Bienvenue sur le blog d'Isabelle VOLAT ÉCHANGER ET AGIR AVEC LE FRONT DE GAUCHE DE SAINT GRATIEN

Non à la suppression du plan européen d'aide aux plus démunis

fae.jpgEn ce mois de novembre 2012, l’aide alimentaire européenne qui apporte un soutien à 18 millions d’Européens et 4 millions de français parmi les plus démunis, est gravement menacée. Les quatre associations françaises habilitées à distribuer la nourriture du PEAD, le plan européen d’aide aux plus démunis, c’est-à-dire les Banques Alimentaires, la Croix Rouge française, les Restos du Coeur et le Secours populaire français s’unissent pour dénoncer cette situation.

Dans un contexte de crise qui s’aggrave, l’alimentation est un poste de dépense de plus en plus important pour les familles. Les chiffres montrent que le nombre d’européens vivant en dessous du seuil de pauvreté et bénéficiant de l’aide alimentaire ne cesse de croître. Une suspension ou une diminution de l’aide alimentaire par l’Europe serait synonyme de ravages. C’est pourtant ce qui risque de se produire. Si rien n'est fait d'ici le prochain conseil européen, le programme d’aide ne sera plus financé à partir du 1er janvier 2014.

A travers le PEAD, créé en 1987, l’Union européenne met à disposition des États membres qui le souhaitent, ses stocks agricoles issus de la Politique agricole commune (PAC), principalement des céréales et du lait. Le PEAD représente 480 millions d’euros par an. En France, ces stocks sont réceptionnés par un établissement public, qui utilise ces matières premières comme monnaie d’échange auprès d’entreprises agroalimentaires. Celles-ci fournissent en retour des tonnes de semoule, de farine, de plats préparés et toute une gamme de produits laitiers aux quatre associations. Le PEAD, qui coûte seulement 1 euro par citoyen et par an, a par exemple permis en 2011 de distribuer en France 130 millions de repas. Cela représente entre un quart et la moitié des denrées données par les associations.

La Commission européenne a proposé en octobre 2012 un nouveau règlement créant un Fonds Européen d’Aide aux plus Démunis (FEAD) qui prendrait effet en 2014 et se substituerait à l’actuel PEAD. Mais ce nouveau dispositif n’est pas à la hauteur. Il ne serait doté que 2,5 milliards d’euros pour 7 ans, jusqu’en 2020. C’est donc la baisse annoncée de près d’un tiers des ressources accordées aujourd’hui aux associations.

Les associations réclament la préservation du mécanisme de solidarité et demandent que l’Union européenne augmente son aide alimentaire afin de répondre à l’ampleur des besoins.

« En France aussi, les besoins augmentent fortement. Il y a seulement trois ans, près de 2 millions de personnes se présentaient à nos permanences d’accueil, de solidarité et de relais santé. En 2011, leur nombre est passé à 2,5 millions. Les catégories les plus en difficultés sont les femmes seules avec enfants, les travailleurs pauvres, les immigrés et - ce qui est particulièrement douloureux - de nombreux retraités qui ont travaillé toute leur vie » raconte Julien Lauprêtre, président du Secours populaire français.

Les banques alimentaires, la Croix-Rouge, le Secours populaire et les Restos du cœur se mobilisent et vous appellent à les soutenir.

voir le site

 

Au fait...

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On continue !

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Non à l’austérité permanente

Le Pacte budgétaire européen fédère les forces de gauche contre lui.

Face à la ratification du Pacte prévue au Parlement début octobre, les principaux représentants des organisations associatives, syndicales et politiques rassemblées au sein du "Collectif pour un Audit Citoyen de la dette publique" appellent à mobiliser élus, citoyens et forces de gauche en vue de la manifestation unitaire du 30 septembre à Paris et pour un référendum sur le sujet. Voici leur appel.

Refusons le Pacte budgétaire, ouvrons le débat en Europe !

Le président de la République veut faire ratifier au plus vite par le Parlement le Traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) de la zone euro, plus connu sous l’intitulé de « Pacte budgétaire », tel qu’il a été signé par Nicolas Sarkozy le 25 mars dernier. Pourtant, les faibles mesures « de croissance » annoncées le 29 mai dernier ne constituent en rien la « renégociation » promise par le candidat François Hollande d’un traité qui « ajoute l’austérité à l’austérité ».

Ce Pacte budgétaire aggrave les politiques néolibérales prônées depuis des années et qui ont mené aux problèmes actuels de la zone euro. Il représente d’abord une absurdité économique. En imposant que le « déficit structurel » d’un État soit inférieur à 0,5 %, il va obliger à des coupes drastiques dans les dépenses publiques. Il va priver la puissance publique de moyens indispensables pour mener des politiques permettant d’engager la transition sociale et écologique. Or nous avons besoin au contraire de développer et de rénover les services publics et la protection sociale pour répondre aux nombreux besoins non satisfaits, réduire les inégalités sociales et réaliser l’égalité entre les femmes et les hommes. Nous avons besoin d’investissements publics considérables pour financer la transition énergétique, réduire les pollutions, assurer la reconversion écologique des modes de production et de consommation, créer des millions d’emplois. L’obligation d’équilibre budgétaire permanent sera un frein majeur pour s’attaquer à la crise sociale et écologique.

Dans une Europe où les clients des uns sont les fournisseurs des autres, cette orientation engagée depuis deux ans amène aujourd’hui la récession généralisée. Les difficultés de PSA et d’autres entreprises découlent directement de l’effondrement de la demande en Europe du Sud. Aujourd’hui le pouvoir d’achat stagne ou régresse, les entreprises et les collectivités locales réduisent leurs investissements : dans ce contexte couper dans les dépenses publiques ne fera qu’aggraver le chômage. Dès 2013, selon une étude du FMI lui-même, ramener le déficit de la France à l’objectif de 3% du PIB affiché par le gouvernement créera automatiquement 300 000 chômeurs de plus. La réduction des recettes fiscales qui en résultera rendra encore plus difficile la réduction des déficits, que l'austérité était censée favoriser, « justifiant » ainsi un nouveau tour de vis, etc.

Économiquement stupide, ce Pacte budgétaire est socialement insupportable car les « programmes d’ajustement structurel » aujourd’hui imposés à la Grèce et aux autres pays en difficulté réduisent les protections, accroissent les inégalités et touchent le plus durement les populations les plus précaires - femmes, jeunes, ouvriers, immigré-es. Loin d’éviter aux pays du Nord de l’Europe de subir le sort de ceux du Sud, ce Pacte entraîne toute l’Union dans une spirale dépressive qui risque de généraliser la pauvreté. Ce serait un recul sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale.

Enfin, ce Pacte budgétaire représente un déni démocratique. Non seulement il prévoit des sanctions quasi automatiques en cas de non-respect, mais il marginalise les Parlements nationaux et européen, et fait de la Commission et de la Cour européenne de justice, organismes non élus, les juges des budgets nationaux. Il installe un fédéralisme autoritaire niant la souveraineté populaire. Il place l’économie en pilotage automatique, soumise à des normes destinées à rassurer des marchés financiers dont la puissance n’est pas remise en cause. Nous ne l’acceptons pas.

Les crises sociale, écologique et financière mondiales s’aggravent. Elles sont lourdes de dangers comme le montre le renforcement des extrêmes droites xénophobes et nationalistes. Ces crises nécessitent une mobilisation de l’Europe, mais d’une Europe fondée sur la solidarité et la démocratie, d’une Europe qui se dégage de l’emprise des marchés financiers. Or le Pacte budgétaire va au contraire renforcer les contradictions internes à la zone euro et pourrait mener à son éclatement. Le refus de la France de ratifier ce traité serait un signal fort envoyé aux autres peuples européens afin d’ouvrir le débat sur la construction d’une autre Europe.

C’est pourquoi, nous, les organisations signataires de ce texte refusons ce Pacte budgétaire qui engage l’avenir. Nous demandons qu’un large débat démocratique ait lieu afin que les citoyen-es puissent s’emparer de ce sujet décisif et se prononcer à son propos. Nous voulons mettre le Président de la République, son gouvernement, les parlementaires devant leurs responsabilités.

Pour créer ce débat démocratique, nous appelons à renforcer les collectifs locaux déjà existants - notamment ceux pour l’audit citoyen de la dette publique -, à en créer de nouveaux le cas échéant ; nous organiserons ensemble une série de débats publics dans toute la France ; nous nous adresserons et inviterons les citoyens à s'adresser à chaque député et sénateur de la majorité parlementaire, et nous organiserons des manifestations dont une grande manifestation unitaire à Paris le dimanche 30 septembre. Un comité d’organisation se met immédiatement en place pour assurer le succès de ces initiatives.

Premiers signataires de cet appel :
Aitec-IPAM, AC !, ANECR, Attac, CADTM, Cedetim-IPAM, CDDSP, CNDF, Les Économistes Atterrés, Fondation Copernic, Front de gauche - Parti communiste français - Parti de gauche - Gauche unitaire - FASE - République et Socialisme - PCOF - Convergence et Alternative - Gauche anticapitaliste, Les Alternatifs, M'PEP, Marches Européennes, NPA, Résistance Sociale, Sud BPCE, Union syndicale Solidaires.

Toutes les organisations syndicales, associatives et politiques progressistes qui le souhaitent peuvent rejoindre les premiers signataires.
Pour en savoir plus

Signez la pétition pour un référendum
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L'austérité à perpétuité

europe_1.jpgPatrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité et de l’Humanité-Dimanche, député au parlement européen, vice-président du groupe de la « Gauche unitaire, Gauche verte nordique », démonte le nouveau traité européen dans un ouvrage paru le 20 août : "L’Europe des peuples nous appelle !"

Une véritable camisole de force dans laquelle les institutions européennes, de concert avec les marchés financiers, tentent d’enfermer les peuples pour longtemps, qui nous promet l’austérité à perpétuité : voilà le nouveau traité européen coécrit par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel.

Ce traité a deux frères : le paquet de deux règlements qui fait de la Commission européenne la police budgétaire, économique et sociale et le MES, mécanisme européen de stabilité qui s’apparente à un FMI européen. Ce livre les révèle, les décortique, en montre les conséquences terribles pour les peuples : souffrances sociales aggravées, recul considérable de la démocratie, vol de la souveraineté populaire.

Le traité européen impose l’application de la fameuse “règle d’or” désignant l’obligation de l’équilibre budgétaire de toutes les administrations publiques : État, collectivités territoriales, sécurité sociale, entreprises publiques. Cet équilibre est reconnu atteint quand le déficit est inférieur à 0,5% des richesses produites, seuil ne figure dans aucun des traités auxquels se réfère notre Constitution, ce qui justifierait déjà une révision constitutionnelle. Ajoutons que personne n’a pu démontrer que cet objectif soit possible sans une brutale récession qui mènerait les économies dans le mur.

Le traité stipule en outre qu’une autorité extérieure au pays décide de l’élaboration du budget, du contrôle des dépenses, de la nature des recettes. Le Parlement et le gouvernement sont donc dépossédés des leviers financiers des politiques publiques, non pas au bénéfice d’autres élus, comme les parlementaires européens. C’est la Commission européenne qui s’est attribué les pleins pouvoirs.

Il faut aujourd’hui un débat public sur les orientations européennes et un référendum sur le nouveau traité. C’est une question de démocratie. Des voix s’élèvent d’ailleurs, au-delà du Front de Gauche, et jusque dans la majorité présidentielle, contre une ratification sans consultation populaire du traité Sarkozy-Merkel, augmenté seulement d’un timide volet sur la croissance.

