Bienvenue sur le blog d'Isabelle VOLAT ÉCHANGER ET AGIR AVEC LE FRONT DE GAUCHE DE SAINT GRATIEN

L'imposture

anti-fn_1.jpgParce qu’on ne dénoncera jamais assez le Front national, revenons sur la vraie nature de Marine Le Pen.

Marine Le Pen parle de la France, des travailleurs, de social. Elle n'est pas la première dans l'histoire à utiliser ces thèmes, la nation et la colère d'un peuple, pour de mauvaises raisons. En vérité, elle n'aime ni le monde du travail, ni la solidarité, ni la liberté.

Nous communistes ne considérons pas ceux tentés par ce discours comme des ennemis. Ils sont déçus par la droite, la gauche n'a pas su répondre à leurs espoirs. Nous le disons avec force, c'est pourtant une voie dangereuse. Il faut regarder derrière les mots.

Il faut trouver d'autres issues à ces souffrances, pour la France que nous aimons. Car la France de Marine Le Pen, c'est la France des barbelés, du repli sur soi. Notre France, c'est celle des idéaux de la Révolution, des droits humains, de la solidarité. Une France ouverte, généreuse et courageuse, accueillante, belle et rebelle.

Non, le peuple n'a rien à attendre de Marine Le Pen.

Marine Le Pen n'a que « le peuple » à la bouche. Elle s'intéresserait aux petits, aux opprimés dont elle serait la seule à se préoccuper. Fichtre ! Là où le bât blesse, c'est que pour les salariés, les retraités, les précaires, elle ne propose rien.
L'augmentation du Smic ? Une « mesurette ». Le blocage des loyers ? « Une idée communiste ». Facile à dire quand on habite un manoir à Saint-Cloud ! Dans ses multiples discours et apparitions médiatiques, jamais elle ne parle de la situation des retraités, dont bon nombre vivent sous le seuil de pauvreté. Décidément, pour elle qui sait donner de la voix, sur ces sujets, elle est d'un silence assourdissant.

Non, Marine Le Pen n'est pas une candidate anti-système.

Là aussi, beaucoup de paroles en l'air. Il ne suffit pas de dénoncer les marchés financiers, les patrons voyous. Elle ne dit jamais rien sur la fraude fiscale, sur les entreprises responsables de 80 % de la fraude sociale, rien sur la taxation du capital – cela la toucherait de près, elle, fille de millionnaire. Au Parlement européen – quand elle y va – elle vote le plus souvent avec la droite européenne.

Non, Marine Le Pen n'est pas la candidate de l'emploi.

Marine Le Pen ne dit rien sur l'emploi et la défense des salariés. Elle agite la mondialisation comme un épouvantail mais ne propose que de renfermer la France sur elle-même et la sortie de l'euro. C'est oublier de dire que cela se traduirait par une forte dévaluation du franc restauré qui entraînerait une inflation énorme et une baisse considérable des salaires.

Non, Marine Le Pen ne défend pas les femmes.

Avec ses projets, c'est, ni plus, ni moins que le retour de la femme au foyer que Marine Le Pen souhaite organiser. Elle souhaite dérembourser l'IVG et organiser un référendum sur ce sujet. Ainsi, les femmes perdraient l'autonomie qu'elles ont acquise par le travail et la liberté de disposer de leur corps.

Non, pour Marine Le Pen, l'éducation n'est pas une priorité.

Elle ne souhaite pas revenir sur les suppressions de postes dans l’Éducation nationale mais plutôt augmenter le budget de l'armée de 25 %. On voit où son cœur penche. Elle n'a aucun respect pour les enseignants qui, selon elle, seraient des activistes politiques endoctrinant les enfants. Elle voit tellement de violence dans les écoles qu'elle est sûrement pour le dépistage de la délinquance dès l'âge de 3 ans.

Non, Marine Le Pen n'est pas la candidate du peuple. C'est une xénophobe millionnaire qui ne propose rien contre le pouvoir de la finance et des riches.

C'est l'exact opposé de ce que proposent le Parti communiste français, le Front de Gauche et de ce qu’a porté son candidat à l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon. Nous voulons une gauche qui ne renonce pas une nouvelle fois à répondre aux besoins, qui assume pleinement les nécessaires ruptures avec le libéralisme et qui, pour cela, s'attaque aux puissants.

Notre « ennemi », c’est le banquier, pas l’immigré !
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Financer une protection sociale efficace

Je suis la candidate du Front de Gauche dans la 6è circonscription du Val d’Oise. Éric Peschot est mon suppléant. La période électorale qui s’ouvre sera pour nous l’occasion de développer nos propositions et de les mettre en débat.

Deuxième volet de nos propositions en matière économique

Financer une protection sociale efficace

La retraite à 60 ans, conquête de la gauche, serait impossible à financer. De même, depuis 2007,le système de santé est mis à mal : déremboursement des médicaments, franchises médicales, fusion d’hôpitaux tournés vers la rentabilité. Bilan : faute de moyens, près d’un français sur trois a renoncé à des soins. Voici nos propositions pour financer une protection sociale efficace.

Alors que la société française a été capable, après la libération en 1945 de construire, de financer et de développer, jusqu’aux années 1980, un système de protection sociale très efficace, le capitalisme en crise s’avère incapable d’apporter une réponse aux nouveaux besoins engendrés par l’allongement de la vie et les progrès de la médecine.
Les politiques régressives de ces dernières années ont profondément dégradé notre système de santé.
Mise à mal de l’hôpital public par des fermetures de services qui restreignent l’accès aux soins et la surcharge des services restants au détriment de la qualité des soins ; dépassements d’honoraires ; mauvaise répartition de l’offre médicale sur le territoire ; baisse de la part des soins et médicaments pris en charge par la sécurité sociale et augmentation des coûts pour les citoyens entraînant des inégalités voire un renoncement aux soins pour un tiers de la population.
A court terme, des projets existent pour faire financer assurance maladie et allocations familiales par la fiscalité, mettant ainsi à terre notre système de protection sociale…

Alors que la privatisation apporte inégalités sanitaires et sociales et exclusion du système de soins des plus démunis, le service public, c’est l’égalité de traitement, la continuité du service rendu, la solidarité. Comme l’école, la santé ne peut être un service marchand.

C’est pourquoi il faut s’opposer à la loi Bachelot qui continue de faire des ravages, ayant déjà à son actif la fermeture de 300 sites chirurgicaux et 200 de gynécologie-obstétrique ; aux agences régionales de santé qui ne sont que le bras armé de cette politique.

Reconstruire un véritable service public de santé, fondé sur la proximité et la qualité des soins, en associant étroitement les personnels, les élus et les patients, rétablir le remboursement à 100% des dépenses de santé couvertes par la Sécurité Sociale, c’est possible !

Avec un groupe Front de Gauche renforcé, nous préconiserons à l’Assemblée des mesures à la fois immédiates et très efficaces pour un développement tout à fait nouveau de la protection sociale.

▪ Rétablissement de la retraite à taux plein à 60 ans (75% du salaire de référence) avec la prise en compte de la pénibilité de professions particulières donnant droit à des départs anticipés.

▪ Mise en place d’un service public de santé fondé sur la proximité des soins, avec des pouvoirs nouveaux des personnels, des usagers, des élus. La mise en réseau des hôpitaux entre eux, avec la médecine ambulatoire, et leur partenariat avec la médecine générale contribueront à une couverture nationale de santé permettant l’égalité d’accès aux soins pour tous. Un programme de formation de toutes les disciplines de santé sera lancé.

Parce qu’en matière de santé, la prévention est essentielle, nous préconiserons le (re)développement de la médecine scolaire, de la médecine du travail, des consultations de PMI et des structures prenant en charge les problèmes psychologiques ou psychiatriques. Nous réaffirmons l’absolue nécessité de préserver les structures de proximité.

