Bienvenue sur le blog d'Isabelle VOLAT ÉCHANGER ET COMMUNIQUER AVEC LES ÉLUS COMMUNISTES DE SAINT GRATIEN

La dynamique Front de Gauche

FdG_assembl_e_.jpgLe débat présidentiel est lancé. On connaissait depuis longtemps le programme du Front de Gauche et de son candidat Jean-Luc Mélenchon, l'Humain d'abord. Les programmes de Madame Le Pen et de François Hollande sont maintenant publiés. Nicolas Sarkozy qui ne peut plus se cacher derrière un habit de président qui lui va si mal révèlera de premières propositions dimanche sur 5 chaines de télévision à la fois. Il est temps que la confrontation des projets se noue.

Sarkozy, vu et revu à la télé
Nicolas Nicolas Sarkozy n'a pas renoncé à continuer à défendre, pendant 5 ans encore, les intérêts de sa bande du Fouquet's. Pour cela, lui qui a tellement cassé les services publics, reconstitue une « ORTF » privée en réquisitionnant 5 chaines de télévision pour s'assurer que personne ne pourra lui échapper. Pas de doute, il fera derrière les mots toujours la même proposition : au peuple de payer la crise du capitalisme financier.

Hollande : un « filet d'eau tiède » ?
François Hollande a continué ce jeudi à faire entendre la musique de gauche qu'il avait entamée dimanche au Bourget.
Mais cette musique reste marquée par deux sons de cloche contradictoires. D'un côté, quelques engagements nouveaux et bienvenus comme la suppression de niches fiscales à hauteur de 29 milliards d'euros profitant aux plus riches et aux grandes entreprises. Mais de l'autre, beaucoup de fausses notes, par exemple sur les retraites où l'engagement du retour à 60 ans reste beaucoup trop partiel, ou encore sur les exonérations de cotisations sociales patronales où il retire d'une main, sur les heures supplémentaires, ce qu'il donne de l'autre, avec le contrat de génération. Lors de l'émission de France 2 il a même cité les nombreuses mesures de la droite qui ne seraient pas abrogées et est resté vague sur les coupes franches qui continueraient de frapper le secteur public et la fonction publique.

François Hollande reste prisonnier d'une contradiction : faire à gauche, en prétendant respecter dans le même temps des engagements de réduction des finances publiques pris par la droite à la demande des marchés financiers. Il y a aussi des impasses inquiétantes, en particulier sur le salaire : comment François Hollande peut il penser qu'on pourra attendre 2 ans avant de redistribuer les richesses alors qu'un salarié sur deux gagne moins de 1 500 € ? Le pouvoir d'achat est loin d'être une priorité : dans son programme de 41 pages, le mot salaire n'y figure pas une seule fois.

La gauche ne gagnera pas en tentant, comme le fait François Hollande, de donner du sens à l'austérité. On ne peut à la fois « rassurer les marchés » et « s'attaquer à la finance ».

Le débat à gauche : une nécessité
Le Front de Gauche propose des solutions concrètes pour sortir de ces contradictions. C'est sur ces solutions qu'il compte continuer à rassembler dans l'intérêt de toute la gauche pour garantir que la politique mise en œuvre demain par une majorité nouvelle soit conforme aux attentes du pays. Il maintiendra jusqu'au dernier jour l'exigence de discussions et de débat pour que la gauche réponde au défi de la crise.

Jean-Luc Mélenchon, candidat commun du Front de Gauche à l'élection présidentielle propose aux millions de Français-e-s de rompre avec l'austérité ultralibérale, de rompre avec la soumission aux marchés financiers et l'injustice sociale. Par sa dynamique, son ambition et ses propositions, le Front de Gauche fait la preuve qu'il est la condition et la garantie de la victoire de la gauche en 2012.

Argumentaire Front de Gauche

 

Rased supprimés, élèves en danger !

ecole_mai.jpg2 500 RASED supprimés : le scénario se confirme.

Département par département, le voile sur la nature des 5 700 postes supprimés à l’école primaire pour la rentrée prochaine se lève peu à peu. Première cible, les postes RASED (1) consacrés aux aides spécialisées pour les élèves en difficulté connaissent une véritable purge.

Selon un premier comptage effectué par le SNUipp-FSU et portant sur 50 départements, plus de 1170 suppressions de postes d’aides spécialisées – maîtres E et G (1) – sont déjà annoncées.

Au final, ce sont près de 2 500 postes qui risquent d’être totalement liquidés, comme l’avait malheureusement estimé le SNUipp-FSU en octobre dernier.
Ils s’ajoutent aux 2 500 emplois de RASED déjà effacés entre 2008 et 2011. En 5 ans, ce sera donc près d’un tiers de l’effectif total des RASED, essentiellement des maîtres E et G, qui aura disparu des écoles.

Dans le même temps, alors qu’aucun texte ne le prévoit, qu’aucune concertation n’a été organisée, de nombreux Inspecteurs d’Académie souhaitent modifier considérablement l’organisation et les missions des RASED. Dans certains départements, les maîtres spécialisés ne seraient plus rattachés à un petit groupe d’écoles pour intervenir auprès des élèves en difficulté mais affectés sur une circonscription, soit en moyenne 50 écoles, sur des missions de conseil aux enseignants.

A la rentrée, ce sont plus de 125 000 élèves supplémentaires qui seront privés des aides spécialisées indispensables à leur réussite scolaire ! Comment prétendre dans ces conditions lutter contre l’échec scolaire ? D’autant qu’il faudra ajouter à ce triste bilan, d’autres suppressions : remplacement, assistants de langues vivantes, conseillers pédagogiques et maîtres- formateurs, mais aussi fermeture ou non ouverture de classes entrainant une augmentation du nombre d’élèves dans les classes.

Dans ce contexte, le SNUipp-FSU appelle à la réussite de ses 101 grèves et manifestations, et du temps fort du 31 janvier. L’exigence de la suspension des suppressions de postes et une politique ambitieuse pour l’école primaire sont au coeur de ces mobilisations.

Communiqué du SNUipp

(1) Les RASED, réseaux d’aide aux élèves en difficulté, rassemblent des psychologues scolaires et des professeurs des écoles spécialisés. Ils sont membres à part entière de l’équipe enseignante des écoles où ils exercent et interviennent auprès des élèves de la maternelle au CM2, en classe ou en petits groupes. Les maîtres E apportent des aides spécialisées à dominante pédagogique qui concernent les élèves qui ont des difficultés pour comprendre et apprendre alors qu’ils en ont les capacités. Les maîtres G apportent des aides spécialisées à dominante rééducative qui concernent les élèves qui ont des difficultés à s’adapter aux exigences scolaires.

 

L'écologique et le social, "deux urgences"

chassaigne_6.jpgPrenez un député Front de Gauche combatif, charismatique, enthousiasmant, à l’énergie communicative (et renouvelable !), orateur habile et maîtrisant totalement son sujet.

Ajoutez des amis du Front de Gauche local ayant potassé leurs propositions et les présentant avec ardeur.

Mélangez avec une bonne quarantaine de personnes venues des quartiers de la ville et ayant à cœur de débattre d’économies d’énergie, d’énergies renouvelables, mais aussi d’urbanisme et d’aménagement du cadre de vie, de services publics, de citoyenneté et de pratiques démocratiques.

Pimentez avec la présence de trois élus de la majorité municipale venus tester la valeur des arguments… Retirez en cours de cuisson... avant toute ébullition...

Complétez avec des habitants de communes voisines venus échanger leurs expériences ou chercher des idées inédites.

Assaisonnez avec quelques responsables d’associations locales et d’organisations associatives ou politiques amies.

Additionnez avec deux candidats du Front de Gauche aux prochaines élections législatives mettant en pratique leur volonté de mener un large et profond échange démocratique avec les habitants des communes de la circonscription.

Vous avez là une excellente recette pour un riche échange, porteur d’autres initiatives, rencontres et actions.

Consommez sans modération !

NB : Le secret de cette recette a été perdu depuis des années puisque personne à Saint Gratien ne peut dire quand elle a été dégustée pour la dernière fois.

Attention ! Le procédé est une marque déposée du Front de Gauche, aucune autre organisation politique locale ne se risquant à l’expérimenter... Nous, on remettrait bien le couvert dès le mois de février…On y a pris goût !

Figure emblématique du Front de Gauche, il est député du Puy de Dôme.Élu en 2002, dans un contexte difficile pour le PCF, il est réélu en 2007 avec 65,90 % des suffrages ! En 2010, tête de liste du Front de Gauche en Auvergne pour les élections régionales, il a remporté, avec 14,2 % des suffrages exprimés, le meilleur résultat de ce rassemblement toutes régions confondues.
Il est dans le «top 20» des députés les plus actifs et hier soir on a compris pourquoi !
Merci à André Chassaigne d’être venu jusqu’à notre lointaine banlieue, nous faire partager ton expérience et ta réflexion sur les questions environnementales et de nous avoir accompagnés sur le chemin d’ «une autre voie, alliant l’écologique et le social, deux urgences ».

Merci, André, pour ta simplicité, ton contact si chaleureux, ton énergie et l’attention que tu as su porter à chacun au cours de cette soirée. L’humain d’abord, c’est une belle affirmation et tu la personnifies à merveille !

