Bienvenue sur le blog d'Isabelle VOLAT ÉCHANGER ET AGIR AVEC LE FRONT DE GAUCHE DE SAINT GRATIEN

Education nationale

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Rythmes scolaires ; du temps pour une réforme réussie

ecole_fevrier.jpgMardi 12 février : le SNUipp-FSU appelle à une journée nationale de grève contre la réforme des rythmes scolaires

Le SNUipp-FSU appelle nationalement à la grève, aux manifestations, aux rassemblements le 12 février 2013 pour une réforme ambitieuse de l’école et des rythmes scolaires prenant en compte l’intérêt et la réussite des élèves. la parole des enseignants, l’avis de l’ensemble de la communauté éducative.

Alors que le ministre déclarait que les conseils d’école seraient consultés, aujourd’hui, sur le terrain, il n’en est rien. Horaires des écoles, durée de la pause méridienne, organisation de la sieste en maternelle, utilisation des locaux scolaires sur le temps péri-éducatif, organisation des activités périscolaires, tout cela ne peut être pas être le fruit de décisions sans concertation.

Face à un projet insatisfaisant qui se dessine pour les enfants comme pour les enseignants, le SNUipp-FSU estime qu’il faut reporter la réforme à 2014. Le décret d’aménagement du temps scolaire doit être revu, les conseils d’école consultés. Il faut se donner le temps de penser une vraie réforme et de construire les conditions de sa réussite dans les écoles en s’appuyant sur les enseignants.

A Paris, une manifestation partira à 14h30 du Luxembourg. Le Val d’Oise sera en tête du cortège.

A Saint Gratien, après le vote du Conseil municipal décidant la mise en place d’activités périscolaires sur le temps de midi, et ce dès la rentrée 2013, la grève des enseignants s’annonce particulièrement suivie.

 

Changer, c'est pour du mieux !

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Non à l'austérité dans les services publics

Les enfants n’auront pas classe le 31 janvier. Les enseignants seront en grève pour l'amélioration du fonctionnement de l’école publique et, avec l’ensemble des agents de la fonction publique, pour les créations d’emplois nécessaires à un meilleur fonctionnement des services publics, leur pouvoir d’achat et l’abrogation du jour de carence.

Les services publics sont indispensables pour tous les citoyens. Or, la situation s'est dégradée ces dernières années pour les usagers comme pour les personnels. Il est urgent et indispensable maintenant de changer de cap.

Il s’agit pour les enseignants d’être entendus afin que l'amélioration de leurs conditions de travail contribue à mieux faire réussir les élèves : baisse des effectifs dans les classes, temps pour travailler en équipe, réhabilitation des Rased pour l’aide aux élèves en difficulté, création de postes de remplaçants, formation continue …

Il sera réaffirmé lors de cette journée qu’une réforme des rythmes scolaires ne peut se faire sans, ni contre les enseignants. Ce qui implique la réécriture totale du décret des rythmes. En l'état le décret proposé n'offre aucune garantie d'amélioration des conditions d'apprentissage des élèves et de la réussite de tous. La concertation de l'ensemble des partenaires est plus que jamais nécessaire, les conseils d'école doivent être consultés. Leur accord doit être un préalable à toute modification des temps scolaire.

Il s’agit également pour les enseignants d’être entendus en tant que salariés dont le pouvoir d’achat est en baisse depuis trop d’années.

Le président de la République a fait de l'école primaire une de ses priorités. Les enseignants attendent des mesures concrètes qui ouvriront la voie à de nouveaux fonctionnements dans l’intérêt des élèves et à une transformation des conditions d'exercice du métier. Le changement de cap annoncé doit se concrétiser aussi par l'amélioration des services publics (santé, sécurité, petite enfance, personnes âgées, l'accès pour tous aux loisirs et à la culture...).

Les enseignants comptent sur la compréhension et sur le soutien des parents de leurs élèves.

Le Front de Gauche soutient cette journée d'action de la fonction publique.

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Défendez le musée de l'éducation !

musee-departemental-de-leducation-saint-ouen-laumone.jpgLe Conseil général du Val d’Oise a décidé d’interrompre sa subvention annuelle au Musée de l’éducation. Installé depuis 30 ans à Saint Ouen l’Aumône, dans une ancienne école de filles construite en 1903 et caractéristique des constructions scolaires de la IIIe République, ce musée occupe une place particulière dans le Val d'Oise, et au-delà.

C’est en 1982 que le musée s’implante à Saint Ouen, dans le cadre du centenaire de l’école publique. Il réunit des collections sur la vie des élèves, des enseignants et des familles. C’est un lieu de conservation, d'étude, de recherche et de valorisation du patrimoine, abordant les questions liées à l'histoire contemporaine de l'éducation et de la transmission des connaissances dans et hors l'école. Il traite aussi des transformations sociales, politiques, culturelles et techniques des deux siècles derniers.

Au mois de décembre 2012, le Conseil général a réduit de plus de 70% la subvention allouée au musée de l’éducation. Un dernier versement de 30 000 euros est prévu pour 2013, contre 103 000 l’an dernier. Sur six employés, trois vont être licenciés le 31 janvier prochain et la structure pourrait tout simplement disparaître.

Le musée de l’éducation est un haut lieu de l’école publique dans notre département, un témoin de l’histoire de l’école et de l’enseignement, un espace de culture apprécié, permettant une réflexion sur l’évolution du système éducatif et sa place dans la société. Un patrimoine particulièrement important a été constitué, qui risque aujourd’hui la dispersion.

Le musée de l’éducation offre actuellement aux écoles du Val d’Oise, aux élèves, de la maternelle au lycée, aux enseignants, aux chercheurs, aux familles (8000 visiteurs par an) un lieu unique d’expositions, d’activités pédagogiques, d’animations, de stages, de conférences, de formations.

C'est donc un fort mauvais coup du Conseil général contre le monde de l’éducation, la culture, contre notre histoire commune. De nombreuses voix s’élèvent contre cette « mise à mort » et une pétition est lancée pour la sauvegarde du musée.
Le Front de Gauche 95 s’est engagé pour défendre le musée et sa place dans l’enseignement de l’histoire.

signer pour la défense du musée de l'éducation

voir le site du musée

 

Les tout-petits à la mater !

mater_1.jpgLe ministre de l’éducation Vincent Peillon remet en avant la scolarisation des enfants de moins trois ans pour lutter contre l’échec scolaire.

La relance de la scolarisation des tout-petits était une des promesses de campagne du candidat Hollande. Il y a urgence. La situation est catastrophique dans ce domaine. Alors qu’en 1990, un bon tiers des enfants de deux ans et la quasi-totalité des enfants de deux et demi étaient accueillis dans les maternelles, cette scolarisation précoce a considérablement chuté et est actuellement d’à peine 11% des enfants de moins de trois ans.

Pour réaliser son objectif annoncé de faire remonter ce chiffre à 30% dans les zones défavorisées, le gouvernement promet de créer 3 000 postes d’ici 4 ans. Seules donc les écoles situées dans un « environnement social défavorisé » sont concernées.

Les services de l’éducation nationale sont chargés d’engager des discussions avec les collectivités territoriales pour s’assurer des conditions d’accueil à la mesure des besoins spécifiques des tout-petits en ce qui concerne les personnels ATSEM et les locaux scolaires. La circulaire ministérielle stipule un cahier des charges sous la forme de « dix principes de référence pour la mise en place du dispositif » touchant à l’âge des enfants, aux locaux, au projet pédagogique, à une formation adaptée pour les enseignants, à la place des parents, aux horaires ou encore à la prise en compte de ces élèves pour les prévisions de la carte scolaire.

Les bénéfices de la scolarisation précoce ne sont plus à démontrer et influent fortement sur la réussite ultérieure des élèves. Encore faut-il que ces tout-petits soient accueillis dans des conditions satisfaisantes et adaptées à leur jeune âge, notamment en terme d’effectifs.

« Cette scolarisation précoce ne sera réussie que sous certaines conditions. S’il s’agit seulement de faire du chiffre (passer de 13 % à 30 % d’enfants scolarisés), on ne rendra service ni aux élèves, ni aux enseignants », souligne le SNUipp, premier syndicat du primaire. Le ministre a aussi préconisé un partenariat entre l’éducation nationale, les collectivités locales et les autres services ayant en charge la petite enfance (CAF, PMI...), qui pourrait se faire au sein d’une instance locale. Il est indispensable que les enseignants y soient représentés.

Une deuxième circulaire ministérielle a, elle, acté le principe de « plus de maîtres que de classes » réclamé par le SNUipp, toujours dans le cadre de la lutte contre l’échec scolaire. 7 000 postes seront créés d’ici 2017 pour permettre une organisation pédagogique différente au sein des écoles, travail en petits groupes ou intervention conjointe en classe.

 

La refondation, c'est nos oignons !

cergy3-87630.jpg« La refondation de l’école : « c’est nos oignons ! » Non à une réforme bâclée et imposée d’en haut ! »

Pour le clamer haut et fort, un rassemblement était organisé le mercredi 9 janvier 2013 devant la Direction Académique du Val d’Oise, à l’appel du SNUipp.

L’école, les élèves et les enseignants n’ont que trop souffert les années passées. Le statut quo n’est certes pas possible. Il est grand temps de changer l’école, mais changer, c’est pour du
mieux !

Du mieux pour les conditions d’apprentissage des élèves et la réussite de tous et toutes !

Du mieux pour les conditions de travail et d’exercice des enseignants !

Cela prend du temps et nécessite qu’un vrai débat s’instaure au sein de la communauté éducative.

Une délégation a été reçue par le Secrétaire Général de la Direction Académique, le Directeur Académique Adjoint et l’Inspecteur de l’Éducation Nationale Adjoint à la Directrice Académique.

Infos du SNUipp

 

La grande déception de la refondation

Le 8 janvier, le Conseil supérieur de l’éducation (CSE) a rejeté le projet de décret sur la réforme de la semaine scolaire.
Le SNUipp-FSU, qui a voté contre, parle d’un « texte bricolé et insatisfaisant », considérant que « à cette heure, le compte n’y est pas, ni pour les élèves, ni pour les enseignants. Ce qui devait être une réforme emblématique de la Refondation se révèle être une grande déception. ». Le projet de retour à quatre jours et demi de classe n’a recueilli que 5 voix sur plus de 60 au CSE.