Ainsi, le président du groupe Europe Écologie-les Verts au Sénat, Jean-Vincent Placé, a déclaré qu’il voterait non au traité que le Parlement français doit ratifier fin septembre après avis du Conseil constitutionnel. «?Je ne peux pas dire qu’il y ait assez d’avancées politiques pour que ce traité soit autre chose que ce qu’il a été prévu par Merkel et Sarkozy, c’est-à-dire un traité extrêmement austère et excessivement rigoureux?», a précisé l’élu écologiste. La motion socialiste «?Un monde d’avance?» présente, elle, dans le cadre de la préparation du prochain congrès du PS, une contribution qui appelle à ce que la ratification du traité, qui «?engagerait l’avenir de notre pays aussi fortement que l’avait fait le traité de Maastricht?», soit soumise à un référendum, sans toutefois remettre en cause la nécessité de réduction des déficits. L’Élysée devra affronter ce débat à la rentrée.

« Face au péril du nouveau traité européen "L’Europe des peuples nous appelle ! » de Patrick Le Hyaric, édité par l’Humanité ; livre disponible dès le 20 août au prix de 5 euros.

 

La stabilité, la coordination et la gouvernance expliquées aux nuls

referendum_europe_2.jpgLe Front de Gauche exige un référendum sur le Pacte budgétaire européen

Alors que François Hollande a mis à l’ordre du jour la ratification par la France du Pacte budgétaire européen, le Front de Gauche s’élève contre la volonté du président de la République de faire passer un texte aux conséquences économiques négatives. Le Front de Gauche demande l’organisation d’un grand débat public débouchant sur un référendum, afin d’informer le peuple et de lui laisser le dernier mot. Le journal L’Humanité lance la pétition.

D’accord, au beau milieu des congés d’été, le sujet n’est pas des plus enthousiasmants… Il apparaîtrait même comme carrément rébarbatif et réservé à une petite élite, apte à comprendre les sujets économiques… Et pourtant…
Le « traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance » (son titre n’étant déjà pas des plus clairs, on l’appellera plus généralement « pacte budgétaire »), qui a prétendument comme objectif de « sauver l’euro, l’Europe et sortir de la crise », rien que ça, et de nous éviter un « chaos économique et social aux conséquences incalculables », comme si on ne l’avait pas déjà… le dit traité aura sans conteste des répercussions non négligeables sur notre vie quotidienne…
Le pacte budgétaire nous concerne tous, et de près. Essai de « décryptage », car les choses sont tellement « cryptées » en effet, qu’on dirait que c’est fait exprès pour qu’on n’y comprenne rien… mais au Front de Gauche, et même en plein coeur de l’été, on ne doute de rien, et surtout pas de la capacité de réflexion du simple citoyen.

L’austérité qu’imposera ce traité ne peut qu’aggraver la situation en contraignant à réduire les déficits publics à 0,5% du PIB. C’est la fameuse « règle d’or » ou la bible de l’austérité budgétaire à perpétuité. Les Espagnols, qui sont un peu en avance sur nous quant à l’application de cette purge austéritaire, mais pas encore tombés complètement au fond du trou grec, manifestent massivement depuis que Bruxelles leur a accordé 100 milliards, qui ne sont bien évidemment destinés ni aux chômeurs, ni aux services publics, mais aux banques.
Si les Espagnols sont en colère, c’est qu’en échange de ces 100 milliards dont ils ne verront pas la couleur, ils sont concernés, en contrepartie, par un « plan d’ajustement structurel », on continue dans le jargon obscur à souhait, plan concocté par le gouvernement, et qui prévoit, entre autres douceurs, la hausse de la TVA, le gel de salaires des fonctionnaires, la baisse des aides au logement des jeunes et la « libéralisation », c'est-à-dire pour parler clairement, la privatisation, du réseau ferroviaire…

On commence à mieux comprendre pourquoi donc ce «TSCG » est caché aux citoyens de l’Europe?et pourquoi ce silence autour d’un texte si important.

Mais qu’est-ce donc dans le détail que ce pacte budgétaire ?

Tout d’abord une contrainte : celle de limiter à 0,5% du produit intérieur brut le déficit du pays. Bon, on n’arrive déjà pas à respecter la limite théorique de 3% et le déficit français actuel s’élève à 4,5%... Pour arriver à le réduire à 3%, il faut trouver 30 milliards. La dette, quant à elle, ne doit pas excéder 60% du PIB. Pour info, elle est actuellement de plus de 86% de notre PIB. A prévoir donc de trouver quelques milliards pour rentrer dans les clous européens, et suivant les exemples grec et espagnol, de réduire drastiquement les dépenses publiques, quitte à enfoncer toujours plus le pays dans la récession économique. Ces mesures doivent être traduites dans le droit national, « au moyen de dispositions contraignantes et permanentes », si possible inscrites dans la Constitution.

Et si ça ne marche pas, ce qui, en général, est le cas ? Que fait-on du mauvais élève ? Des sanctions sont évidemment prévues. « Un mécanisme de correction est déclenché automatiquement si des écarts importants sont constatés par rapport à l’objectif. Ce mécanisme comporte l’obligation de mettre en œuvre des mesures visant à corriger ces écarts » d’après un calendrier fixé par la Commission Européenne.
Rappelons que ladite Commission, indépendante des gouvernements des États membres et actuellement présidée par le Portugais Barroso, joue un rôle particulièrement important tout en n’étant pas directement issue du Parlement européen, élu, lui, au suffrage universel, mais personne, sauf de mauvais esprits, ne verra là un souci démocratique.

C’est donc bien un véritable système de contrôle des politiques budgétaires des États qui est ainsi déterminé. L’automaticité des mesures coercitives permet d’éviter tout débat. On peut aussi dénoncer l’un de ses petits camarades, puisque l’un des Etats de l’UE peut saisir la Cour de justice et demander des sanctions, «?une somme forfaitaire ou une astreinte adaptée aux circonstances » mais ne dépassant pas, ouf, 0,1% du PIB. Deux milliards tout de même, en ce qui concerne la France.

François Hollande avait fait de l’objectif de la renégociation de ce traité l’un des axes essentiels de sa campagne. Parmi ses soixante engagements, la proposition numéro 11 est la «?réorientation de la construction européenne?», qui stipule?: «?Je renégocierai le traité européen issu de l’accord du 9?décembre 2011 en privilégiant la croissance et l’emploi et en réorientant le rôle de la Banque centrale européenne dans cette direction?». Le candidat socialiste l’a fortement réaffirmé à plusieurs reprises lors de sa campagne. Or, ce pacte qui met sous la coupe des politiques d’austérité européennes les budgets nationaux reste inchangé. De même que le rôle de la BCE, qui refuse toujours de prêter aux États, mais prête seulement aux banques privées. Certes, le président de la République revendique l’ajout d’un volet croissance. Seulement, sur les 120?milliards d’euros annoncés par François Hollande pour la croissance, l’essentiel était déjà budgété en 2011. Seuls 10?milliards d’euros vont servir à recapitaliser la Banque européenne d’investissement pour de nouveaux projets. La faiblesse de cette somme ne peut masquer l’essentiel, à savoir que le pacte budgétaire européen demeure.

Le Front de Gauche estime qu’il ne peut pas y avoir de ratification parlementaire sans que ces dispositions aient été portées à connaissance des citoyens. Il lance donc la mobilisation en faveur de l’organisation d’un référendum, et promet une mobilisation en masse à la rentrée si le gouvernement refuse la consultation populaire.

Débat public et information du peuple pour lui permettre de prendre sa décision finale sur un sujet qui touche à la souveraineté nationale, le droit de décider du budget de la nation, sont indispensables. Le Front de Gauche se prononce contre la ratification en l’état d’un traité qui aurait des conséquences néfastes sur l’économie française. Alors que le gouvernement veut, fin septembre, faire adopter le traité de stabilité par le seul Parlement dans un package avec d’autres sujets, le Front de Gauche estime que les Français doivent être informés et consultés.

Les responsables du Front de Gauche expliquent pourquoi ils s’engagent dans cette bataille.

Christian Picquet, responsable national de Gauche Unitaire
« Le gouvernement français serait lié par des contraintes budgétaires qui lui interdiraient de mettre en œuvre le programme pour lequel il a été élu. Signer le Pacte de stabilité donnerait une trajectoire à la politique gouvernementale pour le quinquennat, qui serait totalement contraire à ce pourquoi les Français ont voté au printemps. Cela orienterait vers une austérité généralisée avec une baisse des dépenses publiques, une diminution du coût du travail pour alléger les cotisations patronales, au moment où les grands groupes affichent des dividendes insolents. Cette trajectoire là, rien ne la justifie. »

Martine Billard, coprésidente du Parti de Gauche
« Il est donc fondamental d’alerter les citoyens sur la situation et les conséquences concrètes de la ratification d’un tel traité. Il y a urgence, et on va mener cette bataille dès maintenant. »

André Chassaigne, président du groupe de la gauche démocrate et républicaine à l’Assemblée nationale
« Quelles que soient les conséquences de la décision du Conseil constitutionnel, c’est-à-dire que ce traité soit à inscrire dans la Constitution ou fasse l’objet d’une loi organique, nous défendrons la voie référendaire. L’alternative que nous opposons à ce traité est le changement du statut de la Banque centrale européenne afin qu’elle puisse notamment accorder des prêts directs aux États et disposer de capacités de création monétaire. ?Un fonds européen doit être créé pour financer?un véritable programme de développement économique, social et environnemental. »

Le Front de Gauche a annoncé que ses députés voteraient contre la ratification du traité au Parlement et L'Humanité lance dès à présent une pétition pour un référendum sur le Pacte budgétaire européen.

La ratification ou non du pacte budgétaire européen, concocté par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel et qui demeure tel quel aujourd’hui, sera le premier test de la volonté ou non de la gauche au pouvoir de rompre réellement avec les politiques qui, jusqu’à présent, nous ont amenés, en France comme en Europe, dans le mur de la crise économique, financière et sociale.

Pétition à signer en ligne ou, si votre serviette de plage n’est pas équipée d’une connexion Internet, auprès des militants du FdG les plus proches.
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Cessons de prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages

drapeau-europe.pngMagie de la communication

Billet dédié à Michel, qui regrettait tout récemment que le Front de Gauche ne parle pas suffisamment d'Europe...

Dans l'éditorial de Politis de cette semaine, Denis Sieffert s'interroge sur l'interprétation que donnent les médias du récent sommet européen. "On a beau retourner les comptes rendus de la réunion de Bruxelles dans tous les sens, on ne voit pas très bien ce qui autorise une lecture aussi optimiste". Il décortique ensuite le "pacte de croissance " de François Hollande, qui ne modifie en rien le traité "Merkozy", "chape de plomb économique et budgétaire".

Tout événement politique se joue désormais en deux actes : la réalité de son déroulement et l’interprétation que l’on en donne dans les médias. Et les communicants le savent : c’est la bataille du lendemain qui compte le plus. Le Conseil européen de Bruxelles, les 28 et 29 juin, a illustré à l’envi cette loi désormais bien établie de la vie publique. Un habile travail de lobbying auprès des médias, une mine réjouie à l’heure de la conférence de presse, un déferlement de tweets élogieux, des éléments de langage affûtés, et voilà l’histoire réécrite avantageusement. C’est donc entendu, le gentil François Hollande a terrassé la méchante Angela Merkel. Contre toute attente, le président français, aidé d’alliés de circonstance, espagnol et italien, a infligé à la chancelière une cuisante défaite. L’Allemagne ne voulait pas de pacte de croissance, il y aura un pacte de croissance. François Hollande a réussi son pari. Et Politis, qui prédisait la semaine dernière — et sur quel ton péremptoire ! — que la France allait céder, s’est méchamment fourvoyé. Voire ! Car on a beau retourner les comptes rendus de la réunion de Bruxelles dans tous les sens, on ne voit pas très bien ce qui autorise une lecture aussi optimiste. Mais regardons plutôt les faits. Certes, un « pacte de croissance » a bien été adopté à Bruxelles, mais quel est son statut ? A-t-il vraiment force de loi ? On retrouve ici la technique qui fut celle du traité de Maastricht.??

