Bienvenue sur le blog d'Isabelle VOLAT ÉCHANGER ET AGIR AVEC LE FRONT DE GAUCHE DE SAINT GRATIEN

A Saint Gratien, le Maire fait le travail du percepteur.. et de la maîtresse !

OLYMPUS DIGITAL CAMERA         Après avoir pris en charge le travail de la trésorerie de Montmorency, qui n’a plus le personnel nécessaire pour assurer le recouvrement des impayés, la commune de Saint Gratien va-t-elle à présent pallier les carences de l’Education Nationale ? Le Conseil municipal du 20 mai vient de répondre favorablement à la demande de l’inspection départementale qui souhaite voir se mettre en place un système de soutien scolaire. Cette aide en petits groupes se déroule après la classe pour les enfants de CP de deux écoles du quartier des Raguenets. Cette année, le coût total sera à la charge de la ville. En 2011, une subvention sera demandée au Conseil Général.
Elue et enseignante, je m’interroge sur cet étrange mélange de rôles entre service public d’Etat et commune. Est-il admissible de voir la commune se substituer à l’Etat défaillant, notamment quand elle connaît des difficultés budgétaires dues en grande partie à la diminution des dotations du même Etat et à la suppression de la taxe professionnelle ? Transfert de compétences et de charges tout à fait surprenant… La majorité municipale UMP va-t-elle longtemps faire le grand écart ? Approuver la politique de suppressions de postes dans la fonction publique mais combler les manques en apportant personnel ou moyens municipaux tout en dénonçant très discrètement cette situation : l’exercice est délicat ! On remarquera que les transferts de charges de l’Etat vers les communes ne datent pas d’aujourd’hui, le plus bel exemple étant celui des polices municipales. A quand la distribution du courrier par les employés municipaux ?
Ce nouveau système dit « d’accompagnement scolaire » interpelle aussi les enseignants. Qu’en est-il donc de la fameuse « aide personnalisée », soutien assuré par les enseignants aux élèves en difficulté ? Cette aide relevait auparavant d’enseignants spécialisés (le Rased) mais ils ont en grande partie disparu, victimes de la grande chasse aux postes de notre ministère. Syndicats et personnels ont dénoncé cette dérive qui fait que les enseignants doivent dorénavant assumer une tâche pour laquelle ils ne sont pas formés. Le traitement de la difficulté scolaire nécessite une formation particulière, nous le disons depuis deux ans. L’administration, en mettant en place un dispositif supplémentaire, reconnaît donc aussi l’échec ou du moins l’insuffisance de l’aide personnalisée.
Ce nouveau soutien du soir s’effectuera en petits groupes : un enseignant au maximum pour 5 élèves… de quoi faire rêver les maîtres des classes surchargées (30 ou 31 élèves, ça existe à Saint Gratien…) à qui on répète que les effectifs ne sont pas un problème… L’Education Nationale ne serait-elle pas bien inspirée d’alléger les effectifs des classes, particulièrement dans ces quartiers appelés pudiquement « sensibles » ? Cela donnerait à nos élèves une vraie « première » chance ! Si l’Etat investissait les moyens indispensables que réclament les syndicats et les personnels pour remplir correctement leur mission, il n’ y aurait pas besoin, le soir, de tenter de réparer les dégâts…
On pourrait aussi se demander s’il est vraiment bénéfique d’allonger ainsi la journée de travail d’enfants de 6 ans, alors que tout le monde s’accorde à dire qu’elle est déjà bien trop longue…
Ces aides apportées par les communes posent également un problème d’équité entre les populations. Garges lès Gonesse est une ville où de nombreux élèves auraient besoin d’un soutien scolaire. Le budget communal le permettra-t-il ?
Enfin… cerise sur le gâteau déjà bien trop crémeux… Le Conseil municipal est sollicité pour donner son accord sur un dispositif… déjà mis en place depuis un mois ! Encore une triste illustration de la manière dont la majorité conçoit la démocratie locale. Les décisions sont prises (par qui ?) bien en amont et le rôle du Conseil est réduit à néant. Lorsque je déplore ce traitement plus que désinvolte vis à vis des élus, Madame le Maire m’accuse de « chipoter ». Croire que le Conseil est une instance décisionnaire et que tout n’y est pas joué d’avance, c’est « chipoter ». Chipoter, dans le dictionnaire, c’est faire des difficultés pour peu de choses. Passer outre le vote du Conseil municipal, c’est finalement peu de choses…
Pour ces différentes raisons, les élus communistes ont voté contre la prise en charge par la commune, et donc le paiement par le contribuable, de ce système d’accompagnement scolaire.
Isabelle Volat