Selon ce décret, la semaine des écoliers comprendra toujours 24 heures d’enseignement mais répartis sur neuf demi-journées au lieu de huit actuellement. Il y aura dans la plupart des cas, école le mercredi matin. La durée maximale de classe est fixée à 5h30, et le décret supprime « l’aide personnalisée » instaurée en 2008 pour supprimer les postes spécialisés du Rased. Ces heures seront remplacées par des « activités pédagogiques complémentaires » aux contours encore mal définis. La réforme peut s’appliquer dès la rentrée 2013. Ce sera visiblement le cas à Saint Gratien.

Le SNUipp-FSU a fermement dénoncé la « semaine Darcos » avec ses journées alourdies. Mais il n’est pas pour autant favorable au bricolage actuel de ce texte qui n’offre aucune garantie d’un périscolaire gratuit et de qualité pour tous. Quid des difficultés qu’auront les communes à recruter, et à payer, des animateurs qualifiés pour encadrer les élèves à partir de 16 heures ? Au final, le ministère ne donne aucune garantie que tous les enfants, sur tout le territoire, tireront profit de ces nouveaux temps tels qu’ils sont définis sur le papier.

Autre problème, ce décret donne la possibilité qu’une organisation scolaire soit décidée en dehors du conseil d’école, qui réunit parents, enseignants et élus .Leur consultation est pourtant une des conditions nécessaires à la réussite d’une journée articulant de manière cohérente des temps scolaires et temps périscolaires de qualité pour tous les élèves. Le SNUipp-FSU demande donc que les conseils d’école soient une instance incontournable de proposition et de discussion de toute organisation du temps scolaire et d’élaboration d’un Projet Éducatif Territorial.

Enfin, le SNUipp-FSU a toujours estimé que cette réforme devait concilier réussite des élèves et conditions de travail des enseignants. Or, rien n’a été clairement finalisé concernant le temps de travail des enseignants. Rien n’a été mis sur la table au sujet d’une nécessaire compensation financière.

Défavorable à tout statu quo, le syndicat enseignant demande maintenant que le texte soit revu en profondeur, et la convocation d’un nouveau CSE.

lire la déclaration du SNUipp au CSE

  • Le détail des votes au CSE

pour : 5 dont la Ligue de l’enseignement, l’Association des maires de France et la JPA
contre : 23 dont la FSU, la CGT et la PEEP
abstention : 30 dont le SGEN, la FCPE et l’association des régions de France
refus de vote : 14 dont le SE-UNSA et la CFTC

 

La revalorisation : c'est maintenant !

En septembre dernier, le ministre de l’éducation reconnaissait l’insuffisance des salaires des enseignants. « Nous savons tous que les enseignants ne sont pas assez rémunérés. Il serait digne de les payer mieux si nous en avions les moyens, et lorsque nous les aurons, nous le ferons.»

Élégante façon, tout en admettant le problème, de renvoyer la revalorisation aux calendes grecques….

Les rémunérations des enseignants français sont nettement en dessous de la moyenne des pays de l’OCDE et le salaire de ceux ayant moins de quinze ans d’ancienneté a même régressé entre 1995 et 2009. Le SNUipp-FSU, principal syndicat du premier degré, prend le ministre aux mots et demande l’ouverture rapide du dossier de la revalorisation. Les chiffres sont particulièrement éloquents en ce qui concerne les enseignants du primaire. Ceux-ci gagnent en moyenne 320 € de moins que leurs collègues européens et, en milieu de carrière, 600 € de moins qu’un enseignant du secondaire. Pour le syndicat, « il est urgent de résorber ce déclassement salarial. »

Pour la première fois, un rapport de la fonction publique considère que les professeurs d’école ne se situent plus dans la catégorie « profession intellectuelle supérieure » mais dans celle des « professions intermédiaires ». À ce constat, s’ajoute celui d’un sous-salaire des femmes, du fait d’interruptions de carrière, de temps partiels, et d’accès plus complexe à des fonctions de responsabilité. Dans un métier féminisé à plus de 80 %, les femmes enseignantes du premier degré sont rémunérées en moyenne 1960 € contre 2070 € pour les hommes et ces écarts croissent au fil de la carrière, souligne le syndicat.

“Faire carrière” dans le corps des professeurs des écoles est de moins en moins valorisant. Et à l’heure où le gouvernement annonce la création de 60 000 postes sur 5 ans, on peut s’inquiéter pour ces recrutements à venir. L’annonce par le gouvernement de la poursuite du gel du point d’indice est un signe supplémentaire peu encourageant.

C’est pourquoi le SNUipp-FSU demande l’ouverture rapide du dossier de la revalorisation et invite les enseignants des écoles à se mobiliser et envoyer une carte au ministre de l’Éducation nationale « Mieux rémunérer les professeurs des écoles : c’est maintenant ! »

signer en ligne

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École : la refondation, c’est maintenant !

Depuis le début de l’été, la « refondation de l’école » est en débat.

Le rapport qui fait la synthèse des discussions a été remis à Vincent Peillon, qui présentera au Conseil des ministres d’ici la fin du mois d’octobre son projet de loi d’orientation et de programmation pour l’école. La loi devrait être votée début 2013.

Ce texte fourmille de suggestions : réformer les rythmes scolaires, accorder la priorité au primaire, redonner du sens à la maternelle, remplacer le redoublement par d’autres méthodes, revoir la formation des enseignants…..

Le chef de l’Etat vient d’annoncer un certain nombre de décisions après avoir reçu ce rapport sur la refondation de l’école. Plus de maîtres que de classes, retour à 9 demi-journées de classe en élémentaire, relance de la scolarisation des moins de trois ans, rétablissement de la formation initiale des enseignants, diminution des redoublements… « L’école doit changer » a affirmé le président de la République. Pour cela « il faudra du temps et des moyens » et le budget de l’Éducation nationale sera « sanctuarisé ». Il a ainsi réitéré son engagement de créer 60 000 postes sur la mandature.

État des lieux après cinq années de sarkozysme qui ont été particulièrement cruelles pour le service public de l’éducation… Enjeux des débats avec une ambition centrale : mettre fin à l’échec scolaire qui laisse sans formation 150 000 jeunes chaque année.

Depuis 2007, l’école a subi des réductions massives de postes, le démantèlement des moyens attribués dans les zones dites difficiles, la disparition de dispositifs d’aide aux élèves en difficulté, le massacre de la formation des enseignants… La part du PIB consacrée à l’éducation a baissé de 7,6% en 1995 à 6,6% en 2008 (chiffres de la FSU). L’école ne sort pas indemne de cette période.

L’école française est devenue une des plus inégalitaires qui soit. Les performances de l’élève sont non seulement fortement corrélées au milieu socio-économique de celui-ci, mais les inégalités apparaissent souvent dès la maternelle et s’aggravent tout au long de la scolarité. Un enfant d’ouvrier a deux fois moins de chance d’arriver au bac qu’un enfant de cadre, les classes d’orientation précoce accueillent à 70% des enfants de familles modestes contre seulement moins de 2% d’enfants de cadres… on pourrait multiplier les exemples. La politique éducative désastreuse mise en place ces dernières années a conduit à la baisse des taux de réussite au bac professionnel et technologique, la scolarisation des 15/19 ans a reculé de 5 points entre 1995 et 2010.

On paie ici la suppression de 80 000 postes dans l’éducation, et son cortège funèbre : effectifs alourdis dans les classes, recul de la scolarisation en maternelle, disparition de personnels spécialisés dans l’aide aux élèves en difficulté, baisse des moyens pour l’éducation prioritaire… Les premières victimes sont les enfants des familles populaires. Un récent rapport de l’OCDE souligne pourtant que réduire l’échec scolaire est payant pour les individus mais également pour la société. Encore faut-il s’en donner les moyens. Le véritable défi pour l’école aujourd’hui est bien d’assurer la réussite de tous.

Une autre école est possible ! Quelques pistes principales pour aller vers une meilleure école :
- Allonger la scolarité en favorisant l’accès de la maternelle aux enfants avant 3 ans. Cette mesure a un impact essentiel sur la réussite future de l’élève, notamment dans les milieux modestes.
- Aujourd’hui, 90% des jeunes entre 16 et 18 ans fréquentent l’école. La scolarité obligatoire doit être allongée jusqu’à 18 ans.
- Reconstruire les réseaux d’aide spécialisée aux élèves en difficulté
- Accorder des moyens pour diversifier le travail dans les classes ; petits groupes, dédoublement, le « plus de maîtres que de classes » est un impératif pour travailler autrement et plus efficacement et favoriser la réflexion des équipes pédagogiques.
- Développer la formation initiale et continue des personnels est une urgence et une priorité.
- Donner plus aux quartiers difficiles en développant « l’éducation prioritaire »
- Assurer l’égalité de traitement sur tout le territoire. Les communes notamment, qui assurent l’entretien et le fonctionnement des écoles élémentaires, ont des choix politiques ou des moyens financiers très divers. L’échelle des dépenses va de 1 à 10. Or, après l’annonce de la modification des rythmes scolaires, ce serait encore aux collectivités territoriales d’assurer l’accès des élèves à des activités périscolaires à la fin d’une journée de cours raccourcie. Il faut mettre en place des fonds de péréquation pour compenser ces inégalités territoriales.

Le chantier de reconstruction de l’école est immense après ces années de casse. Il importe à présent d’écouter les enseignants. Ils ont une expertise qui doit être entendue. Le SNUipp demande l’ouverture d’une nouvelle étape : celle de la négociation. Le syndicat précise que « l’amélioration des conditions de vie et d’apprentissage des élèves et celle d’exercice du métier des enseignants vont de pair. Car, si nous changeons, c’est pour du mieux pour les élèves comme pour les enseignants ».

C’est dans cet esprit que le syndicat, majoritaire dans le premier degré, a lancé une grande enquête auprès de toute la profession et qu’il entend en utiliser les résultats pour peser sur les discussions à venir.

Pour le SNUipp, les orientations affichées par le gouvernement doivent se traduire par des mesures concrètes qui transforment en profondeur le quotidien dans les écoles. Il s’agira bien, après le temps du discours, de réellement « changer la donne », de donner aux enseignants du pouvoir d’agir dans leurs classes pour faire reculer l’échec scolaire, en améliorant leurs conditions de vie professionnelle. Car définitivement, rien de durable ne se fera sans eux.