▪ La réalisation de ce programme exigera d’accroître le volume des richesses consacrées au financement de la protection sociale. Les ressources de la Sécurité Sociale resteront ancrées sur les salaires, ce qui exclut toute fiscalisation du financement de la protection sociale. Pour élargir l’assiette de ces cotisations, les entreprises seront incitées à développer leur valeur ajoutée, l’emploi, les salaires la formation, par de nouveaux critères de gestion ainsi qu’une modulation à la baisse de l’impôt sur les sociétés et des cotisations patronales pour les entreprises de main d’œuvre qui encouragent l’emploi. Une taxation des revenus financiers renforcera ces incitations, en pénalisant les entreprises qui licencient, délocalisent et placent leur profits sur les marchés financiers. Nous remettrons en cause les exonérations de cotisations sociales patronales qui s’élèvent à 30 milliards par an.

▪ Un pôle public du médicament contribuera à libérer la recherche pharmaceutique des injonctions des marchés financiers et du lobbying des laboratoires privés.

Dans le Val d’Oise, quand avec succès les usagers se mêlent des questions de santé…

Candidats du Front de Gauche, nous sommes investis dans les luttes pour la défense de l’école et de l’hôpital. Les parents, les enseignants, les personnels de santé, les usagers de ces services publics manifestent, dans notre département comme partout en France, contre la réduction des effectifs et des dépenses publiques. Ils ont totalement raison et nous sommes à leurs côtés.

A titre d’exemple, la création du Comité de Défense de l'hôpital d’Argenteuil a permis de rassembler et de mobiliser les personnels, les syndicats, les élus, les usagers et la population. Échec a ainsi été fait aux plans du gouvernement qui prévoyaient à terme la disparition de l'hôpital. L’action a permis de conserver un établissement de proximité de grande qualité, grâce à la reconstruction de l'hôpital aux normes les meilleures ainsi que le maintien des services de radiothérapie et de rythmologie.

 

Un premier signe pour l’école

Communiqué du SNUipp

François Hollande a réservé, le mardi 15 mai, son premier discours de président à l’éducation. L’occasion pour lui de redire ses engagements et d’affirmer ses valeurs pour l’école. Le SNUipp entend rester un interlocuteur attentif et déterminé à faire avancer l’école.

La jeunesse et l’éducation avaient été des thèmes majeurs de sa campagne électorale. Le mardi 15 mai, quelques heures à peine après son investiture, François Hollande a réitéré ses principaux engagements pour l’école au cours d’un hommage rendu à Jules Ferry. Il a renouvelé sa promesse « de recruter 60 000 personnels de l’éducation sur la durée de mon mandat ». Il a également estimé qu’enseigner « nécessite une préparation toute professionnelle » et, s’étonnant qu’on ait pu ces dernières années « oublier » ce principe « de bon sens », a annoncé le rétablissement de la formation professionnelle des enseignants.

La considération de la nation

Le président de la République a estimé que « l’école a besoin de réformes », qu’elle « attend aussi de la considération de la nation, et appelle le soutien de l’État ». Il est temps selon lui, de l’assurer « de ses ressources car on ne peut pas enseigner correctement sans un encadrement suffisant pour nos enfants ». François Hollande a aussi indiqué « que priorité sera donné aux écoles des quartiers populaires, ainsi qu’à celles de certaines zones rurales aujourd’hui abandonnées, oubliées, reléguées ».

Des valeurs et des principes pour une école républicaine

En honorant Jules Ferry qui a été en son temps un ardent défenseur du colonialisme, François Hollande avait suscité la polémique. « Tout homme est faillible et en saluant aujourd’hui la mémoire de Jules Ferry qui fut un grand ministre de l’instruction publique, je n’ignore rien ce ses égarements politiques. Sa défense de la colonisation fut une faute morale et politique elle doit à ce titre être condamnée » a-t-il précisé. Mais le chef de l’Etat s’est avant tout attaché à rappeler les valeurs et les principes qui guideront son action en faveur de l’éducation.

Lutter contre le poids des inégalités sociales

« La société n’est plus la même, les conditions de l’enseignement non plus, mais les principes, eux, demeurent » a-t-il insisté. Disant vouloir adresser « un message de confiance à l’égard de l’éducation nationale », il a salué l’école « comme lieu d’émancipation », réaffirmé sa mission de « préparer toutes les jeunes consciences, d’où qu’elles viennent, quelles que soient leurs origines, quels que soient les lieux où l’école est présente ». Il a aussi appelé de ses vœux l’école de « l’égalité des chances » l’école « qui ne connaît comme critère de distinction que le mérite, le travail et l’effort, car la naissance, la fortune, le hasard établissent des hiérarchies que l’école a pour mission , sinon comme devoir, de corriger voire d’abattre ».

Et maintenant, faire avancer l’école !

D’évidence, le discours tranche avec les paroles et les actes de son prédécesseur. Mais les mesures annoncées suffiront-elles à donner un nouvel élan à l’école ? Ces derniers jours, son “monsieur éducation” durant la campagne, Vincent Peillon, avait notamment annoncé la réalisation d’un état des lieux du système éducatif durant l’été dans la perspective d’une « refondation » du système. La concrétisation de ces projets demande de la confiance et des mesures concrètes.

Une première urgence passe par l’adoption d’un collectif budgétaire pour la rentrée 2012. Très vite, des discussions doivent s’ouvrir afin de revoir la formation des enseignants, le fonctionnement des écoles et les conditions d’exercice du métier, le pouvoir d’achat des enseignants ainsi que les contenus d’enseignement...

Le SNUipp-FSU est déterminé à ce que des mesures concrètes et durables voient le jour dans les écoles : pour la réussite des élèves, le bien-vivre professionnel et la reconnaissance des enseignants.

 

Au Front de Gauche, on sait compter

Irréaliste, le programme du Front de Gauche ?

C'est souvent la crainte de ceux qui, séduits par nos propositions pour l'emploi et la justice sociale, craignent qu'elles ne soient pas applicables en ces temps de crise...

Or, de l’argent il y en a ! L’an dernier, les profits des entreprises du CAC 40 ont augmenté de 34%. La BCE vient de prêter 1 000 milliards aux banques.. qui se sont empressées de les replacer à la même BCE... Madame Bettencourt gagne 15 000 fois le SMIC...

Ce sont des milliards d’euros qu’il faut récupérer sur tous les cadeaux faits par la droite :
- 80 milliards sur les niches fiscales, telle celle qui permet à Total de ne pas payer d'impôt en France, ou la loi Scellier,
- 42 milliards sur les intérêts de la dette, payés aux banques,
- 30 milliards sur les exonérations de cotisations sociales qui sont inefficaces et freinent le développement social.

Ci-dessous le détail des comptes du Front de Gauche.

Nous, on peut !

NB : Si vous avez encore des idées, il reste 72 milliards à dépenser !

 

Pour une alternative à l'austérité

Meeting de solidarité avec le peuple grec avec Pierre Laurent, Alexis Tsipras et Jean-Luc Mélenchon

Face à la crise et contre l'austérité, un mouvement profond pour le changement se lève en Europe.

Partout, des mouvements d'ampleur se lèvent face à l'échec des politiques d'austérité, leurs cortèges de mesures injustes et le déni démocratique de leur mise en oeuvre. Partout les peuples sanctionnent les gouvernements qui les défendent. Partout les forces de gauche anti-austérité progressent.

En France, le score du Front de Gauche est un message d'espoir pour l'émergence d'une alternative et a amplement participé à briser le couple infernal Sarkozy-Merkel. Ce message peut s'amplifier aux législatives le 10 juin prochain.
En Grèce, Syriza, la coalition de la gauche radicale emmenée par Alexis Tsipras, est devenue la première force à gauche à quelques points des conservateurs aux dernières législatives.

Les élections en France et en Grèce mettent tous les libéraux en difficulté. Les discours changent, des brèches sont ouvertes et les grandes manœuvres ont commencé pour les refermer.

Au lendemain de la rencontre entre François Hollande et Angela Merkel, à quelques jours du sommet européen du 23 mai, les jours qui viennent s'annoncent décisifs pour l'avenir de l'Europe.

Le moment est venu de renforcer nos solidarités, nos convergences pour un Front européen contre l'austérité : pour la remise en cause du traité Merkozy, la fin des attaques contre les droits du travail, l'arrêt des coupes budgétaires dans les services publics et les aides sociales... La remise en cause du rôle de la Banque centrale européenne, qui a fait plus de 1000 milliards de cadeaux aux banques et qui refuse toujours d'aider les Etats en difficulté.

