logiques financières, refuser la domination des marchés, changer le rôle de la Banque Centrale Européenne (BCE) et du crédit en général afin que l’argent public et les profits servent la relance de l’activité et financent activement l’emploi, les salaires, les formations, la recherche, l’innovation et les services publics. Ces changements structurels conditionnent toute politique sociale ambitieuse.

Le Parti communiste français est un parti de gouvernement. Il est prêt à assumer ses responsabilités. Mais le gouvernement de Jean-Marc Ayrault se refuse à prendre en compte les propositions de toutes les formations de gauche qui ont contribué à la victoire.

Aujourd'hui, le Premier ministre considère que sa seule feuille de route est le programme du candidat François Hollande à l'élection présidentielle. Il ignore ainsi les quatre millions de voix du Front de Gauche qui ont permis l'élection du président.

Dans ces conditions, nous n’irons pas au gouvernement.

Nous restons disponibles bien sûr, dans un esprit constructif, attentifs aux luttes et au mouvement social. Vous pouvez compter sur nous, nous serons, dans la majorité, une force positive pour pousser le changement le plus loin possible avec comme ligne directrice le refus des politiques de rigueur soumises aux exigences des marchés.

Nous contribuerons à développer les rapports de force nécessaires à l’adoption de mesures législatives qui traduisent les aspirations populaires. Avec le Front de Gauche, nous ouvrirons des ateliers législatifs dans lesquels nous élaborerons ensemble les propositions de lois utiles à toutes et tous.

Nous voulons la réussite de la gauche et sa réussite durable.
Nous serons force de propositions pour une politique sociale, écologique de relance de l’activité en France et en Europe.
Nous agirons pour que la France joue un rôle actif en faveur de la paix dans le monde et des droits des peuples.

Nous proposerons que la France prenne l’initiative d’états généraux de la refondation de l'Union européenne.

La réussite du changement, nous voulons la construire ensemble.

Poursuivre et enrichir la dynamique du Front de Gauche

Par deux fois dans ces élections présidentielles et législatives, le Front de Gauche a été confirmé comme la deuxième force de gauche dans notre pays. C’est une chance pour aujourd’hui et pour demain.

Avec son candidat à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, et l'ensemble des candidates et candidats aux législatives, le Front de Gauche s’est efforcé de faire de la politique autrement autour des idées et d’un programme en refusant toute stigmatisation, toute désignation de bouc émissaire, en s’efforçant de dialoguer avec l’ensemble de la gauche et du pays des issues à la crise pour un changement durable.

Nos « mots d’ordre », vous les avez entendus et appréciés : « l’Humain d’abord », « Place au peuple », « Prenez le pouvoir », « On ne lâche rien ».

Cette « révolution citoyenne » nous voulons l’amplifier. Le Front de Gauche veut rassembler celles et ceux qui refusent les politiques libérales subies toutes ces dernières années, qui refusent de limiter le changement à une alternance entre deux partis, un de droite, un de gauche, dominant actuellement dans le pays.

Nous avons de l’ambition pour toute la gauche et pour notre pays. Nous voulons être la grande force de l’alternative face aux chantres du malheur qui répètent en boucle que rien n’est possible. A quoi servirait la politique si ce n’est à rêver et à ouvrir les voies d’un avenir d’humanité respectueux de l’intérêt général et de l'émancipation de chacune et de chacun ?

Les communistes pensent que c'est vous, citoyennes et citoyens, qui devez être les acteurs principaux de ces objectifs de changement. Ils vous appellent à vous rassembler dans le Front de Gauche pour qu’il en devienne la force motrice. Ils vous invitent à rejoindre le PCF dont l'action est un élément essentiel dans le développement du Front de Gauche.

Notre appel s’adresse aux organisations politiques qui veulent rejoindre le Front de Gauche dans ses objectifs mais aussi à celles et ceux, responsables associatifs, syndicalistes, citoyennes et citoyens qui veulent librement apporter leur contribution à cette dynamique.

Confiants dans l’avenir, nous vous donnons rendez-vous dans les combats européens et français qui s’annoncent.

La conférence nationale du Parti communiste français réunie le 20 juin 2012 à la Mutualité à Paris
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Amplifier la dynamique du Front de Gauche

_326_.gifPierre Laurent veut "amplifier la dynamique du Front de Gauche"

Poursuivre, faire évoluer et amplifier la dynamique du Front de Gauche : c’est la ligne proposée aux communistes par Pierre Laurent ce lundi au Conseil National du PCF. Après un an de campagne et pour faire face aux défis de demain, le secrétaire national du PCF estime "indispensable" de prolonger la démarche de large mobilisation citoyenne qu’est celle du Front de Gauche.