D’un côté, un édifice juridique contraignant qui fixe le taux d’inflation toléré, plafonne le déficit budgétaire, limite l’endettement public — les fameux « critères de convergence » —, et voue aux gémonies les pays qui contreviendraient à la « loi » ; de l’autre, un volet social qui dépend des États. À charge pour eux de faire encore du social, si le cœur leur en dit, sous une chape de plomb économique et budgétaire. Même technique, même punition, les 28 et 29 juin à Bruxelles. Notre pacte ne modifie en rien le fameux traité « Merkozy », qui enjoint aux États une discipline budgétaire qu’ils ont même vocation à inscrire dans leur Constitution. C’est la fameuse « règle d’or », qui n’est ni abandonnée ni même modifiée. C’est-à-dire que l’on a fait un pas de plus vers un système de pilotage automatique des politiques budgétaires.

Les peuples n’auront plus guère le pouvoir de choisir une autre voie que celle de l’austérité. Et si l’on continue comme ça, ils n’auront d’ailleurs bientôt plus de pouvoir du tout.? On en revient à ce que les Français avaient rejeté en 2005 : une option néolibérale inscrite comme une fatalité dans notre destin commun. Ne craignons pas de le dire, les communicants nous enfument gentiment. Comme au lendemain de Maastricht, en 1992, ils introduisent une confusion coupable entre ce qui relève de la mise en place d’un système (ça, c’est pour le budget, les contraintes qui pèsent sur les peuples ; on connaît la chanson, et on en prend pour perpétuité !), et un geste conjoncturel (voilà notre pacte de croissance !) qui consiste, de façon presque dérogatoire, à injecter des fonds pour aider les banques en difficulté.??

Rien ne dit en effet que cette mesure sera reconduite ne serait-ce qu’une seule fois. En échange de ce qui a été présenté comme une importante concession de la chancelière, celle-ci a avancé ses pions dans la voie d’une « union bancaire » sous l’autorité réaffirmée et consolidée de la Banque centrale européenne. C’est-à-dire d’une institution qui n’a aucune légitimité démocratique. Et on a évidemment soigneusement évité de remettre en cause le catéchisme qui interdit à la BCE de prêter directement aux États en usant de savantes stratégies de « contournement ». Au total, comme l’ont noté les syndicats européens, « les mesures envisagées sont loin d’assurer une stabilisation de la monnaie, la relance de l’économie et la baisse du chômage ». C’est même le moins que l’on puisse dire??.

Et on en revient à notre question initiale : par quel effet de magie, les « observateurs », comme l’on dit, ont-ils vu dans cette histoire un triomphe de la position française ? Freud aurait probablement fait une réponse inquiétante : car le déni de réalité, c’est le début de la psychose. Sommes-nous donc victimes d’une psychose collective ? Ou bien sommes-nous à ce point intoxiqués par la culture néolibérale que « rassurer les marchés » est devenu notre seule obsession ? Même pour les journalistes, un sommet réussi serait un sommet qui rassure les marchés. À moins — hypothèse humaine — que nous n’ayons pas envie de critiquer trop vite et trop méchamment François Hollande, dont nous avons tant souhaité la victoire contre Nicolas Sarkozy. Une faiblesse que nous ne sommes pas loin de partager. Mais l’indulgence cesse et l’illusion se dissipe quand les conséquences du « sommet européen victorieux » deviennent des mesures d’austérité dans le discours de politique générale de Jean-Marc Ayrault. Brusquement, nous cessons alors de prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages.

Article paru dans Politis n° 1210
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Sommet UE : « Seules les banques sortent victorieuses du sommet européen »

Les chefs d'État de nos pays reviennent du sommet européen en déclarant bien fort qu'ils ont arraché des victoires pour leurs peuples, des inflexions de la part de la Chancelière Merkel, de Mario Draghi ou de Jean-Claude Junker. Ils auraient, pour la 19ème fois depuis le début de la crise, « sauvé l'Europe ». François Hollande déclare même que l'Europe est « réorientée » dans le bon sens. C'est de la publicité mensongère.

Le projet de pacte budgétaire sort intact de ce qui devait être une « renégociation » et le volet croissance de François Hollande n'a aucune valeur juridique. Qu'elles soient directes ou indirectes, financées par le MES ou non, toutes les soi-disantes « aides financières » seront une nouvelle fois payées par les citoyens européens, via les coupes budgétaires et les attaques aux droits des travailleurs. Toutes les dispositions adoptées au nom de la solidarité avec l'Italie et l'Espagne ne sont que des mesures de socialisation massive des pertes. S'ajoutent la perte de la souveraineté des peuples et le recul de la démocratie parlementaire.

La vérité est la suivante : les négociations dans l'UE libérale se jouent à 27, mais c'est toujours les banques qui gagnent. Nous appelons toutes les femmes et les hommes de gauche, tous les élu-e-s qui sont dans les parlements, à se mobiliser pour empêcher la ratification de ce pacte funeste dans nos pays.

Seule une refondation de l'UE peut permettre une sortie de crise. Nous le répéterons tant qu'il faudra : l'austérité amène la récession. Il ne peut y avoir de croissance dans ce cadre. Nous proposons une alternative :

- une solution européenne pour les insoutenables dettes publiques existantes, qui prévoie une réduction importante de leur volume,
- changer le rôle et les missions de la BCE pour encourager la création d'emplois et la formation, pas les spéculateurs,
- créer une nouvelle institution : une banque publique européenne, financée par la BCE et la taxation des transactions financières, dont les fonds serviraient exclusivement à favoriser l'investissement public dans les services publics et le développement industriel durable,
- harmoniser par le haut les droits des travailleurs et tous les droits sociaux.

Pierre Laurent, Secrétaire National du PCF, Président du Parti de la Gauche Européenne (France)
Alexis Tsipras, Président de Syriza, Vi-Président du PGE (Grèce),
Paolo Ferrero, Secrétaire national de Rifondazione communista (Italie),
Cayo Lara, Porte parole d'Izquierda Unida (Espagne),
Jose-Luis Centella, Secrétaire général du PCE (Espagne),
Katia Kipping & Bernd Riexinger, Coprésidents de Die Linke (Allemagne)
Bruxelles, le 2 juillet 2012
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Ne signez pas pour l’austérité !

Lettre ouverte à François Hollande?:
" Ne signez pas pour l’austérité !"

Les 28 et 29 juin se tient un important sommet européen. A l’ordre du jour, la ratification du traité « Sarkozy-Merkel » soumettant les Etats à des logiques d’austérité budgétaires désastreuses. Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, s’adresse au président de la République pour lui demander de respecter son engagement, annoncé pendant la campagne électorale, de renégocier ce texte et propose d’ouvrir le débat dans le pays.

Monsieur le président de la République,

Le sommet européen des ?28 et 29?juin auquel vous vous apprêtez à participer est d’une extrême importance. L’Union européenne, toujours dans la tourmente, «?doit être réorientée?», comme vous l’avez souligné dans votre campagne électorale. L’élaboration de mesures nouvelles, rompant avec les logiques d’austérité qui s’avèrent chaque jour plus injustes et plus désastreuses, demeure un impératif pour sortir durablement de la crise.

C’est aussi le premier sommet où vous engagerez la parole et la politique de la France. Il s’agit maintenant de traduire, dans les actes, le changement pour lequel les Français vous ont élu. À l’occasion de votre discours le 22?janvier au Bourget, vous avez pris l’engagement de «?renégocier le traité européen, issu de l’accord du 9?décembre?», c’est-à-dire le traité élaboré par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. Cinq mois plus tard, le respect de cet engagement paraît plus nécessaire que jamais.

Les Français ont décidé de tourner la page de la politique de Nicolas Sarkozy. Il serait donc incompréhensible que nos politiques budgétaires continuent à être dictées par ce traité, et pire, qu’elles soient soumises à un contrôle accru de Bruxelles au mépris de la démocratie parlementaire et de la souveraineté populaire. Nos concitoyens ont déjà été floués après leur «?non?» au TCE en 2005. Aujourd’hui, le maintien en l’état du traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) serait un nouveau déni de démocratie.

Ensuite, et surtout, les développements de la crise au sein de l’UE montrent qu’aucun assainissement de la situation financière des États membres ne sera obtenu en s’entêtant dans la voie actuelle. Sans une politique de relance construite sur de nouveaux modèles de développement, sans dégager nos grands choix d’investissements de la dépendance et des injonctions de rentabilité des marchés financiers, la sortie de crise fuira comme la ligne d’horizon au fur et à mesure des prétendues avancées de la coordination économique européenne. Celles-ci, au contraire, tendent à transformer l’Europe en champ clos dominé par les grands groupes, comme l’ont souhaité dans une récente tribune les PDG de Telecom Italia, Axa et Siemens.

Ce qui se profile à l’ouverture du sommet européen nous inquiète au plus haut point. Le pacte budgétaire, ou TSCG, sortirait intact du sommet. Il serait le seul texte considéré comme contraignant, et donc, avec les mécanismes européens de stabilité qui conditionnent l’octroi de fonds au respect des injonctions du traité budgétaire, le seul soumis à ratification des États. À la demande d’Angela Merkel, le «?pacte de croissance?» que vous avez souhaité lui adjoindre ne figurerait que dans un protocole annexé aux conclusions du sommet. Il n’aurait aucune valeur de contrainte et sa portée réelle serait en tout point contredite par les mesures imposées par le pacte budgétaire. Cela ne conduirait probablement qu’à un nouveau gâchis de fonds. Le carcan de l’austérité serait resserré, rien ne serait changé sur les points décisifs, ni la mutualisation de la dette, ni le rôle de la Banque centrale européenne (BCE). L’union bancaire dont il est question ne changerait rien aux critères actuels du crédit. En France, l’investissement public de l’État, comme celui des collectivités locales, serait étouffé. Si tout cela se confirmait, vous devez la vérité aux Français. Rien ne vous oblige à entériner de telles conclusions. Je comprends parfaitement, Monsieur le président, qu’un changement d’orientation des politiques européennes ne se décrète pas. Il se négocie. Et la chancelière Merkel résiste à cette réorientation, et marchande même, en contrepartie de la moindre concession, une part de domination plus grande encore. La France n’est pas obligée de céder.

Quatre dirigeants d'organisations de jeunes socialistes en Europe de France, d'Autriche, d'Espagne et d'Allemagne vous ont demandé solennellement, dans une tribune publiée il y a une semaine, de rejeter ce pacte budgétaire. Pour leur part, Bernadette Ségol et Ignacio Fernandez Taxo, deux principaux responsables de la Confédération européenne des syndicats (CES), ont à leur tour mis en gardé sur "le contenu de la croissance et les moyens de la relancer", sur la dégradation des conditions sociales dans I'Union et sur la mise en péril du cadre démocratique européen, soulignant explicitement : "Nous ne croyons pas que les réformes structurelles du marché de I'emploi créent de I'emploi et encore moins de la croissance."

Je vous le demande par conséquent?: ne signez pas les conclusions du sommet si elles devaient en rester là. Rendez publiques ces décisions et ouvrez le débat dans le pays et en Europe sur ses limites. Ne forcez pas le train de la ratification du pacte budgétaire au Parlement français, comme a décidé de le faire Angela Merkel devant le Bundestag dès le 29?juin. Sinon, vous le savez, nous ne ratifierons pas ce texte. Nous appellerons tous les parlementaires de gauche à en faire de même. Nous inviterons les Français à manifester leur opposition à une ratification contraire à votre propre engagement de renégociation.

Une autre voie est possible. Nous proposons que la France prenne l’initiative d’«?états généraux de la refondation européenne?» pour porter, notamment?:

- la réorientation du statut et des missions de la BCE, pour moduler le refinancement des banques privées afin d’encourager les investissements qui programment plus d’emplois et de formation, et de pénaliser les crédits aux spéculateurs,

- la création d’une banque publique européenne axée sur le développement social, écologique et solidaire, financée par la création monétaire de la BCE, la taxe sur les transactions financières et une part du budget communautaire, et chargée de soutenir l’essor des services publics, d’investissements publics socialement efficaces et de projets industriels novateurs et créateurs d’emplois,

- la relance par l’élévation des standards sociaux et écologiques en Europe.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le président, l’expression de mes sentiments distingués.