Pour une Europe sociale, démocratique, écologique et solidaire, nous ne lâcherons rien !

Rendez-vous lundi 21 mai à 18h30, place Edouard Herriot devant l'Assemblée nationale.

Ce meeting fera suite à une conférence de presse commune de Pierre Laurent, Alexis Tsipras, Jean-Luc Mélenchon et des responsables du Front de Gauche, à 15h00 à l'Assemblée nationale, en présence aussi de Roland Muzeau et des député-e-s Front de Gauche.

Interviendront au meeting : Alexis Tsipras, dirigeant de la coalition de gauche Syriza qui vient de réaliser une percée exceptionnelle aux législatives en Grèce, Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de gauche et Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et Président du Parti de la gauche européenne (PGE)

 

photo_affiche.jpgJe suis la candidate du Front de Gauche dans la 6è circonscription du Val d’Oise. Éric Peschot est mon suppléant. La période électorale qui s’ouvre sera pour nous l’occasion de développer nos propositions et de les mettre en débat.

Dans notre circonscription, 6 149 électeurs ont voté le 22 avril pour Jean-Luc Mélenchon et nous les remercions de cette confiance.

Battre Sarkozy était une première étape. Sans le report des voix du Front de Gauche, l’élection de François Hollande n’aurait pas eu lieu. Le Front de Gauche est devenu une force politique indispensable, incontournable et disponible pour mettre en œuvre une transformation concrète et durable de notre société.

Il importe à présent d’envoyer à l’Assemblée des députés prêts à porter un projet ancré à gauche car ces dix années de politique régressive appellent des ruptures et pas seulement des correctifs à la marge des injustices les plus criantes.
Une autre voie est possible. Autour de l’affirmation « l’Humain d’abord ! » le Front de Gauche porte un projet de changement politique profond.

En matière économique, voici nos quatre priorités, qui feront l’objet de différents articles sur notre blog.
- En finir avec le chômage et la précarité
- Financer une protection sociale efficace
- Redistribuer du pouvoir d’achat
- Réduire la dette et son coût

En finir avec le chômage et la précarité

Depuis 2007, un million de salariés sont venus rejoindre les rangs déjà bien fournis des privés d’emploi. Au total 4 270 000 personnes sont inscrites à Pôle Emploi. L’emploi est la première préoccupation des français. Comment en finir avec ce fléau ?

Contre le chômage, on n’a pas tout essayé. Toutes les politiques libérales (baisse du coût du travail, « TVA sociale » et autres « politiques de l’offre pour relancer la croissance ») ont fait la preuve de leur inefficacité. Elles oublient que la montée du chômage depuis trente ans est rigoureusement parallèle à celle des profits non réinvestis qui ont nourri les « bulles financières ». Dans le privé, la baisse du temps de travail est le seul moyen de créer des emplois durables. C’est pourquoi il faut rétablir une autre utilisation des gains de productivité. Au lieu d’être transférés aux actionnaires, ils devraient être affectés à la création d’emplois par baisse du temps de travail (des 35 h effectives), à la revalorisation des bas salaires et à l’augmentation des ressources de protection sociale. Aujourd’hui, la possibilité de créer des emplois est soumise au seul critère de rentabilité. Une révolution est nécessaire : la société doit choisir ses priorités et créer ensuite des emplois là où sont identifiés les besoins. L’objectif est que tout le monde soit employé de la façon la plus efficace en mesurant cette efficacité par l’utilité sociale et non par la rentabilité dégagée. L’extension du secteur public est ici décisive pour favoriser cette adéquation des ressources de main d’œuvre aux besoins de la population dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de la petite enfance, de la dépendance, ou encore des services à la personne.

La cohérence de nos propositions en matière d’emploi s’appuie sur 3 piliers :

  • Un « contrôle social » des banques et une reprise en main par les citoyens de la finance par une réorientation profonde des crédits bancaires. L’argent serait prêté à bas taux, voire à 0%, par un mécanisme de bonification des taux d’intérêt, (alimenté par la suppression des exonérations de charges sociales octroyées aux entreprises, qui selon la Cour des Comptes ont très peu d’efficacité en matière d’emploi), en faveur des projets qui développent l’emploi, la formation et prévoient des rémunérations à de bon niveau. Au contraire, on facturerait des taux d’intérêt dissuasifs aux entreprises qui compriment l’emploi, cassent l’outil de travail ou accompagnent les délocalisations et la spéculation financière.
  • Instaurer des pouvoirs nouveaux pour les salariés et leurs représentants (comité d’entreprise, délégués du personnel), avec la possibilité de faire valoir des contre-propositions aux plans de restructurations des employeurs, notamment pour s’opposer aux licenciements, ainsi qu’un droit de saisine des banques pour obtenir la mobilisation de crédits bancaires à l’appui de ces contre-propositions.
  • Enclencher une dynamique de transition économique vers un autre modèle de développement plus écologique, ce qui permettra une relance économique immédiate, par la création de milliers d’emplois nouveaux.

Prochainement : nos propositions pour financer une protection sociale efficace

Merci à RB pour sa rédaction

 

photo_affiche.jpgLe "coup de pouce" au SMIC sera indexé sur les résultats du Front de Gauche en juin prochain… ou comment répondre à la crise avec une politique clairement à gauche...

Les 10 et 17 juin prochains, vous élirez les députés qui composeront durant cinq ans la nouvelle Assemblée Nationale. C’est une élection d’une importance primordiale car ce n’est pas à l’Élysée que se votent les lois mais à l’Assemblée ! Les députés jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement de notre démocratie. Et il nous faut aujourd’hui une majorité de gauche à l’Assemblée Nationale : une bonne gauche, décidée à défaire les lois Sarkozy et à en voter de nouvelles, favorables au monde du travail.

Si François Hollande a pu être élu avec 51, 7% des voix, c’est que le Front de Gauche a sérieusement pesé dans l’affaire. A peine un peu plus d’un million de voix sépare Sarkozy de Hollande. C’est dire si ont compté les 80% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon, soit environ 3 millions de voix, qui se sont reportés sur le candidat socialiste. C’est d’ailleurs là où le FdG était le plus fort que la gauche l’emporte le plus largement au second tour. C’est en Seine Saint Denis que F. Hollande obtient son meilleur résultat national avec 65,3%. Dans les villes à direction communiste, le candidat de gauche explose ses scores : Villetaneuse (78%), Saint Denis (77%), Bobigny (76%), La Courneuve (75%). Il en va de même dans le Val de Marne, où F. Hollande réalise 56,60% avec des pointes à plus de 70% dans les villes d’ Ivry, Valenton, Gentilly et dans les Hauts de Seine avec 76% à Gennevilliers, 71% à Bagneux, 70% à Malakoff et 69% à Nanterre.

Maintenant qu’un président de gauche est élu, la gauche doit sans tarder répondre aux urgences sociales, qui sont immenses.

Les 10 et 17 juin, il faudra élire une majorité de gauche pour voter les lois indispensables à un vrai changement. Pas question d’être un groupe « aiguillon », nous avons l’ambition d’être un groupe qui pèse sur les débats de l’Assemblée, en matière de retraite, de salaires, de protection sociale, de services publics, de renouveau industriel, de licenciements « boursiers » par des entreprises qui préfèrent la spéculation à l’emploi…. Qui, sinon les députés du Front de Gauche, sera à l’offensive ? Qui portera l’idée d’un SMIC à 1 700€ ? Qui défendra la retraite à 60 ans à taux plein ? Qui préconisera des mesures audacieuses et novatrices comme la sécurisation de l’emploi et de la formation tout au long de la vie ? Qui avancera un plan d’urgence pour le logement ? Qui agira pour le remboursement à 100% des dépenses de santé ? Qui s’engagera pour reprendre la main sur la finance ? Qui interviendra pour obtenir des droits nouveaux pour les salariés ? Qui proposera de soumettre les traités européens à référendum ?

Avec la défaite de Sarkozy, une nouvelle page peut s’ouvrir pour notre peuple. Concrétisons le changement. Il y a besoin de députés qui portent un projet visant à remettre « l’Humain d’abord », qui reconstruise un nouvel espoir.

A l’Assemblée, mettons-leur une bonne gauche !