Ce discours du secrétaire national du PCF était fort attendu. Il s’agissait de tirer un premier bilan d’une année de campagne intense, dès le lendemain du second tour des élections législatives et de proposer aux militants une première direction, un projet pour les années à venir. Après Marie-George Buffet qui s’était exprimée en ce sens dès l’annonce des résultats du 1er tout des législatives, Pierre Laurent estime qu’il est "plus indispensable que jamais", de poursuivre et amplifier la démarche de Front de Gauche : "A l'élection présidentielle, la percée du candidat commun du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, avec près de quatre millions de voix et 11% des exprimés, a été un événement. Ce résultat est apprécié comme tel par l'immense majorité des communistes, ainsi que tous les acquis de nos campagnes qui les conduit à considérer que c'est dans la poursuite et l'amplification de la démarche du Front de Gauche qu'est l'avenir."

Pour Pierre Laurent, le Front de Gauche n’est pas qu’un cadre ou un candidat, c’est toute une démarche, "une dynamique citoyenne et populaire inédite dont la marche pour la VIème République à la Bastille et les nombreux meetings tenus ont été les symboles. L'engagement dans cette démarche, le retour ou l'entrée en politique de très nombreux jeunes, de syndicalistes, de forces sociales, intellectuelles et culturelles diverses. Il faut aussi souligner l'enthousiasme avec lequel les communistes ont mené ces batailles, l'élan qu'elles ont suscité pour leur propre engagement, le renforcement du Parti communiste qu'elles ont permis avec plus de 6000 adhésions nouvelles depuis septembre 2011."

C’est aussi en cela que Pierre Laurent considère le Front de Gauche comme un avenir. La concertation entre les partenaires, le partage et l’élaboration collective du projet l’Humain d’abord sont au cœur de cette dynamique, et donc également une démarche à poursuivre et développer. Le secrétaire national du PCF propose ainsi déjà plusieurs rendez-vous, dès cet été, de concertation avec les partenaires du Front de Gauche, comme à l’Université d’été et le point culminant : la Fête de l’Humanité les 14,15 et 16 septembre. "Cela suppose également que la capacité d'initiatives du Parti communiste continue à se déployer pleinement au service de cette démarche et de notre propre travail de renforcement et d'élaboration collective. Tout ce travail est devant nous", conclut-il.

Le Conseil National a voté cette résolution (93 pour, 11 contre, 17 abstentions). Ce texte, divisé en trois axes, est également proposé au vote des militants réunis partout en France en Assemblées générales ces 18 et 19 juin. Une Conférence nationale se tiendra le 20 juin 2012 a? Paris et s’appuiera sur les résultats du vote pour définir la direction à prendre. S’en suivra un meeting à la Mutualité, à partir de 18h00.

Humanité.fr
Lire le rapport complet en annexe de ce billet

 

L'austérité ou la vie, il faut choisir !

crise_101.jpgVoici un nouvel épisode de la série « En 2012, on va leur faire un dessin », créée par le PCF pour la campagne du Front de Gauche.

Si …

Vous refusez la punition de l’austérité.
Vous ne voulez pas réduire les dépenses publiques.
Vous êtes pour l’augmentation des salaires.
Vous ne tombez pas dans le piège de la « compétitivité » car le problème n’est pas le coût du travail mais la cupidité des marchés financiers.
Vous pensez que la TVA dite sociale ne va rien résoudre mais aggraver les difficultés.
Vous croyez que les délocalisations ne sont pas une fatalité.
Vous partagez l’idée du Front de Gauche que les logiques d’austérité sont suicidaires et qu’il est possible de faire autrement.
Vous considérez qu’il faut augmenter les salaires pour relancer l’économie et répartir les richesses pour mieux vivre.

Alors, faites circuler sans modération !
voir la vidéo crise_6_21.jpg

 

L’humain d’abord !

Comment financer un programme de progrès social ?
Comment la gauche peut-elle s’attaquer aux vrais privilégiés?
Comment le peuple peut-il faire irruption dans le débat politique ?

Venez en discuter ! Vous êtes invités ! On vous attend !