Enfin, la question se pose de savoir si la France aura les moyens de mettre en œuvre des propositions audacieuses pour l’école dans un contexte de restrictions budgétaires sévères. La FSU en est bien consciente, qui s’est prononcée contre l'austérité promise par la ratification du pacte budgétaire européen.
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Pour l’école, le changement, c’est maintenant ?

Chers lecteurs, notre blog reprend de l’activité après une pause estivale. Et forcément, le premier billet est consacré à la rentrée scolaire, plus particulièrement celle du primaire….

OLYMPUS DIGITAL CAMERA         Difficile mais porteuse de promesses : c’est ainsi que les syndicats enseignants du premier degré caractérisent cette rentrée 2012 qui sera encore délicate dans les écoles à bien des égards. Les
1 000 postes supplémentaires accordés aux écoles primaires sont loin de réparer les dégâts causés par les années Sarkozy. Mais elle est aussi encourageante avec de premières annonces telles que le recrutement de 22 000 enseignants en 2013 et l’organisation d’une concertation pour une nouvelle loi d’orientation qui arrivera au Parlement en novembre.
Alors que François Hollande affirme vouloir faire de l’éducation une des priorités de son quinquennat, et que les Français plébiscitent cette orientation – deuxième sujet jugé important, après l’emploi mais avant le pouvoir d’achat- la rentrée va permettre d’observer si le changement est bien au rendez-vous.

« Une rentrée de changement », c’est ainsi que Vincent Peillon, nouveau ministre de l’Education, a qualifié la rentrée des classes en ce mois de septembre. Mot quelque peu galvaudé ou réalité ? Certes, 1 000 postes ont été créés dans le primaire pour « pallier les difficultés les plus importantes suscitées par les suppressions d’emplois massives qui étaient prévues : 5 700 en moins dans le premier degré ». Mais il manquera donc toujours 4 700 postes, ce qui laisse augurer que le changement ne sautera pas encore aux yeux. Pour le syndicat enseignant SNUipp-FSU, « ces 1 000 postes sont une amorce de changement qu’il faudra amplifier, car l’on ne reconstruit pas une école abimée par la politique éducative de l’ancien gouvernement en un tour de main. »OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Petit tour d’horizon des chantiers sur lesquels le « changement » est grandement attendu par les enseignants et les parents…

Des moyens pour l’école
Le taux d’encadrement des élèves français dans le primaire est le plus faible des pays de l’OCDE, et cela pèse lourdement sur leurs résultats. L’école est dans une situation calamiteuse après avoir subi la logique de non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux, la fameuse « RGPP » qui a coûté près de 80 000 postes à l’Education nationale en 5 ans de sarkozysme. Il y a donc urgence en la matière.
Changement de cap puisque 22 100 postes seront ouverts au concours 2013, dont 9 000 seront réservés au primaire permettant de renouveler les départs à la retraite. Voilà un premier pas, mais le SNUipp estime qu’il faudra pour le primaire au moins
30 000 postes sur les 60 000 promis sur la mandature, un minimum pour scolariser de façon satisfaisante les enfants de moins de trois ans, instaurer un système de maîtres surnuméraires « le plus de maîtres que de classes » afin de changer les pratiques pédagogiques et lutter contre l’échec scolaire, aider les directeurs d’école, accompagner correctement les élèves en situation de handicap, ouvrir des classes pour faire baisser les effectifs. Un minimum…
OLYMPUS DIGITAL CAMERA         Le ministre a également confirmé le recrutement de 2 000 assistants d’éducation et de 1 500 auxiliaires de vie scolaire pour accompagner les élèves handicapés. 12.000 de ces contrats aidés sont renouvelés alors que 14.700 arrivaient à échéance en juillet dernier. Le bât blesse pourtant car à ce jour, plusieurs centaines de contrats EVS affectés à l’aide administrative aux directeurs d’école n’ont pas encore été renouvelés. De plus, les EVS et AVS doivent devenir des emplois pérennes et statutaires car ce sont de véritables métiers, indispensables au bon fonctionnement des écoles.

La formation des maîtres
Dans ce domaine aussi, le changement est au rendez-vous. Le ministre annonce la refondation d’une véritable formation initiale professionnalisée, massacrée par la droite. Alors que les nouveaux professeurs se retrouvent à plein temps, sans formation pédagogique devant leur classe, le ministre a annoncé un dispositif transitoire pour aider ces « sacrifiés de la réforme de la mastérisation ». Réaffirmons fortement que non, on ne peut pas enseigner sans formation. Enseigner est un métier qui s’apprend ! Il y a urgence à assurer non seulement une solide formation initiale mais aussi de permettre une formation continue digne de ce nom pour que les enseignants puissent bénéficier des avancées de la recherche pédagogique et échanger leurs expériences. OLYMPUS DIGITAL CAMERA

La lutte contre l’échec scolaire
15 à 20% des élèves entrent en 6è avec des difficultés en français et en maths : c’est beaucoup trop ! D’autant plus que les écarts entre les bons élèves et ceux en difficulté ont tendance à s’accroître. Notre école est une des plus inégalitaires qui soient avec une corrélation très forte entre échec scolaire et origine sociale.
C’est aux écoles maternelles et élémentaires qu’il faut accorder les moyens pour agir en priorité, car ces premières étapes de la scolarité sont déterminantes pour le parcours ultérieur des élèves.
OLYMPUS DIGITAL CAMERA         L’école maternelle notamment reste un point noir. Alors qu’elle est primordiale dans la prévention des difficultés, par la maîtrise du langage et les premiers pas vers la culture scolaire, sa situation n’a cessé de se détériorer au fil des ans. Les effectifs y sont encore plus élevés qu’en élémentaire, la scolarisation des deux ans a chuté de façon vertigineuse… et ce au moment où l’OCDE rappelle que « l’investissement dès l’école maternelle pour les enfants issus de milieux défavorisés constitue une mesure équitable. » Plus longtemps on fréquente la maternelle, moins on a de risques de connaître l’échec scolaire…d’où l’intérêt de scolariser avant trois ans, notamment dans les secteurs défavorisés.
Et la question des moyens à mobiliser est ici essentielle car chacun sait que l’école française est victime d’un sous-investissement chronique de l’Etat. De nombreuses études convergent pour l’affirmer et l’OCDE estime à 15% le déficit d’investissement du pays dans son école comparé à la moyenne des autres pays de l’organisation. C’est un chantier qui ne se règlera pas en trois mois mais cela représente un impératif si on veut réellement faire bouger les choses. OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Une concertation indispensable
Enfin, à l’heure où le ministre lance la « concertation pour la refondation de l’école de la République » qui débouchera sur un projet de loi d’orientation et de programmation soumis aux parlementaires cet automne, pour une mise en œuvre dès 2013, il importe de rappeler que cette concertation doit se faire avec les enseignants. C’est pourquoi le SNUipp demande au ministre d’organiser une journée banalisée afin de recueillir leur avis sur les différentes mesures en discussion : la réforme de la formation, la modification des rythmes scolaires et le temps de travail des personnels, la question des 6 000 « emplois d’avenir » dédiés à l’éducation….

OLYMPUS DIGITAL CAMERA         Il y aura toutefois bientôt une question épineuse lors de cette concertation. Le ministre a annoncé dernièrement : « Nous savons tous que les enseignants ne sont pas assez rémunérés. Il serait digne de les payer mieux si nous en avions les moyens, et lorsque nous les aurons, nous le ferons. » Le salaire des enseignants français ayant moins de quinze ans d’ancienneté a régressé entre 1995 et 2009. Ils sont nettement en dessous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Mais en ce qui concerne la revalorisation salariale, le changement, ce n’est pas maintenant…
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Bonne rentrée à tous ceux qui reprennent le chemin du travail en ce début septembre !

 

Un premier signe pour l’école

Communiqué du SNUipp

François Hollande a réservé, le mardi 15 mai, son premier discours de président à l’éducation. L’occasion pour lui de redire ses engagements et d’affirmer ses valeurs pour l’école. Le SNUipp entend rester un interlocuteur attentif et déterminé à faire avancer l’école.

La jeunesse et l’éducation avaient été des thèmes majeurs de sa campagne électorale. Le mardi 15 mai, quelques heures à peine après son investiture, François Hollande a réitéré ses principaux engagements pour l’école au cours d’un hommage rendu à Jules Ferry. Il a renouvelé sa promesse « de recruter 60 000 personnels de l’éducation sur la durée de mon mandat ». Il a également estimé qu’enseigner « nécessite une préparation toute professionnelle » et, s’étonnant qu’on ait pu ces dernières années « oublier » ce principe « de bon sens », a annoncé le rétablissement de la formation professionnelle des enseignants.

La considération de la nation

Le président de la République a estimé que « l’école a besoin de réformes », qu’elle « attend aussi de la considération de la nation, et appelle le soutien de l’État ». Il est temps selon lui, de l’assurer « de ses ressources car on ne peut pas enseigner correctement sans un encadrement suffisant pour nos enfants ». François Hollande a aussi indiqué « que priorité sera donné aux écoles des quartiers populaires, ainsi qu’à celles de certaines zones rurales aujourd’hui abandonnées, oubliées, reléguées ».

Des valeurs et des principes pour une école républicaine

En honorant Jules Ferry qui a été en son temps un ardent défenseur du colonialisme, François Hollande avait suscité la polémique. « Tout homme est faillible et en saluant aujourd’hui la mémoire de Jules Ferry qui fut un grand ministre de l’instruction publique, je n’ignore rien ce ses égarements politiques. Sa défense de la colonisation fut une faute morale et politique elle doit à ce titre être condamnée » a-t-il précisé. Mais le chef de l’Etat s’est avant tout attaché à rappeler les valeurs et les principes qui guideront son action en faveur de l’éducation.

Lutter contre le poids des inégalités sociales

« La société n’est plus la même, les conditions de l’enseignement non plus, mais les principes, eux, demeurent » a-t-il insisté. Disant vouloir adresser « un message de confiance à l’égard de l’éducation nationale », il a salué l’école « comme lieu d’émancipation », réaffirmé sa mission de « préparer toutes les jeunes consciences, d’où qu’elles viennent, quelles que soient leurs origines, quels que soient les lieux où l’école est présente ». Il a aussi appelé de ses vœux l’école de « l’égalité des chances » l’école « qui ne connaît comme critère de distinction que le mérite, le travail et l’effort, car la naissance, la fortune, le hasard établissent des hiérarchies que l’école a pour mission , sinon comme devoir, de corriger voire d’abattre ».

Et maintenant, faire avancer l’école !