 

Logements sociaux, services publics et exclusion

...à l’ordre du jour du conseil municipal du 25 mars 2010

  • La ville de Saint Gratien autorise la vente de ses logements sociaux

Le conseil municipal de Saint Gratien a approuvé la vente d’appartements locatifs sociaux par la société HLM SAVO. Cette société souhaite vendre 69 logements dans différentes copropriétés qu’elle possède dans la commune. Les logements occupés ne peuvent être cédés qu’aux locataires et les logements vacants prioritairement à des locataires possédant le statut HLM.
Les élus communistes se sont prononcés contre cette opération.
Il est de bon ton aujourd’hui de vanter les mérites de l’accession à la propriété et d’encourager les français à devenir propriétaires de leur logement. Sans être hostile au principe, nous y voyons plusieurs inconvénients majeurs. Tout d’abord, dans notre cas, la vente signifie une réduction du parc locatif social sur la commune. Certes, il y a un faible « turn-over » et donc très peu de logements sont disponibles chaque année, voire aucun. Certes, Saint Gratien possède 31% de logements sociaux, contrairement à d’autres villes du département qui comme Enghien, n’en possède que 8% et donc ne respectent pas la loi qui en impose 20%. Mais nous sommes opposés à cette réduction du parc locatif pour la raison essentielle que le nombre de demandeurs de logement est particulièrement important. 500 personnes attendent un logement à Saint Gratien et 30 000 dans le Val d’Oise. Face à de tels chiffres, on ne peut accepter une réduction importante (69 logements, ce n’est pas rien) du parc existant car la SAVO ne procèdera pas à d’autres constructions à Saint Gratien où seules des réhabilitations seront possibles. Que fera la SAVO avec l’argent des ventes ? Meilleur entretien de ses ensembles ou nouvelles constructions ? Enfin, la mission de la SAVO, organisme HLM, est de réaliser des logements, et non de réduire l’offre locative en les vendant.
Il existe aussi un certain risque de voir se multiplier le nombre de copropriétés en difficultés financières du fait de ressources insuffisantes des nouveaux propriétaires face à l’entretien de leur bien. Notons que les appartements proposés à la vente le sont dans des résidences anciennes. La SAVO saisit-elle une bonne opportunité de se débarrasser de logements avant d’être obligée de procéder à des travaux ? Quant à la « bonne opération » que réaliseraient les occupants désireux d’acheter, nous considérons que c’est un leurre car ils ont payé depuis longtemps leur appartement par le biais de leur loyer. Enfin, nous nous interrogeons sur la stratégie de la SAVO qui augmente de façon si importante les loyers des résidences qu’elle possède à Saint Gratien que des locataires se voient contraints à envisager de quitter leur logement.
En 2007, la SAVO avait déjà procédé à la vente de 25 logements. Depuis cette date, elle n’en a vendu que 9. N’est-ce pas le signe que l’acquisition de leur appartement ne répond pas à une réelle demande des occupants actuels ?
Quant au Maire, elle affirme qu’elle n’autorisera plus, après cette commercialisation par la SAVO, la vente de logements locatifs sur la commune. Un signe qui montre qu’il y a bien des effets négatifs dans ce genre d’opération.
Le manque de logements accessibles a parfois des effets inattendus. La commission municipale du développement durable pointe par exemple le fait que nombre d’employés communaux habitent loin de Saint Gratien. Pour des raisons économiques, ils ne peuvent se loger sur place. Leurs déplacements domicile/travail sont importants et impactent négativement le bilan carbone de la ville. Conclusion immédiate : le logement social, c’est aussi écologique !