Un compte-rendu plus sérieux de cette rencontre suivra, bien sûr !

 

Urgence pour une politique d’hospitalité

prefecture_1.jpgTexte invité

Depuis près de 40 ans, le dogme de la fermeture des frontières structure les politiques publiques en matière d’immigration. L’Europe s’est cadenassée face aux migrants, tout en délégitimant toute alternative fondée sur la solidarité et les droits, jugée coupable d'irréalisme et de naïveté.

Pour nous, l'état des lieux est sans appel : incapable de répondre aux objectifs qu'elle s'est donnée, cette politique inefficace provoque de surcroit des dégâts humains considérables et met en péril nos libertés.

En plaçant les migrants et leurs familles dans un dédale administratif et des conditions de plus en plus inatteignables pour l’obtention d’un titre de séjour stable, ce sont des dizaines de milliers de sans droits que la législation a créés, pour le plus grand profit de secteurs entiers de l'économie française qui peuvent ainsi utiliser une main d’œuvre docile et bon marché. Peu à peu, en matière de santé, de protection sociale, de logement ou de formation, l'exclusion est devenue la règle, le droit l'exception.

Et pour ceux qui espéraient encore des conditions de vie différentes de celles qu’ils avaient fuies de leur pays d'origine, les objectifs chiffrés d’expulsion ont signifié un message clair : vivez cachés ou l'expulsion vous attend.

Les étrangers auront ainsi, depuis près de 40 ans, subi le sort souhaité à tous par les tenants du dogme libéral : déconstruire les droits pour en revenir au "tous contre tous", baser les rapports humains sur la valeur marchande et la prédation, en finir avec les principes de solidarité, d'égalité, de justice. Construire une société de "sans droits".

Dans le même temps, le poison des vieux démons xénophobes et racistes n’en finit pas de prospérer sur le terreau de la désespérance sociale. La haine de l’étranger ou de l’autre continue plus que jamais à scander le rythme des discours politiques, détournant le regard des citoyens des enjeux autrement plus graves de sous-emploi, d’inégalités sociales et d’injustice fiscale. Dans ce contexte, l’intégration des immigrés est devenue une injonction généralisée, visant à discriminer les étrangers en s’appuyant sur l’argument de "l’assimilation" à de supposées "valeurs communes", qui ne sont que le masque d’un nationalisme d’exclusion.

Nous affirmons que notre conception du "vivre ensemble" n’est pas construite sur ces valeurs et qu'elle en est même aux antipodes. À la désespérance et la haine, nous opposons l'urgence d’un nouveau pacte citoyen qui nous rassemble en termes de droits comme d’obligations, quel que soit l’endroit où nous sommes nés. C'est à la réalisation d'une politique d'hospitalité que nous appelons, en France comme en Europe. S’appuyant sur l’égalité des droits, la solidarité et l’ouverture au monde, cette politique doit promouvoir une véritable citoyenneté de résidence, afin d’en finir avec les discriminations légales et d’inventer un droit à la mobilité qui place, au même rang, l'intérêt des migrants et l’impératif des États de garantir la paix et la sécurité.

Réalisable, s’appuyant sur des propositions concrètes, cette politique d’hospitalité posera en acte une vision ouverte de l'avenir, considérant les migrants, à l'égal de nous-mêmes, comme des êtres au parcours intelligible, acteurs du monde et parties prenantes de la solution aux défis de notre temps.

Tribune publiée dans Libération du 24 janvier 2012

Michel Agier, ethnologue et anthropologue, Étienne Balibar, philosophe, Pascal Blanchard, historien, Claude Calame, anthropologue et historien, Pierre Encrevé, linguiste, Didier Fassin, anthropologue et président du Comede, Nancy Green, historienne, Rose-Marie Lagrave, sociologue, Olivier Mongin, essayiste, directeur de la revue Esprit, Gérard Noiriel, historien, Jean-Pierre Olivier de Sardan, ethnologue, Patrick Peugeot, président de La Cimade, Jacques Rancière, philosophe, Michel Wierviorka, sociologue, historien, Pierre Zaoui, philosophe.

Tribune publiée dans Libération du 24 janvier 2012

 

Vous êtes trop préoccupé par votre note de gaz à payer pour le 25 du mois… pour vous intéresser au développement durable.

Vous êtes convaincu que l’agenda 21 de la ville est essentiellement utile pour obtenir une quatrième petite fleur au concours des villes fleuries.

Vous circuleriez bien à vélo, mais où le garer dans votre immeuble ?

Vous faites confiance à Madame le Maire pour tout ce qui touche à l’écologie car vous considérez qu’elle est élue pour décider à votre place dans ce domaine comme dans les autres.

Vous êtes farouchement opposé aux OGM.

Vous utilisiez le parking de la gare quand il était gratuit mais dorénavant vous vous rendez au travail en voiture.

Vous pensez que les communistes ne sont pas écologistes et que l’inverse doit être vrai aussi.

Vous triez consciencieusement vos déchets sans savoir encore que la taxe d’enlèvement des ordures ménagères a augmenté cette année en moyenne de 4,7% dans le pays.

Vous ignorez qui a dit : « Si le climat était une banque, vous l’auriez déjà sauvé ! » mais vous partagez cet avis.

Vous habitez un logement ancien très mal isolé et vous payez une fortune pour vous chauffer... insuffisamment mais impossible pour vous de financer des travaux.

Vous avez tenté de prendre le bus pour aller travailler dans une autre commune du Val d’Oise mais un seul essai vous a suffi pour comprendre que c’est beaucoup plus long qu’en voiture.

Vous considérez que c’est notre système économique, en poussant à la course au profit immédiat, qui est responsable du ravage de notre environnement.

Ceux qui veulent installer des panneaux solaires sur les toits des immeubles sont pour vous de doux rêveurs.

Jeune, vous vous intéressez beaucoup aux questions de développement durable et vous avez des idées à mettre en pratique dans votre ville. Dommage, vous ne savez pas à qui vous adressez.

Vous estimez qu’il y assez de pistes cyclables à Saint Gratien puisque d’ailleurs personne ne les utilise.

Vous vous demandez pourquoi la rue Berthie Albrecht s’est subitement transformée en réplique des Champs-Élysées.

Vous aimeriez en savoir plus sur la dernière conférence mondiale sur le climat mais vous ne savez pas à qui le demander.

Si vous vous posez une de ces questions… ou bien d’autres encore à propos du développement durable…. vous partagez une de ces opinions... ou pas du tout… vous vivez une de ces situations...

Venez en débattre mardi 24 janvier à Saint Gratien ! On vous attend !
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Un Afghanistan libre et souverain

afghanistan_16.jpgQuatre soldats Français de plus décédés en Afghanistan :
«Quel objectif de morts acceptable s’est fixé le gouvernement ?» questionne le Mouvement de la Paix

Quatre soldats français viennent de trouver la mort en Afghanistan, portant à 82 le nombre de militaires français victimes d’une guerre qui n’est ni la leur, ni la nôtre.

«Il est temps de quitter l’Afghanistan, de tirer les conclusions d’une présence militaire désastreuse et de s’engager dans un processus civil pour un Afghanistan souverain » déclare Pierre Villard, président du Mouvement de la Paix.

Aujourd’hui, 70% des citoyens demandent le retrait des troupes.

Le 7 octobre 2001, Jacques Chirac, président de la République donnait à la présence militaire Française l’objectif de « détruire les infrastructures des réseaux terroristes et de leur soutien ». 10 ans après, malgré 23 milliards de dollars destinés à former l’armée afghane, c’est de cette même armée que, selon le ministre de la Défense, des éléments infiltrés tirent sur des soldats de l’OTAN. Triste bilan.

Suite aux propos de Gérard Longuet, Pierre Villard dénonce « non, cette situation n’est pas le lourd tribut à payer des forces de la coalition. Quel objectif de morts acceptable s’est fixé le gouvernement avant de se décider enfin de retirer toutes les troupes d’Afghanistan ? »

La démonstration est une fois de plus faite : la guerre ne résout rien ; cette voie toujours jonchée de morts doit être définitivement abandonnée.

Pour briser ce cercle de la guerre et de la violence, seule une issue politique est envisageable. La société civile avec l'aide des institutions internationales et de l'Onu, doit reprendre la main pour reconstruire le pays.
Les missions « humanitaires » confiées à des militaires, en tenue ou non, ne sont qu’un leurre auquel la population n’adhère pas : pour tous les Afghans, il s’agit d’une force d’occupation étrangère imposée.

Le Mouvement de la Paix demande au gouvernement de cesser les opérations militaires, d’organiser le retrait complet des troupes françaises en 2012, et d’œuvrer à un processus démocratique sous l’égide de l’Onu, qui détient seule la légitimité internationale.

Pour cela, les fonds prévus pour la guerre sont à attribuer d'urgence à la reconstruction du pays, dans le respect de la volonté du peuple afghan. « L’intérêt de la France c’est un Afghanistan libre et souverain » conclut le responsable pacifiste.

Le Mouvement de la Paix ; Saint-Ouen, le 20 Janvier 2012

 

L'arnaque

Sarkozy veut instaurer la TVA « sociale » avant la présidentielle.