Candidats du Front de Gauche dans la 6ème circonscription du Val d’Oise, Éric Peschot et moi-même, nous nous inscrivons totalement dans la dynamique engagée lors de l’élection présidentielle. Nous reviendrons très régulièrement sur ce blog sur les principales propositions que nous défendons. A très bientôt !

 

Le Front de Gauche face au FN

fn.gifJean-Luc Mélenchon sera donc candidat du Front de Gauche dans la 11è circonscription du Pas de Calais, celle d’Hénin Beaumont. Le secrétaire départemental du PCF, Hervé Poly, sera son suppléant.

Les médias présentent Hénin Beaumont comme « les terres de Marine Le Pen ». La candidate du Front national, déjà candidate dans cette circonscription en 2007 (et largement battue par le candidat socialiste) y a certes recueilli 31% des voix le 22 avril dernier. Mais Jean-Luc Mélenchon y a aussi frôlé les 15% et au second tour, François Hollande s'y est largement imposé à plus de 60 %. Une terre à gauche donc, un pays minier riche de solidarités, qui a vu des députés communistes, des députés socialistes, et qui pourrait bien voir demain un député du Front de Gauche !

C’est évidemment une candidature très symbolique, qui prolonge le combat mené par le Front de Gauche, d’ailleurs souvent bien seul, contre les idées xénophobes et réactionnaires du Front national.

Voici quelques extraits de la déclaration de candidature de Jean-Luc Mélenchon.

"Ma place, c'est d'abord de faire vivre la permanence d'un message. Nous ne sommes pas un bon coup électoral. Car le Front de gauche en est à sa quatrième campagne électorale. Il est fait pour durer et son ambition est d'être au pouvoir, pour le rendre au plus grand nombre et changer de politique. Les événements amènent à nos solutions.
Je pense que nous mesurons tous le caractère extraordinaire de ce que nous allons entreprendre ensemble. En ayant reçu tant de gestes de fraternité, j'ai bien compris que vous m'accueillez pour la bataille qui s'annonce. Mais une bataille menée avec la raison, les arguments.(…) Nous sommes pour l'instant la deuxième force de gauche. Mais pour ce qui est de la clarté, des perspectives et de la force des idées, nous sommes la première.
Ce pays a été martyrisé par le libéralisme, il n'y a pas d'autres mots. Quelques soit les efforts de vos élus locaux, la solution est nationale et internationale. La loi peut rendre impossible que les patrons voyous saccagent le tissu industriel. La loi peut les punir. Dans la bataille que nous allons mener vont se confronter deux visions de la sortie de crise. Comme en Europe. Je ne viens pas faire semblant que je vais sortir de ma musette des emplois, des usines. Non, nous allons demander à chacun de répondre à cette question : le problème c'est les immigrés ou les banquiers ? Ce sont les immigrés qui ferment les usines ? Non. Si vous voulez vous interdire les licenciements boursiers, votez Mélenchon et Poly. (...)
La bataille face au Front national est indispensable. On me dit : vous en faites une fixation, une affaire personnelle. Mais c'est une affaire collective ! Le glissement de la droite vers l’extrême droite, je ne l'ai pas inventé. Quand on en attaque un on attaque l'autre. Et oui je viens mener bataille contre la droite, car je suis la gauche. Je mets au défi madame Le Pen. Mais avec des arguments, ayant un débat. Car nous misons sur l'intelligence et le cœur de chacun. (…) Il faut lancer une rénovation pour rassembler chaque conscience de gauche. Quiconque vote pour nous ne s'engage pour rien d'autre que pour l'Humain d'abord. Je veux aussi vous dire que c'est une fierté, un orgueil pour moi d'avoir été votre candidat aux présidentielles. Et comme je suis fier aujourd’hui d'être le candidat des communistes du Pas de Calais. Nous ne sommes pas ici sur les terres de Madame Le Pen. Ici c'est la gauche, c'est le drapeau rouge, la résistance."

Marie-George Buffet a, elle, jugé Mélenchon "très courageux".
"Je souhaite qu'il soit candidat, qu'il soit élu député, qu'il apporte son expérience et ses compétences au sein d'un groupe du Front de Gauche à l'Assemblée nationale, ça nous sera d'un précieux appui", a déclaré Marie-George Buffet. "Je trouve très courageux de sa part, très beau d'aller de nouveau mener ce combat contre les idées d'extrême droite à Hénin-Beaumont en construisant une réponse à gauche qui puisse l'emporter. On dit toujours: "Hénin-Beaumont, c'est Marine Le Pen", mais dans cette circonscription, il y a une large majorité d'électrices et électeurs qui votent à gauche", a assuré la députée PCF de Seine-Saint-Denis.

La démarche a aussi reçu le soutien appuyé de Pierre Laurent. "Ce duo, Mélenchon-Poly, remettrait la gauche au niveau où elle doit se mettre pour empêcher un holp-up électoral de Marine Le Pen", estime le secrétaire national du Parti communiste français. « Le tandem présente une possibilité de victoire dans cette circonscription. La candidature Mélenchon créerait une situation de rassemblement dans la gauche dès le premier tour. Des contacts montrent que beaucoup de gens à gauche, qui souffrent de la situation à gauche, trouveraient dans cette candidature le moyen d'un rassemblement aux frontières nouvelles".

Pierre Laurent a également jugé que le Front de Gauche avait "beaucoup d'ambition dans ce département" du Pas-de-Calais, avec les "conquêtes de Lens et Calais", dont le communiste Jacky Hénin fut maire entre 2000 et 2008.

 


Durant cette législature, les députés communistes et républicains ont formé avec ceux du Parti de gauche un groupe à l’Assemblée nationale. Ils publient aujourd’hui le bilan de leur activité.

S’ils représentaient seulement 3% des députés, ils ont tenu 10% du temps de parole. Ils ont présenté 194 propositions de lois sur des sujets aussi divers que le partage des richesses, le pouvoir d’achat, un service bancaire public, la fiscalité… Chacun de ces élus a déposé en moyenne 4 000 amendements. Ils ont interrogé 149 fois le gouvernement et été à l’initiative de 10 débats. Ils ont porté une « voix unique » sur le traité de Lisbonne, la guerre en Libye, les retraites, le mécanisme européen de stabilité…

Voici le bilan du travail de leur groupe qui détaille aussi leurs propositions alternatives en matière d’emploi, de salaires, de finances publiques, d’éducation, de culture… C’est une mine précieuse pour la campagne des législatives. Un-e député-e engagé-e pour un changement politique profond, pour porter « l’humain d’abord ! », ça fait toute la différence !

lire le document complet

 

Cassons les idées reçues !

Luttons contre les idées fausses….

Non, les pauvres ne sont pas des assistés…

Non, les pauvres ne sont pas des fraudeurs…

Non, les pauvres ne font pas des enfants pour toucher des allocations…

Non, l’immigration ne coûte pas cher à la France..

Non, les étrangers ne prennent pas d’emplois aux Français…

Non, la France n’accueille pas toute la misère du monde…

Non, les étrangers n’augmentent pas la délinquance…

Non, les enfants des immigrés ne sont pas plus en échec scolaire que les autres…

Et bien d’autres fausses « évidences » réfutées par l’association « ATD Quart Monde »

A faire connaître sans modération !

Document à lire en annexe de ce billet

voir le site d'ATD Quart Monde

 

La cantine, un droit pour tous

Je reçois un message de différentes organisations syndicales enseignantes, de la FCPE et de la Ligue des droits de l'homme.

Ce texte alerte sur l’attitude de certaines municipalités qui réservent l’accès des restaurants scolaires aux enfants dont les deux parents travaillent. Dans ces villes, les enfants de chômeurs ne sont donc pas admis à la cantine.

Cette pratique discriminatoire est choquante et inacceptable d’abord parce que ce sont les enfants qui en subissent le plus lourdement les conséquences. Elle renforce l’exclusion dont sont déjà victimes ces familles et stigmatise leurs enfants. Je sais, pour avoir vécu cette situation de près, combien les enfants, même jeunes, ressentent douloureusement cette mise à l’écart. Elle complique singulièrement la vie quotidienne des familles, et notamment des mères, qui doivent être disponibles à l’heure du repas et ne peuvent donc pas se consacrer à la recherche d’un emploi ou suivre une formation. Elle prive les enfants d’un moment de la journée d’école essentiel pour leur socialisation. Pour les foyers les plus modestes, elle ôte la possibilité de bénéficier d’un repas équilibré.