  • Autoritarisme…

Lors de ce conseil municipal, le Maire a retiré à son ancien premier adjoint les missions dont il était chargé auprès de différents organismes en tant que membre de la municipalité. Nous avons estimé qu’il ne nous revenait pas de jouer les arbitres dans cette querelle qui oppose deux courants de la droite locale. Par contre, il est tout à fait anormal que la majorité municipale ait retiré à Monsieur Descout le droit que possède tout conseiller municipal : celui de siéger dans les commissions municipales préparatoires au conseil. Nous nous sommes prononcés contre cette exclusion qui ressemble fortement à un règlement de comptes. Un peu de mauvaise humeur après les élections ?


  • Services publics mis à mal..

Les élus de l’opposition ont relayé le mécontentement des usagers du centre de sécurité sociale du centre ville. Fermeture aléatoires, longues files d’attente… cela vous rappelle-t-il quelque chose ? Le bureau de poste des Raguenets peut-être ? Mêmes causes, mêmes effets… Le manque de personnel apporte de graves dysfonctionnements dans le service rendu à la population. Et si les Gratiennois se mobilisaient pour la défense et l‘amélioration de leurs services publics ?

Isabelle Volat
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Au conseil municipal du 28 mai…

  • La suppression des classes de découverte

La municipalité de Saint Gratien a décidé arbitrairement et sans aucune concertation la suppression des classes de découverte : évidemment, cette décision n’était pas à l’ordre du jour du conseil… Quel conseiller aurait aimé voter en faveur d’une telle mesure ? Pour que le sujet soit abordé, nous avons donc posé une « question diverse », à laquelle Madame le Maire répond sans débat. J’ai demandé, vu le caractère exceptionnel de la question , d’ouvrir un échange : cela m’a été refusé. Nous avons du entendre les « arguments » de la majorité municipale sans pouvoir y répondre… ( séjours trop chers, trop d’enfants ne partaient pas)

Si j’avais eu l’autorisation de m’exprimer, j’aurais redit notre opposition résolue à la disparition de ces séjours. S’ils existent depuis des dizaines d’années à Saint Gratien, c’est que tout le monde s’accorde à dire que les bénéfices pédagogiques, culturels, sociaux, relationnels… sont énormes. Permettre à tous les enfants des classes de CM2, quelque que soit leur milieu social, de découvrir les richesses de notre patrimoine culturel, géographique ou historique, c’est inestimable. Partager cette expérience avec un groupe, apprendre à vivre ensemble , appréhender l’école et le savoir sous un autre jour, ce n’est « budgétairement » pas quantifiable.

Le prétexte invoqué, à savoir le coût excessif de ces séjours au regard du nombre d’enfants, n’est pas recevable. Ce coût est modique dans le budget communal : 60 000 € cette année pour un budget de fonctionnement de 23,5 millions d’euros. On ignorait que la ville connaissait de telles difficultés financières et nous attendons alors avec inquiétude d’autres coupes sombres !

D’autre part, le manque total de concertation avec les parents et les enseignants qui partent depuis des années avec leurs élèves est inadmissible. L’arrêt des classes de découverte est annoncée en catimini lors de la commission scolaire ; la réunion traditionnelle de bilan avec les enseignants est cette année annulée ; les organismes avec lesquels la ville travaille depuis longtemps ne sont pas avertis. La moindre des choses aurait été de réunir les gens concernés un peu en amont de la décision. Pratiquer la démocratie locale est décidément un exercice bien difficile !

Nous réclamons donc le maintien de la subvention allouée aux classes de découverte et la mise en place d’un groupe de travail avec élus, parents et enseignants pour envisager l’avenir de ces séjours dans les années proches.

  • Augmentations de tarifs

Les différents tarifs municipaux sont en général soumis à la grille des quotients familiaux. Cette grille est faite de telle sorte que 41% des familles paient le tarif maximum, et seulement 7% le prix le plus bas. Elle est, de plus, stable depuis des années, alors qu’elle devrait être revalorisée régulièrement pour ne pas que l’augmentation des ressources fasse automatiquement « sauter » de tranche. Cette année encore, pas de revalorisation de la grille, donc des avantages peu à peu « grignotés »…

L’augmentation de 2% des tarifs qui sera appliquée cette année fera payer 25 550 € supplémentaires aux familles qui fréquentent les restaurants scolaires ou les accueils de loisirs. Hélas ! rares doivent être les salaires qui progresseront dans les mêmes proportions !!