A quelques mois de la fin de son mandat et dans la précipitation, le gouvernement s'apprête à instaurer une TVA abusivement affublée du qualificatif de « social ». Sous couvert de lutter contre les délocalisations, il s'agit d'alléger les prélèvements des employeurs pour augmenter ceux des ménages. C'est une attaque caractérisée contre la protection sociale et le pouvoir d'achat des ménages.

Pendant la campagne présidentielle de 2007, Sarkozy a préparé le terrain en proposant d’ « imposer la consommation plutôt que le travail ». François Bayrou s’était aussi prononcé en faveur d’une telle hausse de la TVA. Au Parti Socialiste, Manuel Valls se prononce également pour cette mesure dès 2007. Face au tollé suscité par ce projet dans la campagne des législatives de 2007, la TVA sociale est alors progressivement mise en sourdine.

A la rentrée de septembre, Éric Besson comme secrétaire d’État à la prospective et Christine Lagarde comme ministre de l’économie remettent chacun un rapport sur le sujet. Mais le premier Ministre met le projet en sommeil, en appelant à élargir la réflexion sur le financement de la protection sociale et confie à un député UMP, Yves Bur, le soin d’écrire lui aussi un rapport. Rapport qui existe mais qui n’a jamais été rendu public par le gouvernement…

Le mécanisme de la TVA « sociale » consiste à faire de la redistribution à l’envers en allégeant les prélèvements sur les employeurs pour les augmenter sur les ménages.

Et au sein même des ménages, la hausse de la TVA pénaliserait surtout les ménages modestes, beaucoup plus exposés à la TVA que les ménages aisés qui épargnent une partie de leur revenu. Les 10 % des ménages les plus riches consacrent 3,4 % de leur revenu à la TVA, les 10 % les plus pauvres 8,1 %. La TVA est ainsi un impôt dégressif, dont la charge baisse quand le revenu augmente, à l’exact opposé de l’impôt sur le revenu.

D'autre part, elle s'inscrit dans la logique des politiques de baisse du coût du travail qui n'ont aucun effet sur les délocalisations, ne créent pas d'emploi mais par contre détruisent le financement de la protection sociale.

Sarkozy, un Robin des Bois à l'envers !

Derrière les arguments bidons, le véritable motif de la «TVA sociale » serait donc tout simplement d’augmenter la TVA pour contenir le déficit public creusé par l’appauvrissement délibéré de l’État par la droite. Comme l’a fait Angela Merkel en 2007 en passant la TVA de 16 % à 19 % en Allemagne.

Suite aux nombreux cadeaux fiscaux réalisés et pour satisfaire les marchés et les agences de notation, la droite est obligée de trouver de nouvelles recettes pour l’État. Les libéraux ne supportant pas le principe même de taxer les profits et la spéculation, la droite au pouvoir choisit donc d’augmenter l’impôt le plus injuste qui soit : la TVA.

Excepté pour ses amis, le bilan de Nicolas Sarkozy est affligeant. Fin 2011, le chômage a atteint en France son plus haut niveau depuis plus de 10 ans. Celui qui se prétendait le candidat du pouvoir d'achat a été le président de l'appauvrissement des Françaises et des Français. En ce début d’année, le candidat-président n’a donc plus qu’une seule solution pour cacher son bilan désastreux : mentir éhontément.

Seul le Front de Gauche et son candidat à l'élection présidentielle Jean-Luc Mélenchon avancent des mesures concrètes pour lutter contre les délocalisations : interdiction des licenciements boursiers, droit de reprise des salariés en cas de délocalisation, visas sociaux et écologiques ou encore obligation de rembourser les aides publiques pour les entreprises qui délocalisent.

Argumentaire PCF

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Le triple R

fdg95.jpgLe Front de Gauche du Val d'Oise appelle au triple « R » : Résister, Rassembler, Réussir

La France perd son triple A, « non événement » déclare Axel Poniatowski, député UMP du Val d’Oise.
Des « critiques indécentes du Président Sarkozy » pour Jérôme Chartier, également député UMP de notre département.

Jusqu'où ira leur irresponsabilité ?
Le bouclier fiscal c'est eux !!
Ils sont maintenant prêts à se soumettre aux ordres des financiers et nous faire payer la note par un nouveau plan d'austérité.
Il faut résister et remettre la finance à sa place.
Pour nous c'est « l'humain d'abord » !!
Depuis vendredi 13 janvier, tous les soirs les résistants se retrouvent devant les bureaux de l'agence Standard & Poor's, 40 rue de Courcelles à Paris à 18 H 30. Ce sera de nouveau le cas mardi soir 17 janvier. La guerre entre la finance et le peuple est déclarée. Chacun doit choisir son camp, sans tergiverser.

Messieurs Poniatowski et Chartier ont choisi de se plier, pas nous !!!!

 

Les rendez-vous de 2012

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Dix propositions pour les droits des enfants

unicef_11.jpgLa convention internationale des droits de l’enfant de 1989 (CIDE) leur reconnaît des droits spécifiques afin qu’ils puissent « vivre, grandir, se développer, prendre part à la vie de la société dans un environnement protecteur et propice à leur épanouissement.» La France en a été l’un des premiers signataires. Pourtant, deux millions d’enfants vivent chez nous en-dessous du seuil de pauvreté, 600 000 enfants sont mal logés, 20 000 sans domicile fixe. D’autres encore, parce qu’ils sont Roms, handicapés, jeunes délinquants ou mineurs étrangers isolés, sont laissés pour compte.

Parce qu’il est urgent que les droits de l’enfant s’appliquent à tous, l’Unicef s’adresse aux candidats à la présidentielle. Le 12 janvier, l'Unicef, agence de l'ONU consacrée à l'amélioration et à la promotion de la condition des enfants, a publié un manifeste à l’attention des candidats à l’élection présidentielle dans lequel l’organisation leur demande de s’engager sur 10 propositions en faveur des droits des enfants.
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- Pour une politique nationale de l’enfance ambitieuse
La création d’un Ministère de plein droit à l’enfance et à l’adolescence, d’un observatoire national de l’enfance et d’une délégation parlementaire dans chacune des chambres du Parlement. L’élaboration d’un code de l’enfance.

- Pour protéger les droits des enfants fragilisés par la pauvreté
Une meilleure prise en compte, dans les politiques publiques, des droits des enfants les plus fragilisés par la pauvreté et l’exclusion sociale. La création d’un droit à la compensation de la pauvreté des enfants pour favoriser leur accès à la cantine scolaire, aux sports et aux loisirs, à la santé, aux technologies numériques...

- Pour un véritable droit à la santé des enfants
La définition d’une politique globale de santé et de prévention en direction des enfants de 0 à 18 ans. Elle doit préserver la spécificité des professionnels de la santé infanto-juvénile, assurant un accès équitable à la prévention et aux soins à chaque enfant, y compris dans les DOM et TOM, valorisant la médecine scolaire, garantissant l’accueil de la petite enfance, renforçant la prise en charge des troubles psychologiques et des adolescents en souffrance.

Unicef_33.jpg- Pour une école française fondée sur l’équité
La réaffirmation de l’école comme lieu d’apprentissage des droits et de participation des enfants, mais aussi comme un espace d’équité, garantissant à chacun, quelle que soit son origine, les mêmes chances de réussite. Des réponses adaptées et concertées pour lutter contre la violence à l’école.

- Pour une réelle politique en faveur des enfants en situation de handicap
Le respect des droits des enfants en situation de handicap leur permettant de se développer, de s’épanouir et de s’intégrer le mieux possible dans la société. Le renforcement de la formation des personnels et des moyens alloués à la prise en charge du handicap chez les enfants, l’accès aux lieux d’accueil de la petite enfance, à l’école dès la maternelle ainsi qu’aux structures spécialisées.

- Pour une justice des mineurs respectueuse des droits de l’enfant
Une pause législative et l’engagement sans délai d’une réflexion concertée sur la prévention de la délinquance des enfants et des jeunes, son traitement civil et pénal, le suivi post-sentenciel, la définition d’une politique nationale globale et la définition d’un plan d’actions d’envergure, approuvé par le Parlement et doté de moyens suffisants. La spécificité de la justice des mineurs doit être préservée.

- Pour le droit des enfants à l’expression et à être entendus
La mise en oeuvre du droit à l’expression et à la participation des enfants et des jeunes ainsi qu’une réelle prise en compte de leurs opinions dans les politiques qui les concernent, notamment à travers la généralisation des Conseils des jeunes dans les municipalités, la possibilité pour les enfants et les jeunes non majeurs de créer une association, l’apprentissage des droits de l’enfant et le renforcement de la participation à l’école.

- Pour protéger les droits des enfants migrants sur le territoire français
Une meilleure prise en compte des droits de l’enfant dans les politiques migratoires de la France. La situation critique des mineurs étrangers isolés, particulièrement vulnérables, appelle une réponse concertée, à l’échelle nationale et européenne. Une attention particulière doit être portée aux enfants migrants en Guyane et à Mayotte.

- Pour une adoption internationale respectueuse et protectrice des enfants dans les situations exceptionnelles
La mise en oeuvre d’un moratoire en vue de geler les adoptions d’enfants par des familles françaises, effectuées dans l’urgence, lors de catastrophes ou de conflits mettant à mal l’organisation administrative du pays d’origine.