Il est particulièrement indigne de pénaliser un peu plus des familles déjà confrontées à de grandes difficultés. La cantine, service public local, doit être accessible à tous. Le prétexte invoqué par les communes est le plus souvent la capacité d’accueil insuffisante. Seulement, restreindre l'accès des enfants à ce service en fonction de l'activité professionnelle de leurs parents constitue une discrimination aux yeux de la loi. Il y a atteinte au principe d’égalité de tous devant les services publics Ces décisions municipales sont d’ailleurs régulièrement retoquées par les tribunaux administratifs saisis par des associations de parents d’élèves. La FCPE notamment affirme avoir systématiquement gagné les recours engagés.

Ce procédé n’est malheureusement pas rare. Le journal l’Humanité a récemment recensé plus de 70 communes restreignant l’accès à la cantine.

Il ne fait pas bon être enfant de chômeur dans la France d’aujourd’hui. Je pense d’une manière plus générale qu’il y a urgence à réduire les inégalités entre les enfants vivant sur notre sol, en matière d’éducation, de santé, de logement, d’accès aux sports et aux loisirs, d’accueil de la petite enfance, de justice. L'UNICEF a d’ailleurs récemment inclus la restauration scolaire dans le droit à la santé et à la nutrition tels qu’ils sont définis par la Convention internationale des droits de l’enfant.

Public fragile par excellence, les enfants victimes de la pauvreté et de l’exclusion sont trop souvent oubliés de nos politiques publiques. Un important chantier de réflexion et d’action pour nos futurs députés pourrait s’ouvrir dans cette direction.


 

Bon débarras !!

Déclaration du Front de Gauche 95

Le Front de Gauche du Val d'Oise se félicite du résultat de ce soir. Dans le département, comme dans toute la France, le candidat des riches vient d'être lourdement sanctionné et chassé du pouvoir.

Le Front de Gauche a participé activement à ce résultat sans renier son programme « L'Humain d'abord ».

Les électeurs vont devoir maintenant élire une nouvelle Assemblée Nationale. Il est indispensable d'avoir des députés qui refusent les politiques d'austérité et l'illusion d'un compromis acceptable avec les marchés financiers. Des députés partisans d'une révolution citoyenne qui permette enfin le partage des richesses, la planification écologique, la 6ème République et la construction d’une autre Europe. Des députés qui portent clairement la nécessité d’abroger, et non d’aménager, les lois votées durant le quinquennat et qui voteront rapidement des mesures de rupture avec les choix de la droite : SMIC à 1700 euros, interdiction des licenciements pour les entreprises qui font du profit, embauches dans la fonction publique…

La défaite de Sarkozy est la première étape de la révolution citoyenne que nous appelons.

Les élections législatives des 10 et 17 juin prochain en sont une nouvelle.

Le vote utile, c'est maintenant le vote « Front de Gauche » !

Résultats du Val d'Oise

• Inscrits 704 953
• Abstentions 140 211(19,89%)
• Votants 564 742(80,11%)
• Blancs et nuls 27 681(3,93%)
• Exprimés 537 061(76,18%)
François Hollande : 289 520 voix et 53,91 %
Nicolas Sarkozy : 247 541 voix et 46,09 %

6e circonscription

François Hollande : 50.44 % (28 686 voix)
Nicolas Sarkozy : 49.56 % (28 186 voix)

 

Déclaration du PCF 95


 

6 mai 2012 : Résultats de Saint Gratien

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En élisant aujourd'hui 6 mai, François Hollande président de la République, le peuple de France s'est libéré d'un pouvoir qui l'a méprisé et agressé pendant 5 ans. Je veux dire la joie des communistes qui ont combattu sans relâche Nicolas Sarkozy et sa politique et qui ont œuvré de toutes leurs forces à cette victoire.

Je veux féliciter François Hollande pour son élection. Les femmes et les hommes qui se sont rassemblés sur sa candidature pour infliger à Nicolas Sarkozy la défaite qu'il méritait ont ouvert un nouvel espoir en France, et en Europe.

Je veux remercier les millions d'électrices et d'électeurs du Front de Gauche qui ont apporté une contribution décisive à ce résultat. Sans la campagne mobilisatrice menée par le Parti communiste français et ses partenaires du Front de Gauche avec leur candidat commun, Jean-Luc Mélenchon, sans les propositions de notre programme, L'Humain d'abord, sans notre engagement déterminé entre les deux tours, la victoire n'aurait pas été possible. Elle ouvre un nouveau chapitre pour notre pays.

François Hollande est le premier président élu par les électrices et les électeurs de gauche depuis 24 ans.

Il était indispensable de mettre un terme à une présidence au service des privilégiés, prenant systématiquement pour cible le monde du travail, ses droits sociaux et démocratiques, les libertés démocratiques.

Il était indispensable que le co-auteur, avec Angela Merkel, d'un traité européen promettant l'austérité à perpétuité aux peuples et les plein-pouvoirs au capitalisme financier, soit désavoué par son propre peuple.

À tous les peuples d'Europe qui attendaient ce signe de la France, je dis : ensemble, il redevient possible de faire reculer la dictature financière qui nous menace tous ; ensemble, nous pouvons relancer le combat pour une Europe démocratique, une Europe de justice sociale, de développement solidaire et écologique.

Oui, ce 6 mai 2012, nous avons remporté une première bataille capitale. Un président de gauche siège à l'Élysée. La gauche doit sans tarder répondre aux urgences sociales qui n'attendront pas. Des mesures immédiates pour les salaires, pour la relance du pouvoir d'achat, pour la lutte contre le chômage et la renégociation d'un traité européen doivent être prises.

S'ouvre dans le même temps une nouvelle bataille, celle des élections législatives dont va maintenant dépendre la possibilité de maintenir grande ouverte la porte du changement.

Il faut maintenant élire à l'Assemblée nationale une majorité de gauche qui soit à la hauteur de la situation et compte pour cela en son sein les députés prêts à voter les lois sociales et démocratiques sans lesquelles le changement ne sera rien.

Il faut de très nombreux députés qui n'aient pas une seconde d'hésitation pour abroger les lois scélérates du quinquennat Sarkozy et des dix années de droite au pouvoir.

Il faut de très nombreux députés pour reprendre le pouvoir sur le secteur bancaire et financier, pour mettre en place un pôle public de la banque et du crédit.

Il faut de très nombreux députés favorables au relèvement significatif du SMIC et des salaires, décidés à engager le retour de la retraite à 60 ans à taux plein pour tous, à interdire les licenciements boursiers, à relancer l'emploi industriel et les services publics.

Il faut de très nombreux députés qui aient le courage de soumettre au vote des droits nouveaux pour les salariés du public comme du privé, pour les travailleurs indépendants à l'avenir précaire, pour les jeunes qui méritent mieux que l'apprentissage à vie, pour les femmes dont les salaires sont toujours largement en deçà de ceux de leurs collègues masculins.

Les menaces de la droite et de l'extrême droite pour empêcher ces changements ne sont pas mortes avec la défaite de Nicolas Sarkozy. Leurs candidats aux élections législatives doivent être partout battus, et il faut barrer la route à l'entrée du FN à l'Assemblée nationale. Partout où elle a eu cette possibilité en Europe, l'extrême droite a aggravé les reculs sociaux. Il n'en sera pas ainsi en France, le PCF et ses partenaires du Front de Gauche s'y engagent.

Ce soir, j'appelle les candidates et candidats du Front de Gauche aux élections législatives à repartir partout au combat pour rassembler autour de ces objectifs l'ensemble des électrices et des électeurs qui ont permis la victoire à l'élection présidentielle.

J'appelle l'ensemble de ces électrices et électeurs, pour garantir le changement, à mettre les candidats du Front de Gauche en tête de la gauche dans le maximum de circonscriptions, le 10 juin, et à en élire ensuite le plus grand nombre, le 17 juin prochain.

Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français

 

J - 1

Dimanche : n'oubliez pas de sortir vos encombrants !

voir le meeting de Stalingrad le 4 mai

 

Par des économistes soutiens du Front de Gauche

Économistes, nous avions, le 20 avril dernier, appelé à voter pour Jean-Luc Mélenchon et le Front de gauche. A l'issue du premier tour de l'élection présidentielle, pour battre Nicolas Sarkozy le 6 mai, nous mettrons un bulletin de vote François Hollande dans l'urne, sans rien lâcher de nos exigences et sans nous rallier à son programme économique. Notre appel du 20 avril, diffusé dans la presse, s'est à présent élargi à d'autres collègues économistes qui nous ont rejoints, et compte plus de 50 signataires prouvant ainsi que la dynamique du Front de gauche est en marche pour une alternative aux politiques actuelles afin de sortir de la crise. Quel que soit le résultat du scrutin, il n'y aura pas d'état de grâce. Le futur gouvernement va être très vite confronté à la crise des dettes publiques qui n'en finit pas. A cause de la crise financière et de leur détention par les marchés financiers, l'augmentation de la plupart de ces dettes dans la zone euro a déchaîné la spéculation contre l'euro et constitue l'argument central des politiques d'austérité, ici comme dans beaucoup d'autres pays : l'endettement public mondial a cru de 45 % ces quatre dernières années, notamment parce que les États se sont portés au secours des banques. A tout moment, et sous l'effet de la spéculation qui mise d'ores et déjà sur l'éclatement de la zone euro, un risque de défaut (dette publique, une grandes banque européenne) peut survenir. La contagion sera alors immédiate. Or, à la différence de la crise de 2007-2008, les États sont devenus exsangues et, outre une profonde réforme fiscale, ne pourront donc efficacement soutenir les banques et l'activité économique qu'avec une autre intervention de la Banque centrale européenne (BCE). Les organismes créés dans l'urgence par l'Union Européenne pour faire face à cette crise (Mécanisme européen de stabilité, Fonds européen de stabilité financière) ne feront qu'aggraver la situation, puisque leurs prêts sont conditionnés à la mise en œuvre d'une austérité drastique et à la mise sous tutelle des pays par la sinistre Troïka (Fonds monétaire international, Banque centrale européenne et Conseil européen).

L'enjeu économique actuel est la confrontation majeure avec les marchés financiers, sans accepter le scénario noir d'un repli, avec un éclatement de la zone euro, une relance de la spéculation, des difficultés immédiatement accrues pour les peuples, l'enfoncement des économies les plus faibles et tous les risques d'affrontement.

Pour sortir de la crise, il faut rompre avec les dogmes des politiques d'austérité qui engendrent les cercles vicieux de la dette et de la déflation. Il faut rompre avec les dogmes de la compétitivité anti-salariale consistant à flexibiliser le marché du travail et à rogner sur les droits sociaux. Il s'agit pour les néo-libéraux de baisser les "coûts du travail" pour mieux protéger les dividendes et les prélèvements bancaires sur la richesse produite. C'est pourtant cette vision du monde qui l'a mené dans la situation extrêmement précaire où il se trouve.

Il est fondamental de briser le cercle vicieux austérité-récession qui entraîne l'Europe vers le chaos. C'est pourquoi nous nous opposons au Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), signé le 1er mars. Il ne touche pas au statut de la BCE ni à sa politique monétaire et, au contraire, les sanctuarise. Il véhicule et grave dans le marbre, avec la prétendue "règle d'or", la vision d'une Europe sans solidarité ni transfert ; où chaque nation serait individuellement tenue à l'équilibre budgétaire et, sinon, sanctionnée automatiquement. Ce traité veut verrouiller l'intervention démocratique des peuples et empêcher toute expansion sociale, tout développement social de qualité et même toute croissance réelle nouvelle nécessaire à une réorientation de l'économie en Europe, gage d'une dynamique de reconversion écologique et d'une sortie de crise.

Pour rompre avec l'austérité, il faut battre Nicolas Sarkozy, soutien majeur du capitalisme financier, l'un des deux artisans majeurs du TSCG et de la mise sous tutelle anti-démocratique des pays les plus en crise comme la Grèce par la BCE, le FMI et le Conseil européen. Le 6 mai, nous mettrons le bulletin de vote François Hollande pour commencer à dégager l'horizon. Pour autant, il ne faut surtout pas rivaliser avec la droite dans l'application d'une prétendue règle d'or, de déficit zéro avant tout.

Nous formulons dès aujourd'hui les propositions d'une sortie par le haut visant l'expansion sociale et écologique, avec en son cœur l'emploi, les services publics et la sécurisation de tous les moments de la vie de chacun-e au lieu du chômage et de la précarité. Il faudra bien sûr une taxation des transactions financières, une séparation patrimoniale des banques de dépôt de leurs activités spéculatives, mais surtout au plus vite :

• Un pôle public bancaire et financier pour pratiquer un tout autre crédit aux investissements favorisant l'emploi, les salaires, la formation, le développement social et écologique et non à ceux accompagnant les délocalisations, la spéculation ;

• Une politique salariale favorisant l'élévation des salaires et la protection sociale, refusant les exonérations de cotisations sociales, et impulsant une baisse régulière du temps de travail pour sortir de la course au productivisme ;

• Une implication massive de la BCE pour racheter les dettes publiques et une réorientation de sa politique en faveur d'une sélectivité du refinancement des banques qui prêtent aux entreprises;

• L'ouverture du débat en Europe avec les gouvernants, les peuples, les forces politiques progressistes, les forces sociales et syndicales, pour la réorientation immédiate de la BCE et de sa création monétaire en faveur des services publics, d'une protection sociale universelle, avec un Fonds européen de développement social et écologique, et pour une nouvelle sélectivité du refinancement du crédit bancaire aux entreprises.

• La mise en route d'une réforme du système monétaire international, interdisant les paradis fiscaux et les produits financiers dérivés et promouvant l'idée de la monnaie comme un bien commun de l'humanité, avec, au lieu du dollar, une monnaie commune mondiale de coopération et de progrès social à partir des droits de tirage spéciaux et un FMI profondément refondé, pour une autre coopération avec le Sud et les pays émergents.

Une démocratisation profonde des choix économiques et financiers devra être engagée reposant sur la mobilisation des citoyens sur leurs lieux de travail et de vie, avec leurs institutions représentatives.

Tout cela appelle de nouvelles lois, l'abrogation de lois existantes, et une résistance pied à pied et donc, dans tous les cas de figure, l'élection en juin de nombreux députés du Front de gauche. Face aux marchés financiers, il faut de la hardiesse et du courage, des mesures précises, cohérentes, dans le rassemblement des peuples d'Europe. Il s'agit de se donner les moyens d'un chemin d'espoir.