Nous avons également voté contre le nouveau règlement des prestations scolaires et périscolaires. L’obligation nouvelle d’inscrire son enfant aux accueils de loisirs apparaît acceptable dans le cadre d’une meilleure gestion. Par contre, il est inadmissible que le service minimum d’accueil soit instauré comme nouveau « service » offert aux parents ! Il s’agit d’ une atteinte évidente au droit de grève. Ce n’est pas non plus aux communes d’arbitrer un conflit entre l’état et ses fonctionnaires. Voir figurer le « SMA » dans la liste des services municipaux, au même titre que la garderie ou la cantine, est pour une provocation pour les enseignants qui font grève, non pour gêner les familles, mais pour défendre le service public de l’éducation.

Quant à la menace de ne plus accueillir au restaurant scolaire un enfant dont les parents n’auraient pas payé la facture, cela me paraît irréalisable pratiquement (que fait-on de l’enfant ? au pain sec dans un coin ?) et moralement inacceptable !!



Les séances du conseil sont ouvertes à tous : le public n’a pas droit à la parole mais il est parfois édifiant d’entendre certaines argumentations… Le prochain conseil aura lieu le 25 juin.

 

Au conseil municipal du 26 mars…

  • Vous paierez encore plus…

La majorité UMP a voté une augmentation des taux d’imposition de 3,80%. Sont concernées la taxe d’habitation, la taxe foncière et la taxe sur le foncier non bâti. Cette hausse s’ajoute à celle des bases, qui ont été augmentées par l’Etat de 2,5%. Une taxe d’habitation de 1670 € sera majorée de 107 € environ.

Les impôts locaux sont une charge de plus en plus importante pour les ménages. La note sera d’autant plus douloureuse cette année du fait de la situation économique difficile pour beaucoup de nos concitoyens. De nombreuses collectivités locales sont confrontées à des équations budgétaires délicates et contraintes d’augmenter la pression fiscale sur les habitants. Le gouvernement leur a transféré des compétences nouvelles sans les compenser intégralement et diminue sensiblement les dotations. C’est encore le cas cette année pour Saint Gratien.

L’annonce de la suppression de la taxe professionnelle par Sarkozy, sans qu’on sache ce qui viendra la remplacer, a de plus provoqué un tollé chez les élus de tous bords : c’est en effet une ressource essentielle pour les communes. Il faudrait au contraire moderniser cette taxe, pour favoriser par exemple les entreprises qui sont créatrices d’emplois.

Au mois de décembre, la municipalité annonçait une hausse modérée des taux d’imposition. Pour beaucoup de Gratiennois, l’addition sera au contraire lourde à supporter, dans un contexte économique qui les a déjà appauvris. Il n’était donc pas judicieux de procéder cette année à une telle augmentation !

Ces pratiques moyenâgeuses qui enfoncent les familles dans les difficultés peuvent malheureusement reprendre depuis le 15 mars. Nous avons interrogé la municipalité sur le relogement de personnes expulsées : la loi n’oblige pas les communes à y procéder. Nous le regrettons et constatons que Madame Boutin, Ministre du logement a encore brassé beaucoup de vent dans les médias …

 

Le syndrome du premier adjoint ?

Il a fort peu de coups de théâtre au Conseil municipal : tout y est prévu d’avance. La séance du 6 février a donc vu sans surprise la « destitution » du premier adjoint qui avait commis au mois de décembre le crime de lèse-majesté de voter contre le budget. Sa délégation lui a été retirée dès le 19 décembre et il siège maintenant comme simple conseiller municipal non-inscrit. 13 membres du conseil auraient souhaité le voir rester adjoint, et 17 ont voté le retrait de son titre. C’est donc une majorité municipale très divisée que dirige désormais Madame Jacqueline Eustache-Brinio. Dix mois à peine après les élections et son score « historique » de 66%, l’état de grâce a pris fin et son deuxième mandat risque d’être moins confortable que le précédent….