- Pour une coopération internationale centrée sur l’enfant
Le renforcement de l’aide publique au développement et son orientation en faveur des femmes et des enfants les plus défavorisés. L’élargissement de la palette de financements innovants pour l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement en 2015.

voir le site de l'Unicef

 

crise-grecque__diktat_2.jpgTexte invité
Article collectif paru dans "Le Monde"

Il y a deux manières de raconter ce qui se passe en Europe. Selon le storytelling dominant, nous avons trop dépensé. Experts et éditorialistes devisent sur la France qui, comme les autres pays dépensiers, "vit depuis plus de trente ans à crédit". L'enjeu pour la gauche serait seulement de "donner du sens à la rigueur" en attendant de "relancer la croissance".

Ce scénario semble aussi évident que l'air que nous respirons. Il est pourtant contraire aux principaux chiffres officiels, et une narration alternative apparaît mieux fondée. Ainsi selon le rapport sur "La dépense publique et son évolution", publié par Bercy, la part des dépenses publiques dans le PIB français est passée de 52,8 % dans les années 1990 à... 52,9 % dans les années 2000.

Si les déficits et la dette ont flambé, ce n'est pas du fait d'une envolée des dépenses, mais à cause d'une réduction des recettes. Le manque à gagner annuel dû aux exonérations et baisses d'impôts consenties dans les années 2000 est chiffré par Gilles Carrez, député UMP et rapporteur du budget, à plus de 100 milliards d'euros. Et la crise financière a provoqué une chute brutale des recettes publiques déjà érodées par cette contre-révolution fiscale. Cette dette est celle de la finance et du néolibéralisme, pas des assurés sociaux ni des citoyens.

Deux narrations aussi contradictoires de l'histoire de la dette publique déterminent deux réponses antagoniques. Selon l'histoire officielle, une cure sévère d'amaigrissement budgétaire s'impose, sans débat autre que sur les modalités, pour que la France restaure ses finances publiques et que ses entreprises redeviennent compétitives. Dans la narration alternative, à l'inverse, la clé de la situation réside dans une réforme fiscale redistributive, couplée à une cure amaigrissante et une mise sous tutelle... du secteur financier.

En outre, la réforme fiscale, qui permet de réduire le déficit courant, n'épongera pas la dette : les intérêts versés en 2011 aux rentiers - ceux-là mêmes qui ont bénéficié des baisses d'impôts - se montent à 50 milliards d'euros, avant même la prochaine perte du triple A et de probables hausses des taux exigées par les marchés.

Pour alléger ce fardeau, préserver les services publics et la protection sociale, et enclencher une transition écologique, le débat démocratique devra déterminer si une part de cette dette est illégitime, c'est-à-dire contractée au nom d'arguments infondés et au bénéfice d'intérêts particuliers et, le cas échéant, décider un défaut sur cette partie de la dette. Les États devront à l'avenir se financer ailleurs qu'auprès des seuls marchés financiers, comme ils le faisaient jusqu'au début des années 1980 : faute de quoi ils ne pourront plus prétendre à aucune souveraineté.

Ils devront également prendre acte que cette crise est aussi celle d'un modèle de croissance insoutenable, et réorienter les investissements publics vers des programmes écologiquement plus sobres et plus riches en emplois, au lieu de grands projets productivistes, coûteux et obsolètes.

Mais si la narration critique a pour elle la vraisemblance du diagnostic, elle se heurte aux "évidences" martelées, et la nécessaire radicalité des réponses qu'elle appelle peut inquiéter. C'est pourquoi un appel pour un "audit citoyen de la dette publique" a été lancé mi-octobre 2011 par des personnalités et nombre d'organisations syndicales, associatives et politiques, rejoints depuis par plus de 50 000 citoyens.

Des collectifs locaux se créent dans de nombreuses localités pour proposer aux citoyens de s'emparer de ce débat. Ces initiatives n'ont pas encore intéressé les médias, mais veulent susciter dans les profondeurs de la société un débat de la même intensité que celui qui a précédé le référendum sur le traité constitutionnel européen en 2005.

Car les questions alors débattues se posent avec une tout autre acuité, à l'heure où le tsunami de l'austérité arrive d'Europe méridionale. Les réformes institutionnelles adoptées depuis un an, et parachevées par le "traité intergouvernemental à Vingt-Six" décidé au sommet européen de décembre, ne font que radicaliser une logique de répression budgétaire et de soumission aux marchés financiers, dont la crise manifeste pourtant l'échec patent. Alors que le navire de Maastricht s'est déchiré sur les récifs de la crise financière, les capitaines s'épuisent à coller des rustines sur les débris qui flottent.

Une idée a servi de clé de voûte à l'architecture européenne depuis Maastricht : les marchés sont plus intelligents que les gouvernements et les électeurs. Concurrence fiscale et sociale au sein d'un marché libre et non faussé ; réduction des recettes publiques pour augmenter la compétitivité ; obligation faite aux États, en cas de déficits, de se financer sur les marchés ; interdiction faite aux États de s'entraider financièrement... : la zone euro a été conçue pour éliminer les politiques économiques volontaristes et placer les États sous le pilotage automatique des marchés. La tentative désespérée de sauver cette architecture aux principes obsolètes ne peut qu'échouer, fût-ce avec des eurobonds (des titres communs pour mutualiser la dette des pays de la zone euro) qui resteront soumis au jugement et donc aux critères de "bonne gestion" des marchés. L'échec programmé de ce sauvetage peut déboucher dans les années à venir sur un éclatement de l'euro et un déferlement des courants nationalistes, autoritaires et xénophobes qui travaillent les sociétés européennes. Mais le pire n'est pas certain. Les aspirations démocratiques, elles aussi, sont très vivaces en Europe, notamment dans la jeunesse, comme le montre l'essor des mouvements "indignés" dans les pays du Sud, jusqu'ici les plus touchés par la crise sociale et démocratique.

La nomination d'anciens dirigeants de Goldman Sachs comme chefs de gouvernement en Grèce et en Italie, ministre des finances en Espagne ou président de la Banque centrale européenne, ne passe pas. Pas plus que les cris d'orfraie devant l'éventualité d'un référendum, en Grèce ou ailleurs. Les citoyens ne veulent plus être "des jouets dans les mains des banques et des politiciens", comme disent les "indignés" espagnols. Ils veulent pouvoir peser sur leur avenir, faire des projets pour leurs enfants, stopper les dégradations sociales et écologiques qui les indignent.

Face à la surdité des élites, une insurrection démocratique est nécessaire en Europe comme d'ailleurs aux États-Unis, dans le monde arabe, en Russie... Il s'agit de refonder la démocratie dans le champ politique, par un recours intense aux mécanismes de la démocratie directe (initiatives citoyennes, référendums révocatoires...) et de la démocratie délibérative (conférences citoyennes, deuxième Chambre tirée au sort...). Il s'agit aussi de l'élargir au champ économique, à commencer par le système bancaire, dont le sauvetage imminent par les deniers publics doit être l'occasion de le placer sous le contrôle non pas des fonctionnaires de Bercy ou de Bruxelles, mais de la société civile. L'horizon semble bouché par leur dette : dégageons-le en réinventant notre démocratie.

Geneviève Azam, économiste, membre du conseil scientifique d'Attac ;
Étienne Balibar, philosophe ;
Thomas Coutrot, économiste, coprésident d'Attac ;
Dominique Méda, sociologue ;
Yves Sintomer, politologue.

Attac organise, en partenariat avec Mediapart, la journée de débats "Leur dette, notre démocratie", le dimanche 15 janvier, à l'Espace Reuilly (Paris 12e).

 

Rendez-vous le 24 janvier

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La France va perdre son Triple A

agences_11.jpgL'agence Standard & Poor's s'apprête à dégrader la note souveraine de la France et de plusieurs pays de la zone euro ce vendredi soir. Selon une source gouvernementale européenne l'Allemagne va conserver son "AAA", mais la "France perd son triple A".

Standard & Poor's (S&P) ne toucherait en revanche pas au triple A de l'Allemagne, des Pays-Bas et du Luxembourg. La Belgique serait aussi épargnée par cette dégradation collective. Ce pays est actuellement noté "AA", soit deux crans en-dessous du meilleur niveau.

Décryptage de Pierre Ivorra, spécialiste de l'économie à l'Humanité.

Pourquoi maintenant?

Standard and Poor's avait déjà annoncé lors du sommet européen du 8 et 9 décembre dernier qu'elle évaluerait les effets des mesures prises à ce moment-là pour revoir ou non la note de la France. La décision d'aujourd'hui ne veut pas dire que ces mesures sont insuffisantes, mais que leurs effets ne sont peut-être pas assez immédiats. A cela plusieurs raisons :
La zone euro s'enfonce un peu plus dans la récession. En Espagne, le déficit public se dégrade avec les mesures d'austérité qui contractent la dépense publique et instaure un peu plus la crise. Idem en Grèce. Même des pays comme la Finlande sont touchés. L'Allemagne n'est pas non plus dans une situation brillante. Par ailleurs, les politiques de récession prônées par le duo Sarkozy-Merkel engendrent du chômage. Les dépenses sociales vont s'accroître. Dans le même temps, la crise implique moins de rentrées fiscales, donc moins de cotisations. La dette publique augmente donc. Enfin, malgré la baisse de son taux directeur et l'injection massive de liquidités dans les banques, celles-ci ne jouent pas le jeu et ne financent ni la dette publique, ni l'économie réelle. Les conditions de crédit se resserrent, particulièrement pour les PME.