D’évidence, le discours tranche avec les paroles et les actes de son prédécesseur. Mais les mesures annoncées suffiront-elles à donner un nouvel élan à l’école ? Ces derniers jours, son “monsieur éducation” durant la campagne, Vincent Peillon, avait notamment annoncé la réalisation d’un état des lieux du système éducatif durant l’été dans la perspective d’une « refondation » du système. La concrétisation de ces projets demande de la confiance et des mesures concrètes.

Une première urgence passe par l’adoption d’un collectif budgétaire pour la rentrée 2012. Très vite, des discussions doivent s’ouvrir afin de revoir la formation des enseignants, le fonctionnement des écoles et les conditions d’exercice du métier, le pouvoir d’achat des enseignants ainsi que les contenus d’enseignement...

Le SNUipp-FSU est déterminé à ce que des mesures concrètes et durables voient le jour dans les écoles : pour la réussite des élèves, le bien-vivre professionnel et la reconnaissance des enseignants.

 

Le SNUipp s'adresse aux candidats à l'élection présidentielle

SNUipp_1.jpgPrincipal syndicat des personnels du premier degré, le SNUipp s’est adressé mardi 10 avril aux candidats à l’élection présidentielle. Dépeignant une école inégalitaire grandement impactée par les mesures prises ces dernières années, il réclame dès la rentrée 2012 un collectif budgétaire.

A moins de deux semaines du premier tour, le SNUipp-FSU a écrit mardi 10 avril une « lettre aux candidats à l’élection présidentielle ». Ce courrier fait suite à la publication en mars du triptyque "le SNUipp propose". Ce dernier présente les principales propositions du syndicat en faveur de la transformation d’une l’école qui soit celle de la réussite de tous les élèves.

« Depuis une quinzaine d’années, le mouvement de massification scolaire ne s’accompagne plus de sa promesse démocratique. Notre école reproduit les inégalités de génération en génération. Pire, elle a la singularité insoutenable d’accentuer celles de la société », constate dans un premier temps le SNUipp. S’il reconnaît que « ce mal profond » n’est pas nouveau, le SNUipp souligne toutefois que « les politiques menées ces dernières années ont renforcé les inégalités scolaires ». Les raisons en sont connues : suppressions massives de postes, non renouvellement d’un départ à la retraite sur deux, démantèlement des RASED, nouveaux programmes trop lourds et trop ambitieux, asphyxie de l’école maternelle notamment de la scolarisation des moins de trois ans, évaluations CE1 et CM2 sans aucune utilité pour faire progresser les élèves… La liste est longue des mesures prises qui conduisent l’école dans le mur.

Dans son courrier aux candidates et aux candidats, le SNUipp ne se prononce pas pour autant pour le statu quo. Bien au contraire, il estime que « le fonctionnement de l’école doit évoluer ». Pour cela il rappelle les cinq leviers présentés dans son triptyque. Mais il faut aussi aller très vite pour améliorer les conditions de scolarisation des élèves et de travail des enseignants dès la prochaine rentrée scolaire. « Dès la rentrée 2012 l’école a besoin de mesures d’urgence, conclut le SNUipp, à commencer par la mise en place d’un collectif budgétaire ».
Lire la lettre

 

Des ambitions pour une autre école !

Dans le Val d'Oise, à la rentrée prochaine, 28 postes d'enseignants seront encore supprimés alors que plus de 1400 élèves supplémentaires sont attendus en élémentaire : encore plus d'élèves dans les classes, encore moins de remplaçants, encore moins d'enseignants spécialisés de RASED pour s'occuper des élèves en difficulté, encore moins de place pour l'école maternelle pour les tout-petits, encore moins de formation pour les enseignants...

Les conditions d'apprentissage pour les élèves et de travail pour les professeurs des écoles vont encore se dégrader.

Parents et enseignants se sont rassemblés samedi 31 mars à Cergy pour manifester leur rejet de cette destruction et leurs ambitions pour une autre école.

           

 

L'éducation au coeur des débats

La mobilisation des parents d’élèves se poursuit : on ne lâche rien.

Après Argenteuil et Ermont, les parents continuent à se mobiliser.

La FCPE 95 organise 3 nouvelles manifestations pour protester contre la suppression des moyens accordés aux établissements scolaires de nos enfants avec l’ensemble de la communauté éducative (syndicats enseignants, non enseignants, syndicats lycéens, associations de parents d’élèves, ...) et les élus locaux.

• Samedi 31 Mars 2012 Place du Général de Gaulle à Cergy à 12h
• Mercredi 11 Avril 2012 devant le Rectorat de Versailles avec les parents d’élèves des Yvelines, des Hauts de Seine et de l’Essonne à 17h
• Vendredi 13 Avril 2012 Soutien au RASED au cinéma Utopia Saint Ouen l’Aumône avec la diffusion du film « Un parmi les autres », du réalisateur Pierre de Nicola produit par la "Fédération nationale des associations de rééducateurs de l’Éducation nationale" à 20h

Ces mauvais coups supplémentaires auront des effets désastreux si nous ne faisons rien pour y remédier et nous ne pouvons pas attendre le résultat des élections présidentielles pour agir car il sera trop tard.

C’est pourquoi, dès maintenant d’autres actions sont en préparation à Garges, Villiers le Bel, Sarcelles, ...qui rejoindront les initiatives communes avant et après les élections présidentielles et législatives.

Dans le premier degré : fermetures de classes ; effectifs surchargés ; remplacements non assurés ; fin de la scolarisation des moins de 3 ans ; démantèlement des réseaux d’aide et de soutien aux enfants en difficulté ; suppression des postes de maitres formateurs ; ouvertures de classes compromises…

Dans les collèges : disparition de cours et options ; suppression du travail en groupe et du soutien sur temps scolaire ; fin des itinéraires de découverte ; classes surchargées, menaces sur les postes de CPE…

Dans les lycées : fragilisation des lycées par la suppression massive d’emplois au moment où s’appliquent les réforme, notamment dans la voie technologique ; suppression de 17 formations dans les lycées techniques, technologiques et professionnels, du CAP au BTS…

Dans beaucoup d’établissements, les élèves en difficulté ou handicapés seront moins bien pris en charge.

Devant cette situation alarmante, nous appelons le plus grand nombre à se joindre aux mobilisations organisées par la communauté éducative : les organisations professionnelles enseignantes : CGT Educ’Action, SNEP-FSU, SNESFSU, SNUEP-FSU, SNUipp-FSU, UNSA Education, les associations de parents d’élèves FCPE , PEEP et les organisations lycéens FIDL, UNL.

Nous voulons le retour des 80 000 profs supprimés depuis 2005, nous voulons le recrutement de médecins scolaires, de professionnels de la vie scolaire, de professionnels de l’orientation scolaire, nous voulons des enseignants qualifiés, formés et accompagnés dans leurs missions.

Nous voulons des classes avec des effectifs conformes aux matières à enseigner et aux particularités sociales, culturelles et économiques de chaque territoire.

Nous voulons une Éducation Nationale ambitieuse pour nos enfants et ambitieuse pour la nation. Les richesses pour cet investissement existent il faut les partager.

Le gouvernement et ses représentants doivent revoir leur copie et adopter un collectif budgétaire. Ne les laissons pas sacrifier l’avenir d’une génération.

Bruno Brisebarre et l’ensemble du conseil d’administration FCPE 95

Élections 2012 : l'éducation au coeur des débats

Site de la FCPE 95

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La maison de l’éducation du Val d’Oise est en danger

MDE_1.jpgVoici un exemple des ravages que peut entraîner la sacro-sainte « maîtrise des dépenses publiques ».

La maison départementale de l’éducation est une structure offrant aux établissements scolaires et aux enseignants des ressources pédagogiques riches et variées, tant en formations qu’en documents touchant tous les domaines de l’enseignement. Prêts en nombre d’ouvrages de jeunesse, médiathèque, expositions, colloques, salon des éditeurs scolaires, semaine de la presse, animations autour des disciplines, de la pédagogie et de la culture… autant de richesses dans le domaine de la formation et des pratiques des enseignants qui sont menacées..

La MDE vient d’apprendre que la subvention du conseil général ne sera pas versée en 2012. Sans cette subvention, la MDE du Val-d’Oise sera dans l’impossibilité de poursuivre ses missions. C’est tout un dispositif de ressources et d’accompagnement sans équivalent dans le département qui va disparaître.

Une pétition circule pour soutenir la MDE, qui s'est adressée au Conseil général.

Monsieur le président du Conseil général,

Notre incompréhension est grande à la nouvelle de la décision du conseil général du Val-d’Oise de suspendre la subvention attribuée annuellement à la Maison départementale de l’éducation, alors que celle-ci a été décidée dans le cadre d’une convention partenariale signée le 1er décembre 2010, et pour une période de trois ans.

Nous craignons que le Conseil général ne mesure pas les conséquences qu'entraînera la suppression de cette subvention annuelle.

Nous attirons donc votre attention sur le fait que la Maison départementale de l'éducation est une structure pilotée par le Centre régional de documentation pédagogique (CRDP), établissement public dont les ressources proviennent à la fois de l'État, des collectivités locales et de ressources propres. Cette diversité de ressources permet à chaque partenaire engagé d’assurer de nombreuses missions d’accompagnement éducatif pour un coût allégé puisque partagé.

Certes, il n’y a pas obligation pour les conseils généraux d'accorder une subvention aux CDDP, mais une grande majorité d’entre eux contribue à leur fonctionnement car cela participe à la réussite de la politique éducative du territoire.

Si nous comprenons votre souci de maîtrise des dépenses publiques alors que l'État transfère de plus en plus de charges aux collectivités territoriales, nous ne pouvons accepter que, par cette décision soudaine et radicale, le Conseil général remette en cause l’existence même de la Maison départementale de l’éducation. Nous tenons à vous rappeler, Monsieur le président, que nombreux sont les enseignants, des collèges, mais aussi des écoles et des lycées, qui fréquentent la Maison départementale de l’éducation et utilisent ses services tout au long de l’année scolaire : animations, publications, formations, accompagnements pédagogiques tant dans les secteurs de la ressource pédagogique, des arts et de la culture, que celui en plein développement des technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement.

À l’heure où la formation initiale est mise à mal par la disparition des IUFM, où la formation continue se réduit comme peau de chagrin, la Maison départementale de l’éducation est en effet devenue un espace d’information, de formation, d’échanges et de ressources essentiel pour l’exercice du métier d’enseignant et au-delà, pour l’ensemble des acteurs du système éducatif.