Voici ce qu’ont déclaré les élus communistes lors de ce conseil.

Notre groupe a, comme Monsieur Descouts, voté contre le budget présenté au CM du 18 décembre, mais pas du tout pour les mêmes raisons. Monsieur Descouts estime, qu’au vu du contexte économique et financier, il faut réduire de façon importante les dépenses de fonctionnement et que la ville a par exemple, trop d’employés municipaux.

Nous considérons au contraire qu’il s’agit là de la mission de service public de la commune : loin de la réduire, il faut la développer. La ville se doit d’assurer toujours mieux les services rendus , et particulièrement en période de crise économique et de difficultés croissantes pour les habitants.

Notre appréciation budgétaire est donc tout à fait différente. Sur le fond du problème, et c’est finalement la seule chose qui devrait nous intéresser ce soir, nous réaffirmons que si les budgets sont délicats à équilibrer, il faut jouer sur les différentes façons de le faire (évolution de la dette et des taux d’imposition, dépenses de fonctionnement et d’investissement) et pas uniquement peser sur le fonctionnement : pour rappel, les dépenses de fonctionnement baissent de 5% hors personnel et frais financiers dans le budget 2009.

Les communes sont également confrontées aux insuffisances croissantes des dotations d’état qui se désengage, situation que nous dénonçons. La suppression annoncée hier par NS de la taxe professionnelle aggravera encore les choses et a déjà suscité un tollé chez les élus locaux de tous bords.

Le différend qui est apparu au grand jour le 18 décembre dans la majorité municipale, moins d’un an après les élections de mars 2008, pose toutefois d’autres questions que celles liées à la politique budgétaire . Le vote du budget est effectivement un acte décisif pour la gestion communale : nous laissons à la majorité le soin de régler en son sein les divergences importantes qui se sont exprimées.

Mais il y a là aussi une question essentielle qui concerne le fonctionnement de l’assemblée communale, et au-delà, la démocratie locale. « Le conseil municipal n’est pas un espace de débat » : telle est la position souvent reprise par Madame le Maire. Hélas ! nous en avons aujourd’hui, une nouvelle fois, la démonstration. Comme en 2006, avec le premier adjoint de l’époque, pas une voix discordante ne doit s’élever dans notre assemblée. Celui qui ose s’opposer se verra sanctionner, exclure. Le débat est verrouillé. « Les positions différentes s’expriment en amont du conseil », nous dit-on parfois. Mais même dans les commissions, il n’y a guère de discussions ! Le pouvoir municipal est très centralisé. Les compte-rendus du bureau municipal ne nous arrivent plus : oubli ou censure ? Le bulletin municipal ne se fait l’écho d’aucun échange et les photos y sont judicieusement *choisies. Les assemblées « consultatives » de quartier sont en réalité fort peu consultées. Bref, le débat, l’échange, l’enrichissement mutuel entre avis divers… la démocratie, quoi !! tout cela existe peu dans la vie politique à Saint Gratien. Le sujet qui nous occupe ce soir en est une triste illustration de plus. Pour toutes ces raisons, nous ne souhaitons pas participer au vote. Que la majorité municipale ait choisi l’opacité et la fermeture une fois de plus, nous le regrettons et nous refusons d’y prendre part.

  • Tout le monde aura deviné quelle est la personne « malencontreusement » coupée sur la photo de l’estrade le jour des vœux du maire ….

 