Les conséquences?
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Il est probable que la charge de la dette va s'alourdir, que les taux d'intérêt vont s'accroître et que le différentiel entre les taux d'emprunts de l'Allemagne et ceux de la France vont augmenter. Ces répercussions techniques vont produire des effets en cascade pour l'économie réelle. En première ligne se trouvent les banques. Celles-ci ont déjà annoncé qu'elles n'avaient pas vocation à acheter de la dette publique, donc à soutenir les États, comme le PDG de la Société Générale ce vendredi matin. Les compagnies d'assurance sont en deuxième ligne. Celles-ci contrôlent une bonne part de la dette française via leurs contrats d'assurance vie. Mais les Français se détournent de ces produits et préfèrent des produits d'épargne comme le Livret A. La France va avoir plus de mal à financer sa dette sur les marchés. Va-t-on vers un nouveau plan de rigueur pour contracter la dépense publique? Le cercle vicieux s'accélère.

agences_33.jpgY a-t-il un plan B?

Doit-on rester sous la coupe des marchés, laisser notre sécurité sociale, nos emplois, nos salaires sous la contrainte du jugement des marchés? La question se pose un peu plus chaque jour. La dégradation de la note française est un coup porté contre la politique du gouvernement. La droite porte une énorme responsabilité dans la situation actuelle car elle a placé le financement de la dette publique sous la coupe des marchés financiers et de fonds étrangers.

La solution passe par un changement de politique du crédit, avec la création d'un pôle public du crédit comme le propose le Front de Gauche. Elle passe aussi par un changement d'orientation de la Banque centrale européenne (BCE). Celle-ci finance les banques. Pourquoi privilégier le sort des banques plutôt que celui des Etats? Il vaudrait mieux qu'elle finance directement un fonds de développement social et écologique, comme le propose encore le Front de Gauche, afin de soutenir l'emploi dans le domaine public ou l'industrie.agences_44.jpg

Et vous? La perte du triple A vous afflige-t-elle ? Ou criez-vous "Même pas peur ! " ?
Envoyez durant ce week-end vos commentaires ou vos images que nous publierons sous cet article. A bientôt !

agences_55.jpg11h30 : Première image reçue pour notre concours... Des chiffres et des lettres !
On note ou pas ?




Reçu à 17 heures...

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21 heures...
Dessin reflétant finalement assez bien la réalité, non ?
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Le bourreau garde son triple A ou bien on le dégrade ?
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Ecoute_collective.jpgExceptionnellement, pas de blog ce soir ! On regarde la télé !

Jean -Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche et candidat du Front de Gauche à l'élection présidentielle, est l'invité de l'émission "Des paroles et des actes"sur France 2 à 20h35.








Pas de blog non plus le vendredi 13 janvier, car

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Pas de blog non plus le mardi 24 janvier, car...
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arnaque_2.jpgTexte invité

Et sur le strict terrain de la ‘rationalité’ économique, une TVA « sociale » peut-elle être efficace ?

Le projet de TVA sociale n'a pas grand chose de "social" en soi. Ce qui est censé la rendre "sociale", c'est le fait de fournir de nouveaux financements pour la protection sociale tout en réduisant le coût du travail.

Concrètement, il s'agit d'augmenter le taux de TVA en contrepartie d'une baisse des cotisations sociales. En théorie, il ne s'agit donc pas d'une hausse des prélèvements obligatoires mais d'une substitution.

Plusieurs arguments peuvent plaider en ce sens. Historiquement, le financement de la protection sociale reposait essentiellement sur des cotisations prélevées sur les salaires parce que les prestations correspondantes étaient étroitement liées au statut d'emploi des personnes.

Mais avec le temps, les prestations se sont élargies et le champ des bénéficiaires dépasse aujourd'hui largement les seuls salariés. Face à ce poids croissant de la protection sociale, ainsi qu'à la concurrence accrue des pays à bas salaires, les gouvernements ont déjà cherché à élargir l'assiette du financement de la protection sociale.

La création de la CSG en 1991 allait dans ce sens: elle frappe tous les revenus et pas seulement ceux du travail. Avec la TVA sociale, il s'agirait, cette fois, de mettre à contribution les consommateurs, qu'ils occupent ou non un emploi salarié. A la différence du travail, la consommation n'est en effet pas délocalisable.

Augmenter la TVA tout en diminuant les cotisations sociales doit théoriquement permettre aux entreprises hexagonales de continuer à vendre leurs produits en France au même prix, étant donné que le coût du travail baisse. Et pour cette raison, de les écouler aussi plus facilement à l'étranger.

En revanche, cela renchérit le prix des produits importés qui subissent la hausse de la TVA mais ne bénéficient pas de la baisse des cotisations. Ce faisant, la TVA sociale donne donc un avantage compétitif aux entreprises présentes sur le territoire français. C'est un coup de pouce comparable à une dévaluation.

C'est notamment pour cette raison que Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP, proposait à l'automne dernier de la rebaptiser "TVA anti-délocalisation". C'est le choix qu'avait fait l'Allemagne en 2007 avec une hausse de 3 points du taux de TVA. Les pays scandinaves ont, eux aussi, recours de façon privilégiée à la TVA pour financer leurs généreux systèmes sociaux avec des taux de 25%, contre 19,6% en France.

Serait-elle efficace ?

  • Compte tenu des écarts de prix du travail entre la France et des pays à très bas coûts tels que la Chine, la TVA sociale ne suffirait vraisemblablement pas à dissuader les entreprises de délocaliser.
  • C'est essentiellement vis-à-vis de nos partenaires européens que cette stratégie peut avoir un impact réel: cette démarche, qui s'apparente à une dévaluation, est donc peu coopérative à leur égard.
  • Mais surtout, rien ne garantit que les entreprises françaises vont répercuter la baisse des charges sur leurs prix hors taxes. Elles peuvent au contraire en profiter pour reconstituer leurs marges, surtout dans les secteurs où la concurrence est faible.

* A la hausse prévisible du prix des produits importés, s'ajouterait donc celle des produits et des services domestiques, ce qui affecterait le pouvoir d'achat des ménages. Et fragiliserait la consommation, qui reste le principal moteur de l'économie française.

A moyen terme, cette perte de pouvoir d'achat peut être compensée par les mécanismes d'indexation du Smic et des revenus sociaux sur l'inflation ou encore par des négociations salariales. Mais si les salariés obtiennent gain de cause sur ce point, cela annulerait l'effet initial de la baisse du coût du travail.

D’un strict point de vue économique, au final, les effets économiques d'une TVA sociale sont donc assez aléatoires et probablement…très limités.

Texte invité (ndlr : retravaillé à la marge): Laurent Jeanneau
Alternatives Économiques n° 299 - février 2011
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Cherchez l'erreur...

FSU-AFF-MANIF.indd1408 élèves supplémentaires = 28 postes en moins : cherchez l'erreur...

« La casse du siècle ! » C’est ainsi que le syndicat enseignant du premier degré, le SNUipp tire la sonnette d’alarme en ce mois de janvier.

150 000 postes ont été supprimés en 5 ans dans la fonction publique. « L'Éducation nationale a payé un lourd tribut » estime le SNUipp 95, qui fait ses comptes : un bilan désastreux !

En 2011, le Val d’Oise a accueilli 1 284 élèves de plus mais a connu 11 suppressions de classes, 43 disparitions de postes spécialisés « Rased » et 40 autres suppressions de postes ZEP/REP dans les quartiers dits sensibles. Au total, depuis septembre 2008, ce seront 93,25 postes qui auront été supprimés avec, dans le même temps la scolarisation de plus de 5 500 élèves supplémentaires dans notre département.

Le taux d'encadrement, nombre d'enseignants pour 100 élèves, continue chez nous de dégringoler depuis 5 ans. La scolarisation des enfants de moins de trois ans a chuté de 8,6% à seulement 2,5%.

Les chiffres pour la rentrée prochaine viennent de tomber. Dans l’Académie de Versailles sont prévues 260 suppressions de postes à la rentrée 2012. Le Val d’Oise devrait « rendre » 44 postes : 16 postes d'intervenants de langue et 28 emplois d’enseignants. Et pourtant, est annoncée une prévision de 1 408 élèves supplémentaires à la rentrée 2012. Alors qu’il doit supprimer 28 emplois d’enseignants, l’Inspecteur d’Académie devra dans le même temps ouvrir des classes supplémentaires pour accueillir les 1408 élèves de plus. Il devra donc faire des choix... et il lui faudra bel et bien récupérer des postes pour ouvrir ces classes ! Les conditions d’exercice et d’apprentissage vont encore et de nouveau se dégrader.