Pierre Laurent

 

Un nouvel espoir en Europe ?

drapeau-europe.pngIl faut "faire naître un nouvel espoir" en Europe, selon Bernard Cazeneuve.

Le ministre français des Affaires européennes Bernard Cazeneuve presse les dirigeants européens de "démontrer aux peuples d'Europe qu'il existe un projet fédérateur qui redonne du sens, qui fasse naître un nouvel espoir", dans un entretien au Journal du Dimanche du 24 juin.

M. Cazeneuve, interrogé à propos d'un sondage européen sur les chances de la Grèce de sortir de la crise et sur l'avenir de la zone euro, se dit préoccupé par "l'incapacité dans laquelle l'Union européenne s'est trouvée jusqu'à présent de répondre dans l'urgence aux défis auxquels l'Europe est confrontée. Cela se trouve à l'origine de la défiance des peuples", a-t-il estimé.

"Face à ces crises, nous avons besoin de réponses urgentes, de plus de solidarité, et à terme, de plus d'unité pour rendre l'Europe plus efficiente", souligne le ministre qui estime par ailleurs qu'il "s'agit d'éviter que les peuples d'Europe soient condamnés à l'austérité à perpétuité".

Dépêche AFP

Vaste programme !

Par quel bout on commence ?

 

Non au pacte budgétaire, pas d'Europe sans citoyens !

attac.gifVoici une lettre ouverte à François Hollande, initiée par Attac et la Fondation Copernic.

A l'heure où l'Europe vacille sur ses bases, où le "Pacte budgétaire" veut verrouiller l'austérité ad vitam aeternam, et où l'exclusion de la Grèce semble programmée si elle vote "mal", la position française sera absolument décisive. Laurent Fabius a envoyé un mauvais signal en déclarant "On ne peut pas à la fois vouloir rester dans l'euro et ne faire aucun effort" (déclaration sur FranceTV). C'est pourquoi il est indispensable que la société civile française se manifeste fermement auprès de François Hollande, en même temps que d'autres appels et initiatives européens qui sont en gestation.

Lettre ouverte à François Hollande
Non au « Pacte budgétaire », pas d'Europe sans citoyens !

Monsieur le président de la République,
Lors de la campagne électorale, vous avez annoncé votre volonté de renégocier le Traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) de la zone euro, dit Pacte budgétaire, signé par Nicolas Sarkozy et 24 autres dirigeants européens le 2 mars dernier.
Ce traité durcit et rendrait irréversibles les politiques d'austérité en Europe en interdisant définitivement tout déficit « structurel » supérieur à 0,5%. Le déficit « structurel », notion incompréhensible des citoyens et fort controversée parmi les économistes, sera évalué de façon arbitraire par les experts de la Commission. Le Pacte budgétaire prévoit des sanctions automatiques contre les pays contrevenants, coupant court à tout débat. L'aide aux pays en difficulté, prévue par le Mécanisme européen de stabilité, sera conditionnée par l'application de plans d'austérité, de privatisation et de libéralisation.
Les marchés financiers et les banques, activement soutenus par la BCE, continueraient à imposer leur loi aux gouvernements. L'Europe s'enfoncerait encore plus dans la dépression et le déni de démocratie, et signifierait la misère pour le plus grand nombre. L'extrême droite continuerait à se renforcer jusqu'à imposer ses thèses autoritaires et xénophobes sur les débris de l'Union européenne.
Pour éviter cela vous souhaitez « ajouter un volet sur la croissance » au Pacte budgétaire. La croissance ? Nous ne voulons plus de cette croissance prédatrice et inégalitaire portée par le néolibéralisme. Des appréciations différentes existent parmi nous sur la possibilité et la désirabilité d’une croissance verte. Mais en tout état de cause les mesures d’austérité prises simultanément dans tous les pays ne peuvent qu’aggraver le chômage et bloquer la transition écologique et les dispositions du Pacte de stabilité sont contradictoires avec votre exigence de croissance. Vous savez en outre que les « réformes structurelles » - précarisation du travail, privatisation de la protection sociale et des services publics - sont déjà présentées par la BCE et le FMI comme un passage nécessaire pour « retrouver la croissance ». Pour notre part, nous pensons au contraire que l'Europe doit aujourd'hui porter une ambition sociale et écologique à la mesure des enjeux, en finançant un plan massif pour la préservation des ressources naturelles et la transition énergétique, pour l’emploi et la satisfaction des besoins sociaux. Et qu'elle doit se doter à cet effet de politiques fiscale, budgétaire et monétaire infiniment plus ambitieuses et solidaires.

Vous espérez convaincre Angela Merkel et les autres dirigeants d'introduire des « project-bonds » et « euro-bonds » pour financer des grands projets européens. Mais, même si vous y parveniez, le volume de ces emprunts permettra-t-il de compenser significativement l'énorme impact récessif du Pacte ? Et puisque ces emprunts devront être souscrits auprès des marchés financiers, quelles conditions ceux-ci imposeront-ils ? La mutualisation des dettes européennes, ainsi conçue, ne réduira guère le pouvoir exorbitant de la finance, au contraire. Pour dénouer les liens qui asservissent les États aux marchés financiers, il faut que la BCE puisse racheter massivement les dettes des États membres et financer ceux-ci à des taux faibles pour engager la transition écologique et sociale. Cela implique de corriger une anomalie démocratique : placer la BCE sous contrôle politique des citoyens et de leurs représentants élus. Il faut aussi un véritable budget communautaire et une harmonisation vers le haut des politiques sociales et fiscales européennes. Selon nous, le pacte budgétaire empêcherait d'aller dans ce sens et doit être rejeté. C’est la condition de la nécessaire refondation de l'Europe.

Elle ne peut provenir que d’un que d'un sursaut démocratique des sociétés européennes. C’est pourquoi un débat public s'impose : donner la parole au peuple est un impératif. Des résistances sociales et citoyennes émergent dans de nombreux pays contre les politiques d'austérité. Face à la montée de l'extrême droite il faut d'urgence non pas moins mais plus de participation populaire, plus de démocratie en France et en Europe. Vous pourrez y contribuer en convoquant un référendum pour mettre en débat le traité européen, avec ses éventuels compléments, dont le contenu déterminera l'avenir de l'Europe. Vous donnerez ainsi l'occasion au peuple français d'exprimer ses attentes et d'élaborer ses propositions pour la refondation européenne. Vous encouragerez des démarches similaires dans d'autres pays, pour exprimer la volonté populaire d’un changement en Europe. Vous montrerez que, pour vous comme pour nous, l'Union européenne et l'euro ne retrouveront un avenir que si nous construisons la souveraineté démocratique des peuples européens.
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Sept ans après, c'est toujours NON !

Le 1er janvier 2013, les États européens devront appliquer un nouveau traité.
Très peu d’informations sont disponibles sur ce traité. Que contient-il ? Que va-t-il changer pour les États ?
La vidéo ci-dessous explique le contenu de ce traité et montre en quoi il va imposer l’austérité partout, et ce sans même demander l’avis des peuples.
Sept ans après le « Non » au Traité constitutionnel européen, n’oublions donc pas les luttes menées et celles à venir !
voir la vidéo
En savoir plus
La purge sociale en préparation par Patrick Le Hyaric
Lire le traité instituant le mécanisme européen de stabilité
Homer Simpson ne comprend rien à la nouvelle Europe ; et vous ?

 

Pour une alternative à l'austérité

Meeting de solidarité avec le peuple grec avec Pierre Laurent, Alexis Tsipras et Jean-Luc Mélenchon

Face à la crise et contre l'austérité, un mouvement profond pour le changement se lève en Europe.

Partout, des mouvements d'ampleur se lèvent face à l'échec des politiques d'austérité, leurs cortèges de mesures injustes et le déni démocratique de leur mise en oeuvre. Partout les peuples sanctionnent les gouvernements qui les défendent. Partout les forces de gauche anti-austérité progressent.

En France, le score du Front de Gauche est un message d'espoir pour l'émergence d'une alternative et a amplement participé à briser le couple infernal Sarkozy-Merkel. Ce message peut s'amplifier aux législatives le 10 juin prochain.
En Grèce, Syriza, la coalition de la gauche radicale emmenée par Alexis Tsipras, est devenue la première force à gauche à quelques points des conservateurs aux dernières législatives.

Les élections en France et en Grèce mettent tous les libéraux en difficulté. Les discours changent, des brèches sont ouvertes et les grandes manœuvres ont commencé pour les refermer.

Au lendemain de la rencontre entre François Hollande et Angela Merkel, à quelques jours du sommet européen du 23 mai, les jours qui viennent s'annoncent décisifs pour l'avenir de l'Europe.

Le moment est venu de renforcer nos solidarités, nos convergences pour un Front européen contre l'austérité : pour la remise en cause du traité Merkozy, la fin des attaques contre les droits du travail, l'arrêt des coupes budgétaires dans les services publics et les aides sociales... La remise en cause du rôle de la Banque centrale européenne, qui a fait plus de 1000 milliards de cadeaux aux banques et qui refuse toujours d'aider les Etats en difficulté.

Pour une Europe sociale, démocratique, écologique et solidaire, nous ne lâcherons rien !

Rendez-vous lundi 21 mai à 18h30, place Edouard Herriot devant l'Assemblée nationale.

Ce meeting fera suite à une conférence de presse commune de Pierre Laurent, Alexis Tsipras, Jean-Luc Mélenchon et des responsables du Front de Gauche, à 15h00 à l'Assemblée nationale, en présence aussi de Roland Muzeau et des député-e-s Front de Gauche.

Interviendront au meeting : Alexis Tsipras, dirigeant de la coalition de gauche Syriza qui vient de réaliser une percée exceptionnelle aux législatives en Grèce, Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de gauche et Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et Président du Parti de la gauche européenne (PGE)

 

Le mécanisme infernal européen

episode_7_11Pour décrypter les deux nouveaux traités européens, dont le fameux "mécanisme européen de stabilité" qui condamne les peuples à l'austérité perpétuelle, voici l'épisode 7 de la série "En 2012, on va leur faire un dessin".

Ou comment mieux comprendre le Traité de Lisbonne, copié-collé du traité européen de 2005 rejeté par les Français ; le rôle de la troïka infernale formée par la BCE, le FMI et la commission européenne ; l’austérité et les privatisations que va nous apporter cette Europe ultralibérale ; la règle prétendue d’or qui plombera nos économies ; la mainmise de la commission européenne sur nos budgets nationaux ; le manque de combativité d’une partie de la gauche qui s’est abstenue, ouvrant ainsi la voie à la mise en place du MES ; les propositions alternatives du Front de Gauche pour un pôle financier public et un financement direct des États par la Banque centrale européenne ; la nécessité d’un référendum sur les questions européennes…

episode_7Pour retrouver une autre Europe, au service des peuples...

En 2012, faisons-leur un dessin !

 

Europe : pas sans nous ! Appel pour un référendum sur le nouveau Traité européen

Europe_3.jpgPlusieurs traités européens ont déjà dépossédé les citoyens de la possibilité de choisir les orientations de l’Union européenne. Aujourd’hui, la Grèce mais aussi le Portugal, l'Irlande et l'Italie se voient imposer des décisions majeures dans des domaines qui ne sont de la compétence, ni de la commission, ni du conseil européens. Les dirigeants et les technocrates de l'Europe, au service de la finance, enfoncent les populations dans la récession, la régression sociale et la misère, renforçant ainsi les inégalités, les discriminations et la xénophobie.