Conseil municipal du 18 décembre

A Saint Gratien à peine dix mois après les élections, la majorité de droite se divise ouvertement sur le vote du budget ! On a entendu pour la première fois depuis 25 ans, les conseillers de la majorité s’opposer dans un débat politique. Le maire a dû se résigner à un vote à bulletin secret qu’elle ne souhaitait pas, et voir un quart des conseillers de sa liste ne pas approuver le budget, qu’elle venait pourtant de qualifier d’acte décisif pour la gestion communale. Le conseil municipal du 18 décembre 2008 a examiné et voté le budget communal. L’exercice budgétaire est particulièrement délicat pour les communes en cette période de crise financière et économique. Le gouvernement a réduit de façon drastique ses subventions et « assèche » les recettes des communes. Les dotations d’état augmenteraient de 2% : c’est en fait une tricherie car est intégré dans l’enveloppe globale le fond de compensation de la TVA (le FCTVA) qui n’est pas à proprement parler une dotation, mais le remboursement par l’état de sommes avancées par les communes. C’est un désengagement de l’état que nous dénonçons. Il y a de plus un effet pervers de cette mesure : plus une commune investit, plus elle verra sa part de remboursement de TVA augmenter, au détriment de « vraies » subventions, puisque l’enveloppe est globale ! On pénalise donc ainsi les communes qui réalisent des investissements.

Pour équilibrer son budget, une commune dispose de plusieurs leviers : elle peut emprunter davantage , réduire son programme d’investissement ou son budget de fonctionnement, augmenter les taux d’imposition. A Saint Gratien, la municipalité a choisi de peser sur le budget de fonctionnement, qui baissera cette année de 5%. Il aurait certainement été plus judicieux de modifier également les autres critères d’équilibre. Nous considérons que réduire les services publics apportés aux habitants participe aux agressions contre leur niveau de vie. Or, il paraît impossible de maintenir les mêmes services en réduisant de façon importante les dépenses de fonctionnement, d’ailleurs qualifiées de « charges » par l’adjoint aux finances ! L’option choisie par la municipalité se traduira par moins de services rendus quotidiennement à la population, ainsi que des tarifs en hausse pour les usagers. Lors du débat durant lequel seuls les élus de l’opposition interviennent traditionnellement, une voix discordante s’est faite entendre : le premier adjoint a annoncé son opposition au budget. Il aurait souhaité une baisse des investissements et voir réduire davantage encore les dépenses de fonctionnement pour éviter une hausse prévisible des taux en mars. 16 élus se sont alors prononcés pour un vote du budget à bulletin secret : les 5 élus de l’opposition ont voté contre le budget ; 2 élus de la majorité ont fait de même et 5 se sont abstenus. Moins d’un an après les élections, la majorité municipale se fissure sur une question primordiale. Cette division devrait laisser des traces : affaire à suivre dans les prochaines semaines…

 

Au conseil municipal du 20 novembre…

Comme la loi en fait obligation, le conseil municipal de Saint Gratien a procédé à un « débat d’orientations budgétaires » avant le vote du budget en décembre. Comme le reconnaît l’adjoint aux finances lui-même, l’exercice sera « délicat » cette année, dans un contexte économique difficile de "crise" et de "récession". De nouvelles difficultés pour les collectivités locales, confrontées aux transferts de charges et aux moindres subventions de l’état. Le plan de finances 2008 a instauré un contrat de « stabilité », c’est à dire que l’enveloppe globale sera indexée sur la seule inflation. En 2009, l’évolution de l’ensemble des dotations sera inférieure à 1%. La dotation globale de fonctionnement n’évoluera que de 0,47%. La « DSU » est menacée dans les années à venir.

Pour lutter contre l’effet « ciseaux » (les dépenses augmentent, les recettes diminuent et les deux courbes se rapprochent au risque de se croiser) la municipalité a choisi de comprimer les dépenses de fonctionnement : 1,5 % d’augmentation hors dépenses salariales. La politique d’investissement devrait se poursuivre dans le cadre du plan pluriannuel. Enfin, il est envisagé d’augmenter la pression fiscale.

Le débat s’est engagé sur la nécessité de maintenir des investissements coûteux et d’augmenter les impôts et les tarifs des services…. dans le seul objectif d’assurer un « autofinancement » de la commune, donc de réduire le recours à la dette.

 

Au conseil municipal… du 1 er octobre 2008

Quelques brèves .... !

Dans le cadre des réformes anti-sociales du gouvernement, se profile la perspective de réduire de façon drastique la dotation de solidarité urbaine (DSU) destinée aux villes en difficulté. Ce projet, contenu dans la loi de finances 2009, amputerait leur dotation de moitié en 2009 et serait totalement supprimée en 2010. Suite à sa déclaration dans la presse, nous avons interrogé Madame le Maire car notre commune risque d’être lourdement pénalisée puisqu’elle verrait son budget réduit de 600 000 €. Cela pourrait avoir des conséquences sur les projets à venir.