La carte scolaire s'annonce donc particulièrement tendue et les incidences nombreuses sur les conditions de travail des élèves et des enseignants. A la demande du ministère, les différentes phases de la carte ont d’ailleurs été décalées pour ne pas « déranger » les échéances électorales, présidentielles et législatives. C’est prudent mais ne suffira peut-être pas à désamorcer la colère des personnels et des parents ! « Les enseignants quant à eux, voient dans le même temps leur pouvoir d'achat encore dégringoler du fait du gel du point d'indice, de la nouvelle grille des salaires établie à la baisse conséquence de la nouvelle loi sur les retraites, de l’augmentation des cotisations MGEN du fait du doublement de la taxe sur les conventions d'assurance et partent à la retraite toujours plus tard avec toujours moins... » s’indigne le syndicat.

Le SNUipp a demandé à être reçu très rapidement par l’Inspecteur d’Académie et annonce travailler avec la FSU à la construction d’une riposte commune.

Pour le SNUipp, « cette poursuite de la saignée dans les moyens remet en cause tout le travail des équipes enseignantes et expose dangereusement l’avenir des élèves, en particulier les plus fragiles ».
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www_logo.jpgAttac ne croit pas en la mise en place d’une taxation des transactions financières "avant la fin janvier" pour "montrer l’exemple", comme l’a soutenu le 6 janvier le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy.

Et ce d’autant plus que la France ne serait pas suivie par Berlin et Rome, qui veulent une solution européenne. De qui se moque le gouvernement ? Il y a à peine un mois le secrétaire d’État au Commerce extérieur, Pierre Lellouche, s’opposait au vote par le Sénat d’une telle taxe, estimant que la France "ne peut légiférer seule" car ce serait "contre-productif" et cela "nuirait à la place financière de Paris".

Dans son communiqué, Attac France dénonce les "envolées lyriques sur la taxe Tobin dans les discours du chef de l’État depuis deux ans. "Cette annonce est purement opportuniste : elle ne vise qu’à atténuer l’effet désastreux de l’annonce de la TVA « sociale », dont chacun sait qu’elle frappera d’abord les couches populaires. Elle manque totalement de crédibilité : contrairement à ce qui se fait toujours avant d’introduire un nouvel impôt, tout indique que Bercy n’a mené aucune étude sérieuse de faisabilité pour préparer la mise en place d’une telle taxe au plan français.''"

L’association pointe le double langage de Nicolas Sarkozy. D’un côté de belles promesses. De l’autre, des mesures, "réformes fiscales, réforme des retraites, sauvetage des banques sans contrepartie, casse des services publics…" qui montrent qu’il gouverne pour la finance. Rappelons également que Nicolas Sarkozy a supprimé en 2008 l’impôt de bourse, qui taxait à la Bourse de Paris les transactions sur actions au taux de 0,3%. Nicolas Sarkozy joue donc de façon indécente avec le symbole de la taxe Tobin pour tenter de redresser son image de Président des riches. La manipulation politique est trop grossière pour que les citoyens se laissent abuser.

Lire le communiqué intégral d'Attac

 

Des questions? Des idées? Alors échangeons !

lettre_20_1.jpg Pourquoi si peu de pistes cyclables à Saint Gratien ?
Que peuvent apporter les énergies renouvelables?
Un logement « durable « à prix accessible, ça existe ?
Les jeunes sont-ils sensibilisés au développement durable ?
Le PLU, qu’est-ce que ça va changer en ville ?
23 000 Gratiennois, est-ce possible ? Est-ce souhaitable ?
Comment faire des choix budgétaires avec des dotations en baisse, sans pénaliser les habitants ?
Les emprunts de la commune auprès le banque Dexia, quelles conséquences pour le contribuable ?

Si vous vous interrogez sur toutes ces questions… la lettre 20 des élus du PCF-Front de Gauche de la ville est faite pour vous ! Ce document souhaite contribuer à votre information et enrichir les discussions.

Retrouvez l’intégralité de cette lettre en annexe de ce billet.

Vous aussi avez des idées ? Vous voulez poursuivre le débat ? Vous préférez les échanges en direct ? Rendez-vous le mardi 24 janvier !
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Meilleurs voeux !

voeuxAh ! Le lecteur du blog est devenu exigeant ! Voilà à quoi nous nous exposons après l’avoir trop habitué à être informé quasiment en temps réel des événements locaux… On me réclame donc instantanément un compte-rendu, et exhaustif certainement, de la cérémonie des vœux du maire, qui a réuni à Saint Gratien en ce début d’année, la foule habituelle dans la salle Georges Brassens.

Événement local, donc, que cette réception à laquelle on ne convie que sur invitation ?

Oui et non.

Événement sans conteste à l’entrée des vœux du maire car, enfin ! le Front de Gauche a organisé l’animation AVANT la cérémonie et jugé utile de distraire, agréablement bien que tout à fait politiquement, les invités qui doivent patienter un bon quart d’heure avant d’accéder à la poignée de mains, voire la bise pour les plus favorisés, du premier magistrat de la ville.

Nos amis du Front de Gauche, tout en souhaitant la bonne année et faisant, eux aussi, parfois la bise, ont quelque peu bousculé le protocole en partageant leurs idées et propositions sur l’agenda 21 de la commune, son plan de révision du plan local d’urbanisme, ou le vote du budget municipal 2012… Et comme toujours, des discussions se sont nouées, autour de ces thèmes ou d’autres… notamment le rôle des banques et la crise financière, sujets qui sont dans toutes les têtes… Alors, bravo ! Car informer la population de propositions alternatives et enrichir les débats, inviter à une réunion publique … quoi de plus positif pour une organisation politique ? Devant la porte de la salle, oui, il y a donc bien eu un événement…

La suite des festivités fut infiniment plus terne. Discours peu enthousiasmant et conventionnel du maire, qui comme chaque année, fait une litanie inodore et sans saveur des diverses réalisations municipales. Aucun des thèmes abordés ne suscitera le moindre applaudissement. Délicat, certes, d’applaudir le « contexte économique et financier difficile », les dotations d’État en baisse ou la sacro-sainte «rigueur» appliquée au budget de la commune. Et qui croira alors que tout va continuer comme avant et que le sport, la culture, le développement durable, la jeunesse ne souffriront pas de ces restrictions financières ? Rendre par exemple hommage à l’activité de la médiathèque est une chose, réduire ses crédits de fonctionnement de 2,26% en 2012 après une baisse déjà en 2011, est plus difficilement compréhensible...

Le Maire a également longuement parlé des jeunes et des nombreuses actions qui sont d’après elle, menées en leur direction, mais force est de constater que bien peu d’entre eux étaient venus l’écouter… et que cette absence est assez révélatrice de la place qu’on veut bien leur accorder dans la gestion municipale. Compliqué de s’impliquer quand les élus disent travailler pour votre bien, mais sans jamais vous demander votre avis…

Madame le Maire ne peut toutefois terminer son propos sans revenir sur les péripéties locales qui ont amené la commune à être ces dernières semaines, quatre fois condamnée par les tribunaux… Non, bien sûr, le Maire ne touchera mot de ces condamnations… Pour elle, la faute réside dans «l’emballement médiatique», les «médias manipulés», la «mise en cause de la démocratie par des groupuscules», les «calomnies» et autres «attaques personnelles»... Et de réaffirmer qu’elle se bat pour qu’ «on» ne remette pas en cause la «ville de demain», qu’elle se doit de «préserver Saint Gratien» et que les seuls auxquels elle doit rendre des comptes sont les habitants. Habiterions-nous un territoire exempté des lois communes françaises ? Nous ne saurons pas non plus de qui nous devons nous préserver, ni quel est ce «on» qui nous menace…. Allégations subtiles, qui laissent planer le doute sans jamais nommer précisément ceux contre qui nous avons à nous défendre…mais vu les événements auxquels elles se réfèrent, l’assistance aura parfaitement compris de qui il s'agit...

Quittant enfin ses simples habits d’élue locale, elle fustige une France qui «n’ose plus dire non» depuis trente ans, qui arrive aux limites de son modèle et appelle enfin les législateurs à «accorder les lois à l’évolution de la société»… Cette plaidoirie non plus n’est pas un événement puisque ces propos ont été tenus à maintes reprises. Je ne vous cacherai pas qu’ils me choquent comme au premier jour car agitant le fantasme d’une France menacée par l’autre, le différent, l’étranger, alors que je rêve d’un pays ouvert, fraternel, riche de ses mélanges… L’étranger, c’est un ami que je ne connais pas encore : voilà une maxime qui peut paraître totalement utopique et dont j’ai pu néanmoins, avec nombre d’autres gratiennois, mesurer toute la vérité au cours de l’année écoulée...

L’an dernier, à la même époque, le maire agitait déjà le spectre d’une invasion musulmane et/ou tchétchène menaçant notre unité et nos règles de vie… Nous souhaitions à cette occasion aux musulmans de Saint Gratien d’engager un dialogue constructif et ouvert avec la mairie et aux enfants du foyer IDFI «d’accéder en 2011 comme tous les petits Gratiennois, aux services municipaux de cantine, étude, centre de loisirs et de connaître la fin d’une discrimination les privant des droits accordés aux enfants de leur âge.» Voici au moins un vœu réalisé, comme quoi l’action commune peut déplacer certaines montagnes !

Enfin, je ne vous donnerai, comme à l’habitude, aucune information sur le buffet de cette réception, dont je ne me suis pas approchée. Austérité, quand tu nous tiens ! Bonne année à tous !