Le sommet européen a adopté le 9 décembre, le projet du TSCG (Traité sur la stabilité, la coordination, et la gouvernance dans l’Union), dit traité Merkozy. Il vise à donner une base légale à la régression sociale, à la répression et aux dénis de démocratie, durcissant les règles qui figuraient déjà dans le Traité de Maastricht puis dans celui de Lisbonne, imposant de lourdes sanctions «immédiates» et «automatiques» aux pays contrevenants. Cet accord a vocation à engager l’ensemble des pays de l’Union et l'ensemble des décisions politiques.

Les gouvernants qui entendent limiter aux parlements la ratification d’un tel Traité manifestent leur mépris des exigences démocratiques. Ils se font les complices de la remise en cause du principe démocratique fondamental : la souveraineté du peuple.

Nous refusons de renoncer à nos droits !

Quelle que soit l’issue des échéances électorales d’avril, mai et juin, que le texte reste en l’état ou qu’il soit modifié lors d’une éventuelle renégociation, nous exigeons la tenue d’un référendum pour que le peuple décide si la France doit approuver ou refuser le nouveau Traité.

Nous invitons toutes et tous les citoyen(ne)s à se mobiliser dans leurs quartiers, leurs villes ou leurs villages, leurs lieux de travail, au sein de leurs partis, leurs syndicats ou de leurs associations. Organisons ensemble réunions publiques, manifestations, pétitions, occupations, et autres actions pour un vrai débat et bâtir ensemble l’Europe que nous voulons !

Pour se joindre à cet appel

 

Refusons l'austérité à perpétuité !

europe.jpgLe texte sur le « mécanisme européen de stabilité » a été voté à l’Assemblée le 21 février.

Seuls les élus du Front de Gauche, ceux d’EELV et quelques élus PS ont voté contre. Ce texte arrive au Sénat le 28 février. Les sénateurs communistes appellent la majorité de gauche au Sénat à repousser le traité instituant le « MES ».

Le Front de Gauche se prononce pour un référendum sur ces nouveaux traités.

Une journée d’action européenne est prévue le 29 février organisée par la Confédération européenne des syndicats, à la veille du sommet européen au cours duquel doit être signé le « pacte budgétaire ».

Dans cette tribune parue dans le journal « Libération », Jean-Luc Mélenchon explicite pourquoi il faut refuser les deux traités européens qui prévoient des plans d’austérité impératifs et leur mise en œuvre autoritaire par la troïka BCE-Commission européenne-FMI.

Sommes-nous condamnés au Sarkozysme à perpétuité, même si nous chassons Nicolas Sarkozy de l’Élysée ? Sommes-nous condamnés à l’austérité même si nous votons contre ? C’est ce qui se joue ces jours-ci. Deux traités européens, embrouillés à souhait, vont arriver en catimini devant le Parlement. Dès le 21 février à l’Assemblée nationale et le 28 février au Sénat, les élus sont appelés à se prononcer sur un premier traité : le « Mécanisme européen de Stabilité ». Ce « mécanisme » étend à tous les États qui auraient besoin d’aide la méthode d’assistance cruelle qui a été imposée à la Grèce ! Les citoyens n’ont reçu aucune information sur ce texte de 48 articles et 62 pages. Pourtant, c’est non seulement un modèle économique asphyxiant qu’il s’agit d’imposer à tous mais une répudiation de la démocratie qui commence. Le sort de la Grèce qui en est le laboratoire nous enjoint un devoir absolu de résistance. Pour l’amour de l’Europe, il faut rejeter les Traités Merkozy qui veulent la soumettre aux seuls intérêts cupides des banquiers.

Dans le mécanisme européen de stabilité, la France s’engage à injecter « de manière irrévocable et inconditionnelle » une contribution immédiate de 16,3 milliards. Le traité dit que la France devra donner jusqu’à 142,7 milliards en cas de besoin. Une telle somme représenterait près de la moitié du budget de l’État. Cette hypothèse n’a rien de théorique : il suffirait que le Mécanisme ait à secourir l’Espagne et l’Italie pour que ses capacités maximales de prêts soient atteintes.

Le mécanisme d’assistance consiste à imposer aux États en difficultés « une stricte conditionnalité (…) sous la forme notamment de programmes d’ajustement macro-économiques ». Ces termes, déjà employés pour saigner la Grèce, indiquent que toute aide financière sera assortie de plans de rigueur impératifs. Je conjure ceux qui envisagent de voter pour l’application de tels plans de bien examiner leur résultat en Grèce depuis deux ans et demi. Après 8 plans d’austérité successifs imposés en vertu de la méthode qu’il est proposé de généraliser, la dette grecque a grimpé de 25 %. L’activité s’est violemment contractée et le chômage a doublé pour atteindre plus de 20 % des actifs. La démonstration concrète est donc faite que l’austérité, en comprimant la demande, fait reculer l’activité. Cela réduit les rentrées fiscales et creuse plus vite encore les déficits. Pourquoi vouloir étendre à d’autres États ce qui a si lamentablement échoué en Grèce ?

Les États concernés seront placés sous la tutelle de la cruelle troïka Commission européenne /Banque centrale européenne / FMI. Oui, le FMI basé à Washington ! Il trône dorénavant en « coopération très étroite » à toutes les étapes du Mécanisme. On lui demande une « participation active », aussi bien pour évaluer l’attribution des aides que pour infliger des plans de rigueur et contrôler leur application. Les procédures prévues pour l’intervention de cette odieuse troïka sont aussi opaques qu’autoritaires. De plus, en contradiction avec toutes les règles de fonctionnement de l’Union européenne, le Traité donne à deux États seulement, l’Allemagne et la France un droit de véto pour l’octroi des aides. Ce traité entérine donc un directoire autoritaire de la zone euro. Il impose aussi le secret sur les mécanismes de décision et le fonctionnement du Mécanisme. La France s’expose donc financièrement jusqu’à 142,7 milliards d’euros dans un fonds auquel aucun compte ne pourra être demandé par son gouvernement ou son Parlement. Quel parlementaire est prêt à ce renoncement ?

Le cocktail « austéritaire » de ce Mécanisme est enfin renforcé par une clause qui lie étroitement son application au deuxième traité européen en cours d’adoption : l’imprononçable « Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance dans l’Union économique et monétaire ». C’est dans ce deuxième traité que Nicolas Sarkozy et Angela Merkel prévoient d’imposer la « règle d’or » de l’interdiction des déficits et des sanctions automatiques contre les États contrevenants. C’est ce second traité que François Hollande dit vouloir renégocier. Mais il se trompe lourdement quand il indique que « les deux textes sont déconnectés l’un de l’autre ». Car ils sont au contraire étroitement liés. Le traité sur le Mécanisme européen de stabilité indique qu’«il est convenu que l’octroi d’une assistance financière dans le cadre des nouveaux programmes en vertu du Mécanisme Européen de Stabilité sera conditionné par la ratification du Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance». Ceux qui voteront pour le Mécanisme européen de Stabilité enchaineront notre pays au traité suivant. Dès lors, qui prétend vouloir renégocier demain ce second traité, doit commencer par s’y opposer aujourd’hui et donc par rejeter son préalable, « le Mécanisme européen de stabilité ».

Avec le Front de Gauche, je lance un appel solennel à tous les parlementaires : n’acceptez pas ce coup de force contre notre démocratie ! A gauche surtout ! Car aucune politique de gauche n’est possible dans le cadre de ces traités. Les parlementaires socialistes, écologistes, radicaux et chevènementistes doivent donc voter avec ceux du Front de Gauche contre ces textes. Puisque la France est engagée par la signature du Président sortant, alors une voix plus forte et sans appel doit s’exprimer sur le sujet. Celle du peuple ! Il nous faut un Référendum sur les nouveaux traités. Allez, monsieur Sarkozy, voilà un référendum qui ne vous déshonorerait pas comme le feraient ceux que vous proposez contre les chômeurs et les immigrés !

 

Le Front de Gauche 95 s’adresse aux sénateurs du département

place_au_peuple.jpgLe Front de Gauche interpelle les sénateurs du Val d’Oise sur le traité européen mettant en place le mécanisme de stabilité. Loin d’être un dispositif de solidarité, le « MES » organise la casse sociale et la régression sans aucune consultation des peuples. Il dessaisit les parlements nationaux de leur souveraineté budgétaire et oblige les États à se soumettre à la rigueur budgétaire, la fameuse « règle d’or ». Nous en connaissons déjà les conséquences économiques et sociales désastreuses en Grèce, en Irlande et au Portugal.

Le Front de Gauche demande l’organisation d’un référendum après un large débat public sur ces questions essentielles.

Le 28 février prochain, le Sénat doit se prononcer sur le mécanisme de stabilité. Le Front de Gauche demande aux sénateurs du Val d’Oise de voter contre ce texte.

En annexe le courrier du Front de Gauche aux sénateurs

 

Pas de nouveaux traités sans l’avis des peuples

Le 31 janvier dernier, sur proposition de Merkel et Sarkozy, le Conseil européen, c’est-à-dire les chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne, ont décidé de confirmer deux nouveaux traités européens. Deux textes, qui contraignent les États à réduire toujours plus leurs dépenses publiques, et tentent de rendre irréversibles les politiques d’austérité.

Le premier traité, dit de « gouvernance économique », c’est celui touchant à la discipline budgétaire, la fameuse « règle d’or » qui limite les déficits à 0,5% du PIB et oblige chaque pays de la zone euro à présenter son budget à la commission européenne avant que le parlement national ne le vote. La règle jusqu’ici en vigueur fixait une limite de 3% et a déjà entraîné bon nombre de coupes sombres dans les dépenses publiques.

Voici donc de nouvelles contraintes et une condamnation à un avenir « austéritaire » qui obligerait les pays à serrer la ceinture aux salariés, aux retraités, aux jeunes, à baisser les dépenses publiques utiles, le niveau de protection sociale et les crédits aux collectivités locales. Ce traité prévoit également que tout pays ayant une dette supérieure à 60% de son PIB s’engage à la réduire. Ce dispositif obligerait la France à réaliser 26 milliards d’économies par an. Les sanctions sont automatiques et le pays ne respectant pas la règle devra se soumettre à un programme « d’assainissement budgétaire et financier » sous le contrôle de la commission européenne. Les gouvernements ne seront donc pas libres demain de décider de leur politique économique.

Règle d’or ou règle de plomb ?

L’autre traité, appelé « traité établissant un mécanisme européen de stabilité » (MES), lié au précédent, et sur lequel l’assemblée s’est prononcée le 21 février, est censé rassembler des fonds pour prêter de l’argent aux pays qui en ont besoin. Ce MES prendra la forme d’une société anonyme basée au Luxembourg et demandera de l’argent aux États de manière illimitée. A ce titre, la France doit déjà verser 142 milliards d’euros, pour un fonds dont ni le parlement ni le gouvernement ne contrôleront l’utilisation. Le MES empruntera lui-même aux marchés qui fixeront les taux d’intérêt, et prêtera ensuite aux pays à un taux plus élevé. Pas question donc de revenir sur le rôle de la Banque centrale européenne, qui ne pourra toujours pas prêter aux États, mais seulement aux banques à un taux de.... 1%, Quant au MES, il conditionnera, bien entendu, ses prêts à la mise en place dans le pays emprunteur d’un plan de rigueur et à l’application de toutes les dispositions prévues dans le premier traité. La boucle est bouclée. C’est l’austérité à perpétuité.