C'est samedi 4 février à Villiers le Bel ; c'est à partir de 14h30 !
Conférence débat avec

  • Amar Bellal, Professeur agrégé de génie civil, candidat Front de Gauche aux législatives dans la 2è circonscription de Paris
  • Francis Parny, vice-président du Conseil régional d’Ile de France et candidat du Front de Gauche dans la 8è circonscription du Val d’Oise
  • Jean-Michel Ruiz, secrétaire départemental du PCF

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La dynamique Front de Gauche

FdG_assembl_e_.jpgLe débat présidentiel est lancé. On connaissait depuis longtemps le programme du Front de Gauche et de son candidat Jean-Luc Mélenchon, l'Humain d'abord. Les programmes de Madame Le Pen et de François Hollande sont maintenant publiés. Nicolas Sarkozy qui ne peut plus se cacher derrière un habit de président qui lui va si mal révèlera de premières propositions dimanche sur 5 chaines de télévision à la fois. Il est temps que la confrontation des projets se noue.

Sarkozy, vu et revu à la télé
Nicolas Nicolas Sarkozy n'a pas renoncé à continuer à défendre, pendant 5 ans encore, les intérêts de sa bande du Fouquet's. Pour cela, lui qui a tellement cassé les services publics, reconstitue une « ORTF » privée en réquisitionnant 5 chaines de télévision pour s'assurer que personne ne pourra lui échapper. Pas de doute, il fera derrière les mots toujours la même proposition : au peuple de payer la crise du capitalisme financier.

Hollande : un « filet d'eau tiède » ?
François Hollande a continué ce jeudi à faire entendre la musique de gauche qu'il avait entamée dimanche au Bourget.
Mais cette musique reste marquée par deux sons de cloche contradictoires. D'un côté, quelques engagements nouveaux et bienvenus comme la suppression de niches fiscales à hauteur de 29 milliards d'euros profitant aux plus riches et aux grandes entreprises. Mais de l'autre, beaucoup de fausses notes, par exemple sur les retraites où l'engagement du retour à 60 ans reste beaucoup trop partiel, ou encore sur les exonérations de cotisations sociales patronales où il retire d'une main, sur les heures supplémentaires, ce qu'il donne de l'autre, avec le contrat de génération. Lors de l'émission de France 2 il a même cité les nombreuses mesures de la droite qui ne seraient pas abrogées et est resté vague sur les coupes franches qui continueraient de frapper le secteur public et la fonction publique.

François Hollande reste prisonnier d'une contradiction : faire à gauche, en prétendant respecter dans le même temps des engagements de réduction des finances publiques pris par la droite à la demande des marchés financiers. Il y a aussi des impasses inquiétantes, en particulier sur le salaire : comment François Hollande peut il penser qu'on pourra attendre 2 ans avant de redistribuer les richesses alors qu'un salarié sur deux gagne moins de 1 500 € ? Le pouvoir d'achat est loin d'être une priorité : dans son programme de 41 pages, le mot salaire n'y figure pas une seule fois.

La gauche ne gagnera pas en tentant, comme le fait François Hollande, de donner du sens à l'austérité. On ne peut à la fois « rassurer les marchés » et « s'attaquer à la finance ».

Le débat à gauche : une nécessité
Le Front de Gauche propose des solutions concrètes pour sortir de ces contradictions. C'est sur ces solutions qu'il compte continuer à rassembler dans l'intérêt de toute la gauche pour garantir que la politique mise en œuvre demain par une majorité nouvelle soit conforme aux attentes du pays. Il maintiendra jusqu'au dernier jour l'exigence de discussions et de débat pour que la gauche réponde au défi de la crise.

Jean-Luc Mélenchon, candidat commun du Front de Gauche à l'élection présidentielle propose aux millions de Français-e-s de rompre avec l'austérité ultralibérale, de rompre avec la soumission aux marchés financiers et l'injustice sociale. Par sa dynamique, son ambition et ses propositions, le Front de Gauche fait la preuve qu'il est la condition et la garantie de la victoire de la gauche en 2012.

Argumentaire Front de Gauche

 

Le triple R

fdg95.jpgLe Front de Gauche du Val d'Oise appelle au triple « R » : Résister, Rassembler, Réussir

La France perd son triple A, « non événement » déclare Axel Poniatowski, député UMP du Val d’Oise.
Des « critiques indécentes du Président Sarkozy » pour Jérôme Chartier, également député UMP de notre département.

Jusqu'où ira leur irresponsabilité ?
Le bouclier fiscal c'est eux !!
Ils sont maintenant prêts à se soumettre aux ordres des financiers et nous faire payer la note par un nouveau plan d'austérité.
Il faut résister et remettre la finance à sa place.
Pour nous c'est « l'humain d'abord » !!
Depuis vendredi 13 janvier, tous les soirs les résistants se retrouvent devant les bureaux de l'agence Standard & Poor's, 40 rue de Courcelles à Paris à 18 H 30. Ce sera de nouveau le cas mardi soir 17 janvier. La guerre entre la finance et le peuple est déclarée. Chacun doit choisir son camp, sans tergiverser.