 

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Marine Le Pen amène le pire

rat-poison.JPGQuand la haine tient lieu de raisonnement…
Démontons les propos du Front national.

Défend-il les salariés ?
Faux, il ne propose d’augmenter ni les SMIC ni les salaires.

Faut-il croire à une invasion d’étrangers comme il le prétend ?
Faux, les immigrés ne représentent que 1/650è de la population française.

L’immigration, c’est le chômage ?
Faux, l’immigration a fait au contraire baisser le taux de chômage dans les pays qui l’ont accueillie.

Le Front national défend les droits des femmes ?
Faux, il veut supprimer le remboursement de l’avortement, renvoyer les femmes à la maison et ne dit rien sur l’égalité salariale entre hommes et femmes.

Contre une France rabougrie et aigrie, engagez-vous avec le Front de Gauche pour une France ouverte, généreuse, accueillante, la France des droits de l’homme et de la solidarité !



En 2012, on va leur faire un dessin : Marine le Pen amène le pire
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Ce n’est pas une crise, c’est une arnaque !

Et si la BCE refinançait les dettes publiques ?

Cette institution refinance bien les banques pour un taux proche de zéro mais les États sont, eux, aujourd’hui obligés de se tourner vers les marchés financiers avec des taux allant de 2 à …38%, taux usuraire appliqué aux Grecs ! Cercle infernal : plus le risque est estimé important, plus le taux est élevé et plus le poids de la dette s’alourdit, entraînant des plans d’austérité qui plongent ces pays dans toujours plus de récession, d’où des rentrées fiscales en chute et des déficits encore aggravés…

crise.JPGEt la France ? Depuis 1974, il lui est interdit de se financer directement auprès de la Banque de France. Elle emprunte donc sur les marchés et cela nous a coûté 1 200 milliards depuis cette date, pour une dette totale de près de 1 600 milliards. Une charge financière phénoménale sur l’économie et la compétitivité du pays. 70% de notre dette est détenue par des investisseurs étrangers : fonds de pension américains, banquiers anglais ou grandes sociétés d’assurance, ceux-là mêmes qui menacent, via les agences de notation, notre si fameux triple A ! En 2012, la France devra emprunter, aux marchés financiers bien évidemment, 400 milliards. Le remboursement de « vieilles dettes » en engloutira 300 quand les 100 autres seront consacrés à combler le déficit budgétaire.

Qui vient donc de déclarer : « Est-il normal que, en cas de crise, les banques privées, qui se financent habituellement à 1 % auprès des banques centrales, puissent bénéficier de taux à 0,01 %, mais que, en cas de crise, certains États soient obligés au contraire de payer des taux 600 ou 800 fois plus élevés ? "Etre gouverné par l'argent organisé est aussi dangereux que par le crime organisé", affirmait Roosevelt. Il avait raison. Nous sommes en train de vivre une crise du capitalisme dérégulé qui peut être suicidaire pour notre civilisation. Comme l'écrivent Edgar Morin et Stéphane Hessel dans Le Chemin de l'espérance, nos sociétés doivent choisir : la métamorphose ou la mort ? Faire payer des taux d'intérêt colossaux pour des dettes accumulées il y a cinq ou dix ans ne participe pas à responsabiliser les gouvernements mais à asphyxier nos économies au seul profit de quelques banques privées » ?

Jean-Luc Mélenchon ? Pierre Laurent ? Perdu, c’est Michel Rocard ayant des remords tardifs, qui propose à présent de permettre à la BCE de prêter aux États membres à des taux très bas, via les organismes publics de crédit. Il oublie juste que ces organismes sont gérés dans un objectif de rentabilité financière et non dans un souci de favoriser les dépenses porteuses de développement de l’emploi, de recherche ou de formation… Financer à bas taux, certes, mais pour quels buts ?

C’est pourquoi le Front de Gauche avance des propositions beaucoup plus…audacieuses ! Refinancer, non pour mettre en place de nouveaux plans d’austérité, mais pour développer les services publics, progresser dans une politique sociale et écologique, et contribuer efficacement à sortir de la crise. D’où l’affirmation de la nécessité de mettre en place une nouvelle politique du crédit et une réforme de la fiscalité. Ces mesures, avancées par le PCF il y a deux ans, sont aujourd’hui portées par Le Front de Gauche dans son ensemble.

Nous, on peut !

Chiffres extraits de l’Humanité du 4 janvier 2012

 

15% des ménages souffrent du froid dans leur logement. En mai 2011, l’Insee, dans son enquête « La précarité énergétique : avoir froid ou dépenser trop pour se chauffer » estimait que 3,8 millions de ménages dépensaient plus de 10% de leurs ressources dans leurs dépenses énergétiques, éprouvant donc, selon la loi Grenelle « des difficultés particulières à disposer de la fourniture d’énergie nécessaire à la satisfaction de ses besoins élémentaires, en raison de l’inadaptation de ses ressources ou de ses conditions d’habitat ».
Huit millions de personnes, familles monoparentales ou chômeurs notamment, sont touchées et ne peuvent pas se chauffer correctement, avoir de l’eau chaude, cuisiner, utiliser de machine à laver ni de voiture ou avoir accès à Internet ou à la télévision… et connaissent des difficultés de paiement de leurs factures de gaz, d’électricité, d’eau, aux conséquences parfois dramatiques.

En cause, les faibles ressources de ces familles mais aussi l’état des logements dont la performance thermique est généralement mauvaise et les équipements de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire, souvent vétustes, qui font gonfler la facture énergétique des plus pauvres, surtout dans le parc privé. « Les impayés d’énergie, en constante augmentation, ne sont que la partie émergée de l’iceberg : les diagnostics effectués au domicile des ménages en difficulté révèlent souvent que les ménages pauvres se privent pour ne pas générer de trop grosses factures » relève le réseau « Rappel » qui lutte contre la précarité énergétique.

La situation ne cesse de se détériorer, puisque le coût des énergies n’a fait que croître ces dernières années, et dans quelles proportions ! Le gaz pour ne citer que lui, a vu son prix exploser depuis la privatisation de GDF en 2004 : + 60 % et encore plus de 4% en janvier 2012. Les salaires les plus modestes ne suivent pas, et de loin, la même ascension. Le Smic n’augmentera que de 0,3% en ce mois de janvier, les allocations familiales et les aides au logement n’évolueront plus en fonction de l’inflation, mais de la croissance...

Les conséquences de la précarité énergétique sont dramatiques. Elles sont évidemment financières car elles ont des répercussions sur d’autres secteurs du budget des familles concernées, qui consacrent d’autant moins d’argent à l’éducation, la santé, la culture… La précarité énergétique influe aussi sur l’état du logement qui ne cesse de se dégrader car mal aéré, mal chauffé, humide… Répercussions sociales puisque la vie sociale devient difficile voire inexistante… Les activités « statiques » lecture, devoirs des enfants sont particulièrement compliquées... Il devient délicat de rester propre…et en bonne santé. Allergies, asthme, affections respiratoires, problèmes d’hygiène augmentent. La sécurité devient problématique et les accidents domestiques avec des appareils de chauffage inadaptés se multiplient. Enfin, l’impact sur l’environnement n’est pas neutre non plus.

« Cette incapacité à se chauffer, c’est une nouvelle précarité, une nouvelle forme d’exclusion, une souffrance invisible », souligne un responsable de la Fondation Abbé Pierre.

Des solutions pour lutter contre la précarité énergétique ? Il en existe bien sûr mais comme souvent tout est affaire de volonté politique. Les associations se prononcent pour la création d’un « bouclier énergétique » pour aider les ménages à payer leurs factures en incluant toutes les énergies et non seulement l’électricité et le gaz comme à l’heure actuelle, avec des procédures d’ailleurs si complexes que seule une partie des ayants droit en bénéficie. Elles proposent aussi d’intégrer la performance énergétique dans les décrets sur l’insalubrité des logements, ce qui permettrait de lutter contre la location de « passoires thermiques » et pourrait contraindre un propriétaire à rénover son bien. Ces deux mesures n’ont malheureusement pas été retenues par le Grenelle de l’environnement.

Des mesures plus fondamentales sont évidemment indispensables. Il est impératif de reconnaître et de rendre effectif un véritable droit à l'énergie, notamment garanti par l'interdiction des coupures d'électricité et une tarification sociale garantissant le droit et l’accès de tous à l’eau et à l’énergie. Le Front de Gauche réaffirme l’exigence de la maîtrise publique de l’énergie et la nécessité d’associer les citoyens à son contrôle, pour garantir un coût d’accès à l’énergie acceptable pour tous les usagers. Un plan national de remise aux normes énergétiques des logements est également essentiel.