Ce « mécanisme européen de stabilité » est devenu un traité voté en catimini par l’Assemblée nationale mardi dernier.
Les députés du Front de Gauche ont voté contre le projet de loi autorisant à ratifier le mécanisme européen de stabilité, en expliquant ainsi leur position :
« Si ce texte visait à mettre en place un fonds d’assistance aux Etats en difficulté au nom d’une véritable solidarité européenne, nous aurions pu y être favorables, mais le mécanisme que vous nous proposez n’est pas un simple organe de « coopération intergouvernementale », c’est une machine de guerre contre les peuples. Nous en avons l’exemple dramatique en Grèce. Le plan adopté par le gouvernement grec, samedi dernier, va se traduire par de nouvelles coupes dans les pensions, une nouvelle baisse de 22% du salaire minimum à 580 euros mensuels et moins encore pour les jeunes, le blocage total des salaires pour une durée indéterminée et à la suppression de milliers d’emplois publics et privés. En échange d’aides qui bénéficient exclusivement au secteur bancaire, le peuple grec va devoir faire face à des programmes d’austérité implacables aux effets dramatiques et qui annihilent toute perspective de croissance. Avec le mécanisme européen de stabilité, vous ne proposez rien d’autre que ce que nous voyons aujourd’hui à l’œuvre en Grèce. Avec ces traités, vous voulez asphyxier l’Europe. Nous voulons au contraire lui redonner du souffle. »

Les députés du PS se sont abstenus lors du vote à l’assemblée, à l’exception d’une vingtaine d’entre eux. François Hollande quant à lui, a déclaré vouloir renégocier le deuxième traité. Il lui sera difficile de le faire alors qu’il ne s’est pas opposé à celui soumis à l’Assemblée nationale sur le mécanisme de stabilité, les deux traités étant indissociablement liés. Comment comprendre une abstention face à un dispositif nous assignant à l’austérité et donc à l’interdiction de toute politique de gauche ?

Comment ne pas voir enfin que la démocratie est fort mise à mal dans cette affaire ? Les représentations nationales sont privées de leur pouvoir de décision sur leur budget. Les peuples ne sont pas consultés sur des textes amenant une purge sociale, dont ils seront les victimes. Le Front de Gauche lance donc un appel pour que ces traités soient soumis à un grand débat national suivi d’un référendum. Puisque la souveraineté budgétaire des États serait remise en cause, il apparaît impensable de ne pas consulter directement le peuple sur un tel traité.

Il est encore possible à la gauche de bloquer le processus puisque les sénateurs doivent se prononcer le 28 février. Il est malheureusement fort probable que les élus socialistes adoptent la même attitude que leurs collègues de l’Assemblée. D’où l’intérêt d’avoir, dès le mois de juin prochain, une gauche « bien à gauche » et un fort groupe de députés Front de Gauche, capable de peser pour que soit appliquée une réelle politique alternative à l’austérité dans notre pays…

A Madrid, Lisbonne, Athènes et Rome, les salariés, les citoyens se sont mobilisés en fin de semaine dernière contre l’Europe de l’austérité et du chômage. Ce mouvement aura un temps fort le 29 février prochain à l’appel de la Confédération européenne des syndicats. Pour la première fois, cette dernière s’est très nettement prononcée contre les projets de traités européens qu’on tente une nouvelle fois d’imposer aux peuples.
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Austérité en Grèce : le bon plan des vautours !

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« Le Grec ayant chanté tout l’été, il se trouva fort dépourvu quand la bise fut venue.
Pas un seul petit morceau de mouche ou de vermisseau, il alla crier famine chez l’Allemagne sa voisine, la priant de lui prêter quelque grain pour subsister jusqu'à la saison nouvelle : ‘Je vous paierai, lui dit-il, avant l'août, foi de Tantale, intérêt et principal’.
La Merkel n'est pas prêteuse ; c'est là son moindre défaut : que faisiez-vous au temps chaud ? Dit-elle à cet emprunteur. - Nuit et jour à tout venant, je chantais, ne vous déplaise. - Vous chantiez ? J'en suis fort aise. Eh bien ! Dansez maintenant ».

Cette charmante parabole, on nous la file en boucle depuis des mois. Les Grecs, eux, ont tendance à ne pas trouver cela très drôle, et s’ils commencent à danser le sirtaki dans les rues d’Athènes, c’est au rythme des coups de lattes. Pourtant, d’après l’OCDE (qui n’est pas exactement une section du PCF), les Grecs travaillent beaucoup plus que les Allemands. Que s’est-il donc passé dans ce pays où les gens ont travaillé plus pour gagner moins ?

Il était une fois tout un tas de banquiers et autres financiers qui prêtaient à des gens fauchés des grosses sommes pour payer des maisons trop chères. Ils disaient aux emprunteurs de ne pas s’en faire car le prix des maisons continuerait de monter, toujours plus haut, et qu’ils pourraient donc revendre leur maison pour rembourser l’emprunt en cas de besoin. Avec ce super-système, les banquiers se faisaient pas mal de fric, de quoi acheter plein de mouches et de vermisseaux. Il arriva cependant que, à force de payer les maisons trop cher, plus personne ne pouvait les acheter… du coup les prix des maisons ont commencé à baisser (aux États-Unis), et les gens qui ne pouvaient pas payer les intérêts ne pouvaient pas non plus revendre les maisons pour rembourser les prêts ! Patatras ! C’est la « crise des subprimes », et les financiers étaient sur le point de finir à poils, comme l’État grec…

Alors les États se sont dit que si les financiers trinquaient ce ne serait pas chouette. Ils ont donc mis la main au larfeuille (qui est d’ailleurs dans nos poches à nous, mais passons…) pour « sauver » les financiers. Résultat : les dépenses des États ont augmenté et la récession économique provoquée par la crise financière a réduit les entrées fiscales. Les États ont donc pris sur eux (c’est-à-dire sur nous) les conséquences de la spéculation sur le crédit immobilier ricain. Du coup, les banquiers ont tenu un raisonnement imparable : puisque les États se sont endettés à cause de nous, leurs comptes ne sont pas sains, ils nous font donc courir un risque à nous, les prêteurs, et il faut par conséquent qu’ils nous payent plus d’intérêts sur l’argent que nous leurs prêtons… C’est ce qui est arrivé à la Grèce. Bon, mais puisque l’État paye plus d’intérêts aux banques, sa situation financière continue de s’aggraver, et il faut donc qu’il paye encore plus d’intérêts car sa dette est de plus en plus risquée… Pour payer les intérêts grandissants, il faut que l’État paye moins les fonctionnaires et brade au privé (c’est-à-dire aux banques…) les services publics : c’est le « plan d’austérité ». Et on a d’ailleurs raison de l’appeler comme ça : c’est l’austérité pour le peuple grec, et un bon plan pour les banquiers.

Qui y gagne dans tout ça ? Les spéculateurs, c'est-à-dire les banques, ainsi qu’un nouveau personnage : l’État-spéculateur ! Et oui, car l’Allemagne a tenu le raisonnement suivant : si les banquiers se font si facilement du pognon sur le dos des Grecs, pourquoi ne ferais-je pas la même chose ? Je ne suis pas plus bête ! Et du coup l’Allemagne est devenue prêteuse, et avec du talent : elle a emprunté à un faible taux sur les marchés du pognon qu’elle a prêté au taux fort à la Grèce ! Mais puisque l’Allemagne a de l’éthique, la marge spéculative qu’elle s’est accordée est un peu moins importante que celle pratiquée par les banques : on a des valeurs, quand on est une « grande démocratie européenne » !

Et que se passerait-il si les Grecs envoyaient balader tous ces vautours et autres oiseaux de mauvais augure, et refusaient le brader leur société ? Rien du tout : la Banque centrale européenne serait obligée de faire ce qu’elle aurait dû faire dès le départ, et les créanciers de la Grèce accepteraient de négocier de peur de paumer tout leur pactole. Évidemment, les banques (y compris l’Allemagne) préfèrent un bon gros plan d’austérité…

Glop Lerouge, secrétaire de la section humoristique et satirique du PCF
 

Depuis la rédaction de cet article, les choses ont évolué en Grèce. La consultation populaire annoncée sème la panique à droite. Le référendum est peu apprécié des dirigeants européens, qui déclarent par exemple que « donner la parole au peuple est toujours légitime mais la solidarité de tous les pays de la zone euro ne saurait s'appliquer sans que chacun consente aux efforts nécessaires »... ou encore « les Grecs doivent comprendre que l'Europe ne peut rester de longues semaines suspendue à la réponse qu'ils donneront »...
Ce référendum n'est certes pas la solution à la crise grecque, même s'il est une opportunité de remettre en cause les options libérales. Un changement complet de politique est indispensable : changer le rôle de la Banque Centrale Européenne pour qu'elle puisse prêter à des taux très faibles, voire nuls, aux États, comme elle le fait pour les banques ; briser le cercle vicieux « rigueur/récession/chômage » ; mettre sous contrôle les banques ; créer un fonds social européen pour le développement financé par une taxation des transactions financières... sont les pistes avancées par le Parti de la gauche européenne.

 

L’Europe s’enfonce dans la voie de l’austérité

_480_.jpgA l’occasion du Sommet de la zone euro, l’Europe aurait fait preuve de « solidarité », en mettant à contribution les marchés financiers, et le secteur privé, c’est-à-dire les banques et les compagnies d’assurance, pour boucler le second « plan de sauvetage » de la Grèce
. La vérité est à la fois plus simple et moins séduisante.

Plus simple parce que, en contrepartie de leur intervention, les gouvernants européens, avec Nicolas Sarkozy et Angela Merkel à la manœuvre, la Banque centrale et le Fonds Monétaire International vont imposer une cure d’austérité sans précédent non seulement au peuple grec, mais à l’ensemble des peuples européens.

Baisses de salaires, chute des pensions et des allocations, réduction draconienne des dépenses publiques, voilà le régime promis à des degrés divers aux peuples européens.

Moins séduisant parce que le soulagement des marchés financiers est fort compréhensible : c’est qu’ils ont l’assurance de toucher le capital et les intérêts de la dette grecque, puisque le soutien européen promis ne vise qu’un objectif, celui de payer à la place de la Grèce si elle est en difficulté pour le faire. Voilà à quoi serviront les 158 milliards d’aide annoncés : assurer une garantie de paiement aux banquiers, aux marchés, aux compagnies d’assurance qui se nourrissent des dettes publiques, qui spéculent contre les Etats et sur la monnaie unique !

La crise en cours montre au moins trois choses : un, l’euro et la politique monétariste entretiennent la spéculation financière ; deux, il est temps de repenser le rôle de la Banque centrale européenne et de lui permettre d’accorder aux Etats les avances de fonds nécessaires au développement de chaque pays de la zone euro ; trois, il est plus que temps que les marchés financiers soient taxés pour leurs attaques spéculatives sur les dettes souveraines. Il est regrettable que l’idée d’une taxe bancaire ait été abandonnée hier. (le 21 juillet, ndlr du blog)

Il faut prendre à contrepied cette politique récessive et dégager les moyens d’accorder des financements nouveaux pour les politiques publiques, qui seules sont porteuses de croissance et d’emploi. Ce « sauvetage » à courte vue n’empêchera donc pas le naufrage si le redémarrage de l’économie n’est pas encouragé par une politique volontariste de croissance. Les dirigeants européens ont fait une nouvelle fois le choix des intérêts financiers plutôt que celui du développement.

Groupe des sénateurs communistes, républicains et citoyens ; sénateurs du Parti de gauche
grecs.jpg

 

Quelle Europe ?

Quelle Europe, quelles solutions ? Des propositions à gauche

Sortie du traité de Lisbonne, modification des objectifs et des statuts de la Banque centrale européenne et rachat des titres de dette, taxation des transactions financières, démocratisation… En pleine crise européenne, les propositions pour sortir de l’ornière des formations du Front de Gauche

"Racheter les titres de dette", Francis Wurtz, ancien eurodéputé, dirigeant du PCF

« Il faut tout d’abord combattre vigoureusement les faux remèdes actuels qui sont insupportables socialement, improductifs économiquement et dangereux politiquement. Ce qui se passe dans les pays directement touchés est appelé à être généralisé et si la voie démocratique est bouchée, toute dérive devient possible. Notre principe est de rendre les États, les investissements publics et les services publics beaucoup moins dépendants des marchés financiers, et nous pensons que la Banque centrale européenne peut y contribuer. D’abord, en rachetant des titres de dette publique, c’est-à-dire en libérant les pays les plus endettés d’une charge qui paralyse tout développement. Puis, en fournissant des crédits à destination exclusive d’investissements publics de dimension sociale en faveur de l’emploi, de l’écologie, de la promotion des capacités humaines. Nous préconisons une modification de l’accès au crédit selon la destination des investissements concernés. Ceux qui vont dans le sens du développement effectif du pays doivent être favorisés par des taux extrêmement faibles à long terme. Contrairement aux opérations financières qui doivent passer par des taux extrêmement dissuasifs. Enfin, nous souhaitons interdire toutes pratiques purement spéculatives et déstabilisatrices. Une telle politique n’est possible qu’en renforçant le système bancaire public afin de maîtriser l’utilisation de l’argent.»