Le conseil a voté une motion demandant l’interdiction des vols de nuit pour les aéroports de Roissy et du Bourget. Le trafic aérien de nuit est constitué essentiellement de fret embarqué sur des avions anciens et donc bruyants. D’autres aéroports européens, notamment Orly, appliquent le couvre-feu. Les riverains de Roissy ont également droit au repos. Par ailleurs, la perturbation du sommeil liée au bruit entraîne des conséquences sur la santé. Les nuisances sonores peuvent compromettre l’ exécution de tâches, perturber l’attention et la mémorisation chez les travailleurs et les enfants. L’organisation mondiale de la santé (OMS) préconise pour un sommeil de bonne qualité un niveau sonore n’excédant pas 30 décibels pour le bruit de fond continu et que des niveaux de bruit de plus de45 db devraient être proscrits. Nous approuvons pleinement la revendication de l’interdiction des vols de nuit.. Mais elle suppose de revendiquer aussi la création d’un troisième aéroport pour décharger celui de Roissy. Aucun gouvernement n’a jusqu’ici, réussi à engager ce dossier. Est-ce pour ne pas contrarier les grosses compagnies du transport aérien ?

Nous nous étonnons de voir des plots interdisant l’accès des véhicules sur une voie publique (rue Paul Doumer) réservant l’accès aux seuls riverains. Nous regrettons d’être mis devant un fait accompli, sans travail de la commission municipale chargées des équipements. La réponse du maire, arguant d’une circulation importante dans cette rue fréquentée par de nombreux enfants, ne nous a pas convaincus.

 

Nouveau conseil… vieilles méthodes

Le nouveau conseil municipal s’est réuni le 14 mars pour élire le maire et les neuf adjoints. Jacqueline Eustache-Brinio a été élue maire sans surprise.

Le conseil se compose de deux groupes : l’UPSG ( Union pour Saint Gratien ou l’UMP qui ne veut pas dire son nom…) a vingt-huit élus et le groupe « Saint Gratien Autrement » a cinq élus, trois élus socialistes et deux élus communistes.

Lors de sa deuxième réunion, le 20 mars, le conseil a désigné les membres des commissions de travail municipal.

Les élus de gauche ont demandé que leur soit accordé deux places dans chaque commission, alors que la majorité ne leur en proposait qu’une seule. Je suis intervenue sur ce sujet important puisqu'il conditionne en grande part notre travail pendant les six années de notre mandat. Nous voulons siéger dans un esprit constructif et nous investir sérieusement. Or, ces commissions sont des lieux d’échanges et des sources d’information importantes. Elles ne sont pas décisionnaires… donc la présence de deux conseillers de l’opposition n’aurait pas grande répercussion.

De plus, une place sur dix membres d’une commission ne correspond pas à notre représentativité, tant électorale que du point de vue du nombre de sièges au conseil.

Enfin, la volonté affichée par Madame le Maire de respecter « chacune des tendances » représentées au conseil aurait voulu que les élus communistes soient présents dans chacune des commissions, ou au moins dans celles qui se réunissent fréquemment : aménagement, finances, affaires sociales. Hélas ! Il n’a pas été possible de se faire entendre… JEB nous ayant assez sèchement répliqué que « les urnes ayant parlé », il ne servait à rien de discuter plus avant… Démocratie, quand tu nous tiens… Les urnes parlant pour six ans, n’aurions-nous donc plus qu’à nous taire pour la même période ?

Je siègerai donc à la commission scolaire et à la vie associative, mon collègue Jean-Marie Jouanjan au sport et au développement durable, commission nouvelle, dont nous ne manquerons pas de vous reparler, ce sujet nous tenant à cœur.

Je rappelle que le conseil municipal est public et qu’il est assez instructif de venir parfois assister « en direct » à ses séances… je n’ose prononcer le mot » débats » car vous savez déjà qu’il déplaît à JEB !

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