Louis Adam, commissaire aux comptes ;Pierre Alary, maître de conférences, université Lille-I ; Bruno Amable, professeur des universités, université de Paris-I ;Renaut Baphèse, économiste ; Philippe Batifoulier, maître de conférences, université de Paris-X ; Nicolas Béniès, économiste, université populaire de Caen ; Eric Berr, maître de conférences, université de Bordeaux-IV ; Paul Boccara, maître de conférences honoraire, université de Picardie ; Frédéric Boccara, maître de conférences associé, université Paris-XIII ; Mireille Bruyère, maître de conférences, université Toulouse-I ;Pierre Causse, économiste ;Pierre Concialdi, économiste ; Laurent Cordonnier, maître de conférences, université Lille-I ; Gérard Coutureau, économiste, ENFA ;Yves Dimicoli, économiste, ancien membre du Conseil d'analyse économique ; Jean-Paul Domin, maître de conférences, université de Reims ; Ali Douai, maître de conférences, université de Nice ; Denis Durand, économiste ; Jean-Marc Durand, économiste ; Guillaume Etievant, économiste, expert auprès des CE ; David Flacher, maître de conférences, université Paris-XIII ; Maryse Gadreau, professeur émérite, université de Bourgogne ; Jacques Généreux, économiste, IEP, Paris ; Patrick Gianfaldoni, maître de conférences, université d'Avignon ; Jean-Pierre Gilly, professeur émérite, université de Toulouse-I ; Bernard Guibert, économiste ; Ozgur Gun, maître de conférences, université de Reims ; Jean-Marie Harribey, économiste ; Isabelle Hirtzlin, économiste, université Paris-I ; Michel Husson, économiste ; Andrée Kartchevsky, professeur des universités, université de Reims ; Pierre Khalfa, économiste ; Robert Kissous, statisticien-économiste, consultant de CE ; Dany Lang, maître de conférences, université Paris-XIII ; Pierre Le Masne, maître de conférences, université de Poitiers ; Philippe Légé, maître de conférences, université de Picardie ; Jean Magniadas, membre honoraire du Conseil économique et social ; Jérôme Maucourant, économiste, université de Saint-Etienne ; Philippe Méhaut, directeur de recherches, CNRS ; Catherine Mills, maître de conférences honoraire, université Paris-I ; Alain, Morin, économiste ; François Morin, professeur, université Toulouse-I ; Bernard Paranque, économiste ; Jean-François Ponsot, maître de conférences, CREG, université de Grenoble ; Frédéric Rauch, économiste, rédacteur en chef de la revue Economie et Politique ; Jacques Rigaudiat, économiste, ancien conseiller social des premiers ministres M. Rocard et L. Jospin ; Robert Salais, économiste, ENS Cachan ; Richard Sobel, maître de conférences, université Lille-I ;Bernard Sujobert, économiste ; Bruno Tinel, maître de conférences, université de Paris-I ; Stéphanie Treillet, maître de conférences, université de Marne la Vallée ; Franck Van De Velde, maître de conférences, université Lille-I ; Sébastien Villemot, doctorant, Ecole d'économie de Paris.

 

Courte leçon d’économie n°15

O.I.T : Des politiques d’austérité " contre-productives " !

Dans son rapport annuel sur le travail dans le monde, publié hier à Genève, l’Organisation Internationale du Travail (OIT), prévoit que le chômage qui frappait 196 millions de personnes dans le monde en 2011, en touchera 202 millions cette année et 207 millions en 2013.

Les tendances sont particulièrement préoccupantes en Europe, note l’OIT, qui impute cette dégradation de la situation de l’emploi aux difficultés d’accès au crédit, notamment pour les PME, et aux mesures d’austérité mises en place pour " apaiser les marchés financiers ". " L’austérité n’a pas produit plus de croissance économique ", souligne un responsable de l’OIT, Raymond Torres, dénonçant " des politiques d’austérité contre-productives : la rigueur étouffe la croissance et donc tue l’emploi dans l’œuf ".

" La dé-régulation du marché du travail, souvent présentée par les libéraux comme une riposte efficace au chômage est, dans un contexte de faible croissance, dangereuse : elle libère les licenciements, à un moment où les entreprises n’ont ni les moyens ni la visibilité pour créer des emplois. Elle aggrave donc les déséquilibres du marché plutôt qu’elle ne les corrige ".

voir le site de RFI

voir le rapport de l'OIT

 

J - 4

Depuis que le Front de Gauche dépasse les 11%, "Pif Gadget" est de retour dans les kiosques !

 

La VRAIE manif du 1er mai


















 

La preuve par 3 :

Acte 1 - Europe : Maxi prise de pieds dans le tapis la semaine dernière.

Brèche ouverte mardi 23 avril par Mario Draghi, gouverneur de la BCE qui a déclaré que l’austérité n’est pas (que) la solution, et qu’ « il y a nécessité d’investissements ciblés, afin de stimuler la compétitivité et de favoriser la demande à court terme »

Acte 2 - Les dirigeants européens sont montés au front à partir de mercredi :

- F.Hollande qui plaide pour une renégociation du Mécanisme Européen de Stabilité européen (M.E.S) qui limite le niveau des déficits publics annuels et prévoit une sanction financière aux états contrevenants, a vu Angela Merkel s'y opposer catégoriquement, car elle y voit un encouragement au laxisme.

- Pour le président de l'Union Européenne, Herman Van Rompuy, "l'austérité est le fondement sur lequel nous devons développer une stratégie complète en faveur de la croissance".
"Il n'y a pas de solutions rapides", a-t-il rappelé vendredi dans un communiqué.

- Pour José Manuel Barroso (UE) et Mario Monti (Premier Ministre Italien) « la croissance doit se faire en se concentrant progressivement sur la compétitivité (par la baisse des coûts du travail, ndlr) ». Ils écartent ainsi toute idée de relance par la dépense publique.

Acte 3 – Paradoxe :

Dans le même temps, oh paradoxe, l’Union Européenne est à la recherche des 1000 milliards d’Euros que la BCE a injecté dans les circuits bancaires depuis le début de l’année 2012…

A la lecture du communiqué de la commission Européenne (cf. article repris ci-dessous dans Le Monde daté du 27 avril), autant chercher une paille dans une meule de foin…

Conclusion :

Preuve s’il en est encore, du besoin impérieux de la nécessité d’un « contrôle social » des banques et d’une reprise en main par les citoyens du crédit bancaire :

1 - Que la BCE prête directement aux États, sans passer par les intermédiaires que sont les banques ! On savait qu’elles nous taxaient à 4, 5, 6 , 7%, alors qu’elles empruntent elles-mêmes à la BCE à 1%, voilà maintenant qu’elles jouent les paniers percés !

2 - Que, comme le prévoyait le traité de Maastricht ( sic !), le niveau de l’Euro soit effectivement du ressort des « politiques » et non d’une institution « indépendante ». Car aujourd’hui, c’est le niveau de l’Euro (contre le dollar, la Livre, le Yen, etc.…) qui freine et handicape les exportations européennes… et non le coût du travail en Europe…

3 - Qu’on reprenne la main sur les marchés et les banques, en prêtant de l’argent à bas taux (voire à 0 % par un mécanisme de bonification d’intérêt, qui serait alimenté par la suppression des exonérations de charges sociales octroyées aux entreprises, qui selon la Cour des comptes ont très peu d’efficacité en matière d’emploi…) aux projets qui développent l’emploi, la formation et prévoient des rémunérations à un bon niveau, et au contraire, qu’on prête à des taux d’intérêt dissuasifs aux entreprises qui compriment l’emploi, cassent l’outil de travail ou accompagnent les délocalisations et spéculent sur la valeur des actifs (immobilier, matières premières, bourse, etc.)

Renaut Baphèse

NB : Entre nous, ça change des fumeux et fâcheux débats sur l’identité nationale ou encore « le manger halal » ?

 

Les manifs du 1er mai

1er mai : vue du Trocadéro, de dos

Trocadéro : vous n'avez rien perdu, le chon était très mauvais !

Et bientôt de VRAIES images de la VRAIE manif du 1er mai... celle des syndicats, qui a réuni tellement de monde qu'un bon nombre de manifestants sont restés coincés à Denfert et n'ont jamais pu marcher jusqu'à Bastille...

 

Un 1er mai pour changer vraiment

premier-maiNon, le 1er mai n’est ni la « fête du vrai travail », ni la « vraie fête du travail », ni d’ailleurs la fête du travail…

"Nicolas Sarkozy devrait approfondir ses connaissances sur l’histoire du 1er Mai. En France, cette journée de lutte existe depuis qu’on a inauguré la tour Eiffel. Depuis que les ouvriers ont décidé de manifester chaque année à cette date, en dépit des interdictions et de la répression, le 1er Mai à l’échelle internationale est un symbole de l’unité de tous les travailleurs du monde pour le progrès social et la liberté. Vouloir faire une cérémonie spéciale sur «  le vrai travail  », c’est une ignorance totale de l’histoire du 1er Mai.

Je rappelle qu’à l’origine le 1er Mai a été organisé pour obtenir la journée de huit heures de travail. S’attaquer aux «  corps intermédiaires  », donc aux syndicats, qu’on oppose aux «  vrais travailleurs  » rappelle l’époque pétainiste, où l’on vantait le corporatisme et la collaboration de classe. Cela nous rattache aux vieilles traditions de l’extrême droite.

Cette journée demeure un moment important de la solidarité internationale des travailleurs et de leur volonté de progrès sociaux.