"Sortir du traité de Lisbonne…", Éric Coquerel, secrétaire national ?du Parti de gauche

« Ceux qui traitaient les adversaires du traité constitutionnel, en 2005, d’anti-Européens ont bonne mine. C’est cette construction où le marché est libre, où les banques font ce qu’elles veulent, où la spéculation bat son plein qui est en crise. Alors que les banques se sont vu accorder, hier, pour sortir de la crise, des prêts à 1 % par l’Europe et les États, elles font aujourd’hui des profits record et ce sont les peuples qui paient et sont acculés à des risques de faillite. Ce système transfère les pertes du capital sur les États, sur les peuples. L’urgence, c’est d’imposer à la Banque centrale européenne de prêter aux États au même taux qu’hier pour les banques, soit 1 %, et non, comme pour la Grèce, à des taux exorbitants. Sinon, le risque est réel que la crise ne se propage à toute l’Europe. C’est le meilleur moyen d’étouffer la spéculation financière, qui se nourrit des difficultés que rencontre tel ou tel pays. L’austérité comprime l’économie et ne permet pas de sortir de la crise. D’où la nécessité de refuser la “règle d’or” de Nicolas Sarkozy constitutionnalisant l’austérité. Nous refusons la règle des 3 % et la réduction de la moitié des déficits, d’ici à 2013, qui empêchent toute politique progressiste. Nous voulons que la France et l’Europe retrouvent la souveraineté sur les banques et le crédit. Enfin, il faut sortir du traité de Lisbonne et fonder la construction européenne sur le progrès social et économique. »

Entretiens parus dans l'Humanité

 

Cachez-moi ces pauvres que je ne saurais voir…

Quand l'Europe met ses pauvres à la diète : les associations d'aide aux démunis s'inquiètent d'une forte baisse des subventions.

La Commission européenne a annoncé lundi 20 juin 2011 sa décision d'abaisser la subvention d'aide alimentaire aux plus démunis. Cette contribution, issue du budget de la Politique Agricole Commune (PAC), sera divisée par quatre dès 2012, passant de 500 à 115 millions d'euros par an. Cette baisse drastique fait suite à une plainte déposée par l'Allemagne et la Suède auprès de la Cour européenne de justice, considérant cette aide financière purement sociale et ayant «perdu tout lien avec la PAC».

Pour le président de la Fédération des Banques Alimentaires, Alain Seugé : «Si cet arrêt est appliqué, il y aura 200 000 personnes en France qu'on ne pourra plus aider. C'est aberrant de supprimer des aides alors qu'elles remplissent un rôle. Dans ces cas là, on ferme les banques alimentaires». Mêmes inquiétudes aux Restos du Coeur : «C'est un coup de tonnerre» explique Antoine Bour, délégué général de l'association avant de préciser que «des solutions existent, un nouveau règlement a d'ailleurs été proposé par la Commission mais il est bloqué par les pays du Nord. C'est uniquement un rapport de force, un problème politique. Il faut que le gouvernement se saisisse du dossier».

Depuis le Luxembourg, le ministre chargé des Affaires européennes, Laurent Wauquiez, est monté au créneau mardi : «C'est un sujet de préoccupation très important pour la France, personne ne comprendrait que la Commission ne soit pas capable d'alimenter le programme en faveur des plus fragilisés de nos compatriotes». Le Plan Européen d'Aide aux plus Démunis (PEAD) a été créé en 1987 à l'initiative de Coluche et de Jacques Delors, qui présidait à cette époque la Commission européenne. Il permet d'apporter, chaque année, une aide alimentaire à 13 millions d'européens.

Cette forte réduction des fonds priverait deux millions de personnes d'une assistance dont ils ont besoin. Mais Antoine Bour l'assure : «On ne lâchera pas le morceau.»

Source = Métro.fr

 

Le soldat grec

Portugal_.jpgDe la rigueur encore et toujours pour la Grèce.. Un nouveau plan de rigueur se met en place, faisant suite à un ... plan de rigueur de quatre ans. Le premier ministre grec Papandréou (socialiste, il me semble ...) l’a annoncé cette semaine. Il faut économiser 26 milliards d’euros s’ici à 2015. Le déficit (15,5% du PIB en 2009, 10% en 2010) devrait être de seulement 1% en 2015. Le tout pour convaincre les sacro-saints marchés que le pays peut s’en sortir.

La recette est simple, mais certainement douloureuse : un plan de privatisations pour récupérer 15 milliards en trois ans, à la demande de l’Union Européenne et du FMI (dirigé par un certain Strauss Kahn, socialiste, je crois…)

En 2010, les Grecs ont vu baisser leurs salaires, reculer l’âge de la retraite, baisser le niveau des pensions et augmenter la TVA. Cela n’étant pas suffisant, le gouvernement grec va continuer dans la même voie : réduire encore les salaires, allonger la durée de travail des fonctionnaires de 37 heures 30 à 40 heures. Des écoles, des hôpitaux vont fermer. L’eau, le gaz, l’électricité, la poste, les chemins de fer vont être privatisés. Des ports, des aéroports et autres lieux touristiques pourraient être concédés au privé. Devant ces perspectives peu réjouissantes, cela grince un peu des dents du côté du Pasok au pouvoir. Des députés et même des ministres ont fait connaître leurs désaccords.

Résultats du premier plan de rigueur : le taux de chômage grec a dépassé les 15% en janvier et la Grèce connaît sa troisième année consécutive de récession. Mais les taux d’intérêt de la dette grecque s’envolent : plus de 13% au moment de l’annonce du plan d’austérité, qui n’est donc pas cruel pour tout le monde.

Le but n’est pas ici de « sauver » les Grecs, mais bien les banques, y compris les banques françaises, qui empruntent à 1% auprès de la BCE des sommes qu’elles prêteront ensuite à 13…

Le Portugal s’engage sur le même chemin. Les représentants de l'Union Européenne et du FMI, toujours eux, entament à Lisbonne des négociations politiques avec les autorités portugaises pour définir le montant, et surtout les conditions, d'un plan de sauvetage financier qui doit être conclu d'ici la mi-mai.

L'Union européenne comme le FMI se sont déjà dits prêts à aider le Portugal, mais à la stricte condition que Lisbonne adopte un "programme d'ajustement" d'un montant estimé à environ 80 milliards d'euros et qui sera assorti de mesures d'austérité qualifiées d’ «ambitieuses », ce qui veut tout dire, surtout pour ceux qui vont les subir.

L’année 2011 sera particulièrement dure avec la baisse des salaires dans la fonction publique, des coupes dans les aides sociales, l’éducation, la santé, ainsi qu’une hausse de deux points de la TVA et la réduction des aides à l’emploi.

Le Portugal connaît une désindustrialisation massive. Le secteur industriel représente aujourd’hui 17% du PIB contre 27% il y a une dizaine d’années. Le pays ne produit plus suffisamment. Le niveau d’éducation et de formation est très bas, d’où le désastre que représentent les coupes annoncées dans l’éducation. Le chômage flambe officiellement à 11%. 18% de la population vit sous le seuil de pauvreté.

Le plan gouvernemental ne saura qu’aggraver la misère. Les difficultés de Lisbonne comme celles d’Athènes ne peuvent que s’accroître. Les coupes dans les salaires et les dépenses publiques vont en effet réduire demande et consommation intérieure. Cela ne va pas manquer d’assécher les rentrées fiscales, et donc d’aggraver encore la situation financière des pays.

« Ce n’est pas le soldat grec qu’il s’agit de sauver, c’est le taux de profit » lisait-on dans l’Humanité en 2010. Aujourd’hui, le soldat est portugais, mais cela n’a rien changé à l’affaire…

Est-ce le programme pour la France de D. Strauss Kahn, qui pourrait être candidat à l’élection présidentielle, d’après ce que dit sa femme ?

 

Europe : le pacte caché

L’Humanité du 9 mars publie un document antisocial préparé dans le secret : le texte intégral du projet que le sommet de Bruxelles veut adopter le vendredi 11 mars.

Ce texte a été obtenu par Patrick Le Hyaric, député européen.

Au programme :

  • Les parlements dépossédés : réduits au simple rôle d’exécutants, les Parlements nationaux -donc les peuples- n’auraient plus la maîtrise de certaines politiques
  • Les salariés au régime sec : sous le diktat de la compétitivité, les Etats devront "garantir une modération salariale" dans le privé comme dans le public
  • Commercer sans entraves : si le traité de Lisbonne avait déjà contribué à lever certaines barrières concurrentielles, ce texte propose d’aller encore plus loin
  • La retraite en ligne de mire : aucune limite n’est donnée pour repousser l’âge de départ à la retraite et diminuer le niveau des prestations sociales
  • Le choix de la précarité : comme la stratégie de Lisbonne, le document promeut la "flexicurité". Une notion qui a permis de déréglementer le marché du travail
  • Une TVA antisociale : la Commission veut transférer les cotisations sociales payées par les entreprises vers une hausse de la taxe à la consommation
  • La rigueur devient la norme : pour garantir que les budgets nationaux répondent aux besoins du capital, "ils" proposent de constitutionnaliser l’austérité

Infos Cidefil

voir le site de l'Humanité

 

Vive l’Europe !

_17_.jpgAprès la réunion du Conseil Ecofin de ce mardi, Hermann Van Rompuy a divulgué les résultats de la réflexion à mi-parcours du "groupe de travail sur la gouvernance économique". Celle-ci prône une véritable purge sociale et incite à la baisse drastique des salaires au nom de la compétitivité. Voici la réaction de Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité et député européen.
"Le Conseil des Ministres de l'économie et des finances présidé par Hermann Van Rompuy vient de prendre des décisions extrêmement graves contre les populations et la souveraineté des peuples.
D'abord il bafoue le droit des parlements à voter les budgets nationaux puisque la Commission et le Conseil décideraient à priori de la qualité des budgets.
Il est ainsi prévu de renforcer ce qui a été baptisé Pacte de stabilité alors qu'il ne s'agit que d'un corset contre les dépenses publiques utiles et les budgets sociaux. Il est même prévu que des sanctions financières soient appliquées aux Etats qui dépasseraient certains niveaux de déficit ou de dette.
Il s'agit en fait de la mise en place de plans d'ajustements structurels par delà l'opinion des Etats et des parlementaires nationaux. C'est une mise en cause inacceptable de la souveraineté populaire.
D'autre part Monsieur Van Rompuy et ses comparses appellent à une amélioration de la compétitivité à l'intérieur de l'Union Européenne par la "modération salariale", c'est à dire la baisse drastique des salaires.
Ce qui se prépare va donc être douloureux pour les salariés, les retraités et pour les jeunes. C'est une véritable purge sociale contre les systèmes d'aides, notamment aux plus démunis qui se met en place. La protestation populaire la plus unitaire et la plus large possible est donc indispensable.
En ce sens je soutiens résolument tous les mouvements sociaux engagés dans tous les pays de l'Union Européenne et particulièrement la mobilisation syndicale unitaire du 24 juin en France."