A Saint Gratien, le programme d’actions de l’agenda 21 de la ville soulève ces problèmes. Une des actions avance l’objectif de lutter contre la précarité énergétique et les difficultés de paiement de l’eau, et organise l’envoi de « médiateurs » auprès de familles modestes pour les sensibiliser aux «éco-gestes» qui leur permettrait de réaliser de « réelles économies ». Car « éco-gestes » riment avec économies, affirme le document municipal. Autant il est difficile de ne pas partager l’idée de départ, autant les moyens mis en œuvre sont inadaptés. Non seulement ils laissent penser que si les familles rencontrent des difficultés, c’est qu’elles ne pratiquent pas les « bons gestes écologiques » mais ils donnent à croire que cela pourra pour une part résoudre le problème. Illusion totale ! Des solutions autrement capitales sont obligatoires. Au plan de la commune, des pistes ont été ouvertes dans le document diagnostic de l’agenda 21, soulignant l’ancienneté du parc de logements gratiennois et la nécessité de prévoir des travaux de rénovation, incluant des aides financières. Une commission municipale élargie du logement et de l’habitat, dont nous avons proposé la mise en place, pourrait étudier la réhabilitation et l’isolation des bâtiments anciens, dont des immeubles insalubres encore subsistants.

Enfin, l’utilisation des énergies renouvelables prend ici tout son sens. Panneaux solaires contribuant à la production de l’eau chaude sanitaire ou chauffage d’immeubles en utilisant la chaleur des eaux usées sont des techniques déjà mises en pratique dans des communes voisines. L’emploi et la formation y trouvent aussi largement leur compte. Réaliser des économies conséquentes sur la facture d’énergie pour les ménages, sur qui pèsent de plus en plus lourdement le coût de l’énergie, même si ils ne sont pas en situation de difficulté de paiement, et développer les emplois « verts » dans les quartiers…. une idée trop audacieuse pour Saint Gratien ?

 

Urgence contre le logement cher !

toit.jpgJamais le logement n’a été aussi cher dans notre pays, dans un contexte de précarité grandissante. Les loyers et les traites ont explosé, ils pèsent lourdement sur le budget des ménages. Les impayés se multiplient, les expulsions et le surendettement atteignent des niveaux record. Le nombre de sans-abri augmente chaque jour, alors que l’hébergement d’urgence est sinistré, du fait des insuffisances et des nouvelles restrictions budgétaires. Les femmes sont de plus en plus victimes, mais jeunes et moins jeunes, familles et enfants, chômeurs et salariés… Tout le monde est touché. Or, il existe en France des financements considérables pour produire massivement des logements sociaux, et 2,12 millions de logements vides.

Des solutions existent, qui n’attendent que d’être appliquées. Sans plus tarder, nous voulons en parler. Examiner comment abaisser le prix des logements et des loyers, comment appliquer, enfin, la loi SRU, la loi DALO, la loi de réquisition, en finir avec les expulsions, la spéculation immobilière et la marchandisation du logement social...

A l’appel de la Plate-forme Logement des Mouvements sociaux, à l’initiative de la Fondation Copernic et de Droit Au Logement, nous organisons, dans le cadre d’une campagne nationale unitaire, « 4h contre le logement cher ».

Avec des interventions de :
Éva Joly (candidate d’Europe Écologie/Les Verts à l’élection présidentielle) ; Jean-Luc Mélenchon (candidat du Front de Gauche à l’élection présidentielle) ; Josiane Balasko (cinéaste) ; Pierre Richard (comédien) ; Christophe Alévêque (comédien) ; Philippe Poutou (candidat du NPA à l’élection présidentielle) ; Pierre Laurent (secrétaire national du PCF) ; Isabelle Bonnet (porte-parole de Lutte Ouvrière, région PACA) ; Marie-Noelle Lienemann (sénatrice PS de Paris, ancienne ministre du Logement) ; Dominique Voynet (maire de Montreuil) ; Annick Coupé (porte-parole nationale de Solidaires) ; Bernadette Groison (secrétaire générale de la FSU) ; Agnès Naton (secrétaire confédérale de la CGT chargée de l’exclusion) ; Jean-Baptiste Eyraud (porte-parole national de Droit Au Logement) ; Willy Pelletier (coordinateur général de la Fondation Copernic) ; Serge Incerti-Formentini (président de la Confédération Nationale du Logement) ; Margaux Leduc (Jeudi Noir) ; Elodie Fumet (Confédération Syndicale des Familles) ; Dan Frank (écrivain) ; Marina Vlady (comédienne) ; Agnès Bihl chanteuse) ; Albert Jacquart (généticien) ; Mgr Gaillot ; Aurelie Trouvé (coprésidente d’ATTAC) ; Florence Aubenas (écrivain) ; Sanseverino (chanteur) ; La grapheuse Miss Tic, les dessinateurs Charb et Faujour pour les visuels

Des familles expulsées, oubliées de la loi DALO, ou simplement étranglées par la cherté des loyers, s’exprimeront par l’entremise de courtes vidéos.
Il s’agira d’entendre des candidats à l’élection présidentielle, les associations, des syndicalistes, des élus, des économistes et des sociologues, des artistes, des familles… Mais nous voulons surtout que cette rencontre soit un signal fort pour toutes et tous, pour alerter chacun-e, en ce début de campagne électorale, sur la gravité de la situation et les moyens d’y remédier. 84% des Français jugent insuffisante l’action des responsables politiques en matière de logement, cette question cruciale doit être une priorité dans les programmes électoraux pour la présidentielle. Parce que se loger est un droit.

Réservez d’ores et déjà votre soirée du 9 janvier ! L’entrée est libre, mais la réservation obligatoire au 01 44 95 58 ou ici

LE 9 Janvier 2012, de 18h30 à 22h30, au Théâtre du Rond-Point ; Salle Renaud-Barrault ;
2bis, avenue Franklin-Roosevelt, 75008 Paris
M° Champs-Élysées - Clemenceau

 

Bonne année 2012 !

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En 2012, prenez le pouvoir !

Pour 2012, je voudrais...
Noel_2012.png Image de nos amis du Parti de gauche

 

Vous êtes invités...

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Avant les voeux 2012...

wsarko.jpgVous êtes des milliards à suivre dans quelques heures la rituelle allocution télévisée du Président.

Mais au fait, avant de regarder les vœux 2012 du Président, revenons sur ses Vœux 2011 ; a t-il tenu ses promesses (du type "le chômage va baisser dans quelques semaines" (...) "je suis le candidat du pouvoir d'achat...") ?

Jugez sur pièces avec un dernier rembobinage de ses voeux pour 2011 :

Voeux 2011

 

Bonne année !

Tour d'horizon de ce qui change au 1er janvier 2012.

Sécurité sociale

  • Instauration d'un jour de carence (non indemnisé) pour les fonctionnaires en arrêt maladie.
  • Baisses des indemnités journalières (IJ) d'arrêts maladie remboursées par l'assurance maladie pour les salaires supérieurs à 2.450 euros brut si l’entreprise ne compense pas.

Mutuelles

  • Suite au doublement de la taxe sur les contrats de santé, les tarifs des mutuelles risquent d'augmenter de l'ordre de 5%.

Salaires

  • Aucun coup de pouce cette année pour le SMIC, alors que c'est régulièrement réclamé par les syndicats, il va passer à 9,22 euros brut de l'heure, soit 1398,37 euros brut par mois.
  • La contribution sociale généralisée (CSG) et la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) sur les salaires vont augmenter. Le calcul se fera sur 98,25 % du salaire, contre 97 % aujourd’hui.

Taxes

  • Le taux réduit de TVA passera de 5,5% à 7%. Sont concernés la restauration, l'hébergement, les travaux à domicile, les transports en commun, les services à la personne mais aussi certains services culturels comme les livres.
  • Instauration d'une taxe sur les sodas et boissons avec édulcorants. Hausse de la taxe sur les alcools titrant plus de 18 degrés.

Énergie

  • Les tarifs réglementés du gaz pour les particuliers et les entreprises vont augmenter de 4,4%.
  • En ce qui concerne les travaux d’économie d’énergie, les crédits d’impôts accordés baisseront de 15 %. Ainsi, pour un chauffage au bois le crédit d’impôt passera de 22 à 18 % et de 36 % à 31 % en cas de renouvellement d’un appareil existant. Pour le photovoltaïque, par exemple, le crédit d’impôt ira de 22 à 13 % et pour le solaire thermique (chauffe-eau et système solaire combiné) de 45 à 38 %.

Transports

  • Les billets pour les trains à grande vitesse (TGV) mais aussi les trains interrégionaux Téoz et les trains de nuit Lunéa coûteront 3,2% plus cher.
  • En Ile-de-France, les tarifs des transports en commun vont augmenter de 1,5%.
 

Le candidAAAt des agences de notation

AfficheLacharriere2012WEB.jpgLu sur le blog de Leila Chaibi…

Le comité de soutien à la candidature de Marc Ladreit de Lacharrière à la présidentielle de 2012 a interpellé le patron de Fitch Ratings au Ministère des finances. On a bien rigolé...

Mercredi 7 décembre avait lieu la remise du « Prix du livre d'économie » au Ministère des finances. Cette grand-messe a lieu chaque année depuis 13 ans. Le prix est remis par le ministre des finances, et il est décerné par Marc Ladreit de Lacharrière, président du jury. Ce nom ne vous dit peut-être rien car le bonhomme sait se faire discret, surtout par les temps qui courent.

Marc Ladreit de Lacharrière, c'est le patron de l'agence de notation Fitch Ratings.

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Ancienne militante du NPA, co-fondatrice du collectif L’appel et la pioche et ancienne co-présidente de la fondation Copernic, Leila Chaibi est membre du Parti de Gauche depuis février dernier.

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