Messieurs Poniatowski et Chartier ont choisi de se plier, pas nous !!!!

 

Marine Le Pen amène le pire

rat-poison.JPGQuand la haine tient lieu de raisonnement…
Démontons les propos du Front national.

Défend-il les salariés ?
Faux, il ne propose d’augmenter ni les SMIC ni les salaires.

Faut-il croire à une invasion d’étrangers comme il le prétend ?
Faux, les immigrés ne représentent que 1/650è de la population française.

L’immigration, c’est le chômage ?
Faux, l’immigration a fait au contraire baisser le taux de chômage dans les pays qui l’ont accueillie.

Le Front national défend les droits des femmes ?
Faux, il veut supprimer le remboursement de l’avortement, renvoyer les femmes à la maison et ne dit rien sur l’égalité salariale entre hommes et femmes.

Contre une France rabougrie et aigrie, engagez-vous avec le Front de Gauche pour une France ouverte, généreuse, accueillante, la France des droits de l’homme et de la solidarité !



En 2012, on va leur faire un dessin : Marine le Pen amène le pire
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Les tromperies du Front national (2)

Comment le Front national, qui a soutenu les pires dérives de l’ultralibéralisme financier serait aujourd’hui soudainement proche des fonctionnaires, des salariés en panne de pouvoir d’achat, des syndiqués qui revendiquent une amélioration
de leur sort ?

Quand il affiche soudainement son empathie pour le sort des salariés, il suffit de rappeler les propos de Marine Le Pen contre le mouvement social opposé à la réforme des retraites en 2010 : « Ensemble, gouvernement et syndicats jettent la France dans le chaos » Bruno Gollnisch le 4 novembre 2010 : « le sabotage de l’économie française caractérise l’action des dirigeants de la CGT … Ces blocages frappent avant tout les salariés qui se rendent à leur travail, les entreprises et menacent l’emploi. La CGT doit être rendue pénalement responsable, ses dirigeants doivent en répondre ».

Aujourd’hui, le FN a visiblement réussi à capter une partie du mécontentement suscité par la politique gouvernementale, mais lorsque l’on interroge les Français, ils sont loin de partager ses principales propositions économiques et sociales :

• 54 % sont opposés au rétablissement des frontières intérieures à l’Europe,
• 56 % sont contre la suppression du regroupement familial pour les immigrés,
• 60 % ne sont pas d’accord pour réserver les aides sociales et les allocations familiales aux seuls Français,
• 73 % sont opposés au rétablissement de la peine de mort,
• 84 % sont hostiles à la sortie de l’Union européenne
(Baromètre BVA-Absoluce-Les Echos-France Info du 28 mars 2011)

Au service de la banalisation de son parti, Marine Le Pen investit fortement le terrain du social, de la défense de la laïcité, des services publics, de la République. Mais ce positionnement constitue une façade qui ne remet pas en cause les principes directeurs du programme du FN, qui reste d’essence libérale en matière économique et sociale. Le programme du FN ne propose aucune augmentation de salaire, aucune proposition sur les loyers trop élevés, aucun droit nouveau pour les salariés, accepte la fin de la retraite à 60 ans….

Quelques exemples :

En matière de retraite, le FN ignore la revendication massivement portée à l’automne 2010 du maintien de l’âge légal de départ à 60 ans. Son programme entend en effet supprimer toute notion d’âge légal et n’ouvrir le droit à la retraite que sur le seul critère de 40 annuités cotisées. Il renvoie la question de la prise en compte de la pénibilité à des négociations par branche, ouvrant ainsi la voie à de fortes inégalités entre secteurs. Et il est important de rappeler que ce parti qui prétend défendre la classe ouvrière a été totalement absent du mouvement de l’automne 2010.