L’annonce de la décision en cause suscite émotion et déception chez l’ensemble de nos collègues, enseignants familiers de la structure, conseillers pédagogiques, etc.

La Maison départementale de l’éducation est en effet devenue un lieu de ressources incontournable.
La présence, au cœur du territoire val-d’oisien, de cette structure comprenant des espaces de ressources éducatives, de la documentation pédagogigue multi-supports, des salles de réunions et de formation est un atout majeur pour les communautés éducatives. Il n’y a pas de structure équivalente dans le département à même d’assurer ces missions.

Nous souhaiterions pouvoir vous rencontrer prochainement pour échanger et envisager une solution pérenne, afin que la Maison départementale de l’éducation puisse accomplir ses missions d’accompagnement, dont les bénéficaires sont au final les jeunes scolarisés.

Un engagement de votre part, dans cette situation, permettrait de nous orienter vers une solution mesurée afin que, dans l’intérêt du public scolaire, la mission de service public que nous assurons puisse se poursuivre.

Signer pour soutenir la MDE

 

Défendre une école pour tous

rased.jpgPour la rentrée 2012, une nouvelle vague de suppressions massives de postes de RASED (Réseau d’aides spécialisées aux élèves en difficulté) est programmée : elle portera à près de 5000 le nombre de postes d’enseignants spécialisés de ces dispositifs détruits depuis 2008. Ce seront 250 000 élèves des écoles maternelle et élémentaire qui n’auront ainsi plus aucune aide spécialisée alors que toutes les ressources devraient être mobilisées dans l’ensemble des dispositifs pour assurer la réussite de tous.

C’est pourquoi le Collectif national RASED rassemblant des organisations syndicales, des associations professionnelles et de parents d’élèves, a souhaité rédiger un Appel « Sauver et développer les RASED, c’est défendre une école pour tous» pour dénoncer cette situation. Il est porté par des chercheurs, des personnalités, des président(e)s et secrétaires généraux des associations et syndicats, des représentants de la communauté éducative, des parents, des enseignants...

Signer l'appel

 

Lycée d'Enghien : des élèves en plus, des moyens en moins !

lyc_e_1.jpgOn nous communique...

Motion des associations de Parents d’Élèves du lycée Gustave Monod adoptée par le Conseil d’administration

Ce jour (le 14 février, ndlr du blog) le Conseil d’Administration est informé de l’attribution de la dotation horaire globale pour l’année scolaire 2012/2013 au lycée Gustave Monod.

Une constatation s’impose, alors que le nombre d’élèves doit être en augmentation, les moyens d’enseignement diminuent.

Derrière les chiffres : Diminution supérieure à 5% des moyens pour une augmentation prévisible de 2% des élèves, c’est une dégradation concrète des conditions d’enseignement qui nous est présentée pour la prochaine rentrée.

  • Suppression de trois sections dont une seconde
  • Recours encore plus massif aux Heures Supplémentaires Annuelles
  • « Mesures de carte scolaire » (en bon français : enseignants remerciés)

Ces mesures ont des conséquences concrètes sur les élèves :

  • Classes surchargées
  • Impossibilité de mettre en place des enseignements en groupes restreints
  • Enseignants effectuant déjà des heures supplémentaires et ne pouvant plus compenser les absences de collègues
  • Disparition des aides possibles en direction des élèves en difficulté
  • Classes de langues regroupant des niveaux et des finalités différents

Cette situation n’est pas acceptable, les fermetures de classes auront des effets dévastateurs sur l’avenir de l’établissement, la dégradation des conditions d’enseignement ne peut que nuire à l’avenir de nos enfants.

Les élus des parents d’élèves du lycée Gustave Monod s’élèvent, une fois de plus, contre cette détérioration constante du service public de l’éducation nationale et, tout en saluant les efforts des équipes pédagogiques du lycée, appellent les parents à se mobiliser pour stopper ce qui est une atteinte inacceptable à l’avenir de nos enfants.

Nous invitons tous les parents d'élèves à nous rejoindre et signer la pétition suivante contre la DHG 2012/2013 qui nous est proposée.

signer la pétition

 

Non-assistance à élèves en difficulté !

14 000 postes seront supprimés dans l’Éducation à la rentrée 2012, alors que 2 500 nouveaux élèves sont attendus. Les écoles maternelles et élémentaires seront amputées de 5 700 postes.

Les chiffres des ouvertures et fermetures de classes sont annoncés ces jours-ci dans les départements puis dans les villes.

Le Val d’Oise n’échappe évidemment pas aux restrictions budgétaires. 28 emplois disparaissent dans notre département alors que la démographie est à la hausse avec 1408 élèves supplémentaires dans les écoles en septembre 2012.

Le taux d’encadrement prof/élèves est en baisse pour la cinquième année consécutive avec une tendance à s’éloigner de plus en plus de la moyenne nationale. Ce sont les conditions de travail des élèves et des personnels qui seront à nouveau dégradées.

La disparition programmée des RASED se poursuit avec de nouveau la suppression de 42 postes d'enseignants spécialisés.

De plus, l’absurdité du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux fait que l'Inspection Académique du Val d'Oise procèdera au recrutement d'une vingtaine de vacataires, alors que 19 postes ont été supprimés à la rentrée 2011. C’est le retour des enseignants « précaires » dans les écoles du 95, le recours à des étudiants, peu ou pas formés, mis en difficulté ainsi que leurs élèves.

Ces mesures dégradent la qualité du Service Public d’Éducation, les conditions d’enseignement et d’apprentissage, fragilise les élèves les plus en difficulté et accroît encore plus les inégalités entre élèves. Le 31 janvier dernier, les enseignants se sont mobilisés pour que soient suspendues les suppressions de postes prévues pour la rentrée 2012 et pour obtenir le retrait du projet d’évaluation notamment des personnels enseignants, d’éducation et d’orientation. Ils dénoncent vigoureusement ces choix qui exposent dangereusement les élèves, les écoles et qui dénaturent le métier d’enseignant.

Ils refusent la dégradation des conditions de scolarisation des élèves et de travail des personnels et ils ont à cœur de défendre leurs métiers et le système éducatif.

« Conditions de travail, précarisation de l’emploi, absence de revalorisation, suppressions de postes, réformes contestées… Il est urgent de stopper une politique éducative qui tourne le dos à la réussite de tous les élèves et place les personnels dans des situations de plus en plus difficiles » alerte la fédération syndicale FSU, qui entend bien dans le cadre des campagnes aux élections présidentielle et législatives, porter avec force ses propositions pour une autre politique éducative avec des moyens adéquats.

C’est d’une tout autre politique dont l’École a besoin aujourd’hui pour relever le défi de la réussite de tous et donner à tous les élèves des perspectives d’avenir.

L’Éducation doit devenir une réelle priorité! D'autres choix pour l’Éducation s'imposent!

Dans la 6è circonscription législative du Val d’Oise dont fait partie notre commune, si trois ouvertures de classes, dont deux à Deuil et une à Soisy, sont prévues en septembre 2012, trois fermetures sont également annoncées à Andilly, Margency et Sannois. Deux autres classes sont menacées de fermetures à Enghien et Sannois. Enfin, trois postes Rased d’aide aux élèves en difficulté sont supprimés : un à Montmagny et deux à Sannois.

Qu’en pense le député sortant François Scellier ?

 

Nouvelle saignée dans l'éducation

ecole_4.jpgLes profs étaient en grève aujourd’hui contre la réforme de l’évaluation des personnels et les suppressions de postes prévues à la rentrée 2012.

Dans les collèges et les lycées, c'est le projet de réforme de l’évaluation, qui s’appliquerait dès la rentrée 2012, qui met le feu aux poudres. Le chef d’établissement pourrait remplacer l’inspecteur pédagogique, devenant un véritable?patron assurant seul l’évaluation des enseignants, qui détermine l’évolution de la carrière et donc du salaire. Cette réforme calquée sur le modèle du privé rencontre une très forte opposition.

L’autre sujet de colère concerne évidemment les suppressions de postes. 14?000 doivent disparaître à la rentrée 2012, dont 5?700 suppressions qui frapperont les écoles, alors que 2?490 élèves supplémentaires sont attendus. Pour le primaire, c’est une «?nouvelle saignée?», qui ?va se traduire par une dégradation supplémentaire des conditions de travail des personnels et d’apprentissage des élèves. Le taux d’encadrement, déjà bien en-dessous de la moyenne des pays de l’OCDE, continue de chuter. Les postes de remplaçants se réduisent toujours plus. Les enfants de moins de trois ans ne sont quasiment plus scolarisés. «?Ces nouvelles coupes claires sont inacceptables?», dénonce le SNUipp, syndicat du premier degré qui précise que «?la lutte contre l’échec scolaire sera de plus en plus difficile à mener?». De fait, les postes d’enseignants?Rased, spécialisés dans la difficulté scolaire, seront les premiers touchés?: 2?500 pourraient disparaître en 2012, selon le SNUipp qui appelle à «?la mobilisation générale?».

En Ile de France, on attend à la prochaine rentrée solaire 7 832 élèves supplémentaires et le gouvernement prévoit de supprimer 591 postes d’enseignants. Dans le Val d’Oise, 1408 élèves de plus sont attendus en septembre prochain mais 28 postes seront supprimés.

Illustration volée au SNUipp

 

Rased supprimés, élèves en danger !

ecole_mai.jpg2 500 RASED supprimés : le scénario se confirme.

Département par département, le voile sur la nature des 5 700 postes supprimés à l’école primaire pour la rentrée prochaine se lève peu à peu. Première cible, les postes RASED (1) consacrés aux aides spécialisées pour les élèves en difficulté connaissent une véritable purge.

Selon un premier comptage effectué par le SNUipp-FSU et portant sur 50 départements, plus de 1170 suppressions de postes d’aides spécialisées – maîtres E et G (1) – sont déjà annoncées.

Au final, ce sont près de 2 500 postes qui risquent d’être totalement liquidés, comme l’avait malheureusement estimé le SNUipp-FSU en octobre dernier.
Ils s’ajoutent aux 2 500 emplois de RASED déjà effacés entre 2008 et 2011. En 5 ans, ce sera donc près d’un tiers de l’effectif total des RASED, essentiellement des maîtres E et G, qui aura disparu des écoles.