Patrick Le Hyaric, député au Parlement européen, vice-président du groupe de la Gauche Unitaire Européenne - Gauche Verte Nordique

Contrôle européen des budgets nationaux : un droit de veto contre la souveraineté populaire
Le Conseil des ministres de l'Union européenne vient de prendre une décision inacceptable. L'examen préalable par la Commission européenne des budgets nationaux et l'application de sanctions préventives revient à donner un droit de veto à cet organisme qui est le conseil d'administration du libéralisme en Europe.
Le Parti de Gauche proteste au nom des droits de la souveraineté populaire. Il rappelle que la révolution de 1789 s'est faite pour établir celle-ci. Et que la droite et la gauche sont nées dans le débat pour ou contre le droit de veto du roi. A même cause, nous souhaitons mêmes effets. Un pouvoir de gauche en France ne devra pas accepter cette nouvelle tutelle autoritaire de l'Europe libérale.



Jean-Luc Mélenchon, Président du Parti de Gauche (PG) et député européen

Ndlr : Le Conseil pour les Affaires Économiques et Financières, ou Conseil ECOFIN, est la formation du Conseil de l'Union européenne rassemblant les ministres des finances des États membres.

 

Tutelle européenne

_396_.jpgJusqu’ici, l’Europe « libérale », c’était surtout la déréglementation à outrance, les privatisations, la réduction des dépenses publiques.. A-t-on franchi une nouvelle étape ? L’Union Européenne s’attaque à présent à la démocratie. Les gouvernements devraient soumettre leurs budgets à l’approbation de la commission européenne, avant de les proposer à leurs propres Parlements. Démocratie, souverainetés nationales ? Tout cela est oublié car il ne faut surtout pas mécontenter les « marchés ».
Pour cela, l’Europe de Sarkozy est prête à mettre sous tutelle les Etats et la Grèce a montré quelles extrémités antidémocratiques cette politique pouvait apporter. Athènes est sous contrôle. Les compétences politiques nationales sont déléguées au FMI et à l’Union Européenne. Le ministre des finances a maintenant la possibilité de prendre par décret toutes les lois et tous les accords qui relèvent de du plan de « soutien » par les états de la zone euro et le FMI. L’accord sur le plan d’«aide» dicte tout le travail législatif de casse sociale que devra entreprendre la Grèce. C’est un vrai calendrier de travail des autorités grecques sous supervision internationale. La démocratie grecque est sérieusement mise à mal. L’accord fixe ainsi l’agenda gouvernemental et parlementaire pour les mois à venir : réforme des retraites, de l’administration par des fusions de communes ou régions, privatisations, gel du salaire minimum et des pensions quelque soit le niveau de l’inflation, contrôle du budget avec rôle accru du ministre des finances au détriment de celui du Parlement qui n’aura plus le droit de modifier la taille du budget.
La voie étant ouverte en Grèce , il s’agirait maintenant d’imposer que la commission européenne puisse exercer un contrôle préalable des différents budgets nationaux, avant que ceux-ci soient examinés par leurs parlements respectifs. Ce renforcement autoritaire de la surveillance budgétaire, dont Sarkozy et Merkel seraient à l’origine, a évidemment pour but de forcer les états à appliquer rigoureusement le «pacte de stabilité » qui impose « l’assainissement des finances publiques » comprenez la mise à mal des services publics, avec suppressions massives de postes, gel des salaires et retraites, pression fiscale accrue sur les ménages .. et au bout du compte, le chômage, le désastre économique et social.
Si la Grèce a été la première à subir la rigueur, d’autres pays s’apprêtent à passer sous les fourches caudines des sacro-saints marchés. L’Espagne, le Portugal annoncent à leur tour des mesures de d’austérité pour réduire les déficits publics, en sacrifiant leur politique sociale. Pour ramener les déficits dans les clous européens imposés, ces gouvernements (socialistes, comme la Grèce..) n’hésitent pas à mettre leur peuple au régime sec.
En France, le premier ministre vient d’annoncer le gel pour trois ans des dépenses sociales de l’état : APL, RSA, allocation handicapés, réduction des effectifs des fonctionnaires… Cela ne risque pas d’encourager la consommation ni de favoriser la relance : la France a connu au premier trimestre une croissance de 0,1%. Les recettes immuables de l’Europe financière : faire payer les peuples pour « rassurer » les marchés. Jusqu’à quand ?

Ci-dessus: la porte des lions à Mycènes (Péloponnèse)
Chacun aura remarqué que les lions sont des lionnes...
Isabelle Volat

 

Il faut aider le peuple grec !

Signez la pétition en ligne à l ‘appel du journal « l’Humanité ».
Le peuple grec n’est pas responsable de la faillite de son Etat. C’est pourtant lui que les marchés financiers et les institutions internationales veulent saigner à blanc.
La Banque Centrale Européenne a accordé des prêts gigantesques à seulement 1% d’intérêt aux banques qui, à leur tour, les ont prêtés à des taux de 4 à 8%. La Grèce doit elle aussi bénéficier de taux n’excédant pas 1%, sans autres conditions que le maintien des droits sociaux, de l’emploi et des services publics.
Tous les peuples d’Europe sont menacés de plans d’austérité de même nature. L’Union européenne et tous les Etats membres doivent donc se mobiliser pour préserver les chances d’une Europe des peuples.
humasengage.jpg Pour signer

 

L’Europe libérale n’a pas convaincu

60 % des électeurs n’ont pas participé dimanche dernier au scrutin des élections européennes. A l’évidence, cette abstention massive n’est pas indifférence mais signe de mécontentement et de méfiance vis à vis d’une certaine Europe : celle qui se construit sans les peuples, dont elle ignore le vote, en imposant par exemple le traité de Lisbonne, copie conforme du projet de constitution européenne rejeté par les Français. Il y avait eu 70 % de participation lors du référendum en 2005 ! La droite, qui clamait avant le scrutin que ces élections n’avaient aucun caractère national, se réjouit maintenant de son résultat qui serait un plébiscite pour la politique menée par Sarkozy. Elle ne récolte pourtant que moins de 5 millions de voix, contre 11 millions et demi à la présidentielle…



La débâcle de la quasi totalité des partis sociaux-démocrates montre les limites de leurs orientations politiques : la seule alternance sans véritable projet, les alliances au centre, les dérives libérales ne remportent pas l’adhésion des électeurs. Les déçus des socialistes se sont abstenus ou reportés sur les mouvements écologistes, dans le cadre d’une élection sans grand enjeu. Choix bien illusoire et vite récupéré par Sarkozy qui voit en Cohn- Bendit un opposant idéal…. N’est-il pas tenté par le libéralisme et fervent partisan du « oui » ? La droite s’est d’ailleurs depuis un certain temps emparée des aspirations écologiques et vante le développement durable, les énergies renouvelables et la priorité donnée aux questions environnementales ( à Saint Gratien, cela marche aussi…)

Le Front de Gauche, oublié des médias, a mené une campagne de terrain et réussit une percée plus qu’honorable dans un contexte qui était difficile. Il bénéficie d’une « prime à l’unité » et devance le NPA avec un score de 6,5%. Il aura 5 élus au Parlement européen, contre 3 auparavant pour le PCF et progresse nettement en voix par rapport aux européennes de 2004. Il compte évidemment poursuivre la démarche engagée lors de cette élection, « la construction de fronts politiques unitaires porteurs de projets alternatifs. »

A Saint Gratien aussi, l’abstention a durement frappé, plus encore dans les quartiers populaires. On vote à plus de 50 % à la mairie mais à moins de 30% aux Raguenets. La droite progresse de façon sensible comme au plan national par rapport à 2004. Le PS chute à 14% contre plus de 24% en 2004. Le Front de Gauche se tasse légèrement en pourcentage mais conserve son nombre de voix. Force modeste, il représente néanmoins un bon tiers des voix du PS au plan local. Comme au plan national, ses militants restent déterminés à agir pour que « la gauche fasse front » ! arton9766-be927.jpg

 

Le Front de gauche : le seul vote utile !

L’Europe ultralibérale déçoit et inquiète. Depuis longtemps, les peuples des pays de l’union européenne souffrent de cette doctrine économique qui apporte dumping social, crise financière et économique, attaques contre les acquis des salariés. En 2005, les Français ont clairement rejeté le projet de constitution. L’Europe leur a « démocratiquement » imposé le traité de Lisbonne qui en est quasiment la copie conforme… Les citoyens sont critiques et méfiants envers l’Europe, à juste titre. La droite en est consciente et a retardé au maximum le débat de ces élections européennes : une campagne courte et morne, qui n’aura que peu mobilisé….

Aujourd’hui, vient le temps des promesses : l’Europe sociale, une autre Europe…. Sauf qu’engluées dans le carcan du traité de Lisbonne, toutes ces belles envolées resteront lettre morte ! Sauf à se démarquer clairement du traité de Lisbonne et de sa « concurrence libre et non faussée », de la libre circulation des capitaux et de l’autonomie de la banque centrale européenne, comment faire changer l’Europe ?

Et d’ailleurs, qu’a fait la droite (ainsi que le parti socialiste et les verts qui ont souvent voté comme elle au parlement européen…) durant le dernier mandat ? Se sont-ils opposés à la politique européenne dévouée à la finance ou œuvré en faveur de propositions alternatives au libéralisme, pour développer la démocratie économique ou harmoniser vers le haut les pratiques sociales ? Hélas ! La droite et les partis socialistes ont voté neuf fois sur dix de la même manière, se déclarent en faveur du pacte de stabilité et acceptent les pressions sur les salaires.

Seul, le groupe de la gauche unitaire européenne, qui compte 41 députés, s’est engagé clairement pour une autre politique et a avancé des propositions sur la défense des services publics, le temps de travail, la lutte contre la pauvreté…. Un socle de propositions communes existe aujourd’hui entre les différentes formations politiques « à gauche de la social-démocratie », avec un principe fondamental : les peuples avant les profits ! Le document prône une nouvelle politique du crédit, une banque centrale soumise au contrôle démocratique. Un pacte de solidarité en faveur de la croissance et de l’emploi se substituerait au pacte de stabilité qui bride l’emploi et le progrès social. La Gauche Européenne vise aussi la taxation des revenus financiers, la sauvegarde et le développement des services publics. La gauche Européenne existe, elle se bat au parlement européen : soutenez-la le 7 juin, votez vraiment utile !

 

Le Front de Gauche

Le Front de Gauche est un rassemblement ouvert à tous ceux qui souhaitent changer l’Europe. Il comprend le Parti Communiste , le Parti de Gauche, la Gauche Unitaire issue du NPA, des militants associatifs et des citoyens. Il met en place des comités de campagne locaux pour débattre et agir ensemble.

L’Union Européenne continue d’imposer ses dogmes libéraux. Elle refuse de s’opposer aux délocalisations et prône le libre échange. Elle rejette l’harmonisation sociale et fiscale. Elle s’acharne à vouloir ratifier le « traité de Lisbonne » malgré le vote négatif des Français, des Irlandais et des Néerlandais. C’est une bien étrange parodie de démocratie que celle qui consiste à faire revoter les peuples jusqu’à ce qu’ils disent « oui » !

Dans ce contexte, les élections européennes du 7 juin prochain sont une occasion de se faire entendre, d’élire des députés européens qui défendront une autre politique au service du peuple.



Une autre Europe est possible : le Front de Gauche fait six propositions incontournables :

  • un SMIC européen égal à 60% du salaire moyen dans chaque pays, pour tirer les salaires vers le haut ( 1 600 € en France )
  • l’interdiction des licenciements pour les entreprises qui font des profits
  • l’arrêt de la libéralisation des services publics, leur développement pour répondre à l’intérêt général
  • la création d’un pôle financier public et la réorientation de la Banque Centrale Européenne afin qu’elle soutienne l’emploi, les salaires et l’investissement
  • le refus du productivisme par la priorité aux transports en commun, la recherche sur les énergies nouvelles
  • des droits nouveaux pour les salariés, comme celui d’émettre un veto sur des licenciements

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