Sur la Fonction publique, les récentes et soudaines déclarations d’amour adressées par Marine Le Pen aux fonctionnaires ne sont qu’un leurre. Le FN préconise en réalité la poursuite des politiques libérales déjà à l’oeuvre. Le FN n’entend pas revenir sur les suppressions de postes massives opérées par Sarkozy, si ce n’est sur les missions régaliennes, mises au service d’une conception ultra sécuritaire et liberticide de l’intervention publique. M. Le Pen dénonce la « fuite en avant des collectivités territoriales » qui « devront enfin maîtriser leurs effectifs », position conforme au dogme sarkozyste et qui correspond à la conception traditionnelle du FN d’un État hyper centralisé. Pour répondre à la crise de l’hôpital qui appelle une politique ambitieuse de création de postes, le FN préconise un « aménagement » des 35h pour les personnels soignants, occultant le fait que ces agents effectuent déjà des millions d’heures supplémentaires qui pour l’essentiel ne sont ni payées ni récupérées. Il promeut en matière salariale une politique populiste de partage de la misère, en prenant aux mieux payés pour donner plus aux moins payés, et il est donc bien loin de répondre à la revendication largement partagée d’une augmentation générale de la valeur du point d’indice.

Le Front National va jusqu’à récupérer des revendications de nationalisation des services publics. Mais c’est pour mieux prôner la mise en place d’un « État fort ». Dans le langage de l’extrême droite, idéologiquement acquise à l’action des pleins pouvoirs à un guide, il s’agit en fait d’une perspective d’étatisation, porteuse des pires dangers pour la démocratie.

Sur la politique familiale, le FN veut favoriser le recours au congé parental prolongé, disposition visant en réalité à maintenir au foyer une fraction importante du salariat féminin et qui participe d’une vision pétainiste de la famille et de la société. Dans la même veine, le FN propose un référendum visant donner à la vie un caractère sacré dès la conception, c’est-à-dire remettre en cause le droit à l’avortement. Il prône le déremboursement de l’interruption volontaire de grossesse.

Face à ce qu’il appelle la « destruction » de la famille, qu’il attribue à « la politique antifamiliale poursuivie et qui voudrait « substituer à la politique de démographie française, une politique de peuplement par l’immigration », il propose que les prestations de la CAF soient établies sur « des critères nationaux et familiaux » par opposition aux critères sociaux, les allocations familiales étant réservées aux familles françaises. Les prestations sociales hors famille, pour les travailleurs étrangers légaux, se traduiraient pour eux par une augmentation de 35% des cotisations sociales.

En matière de Sécurité sociale, le FN pourfend la gestion paritaire et prévoit une gestion de la Sécu directement par l’Etat. De même, il entend remettre en cause la gestion paritaire de la formation professionnelle.

Le FN se présente également comme un farouche opposant à l’Union européenne pour justifier sa vision ultra nationaliste.

Il propose ainsi de revoir la contribution française au budget européen mettant ainsi clairement la France hors des politiques structurelles européennes en matière agricole, de cohésion territoriale, de recherche par exemple. Il porte une sortie emblématique de l’euro comme solution aux difficultés monétaires et budgétaires et un retour au franc permettant, selon le FN, «d’oxygéner» notre économie. Cette analyse ignore l’interpénétration des échanges et des politiques dans la zone euro et le besoin de solidarités financières nouvelles dans l’Union européenne pour soutenir la croissance et l’emploi.

Le FN veut « une autre Europe », une Europe des « peuples de civilisation chrétienne » pour laquelle il milite avec le groupe parlementaire européen d’extrême droite.

Le FN mène une offensive d’ampleur par un discours prétendument social. Mais qu’il s’agisse de son programme économique, de sa défense de l’élitisme contre la démocratie d’une école pour tous, de sa vision de la justice qui réhabiliterait, sous réserve de référendum, la peine de mort… c’est bien un programme anti-social et liberticide que développe le FN.

Dans un contexte de crise économique et sociale, le FN marque des points et il est clair qu’il faut désormais sortir de la seule dénonciation de ce parti sur le terrain du principe et des valeurs. Ces quelques exemples démontrent l’intérêt qu’il y a à attaquer le FN sur le terrain de ses propositions, et de faire la démonstration qu’il ne répond à pas aux intérêts des salariés et visent à limiter leur pouvoir dans la société.

Son objectif est désormais transparent : il ne se limite plus à une protestation véhémente contre le laxisme de la politique gouvernementale, notamment en matière de sécurité. Il aspire à une reconnaissance de ses capacités à gérer la politique économique et sociale du pays. Rien n’est plus urgent que de susciter le débat, sur toutes les questions, y compris les plus délicates, comme les comportements racistes et xénophobes ; tisser des liens de solidarité entre les salariés ; être attentifs à chacune des préoccupations, des souffrances, des contraintes, des discriminations subies par les citoyens.

Un argumentaire de la CGT, intitulé « le Front national ou l’imposture sociale » a servi de base à la rédaction de cet article.

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