Dans le même temps, alors qu’aucun texte ne le prévoit, qu’aucune concertation n’a été organisée, de nombreux Inspecteurs d’Académie souhaitent modifier considérablement l’organisation et les missions des RASED. Dans certains départements, les maîtres spécialisés ne seraient plus rattachés à un petit groupe d’écoles pour intervenir auprès des élèves en difficulté mais affectés sur une circonscription, soit en moyenne 50 écoles, sur des missions de conseil aux enseignants.

A la rentrée, ce sont plus de 125 000 élèves supplémentaires qui seront privés des aides spécialisées indispensables à leur réussite scolaire ! Comment prétendre dans ces conditions lutter contre l’échec scolaire ? D’autant qu’il faudra ajouter à ce triste bilan, d’autres suppressions : remplacement, assistants de langues vivantes, conseillers pédagogiques et maîtres- formateurs, mais aussi fermeture ou non ouverture de classes entrainant une augmentation du nombre d’élèves dans les classes.

Dans ce contexte, le SNUipp-FSU appelle à la réussite de ses 101 grèves et manifestations, et du temps fort du 31 janvier. L’exigence de la suspension des suppressions de postes et une politique ambitieuse pour l’école primaire sont au coeur de ces mobilisations.

Communiqué du SNUipp

(1) Les RASED, réseaux d’aide aux élèves en difficulté, rassemblent des psychologues scolaires et des professeurs des écoles spécialisés. Ils sont membres à part entière de l’équipe enseignante des écoles où ils exercent et interviennent auprès des élèves de la maternelle au CM2, en classe ou en petits groupes. Les maîtres E apportent des aides spécialisées à dominante pédagogique qui concernent les élèves qui ont des difficultés pour comprendre et apprendre alors qu’ils en ont les capacités. Les maîtres G apportent des aides spécialisées à dominante rééducative qui concernent les élèves qui ont des difficultés à s’adapter aux exigences scolaires.

 

Cherchez l'erreur...

FSU-AFF-MANIF.indd1408 élèves supplémentaires = 28 postes en moins : cherchez l'erreur...

« La casse du siècle ! » C’est ainsi que le syndicat enseignant du premier degré, le SNUipp tire la sonnette d’alarme en ce mois de janvier.

150 000 postes ont été supprimés en 5 ans dans la fonction publique. « L'Éducation nationale a payé un lourd tribut » estime le SNUipp 95, qui fait ses comptes : un bilan désastreux !

En 2011, le Val d’Oise a accueilli 1 284 élèves de plus mais a connu 11 suppressions de classes, 43 disparitions de postes spécialisés « Rased » et 40 autres suppressions de postes ZEP/REP dans les quartiers dits sensibles. Au total, depuis septembre 2008, ce seront 93,25 postes qui auront été supprimés avec, dans le même temps la scolarisation de plus de 5 500 élèves supplémentaires dans notre département.

Le taux d'encadrement, nombre d'enseignants pour 100 élèves, continue chez nous de dégringoler depuis 5 ans. La scolarisation des enfants de moins de trois ans a chuté de 8,6% à seulement 2,5%.

Les chiffres pour la rentrée prochaine viennent de tomber. Dans l’Académie de Versailles sont prévues 260 suppressions de postes à la rentrée 2012. Le Val d’Oise devrait « rendre » 44 postes : 16 postes d'intervenants de langue et 28 emplois d’enseignants. Et pourtant, est annoncée une prévision de 1 408 élèves supplémentaires à la rentrée 2012. Alors qu’il doit supprimer 28 emplois d’enseignants, l’Inspecteur d’Académie devra dans le même temps ouvrir des classes supplémentaires pour accueillir les 1408 élèves de plus. Il devra donc faire des choix... et il lui faudra bel et bien récupérer des postes pour ouvrir ces classes ! Les conditions d’exercice et d’apprentissage vont encore et de nouveau se dégrader.

La carte scolaire s'annonce donc particulièrement tendue et les incidences nombreuses sur les conditions de travail des élèves et des enseignants. A la demande du ministère, les différentes phases de la carte ont d’ailleurs été décalées pour ne pas « déranger » les échéances électorales, présidentielles et législatives. C’est prudent mais ne suffira peut-être pas à désamorcer la colère des personnels et des parents ! « Les enseignants quant à eux, voient dans le même temps leur pouvoir d'achat encore dégringoler du fait du gel du point d'indice, de la nouvelle grille des salaires établie à la baisse conséquence de la nouvelle loi sur les retraites, de l’augmentation des cotisations MGEN du fait du doublement de la taxe sur les conventions d'assurance et partent à la retraite toujours plus tard avec toujours moins... » s’indigne le syndicat.

Le SNUipp a demandé à être reçu très rapidement par l’Inspecteur d’Académie et annonce travailler avec la FSU à la construction d’une riposte commune.

Pour le SNUipp, « cette poursuite de la saignée dans les moyens remet en cause tout le travail des équipes enseignantes et expose dangereusement l’avenir des élèves, en particulier les plus fragiles ».
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Éducation : 14 000 postes supprimés en 2012

En cette période où les enfants attendent le père Noël, c’est le sinistre personnage du père Fouettard qui se présente au monde de l’éducation.

Le ministère de l’Éducation nationale vient d’annoncer les suppressions de postes prévues dans l’ensemble des académies, qui devront toutes « rendre » des postes en 2012, à l’exception de la Guyane.

Depuis le début du quinquennat de Nicolas Sarkozy, ce sont 66 000 postes qui auront disparu dans ce dégraissage massif. « Le mammouth n’a plus que la peau sur les os » peut ainsi titrer l’Humanité. La pilule est d’autant plus amère que dans l’écrasante majorité des académies, le nombre d’élèves est à la hausse.

Le primaire est durement touché avec 5 700 suppressions de postes. Le SNUipp, syndicat du premier degré, alerte sur les conséquences qui sont, hélas, connues. A la demande du président de la République, soucieux des remontées des élus en cette année électorale, le solde des fermetures et des ouvertures de classes devrait être nul à la rentrée 2012 dans le premier degré. Comment faire alors pour concilier cette promesse avec les suppressions de postes annoncées ? Le gouvernement va donc poursuivre la baisse de la scolarisation des 2-3 ans et supprimer des postes de remplaçants, d’intervenants en langue ou en informatique, des postes spécialisés dans l’aide des élèves en difficulté.

Alors que la France possède l’un des taux d’encadrement les plus faibles des pays de l’OCDE avec 6,1 profs pour 100 élèves, et même 5 pour 100 dans le primaire, c’est une nouvelle dégradation des conditions d’enseignement qui s’annonce. Le ministère va ainsi à l’encontre de toutes les recommandations, dont celle, dernièrement, du Haut Conseil à l’Éducation préconisant que le primaire bénéficie en priorité de moyens.

De nouvelles mobilisations sont à attendre dès janvier, lorsque les chiffres des fermetures de postes seront annoncés lors des opérations de carte scolaire de début 2012.

Dans l’académie de Versailles, 260 suppressions de postes sont programmées en primaire et 495 dans les collèges et lycées. Début janvier, il sera procédé à la répartition de cette dotation négative entre les quatre départements de l’académie (78, 91, 92 et 95).

Ci-dessous l’ensemble des postes supprimés par académie.

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Les sujets de mécontentement ne manquent pas dans les salles des maîtres !

manif_27_3.jpgCe 15 décembre, les enseignants des écoles sont en grève et défilent partout en France à l’appel de leurs syndicats. Parce qu’ils sont attachés à la réussite de tous leurs élèves, à nouveau ils tirent la sonnette d'alarme. Depuis plusieurs années, la politique éducative malmène et asphyxie l'école et son fonctionnement.

Cette journée est une étape dans les mobilisations qui devraient se développer en janvier, à l’occasion de la préparation de la carte scolaire.

Au cœur du mécontentement, le projet de réforme de l’évaluation et d’avancement des enseignants jugé impraticable et conçu pour faire des économies. Dans les écoles, avec 20 % de grévistes selon le SNUipp-FSU, « la mobilisation est réelle mais inégale d’une école à l’autre ». Et s’il est vrai que la date était peu propice à une forte mobilisation, de nombreux défilés sont organisés dans tout l’hexagone. La condamnation du projet de réforme reste unanime, et la pétition intersyndicale demandant le retrait du projet a recueilli à ce stade plus de 65.000 signatures.

L’action intersyndicale a marqué des points puisque le ministère est revenu sur son projet initial de geler les promotions en 2013 et 2014 mais d’autres contentieux subsistent. Pour le SNUipp-FSU, le projet « lancé à la hussarde, prévoit toujours un ralentissement des carrières, l’absence de transparence dans les promotions et une accentuation du poids hiérarchique » alors que « pour faire réussir les élèves, les enseignants ont besoin de sérénité et d’accompagnement » au moment où « leurs conditions d’exercice du métier se dégradent du fait notamment des suppressions de postes ».

Il est vrai que les sujets de mécontentement ne manquent pas dans les salles des maîtres. Le gouvernement doit aussi garder en mémoire le vaste mouvement de protestation qui avait l’an passé jalonné les opérations de carte scolaire. Or, hasard du calendrier, c’est demain vendredi 16 décembre, que sera dévoilée la répartition académique des 5700 suppressions de postes en primaire prévues pour la rentrée 2012. On en connaîtra dans quelques semaines les déclinaisons département par département. : encore plus d'élèves dans les classes, encore moins de remplaçants, encore moins d'enseignants spécialisés de RASED pour s'occuper des élèves en difficulté, encore moins de place à l'école maternelle pour les tout-petits, encore moins de formation pour les enseignants... Les conditions d'apprentissage pour les élèves et de travail pour les professeurs des écoles vont encore se dégrader.

Fermetures de classes, suppressions de RASED, de postes de remplaçants, abandon de la formation, fragilisation de la maternelle... le bilan du ministère de l’Éducation n’est pas bon et les prochaines suppressions d’emploi programmées dans le budget 2012 vont encore aggraver la situation.
En cette fin de trimestre, remplissez le livret d'évaluation du ministre Chatel

Signez pour le retrait du projet d'évaluation des enseignants

Infos tirées du site du syndicat des enseignants du premier degré, le SNUipp

 

Entre Luxembourg et Sèvres Babylone...

A un lecteur assidu qui s'inquiète de savoir si j"'y" étais, je réponds en photos : oui, nous "y" étions nombreux et décidés...Fidèles "aux postes" et combatifs pour une "règle d'or sociale", nous avons en route croisé le Front de Gauche et échangé avec lui. Près de 54 % des enseignants du primaire et 50 % de ceux du secondaire dans le public ont répondu à l'appel unitaire des syndicats du public et du privé contre les suppressions de postes dans l'Éducation nationale.Petit reportage en photos.



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L'Éducation doit être au coeur des priorités du pays

je_lutte_des_classes.jpgPrès de 54% d’enseignants en grève dans le primaire

Plus d’un enseignant des écoles sur deux sera en grève mardi 27 septembre contre les suppressions de postes. Un mouvement d’ampleur pour l’avenir de l’éducation, soutenu par l’opinion publique et qui devra être entendu à la veille du débat budgétaire.

Soutenus par les parents d’élèves de la FCPE, rejoints par l’UNEF et l’UNL, les enseignants seront majoritairement en grève le 27 septembre prochain contre les suppressions de postes et pour tracer un autre avenir à l’École. En effet, au niveau national, plus de la moitié des enseignants du primaire se sont déclarés en grève (53,75%). « Malgré le contexte de crise et les difficultés liées au pouvoir d’achat, l’Éducation reste une préoccupation forte. La communauté éducative rassemblée souhaite qu’elle devienne une priorité pour notre pays » affirme le SNUipp. Et de fait, nombre d’écoles, partout en France, fermeront leurs portes mardi pour signifier leur refus de « la politique du non-remplacement d’un enseignant sur deux partant à la retraite qui conduit à une impasse ». Les plus forts taux de grévistes, près de 80% des enseignants des écoles, sont attendus en Aveyron, en Haute-Garonne, dans le Loir-et-Cher ou encore en Indre-et-Loire. Mais partout, il s’agira de dénoncer une rentrée scolaire calamiteuse, des classes trop chargées, la fin de la scolarisation des tout-petits, les nouvelles suppressions de postes en RASED et les conditions de formation faites aux jeunes enseignants.

N’en déplaise à Luc Chatel qui « assume » et assure que « la vraie question aujourd’hui, c’est le sur-mesure » des enseignements, « la personnalisation » et non « la quantité », les récents rapports de l’OCDE, du Conseil Économique et Social, comme celui du Haut Conseil de l’Éducation, sonnent comme de cinglants désaveux à sa politique. A la veille de la présentation du projet de loi de finances 2012, c’est bien du budget de l’Éducation et des 14 000 suppressions de postes encore envisagées dont il sera question. Pour le SNUipp-FSU, la grève doit permettre de « délivrer un message fort pour que l’Éducation soit au cœur des priorités de notre pays ». Près d’une centaine de défilés, organisés dans tout le pays, porteront cette exigence. Celle aussi d’un plan de rattrapage et d’investissements massifs pour l’École, une école pensée pour les élèves d’aujourd’hui.

Communiqué du SNUipp

A Paris, la manifestation partira du Luxembourg à 14h30.
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Salaires enseignants : à revaloriser d’urgence !

L’Éducation sera sans nul doute un thème important dans les débats à l’approche des échéances électorales de 2012. Alors que les prochains jours seront marqués par la première grève de l’année scolaire alertant sur les conditions de travail dans les écoles, c’est sur les salaires enseignants que l’OCDE vient de se pencher dans son étude annuelle, « Regard sur l’éducation ».

Ce ne sera pas une surprise pour les personnels concernés : l’enseignant français est mal payé. L’étude note qu’il est moins payé que ses collègues européens. "En France, le salaire moyen des enseignants du primaire ou du secondaire est inférieur à la moyenne de l'OCDE, aussi bien pour les enseignants débutants, que pour ceux qui ont 10 ou 15 ans d'expérience professionnelle. Seuls les salaires en fin de carrière sont légèrement au dessus de la moyenne des pays", rappelle l'OCDE. Le salaire statutaire des enseignants ayant 15 ans d'ancienneté s'établit, en moyenne en 2009, à 24 422 euros dans l'enseignement primaire, contre 28 507 dans la moyenne des pays de l'OCDE. Il est de 26 267 euros dans le premier cycle de l'enseignement secondaire alors que dans la moyenne des pays il se monte à 30 549. Les professeurs de lycée, eux, ont un salaire de 26 484 euros contre 32 030 en moyenne ailleurs.

Deuxième enseignement et là encore les enseignants ne s’en étonneront pas : entre 2000 et 2009, le salaire des enseignants a diminué en France. "Depuis 1995, le salaire des enseignants a crû dans les deux tiers des pays de l'OCDE. Pas en France", explique l'OCDE. En prenant 2005 comme année de référence où le salaire aurait été de 100, on observe que le salaire des enseignants français a décru. Dans le premier degré, il était égal à 107 en 1995 et est tombé à 95 en 2009. En collège, il est passé de 109 à 95 entre les mêmes dates et en lycée, de 108 à 95. Dans les trois cas, et selon la même base, la moyenne des pays de l'OCDE est à 107.

Enfin, l’étude souligne que la France consacre une part moindre de sa richesse à payer ses profs. C'est en Australie, en Corée, en France, au Japon et en Suisse que le salaire des enseignants en pourcentage du PIB a le plus diminué entre 2000 et 2009. Il est toutefois resté nettement supérieur à la moyenne de l'OCDE partout, sauf en Australie et en France.

En 2012, que proposeront les uns et les autres ? L’UMP a d’ores et déjà adapté son slogan favori « travailler plus pour gagner plus » en proposant dans son programme que « les enseignants soient davantage présents devant les élèves contre une meilleure rémunération ». Pas sûr du tout que les profs soient séduits par ces promesses qui se sont déjà montrées totalement illusoires.. A gauche, si le Front de Gauche se prononce pour « une revalorisation générale des salaires », le Parti socialiste semble bien empêtré dans ses contradictions entre la rigueur à appliquer aux dépenses publiques et une plus que nécessaire revalorisation du métier d’enseignant.



L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) est une organisation internationale d’études économiques, dont les pays membres - des pays développés pour la plupart - ont en commun un système de gouvernement démocratique et une économie de marché. Elle joue essentiellement un rôle d’assemblée consultative.
L’OCDE compte 34 pays membres et publie fréquemment des études économiques — analyses, prévisions et recommandations de politique économique — et des statistiques, principalement concernant ses pays membres.

 

L’école malade des restrictions budgétaires

_188_.jpgLe non remplacement d’un fonctionnaire sur deux continuera ses ravages en 2012. En cinq ans, 150 000 postes ont été supprimés dans la fonction publique d’État, dont plus de 50 000 dans l’Éducation nationale, entraînant une dégradation des conditions d’apprentissage pour les élèves et de travail pour les enseignants.

En 2012, 14 000 nouvelles suppressions sont à redouter dans le secteur de l’éducation, dont 5 700 pour les écoles. Les effectifs par classe seront plus lourds, des classes seront fermées, des postes de maîtres spécialisés dans l’aide aux élèves en difficulté disparaîtront, ainsi que des postes de remplaçants, de formateurs, de maîtres en surnombre * dans les zones d’éducation prioritaire. La scolarisation des enfants de moins de trois ans reculera encore, alors qu’on sait qu’elle est un atout dans la lutte contre l’échec scolaire. Telles sont les « raisons de la colère » comme le clame le SNUipp, principal syndicat des professeurs du premier degré. Le 27 septembre, les personnels de l’éducation seront en grève, public et privé exceptionnellement confondus.

Les comparaisons internationales sont assez édifiantes en matière de politique éducative. En 1995, la France consacrait 4,5% de son PIB aux établissements primaires et secondaires et seulement 3,9% aujourd’hui. Elle était alors le deuxième pays de l’OCDE pour l’enseignement, et le 11è du classement aujourd’hui. La France dépense 5 370 euros pour un élève de primaire contre 6 250 en moyenne dans les pays de l’OCDE. Et surtout, avec un taux d’encadrement de 5 enseignants pour 100 élèves, la France se classe… dernière ! Le Portugal, la Grèce, l’Espagne, la Belgique ou l’Autriche font beaucoup mieux avec des taux de 6 à 10 enseignants pour 100 élèves. Enfin, les dépenses annuelles de la France pour l’école maternelle sont inférieures de 5% à la moyenne de l’OCDE. L’école élémentaire est encore plus mal lotie puisque la France dépense 15% de moins pour elle que les autres pays. Des études internationales montrent aussi que la France est l’un des pays où les performances des élèves dépendent très fortement de leur milieu d‘origine, confortant ainsi les inégalités et les injustices sociales. « Nous sommes très loin de cette école républicaine que nous clamons beaucoup en France » souligne un expert de l’OCDE. « Notre système éducatif a cessé d’être un facteur de réduction des inégalités » pointe à son tour le Conseil économique, social et environnemental, qui épingle les « très sévères restrictions budgétaires ». Le Conseil préconise de favoriser la scolarisation des enfants de deux-trois ans, de redonner des moyens à l’éducation prioritaire et d’investir massivement dans la formation des enseignants.
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L’école est un sujet de préoccupation pour les Français, qui estiment que les mesures gouvernementales de ces dernières années ne vont pas dans le bon sens. 82% d’entre eux sont opposés au principe du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite. 61% pensent que le gouvernement n’agit pas contre l’échec scolaire.

Le 27 septembre, les enseignants et les parents exigeront que l’école redevienne enfin une priorité.



*Ces maîtres surnuméraires encadrent des ateliers avec des élèves, assurent des projets particuliers, animent des bibliothèques d’écoles ou des petits groupes d’initiation à l’informatique…

 

Rentrée 2011 : Mobilisés contre la casse de l’école !

anecr_2.jpgCommuniqué de l'Association nationale des élus communistes et républicains

La rentrée scolaire est le moment de faire le point sur la situation de l'Éducation nationale et sur l'avenir de nos enfants. Entre les fermetures de classes, les postes supprimés, la formation inadaptée des enseignants stagiaires, la baisse des moyens consacrés à l’encadrement des enfants, nous voyons l'école de la République davantage fragilisée chaque année avec à la clef un renforcement des inégalités.

Les élus que nous sommes prenons résolument parti pour la défense d’une l’école pour tous, qui soit l'outil d’une véritable émancipation des jeunes, et non plus une simple variable d'ajustement budgétaire.

L’école publique est en danger.

Les suppressions de postes et fermetures de classe mettent à mal la qualité du système éducatif avec en conséquence directe l'augmentation du nombre d'élèves par classe. L’ensemble des orientations gouvernementales, à commencer par le dogme de suppression d’un poste de fonctionnaire sur deux qui justifierait tous les sacrifices, conduisent à une dégradation générale des conditions d’études pour les jeunes.

En limitant l'accès à la maternelle dès 2 ans dans la plupart des écoles, le ministre de l'Éducation nationale minimise l’importance de la scolarisation des jeunes enfants. La qualité de l'accueil est ainsi diminuée pour réaliser des économies sur le dos des familles et des collectivités auxquelles il incombera de financer des places d'accueil pour la petite enfance.

Réduire les inégalités scolaires passe au contraire par un allongement de la scolarisation des enfants jusqu'à 18 ans, en la rendant accessible dès 2 ans !

Les moyens consacrés aux zones d'éducation prioritaire, les postes d’assistants dans les écoles maternelles, les auxiliaires de vie scolaire ou encore les RASED, pour combattre les difficultés scolaires, sont supprimés par ceux-là même qui tiennent un discours hypocrite sur « l’égalité des chances ».

Dans la logique d’une marchandisation des savoirs et d’une formation qui répondrait aux seuls besoins immédiats des entreprises, l'individualisation des parcours et la concurrence entre établissements sont devenues la règle, témoignant de l'instauration d'une école à plusieurs vitesses avec laquelle on renonce à mettre l'excellence à portée de tous.

Nous refusons de laisser s’accroître cette concurrence et les inégalités entre les établissements.

Aux antipodes des orientations données par le ministre Chatel, il faut impulser une transformation progressiste de l’Éducation nationale répondant aux besoins des élèves qui n'ont que l'école pour apprendre.

La baisse des moyens consacrés à l’accompagnement des élèves en difficultés ou aux quartiers populaires renforce les inégalités sociales en encourageant leur reproduction au sein de l’école. De même, les fermetures de classes et le projet de regroupements d’établissements menacent directement l’existence de certaines écoles en zones rurales, avec pour conséquence d’importantes inégalités territoriales.

Nous défendons le droit pour tous les jeunes d’accéder dans la proximité à une formation de qualité et choisie.

Les collectivités locales (communes, conseils régionaux et généraux...) sont impliquées dans le bon fonctionnement du système scolaire, ainsi que dans l'aménagement du territoire indispensable pour créer les bonnes conditions d'accès de tous à l'école.

Elles doivent peser de tout leur poids aux côtés de la communauté éducative pour que l’État assume ses missions, afin d’assurer une égalité pédagogique réelle sur tout le territoire.

Dans un contexte de réforme territoriale et de baisse de leurs financements, le désengagement de l'état en direction des collectivités locales contribue à renforcer les inégalités. Le caractère national du service public de l'éducation, et sa continuité sur tout le territoire, doivent être réaffirmés.

Nous entendons, dans les mobilisations et dans notre travail d’élus au quotidien, mener ce combat de façon déterminée.

La casse de l’école : une réalité en chiffres
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  • Si Nicolas Sarkozy annonce le « gel » des suppressions de postes dans les écoles primaires pour…2012, on compte bel et bien 16 000 nouvelles suppressions de postes au plan national pour cette rentrée 2011 dans l’Éducation nationale, et 1500 fermetures de classes
  • 66 400 postes ont été supprimés par la droite au pouvoir depuis 2007, soit 8% des effectifs
  • La France possède, de tous les pays de l’OCDE, le plus faible taux d’encadrement de ses élèves, avec 6,1 professeurs pour 100 élèves

Notre ambition : Sortir des orientations actuelles, et mettre en place les mesures qui permettent une école de la réussite pour tous.

- Créer un fonds de lutte contre les inégalités.

- Mettre en place un plan de recrutement massif d’enseignants qualifiés.

- Consacrer 7% du PIB aux dépenses d’éducation.

- Face à la hausse du coût de la scolarité, garantir une vraie gratuité de l’école en France.

Les élus communistes et républicains sont à vos côtés au cœur des luttes pour la défense de l'école.

Le 27 septembre, avec les parents, les jeunes, les enseignants et personnels de l’éducation, rassemblons-nous pour la défense de l’école !

 

Sous le signe de l’éducation

FSU-AFF-MANIF.inddBudget de l’Éducation nationale, suppressions de postes, réforme de la formation, charge de direction, scolarisation des élèves en situation de handicap : à l’occasion de sa conférence de presse de rentrée, le SNUipp (principal syndicat du premier degré, ndlr du blog), a fait le point sur la situation de l’école, avançant ses propositions et rappelant l’appel à la grève du 27 septembre.

« En cette rentrée, nous voulons clairement affirmer que l’investissement en direction de l’école doit devenir une règle d’or pour notre pays ». C’est en ces termes que le secrétaire général du SNUipp-FSU a introduit la conférence de presse de rentrée du syndicat. Une allusion claire aux mesures annoncées par le Premier ministre pour réduire le montant de la dette publique dans le droit fil de celles déjà mises en œuvre depuis 2008, qui ont pour conséquences d’affaiblir toujours davantage le service public, celui de l’éducation en tête. Le SNUipp a d’ailleurs présenté « Pour l’école, pour notre métier, on ne doit pas se priver », un document qui résume les propositions du syndicat pour transformer l’école.

« Seul le cycle de suppressions de postes ne connaît pas la crise », a ironisé Sébastien Sihr, soulignant que « l’école est soumise à un véritable plan d’austérité depuis 4 ans ». Et de rappeler les conséquences de cette politique : 9 000 suppressions de postes dans le premier degré à la rentrée, la fermeture de 1 500 classes, la chute de la scolarisation des moins de trois ans, la disparition de 600 postes supplémentaires de RASED (aide aux élèves en difficulté, ndlr du blog), l’impossibilité d’assurer sérieusement les remplacements, la réduction du nombre d’intervenants en langues vivantes, la réduction des moyens alloués à la formation continue… Souhaitant inscrire l’année scolaire nouvelle « sous le signe de l’éducation », le SNUipp estime que « ce n’est pas un hasard si la première mobilisation de cette rentrée est pour l’école ».

Le secrétaire général du SNUipp a par ailleurs présenté un sondage réalisé par CSA sur les français et leur perception de l’école, montrant à quel point l’éducation demeure dans le contexte budgétaire actuel un des principaux sujets de préoccupation. Le SNUipp a également insisté sur trois dossiers prioritaires. Pour ce qui concerne la formation initiale, selon lui « le ministère n’a pas tiré les enseignements d’une mise en œuvre calamiteuse de la première année de la réforme de formation ». Le syndicat a d’ailleurs décidé d’écrire une lettre à Luc Chatel attirant son attention sur les mauvaises conditions d’entrée dans le métier des PES. (professeurs de écoles stagiaires, placés devant les élèves quasiment sans aucune formation initiale, ndlr du blog).

Il a par ailleurs souligné les difficultés auxquelles sont confrontés les enseignants en matière de scolarisation des enfants en situation de handicap du fait notamment de la stagnation du nombre d’AVS, (« auxiliaires de vie scolaire » , les assistants d’éducation sont recrutés sur des contrats à durée déterminée, ndlr du blog ) de la précarité des emplois et du fiasco rencontré par le dispositif de reprise des AVS arrivant en fin de contrat. L’annonce suite aux assises nationales du handicap de
2 000 contrats est perçue « comme un premier pas ». Mais on n’en est pas au stade d’une véritable professionnalisation de ces emplois et leur nombre reste insuffisant.

Autre dossier chaud, celui de la direction et du fonctionnement de l’école dont la situation est particulièrement « critique » en cette rentrée en raison de la multiplicité des tâches, du manque de temps, du non renouvellement de l’aide administrative. Le SNUipp estime à « 6 000 le nombre d’écoles qui ont perdu leur assistance administrative ». « La coupe est pleine » a lancé Sébastien Sihr qui a demandé en juin au ministre l’ouverture de négociations sur ce dossier. « Sans réponse du ministère, nous lançons un mot d’ordre pour tous les directeurs et directrices : je réponds quand j’ai le temps ». Il leur demande de privilégier avant tout le travail qui concerne directement les élèves.

Toutes les fédérations de l’Éducation nationale appellent à une journée de grève le 27 septembre, on comprend pourquoi.

Texte paru sur le site du SNUipp

 

Une rentrée scolaire avec moins d'enseignants et plus d'élèves

_cole_2.JPGLe SNES-FSU, premier syndicat des collèges et lycées, a qualifié lundi 29 août la rentrée dans le secondaire de "sans précédent". Le syndicat déplore 4 800 suppressions de postes d'enseignants alors que dans le même temps le nombre d'élèves va augmenter, selon ses calculs, de près de 80 000.

"C'est une rentrée assez inédite au point de vue des chiffres, avec 79 536 élèves en plus pour 4 800 profs en moins. En comparaison, en 2007 il y avait 6 100 profs en moins, mais aussi 46 500 élèves en moins", a déclaré Frédérique Rolet, cosecrétaire générale du SNES, lors d'une conférence de presse.

C'est la première fois depuis au moins huit ans que le nombre d'élèves augmente en lycées généraux et technologiques, selon le SNES, qui justifie ainsi l'appel unitaire à la grève du 27 septembre.

Et compte tenu de la natalité française (de moins de 780 000 naissances avant 2000, on est passé à plus de 820 000 aujourd'hui), "l'augmentation du nombre d'élèves va être durable, donc il faut prévoir des recrutements", a ajouté Daniel Robin, autre cosecrétaire général.

Or il y a "crise" en la matière, "de 2002 à 2011, le nombre de postes aux concours externes a baissé de 50 %" et en cette rentrée "976 postes ne sont pas pourvus par les concours", a déploré Mme Rolet. L'autre point noir de la rentrée est la réforme de la formation. Pour les 5 621 enseignants stagiaires du secondaire, "cette année est catastrophique, même pire que l'année dernière", selon M. Robin. "L'an dernier, quelques recteurs avaient organisé des services réduits, cette fois ils ne le font plus, tout le monde est à temps complet dès le début de l'année".

En outre, certains de ces professeurs débutants "ne peuvent pas encore montrer leur master, car ils ne l'ont pas reçu ou bien les jurys ne se sont pas encore réunis", a-t-il assuré. "Ils vont donc être recrutés au début comme contractuels, sans effet rétroactif, et leurs premiers mois ne seront donc pas pris en compte dans leur carrière. C'est d'un amateurisme confondant".

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