Cette année, les organisations syndicales ont pris la décision de faire un grand 1er Mai. J’ai beaucoup apprécié en tant que syndicaliste que Jean-Luc Mélenchon ait appelé les travailleurs et tous ceux qui sont proches du Front de Gauche à participer massivement aux manifestations. Ce sera une nouvelle journée de combat pour le progrès, la liberté, et contre les restrictions sociales préconisées par ceux qui veulent modifier la nature de la Journée internationale de lutte et de solidarité des travailleurs."

Georges Séguy, ancien secrétaire général de la CGT, résistant, déporté

2012 : un 1er mai pour changer vraiment !

Une mobilisation syndicale pour « faire entendre les priorités sociales » : emploi, salaires, pouvoir d’achat, formation, protection sociale et retraite, droits nouveaux des salariés dans l’entreprise, développement des services publics, contrôle des banques…. Les syndicats dénonceront aussi « la grave menace pour les acquis sociaux et la démocratie » que représente le Front national. Le 1er mai a toujours appelé à la solidarité de l’ensemble des travailleurs, quelles que soient leurs nationalités, leurs origines ou leurs croyances.

Le Front de Gauche sera demain aux côtés des syndicats et « dans le respect de leur appel ».

muguet-des-communistes.jpg Rendez-vous à Saint Gratien

  • Le matin, autour des points de vente du muguet du PCF

Au Forum à partir de 8 h et aux Raguenets dès 9 h

  • L’après-midi, pour la manifestation parisienne (à 15h de Denfert jusqu’à Bastille)

Départ de la gare du Champ de Courses à 14h

A demain !

En annexe, courte histoire du 1er mai...

 

Le Front de Gauche : un score jeune

 

Virez Sarkozy !

Déclaration du Front de Gauche 95

Le Front de Gauche réalise une véritable percée sur notre département.

Avec près de 12% et 63 679 voix, Jean-Luc Mélenchon est au-dessus du score national d’environ 1%. Il réalise le meilleur résultat d’un candidat que nous ayons soutenu à la Présidentielle depuis 1981.

Le travail énorme des militants, leur action sur le terrain, notre programme « L’Humain d’abord », la dynamique du Front de Gauche, ont permis de réaliser ce résultat très important.
De plus, les initiatives que nous avons menées, bien seuls d’ailleurs, au quotidien pour dénoncer l’imposture Le Pen ont enrayé sa progression dans le département (-3% par rapport au national) et évité un scénario de 2ème tour qui aurait pu être catastrophique.

Dans de nombreuses villes populaires, Jean-Luc Mélenchon réalise des résultats remarquables et devance Marine Le Pen : Argenteuil (16.46% contre 14.81%), Bezons (18.38% contre 15.78%), Garges (15.65% contre 10.66%), Cergy (13.21% contre 9.78%)…

Nous dépassons les 15% dans plusieurs autres communes : Pierrelaye (15.53%), Persan (15.41%), Montigny les Cormeilles (15.12%)…

De plus, nous nous réjouissons de ne plus connaitre de « déserts électoraux » puisque nous arrivons ou dépassons les 7% dans des villes, du type L’Isle Adam ou Enghien, où nous n’obtenions pas 1% aux dernières échéances.

Le 6 mai, la défaite de Sarkozy devra être ample, claire et nette, et nous y mettrons toutes nos forces. La France ne veut plus de Sarkozy !

Nous allons aborder les élections législatives avec beaucoup d’ambitions. Jean-Luc Mélenchon est au-delà des 10% dans toutes les circonscriptions. Avec une bataille rassembleuse, avec des candidats de terrain et connus des citoyens pour une présence réelle à leurs côtés, nous pouvons créer des surprises.

Un autre chemin est désormais ouvert. Nous appelons les milliers de Valdoisiens qui ont commencé à l’emprunter avec nous à poursuivre la route, à investir le Front de Gauche.
Faites-en votre affaire, pour réussir le changement auquel le peuple aspire.

 

Résultats électoraux à Saint Gratien

A la demande de nombreux lecteurs qui veulent comparer les scores et leur évolution d’une élection à l’autre pour les différentes formations politiques, voici les tableaux récapitulatifs des scrutins depuis 2007 dans notre commune.

 

Pour la démocratie, le progrès social

LDH.gifCommuniqué de la Ligue des droits de l'homme
1er Mai 2012

La mobilisation sociale du 1er Mai de cette année revêt une place singulière en raison du contexte de l’élection présidentielle et des tentatives d’instrumentalisation dont il est l’objet.

Parce qu’elle défend l’idée que les droits sociaux sont indivisibles des droits et des libertés politiques, parce qu’elle pense que la solidarité est une valeur universelle, ici et là-bas, parce qu’elle a la conviction que le dialogue social doit irriguer une démocratie effective et vivante, la Ligue des droits de l’Homme appelle toujours ceux qui vivent et travaillent en France à participer aux défilés syndicaux unitaires.

Cette année plus que jamais, il est important, face aux crises et aux politiques d’austérité, de faire entendre les priorités sociales et les préoccupations des salariés, des demandeurs d’emploi, des jeunes et des retraités ; d’exprimer la défense des droits fondamentaux et des libertés partout dans le monde ; de faire reculer la xénophobie, le racisme et l’antisémitisme.

De fait, la crise ne peut être le prétexte pour remettre en cause des systèmes sociaux construits sur la solidarité, les libertés publiques, le principe de l’égalité des droits qui fondent notre vivre ensemble.

Tout au long du quinquennat de Nicolas Sarkozy, la Ligue des droits de l’Homme s’est mobilisée contre un gouvernement qui a asphyxié la démocratie, nié les droits, discriminé en fonction d’une origine supposée ou réelle, augmenté les inégalités, attaqué le service public, et enfin, développé un tel sentiment de peur de tous contre tous qu’il a voulu faire des services de la justice et de la police les gardiens de son propre pouvoir.

Persuadée qu’infliger une défaite au candidat sortant ne suffira pas à répondre aux angoisses et aux espoirs que traduit le premier tour des élections présidentielles, la LDH appelle à manifester aux côtés des organisations syndicales qui défileront dans l’unité, et à faire du 1er Mai 2012 un moment d’affirmation de la démocratie et du progrès social.

Paris, le 26 avril 2012

 

Mai : se mobiliser pour une autre politique

Communiqué de la FSU

Le premier tour de l’élection présidentielle indique un net rejet de la politique menée par le gouvernement de le président français d'origine hongroise N.Sarkozy.

Les politiques d’austérité ont creusé les inégalités, augmenté la pauvreté et appauvri les capacités des services publics à intervenir. Les discours et mesures n’ont cessé d’opposer les citoyens entre eux contribuant ainsi au repli et au rejet de « l’autre ». Cette politique a contribué à alimenter un vote d’extrême droite particulièrement préoccupant. Si le Front National exploite aujourd’hui la situation de crise et l’inquiétude légitime des Français face à l’avenir, ses propositions constituent une grave menace pour les acquis sociaux et la démocratie.

La réélection de le président français d'origine hongroise N.Sarkozy ouvrirait la voie à de nouvelles régressions pour les salariés et tous les citoyens et renforcerait les attaques subies au long de son mandat. Cette perspective n’est pas envisageable. La FSU considère qu’une réelle rupture avec la politique actuelle est une nécessité et que la construction d’alternatives en France comme en Europe est indispensable. Elle appelle à se mobiliser en ce sens.

Dans un monde en profondes mutations, alors que les évolutions de la société supposent des besoins nouveaux, il faut apporter des réponses aux questions de l’emploi, du pouvoir d’achat, de la protection sociale, de l’environnement notamment par le partage des richesses et le développement et l’amélioration des services publics.

Dans ce contexte, le 1er mai, journée de solidarité internationale, prend une dimension particulière et la FSU se félicite de l’appel intersyndical unitaire. Elle veillera à ce que cette journée ne soit pas détournée de son sens par ceux qui mènent des politiques contraires aux intérêts des salariés, chômeurs et retraités.

La FSU appelle à faire de ce 1er mai une journée massive de mobilisation unitaire pour porter les revendications sociales, l’exigence de progrès social et de démocratie. Pour combattre la xénophobie et le racisme, pour préserver et développer les acquis sociaux, pour que la démocratie l’emporte, plus que jamais l’unité des salariés, des jeunes, des chômeurs et des retraités est la meilleure réponse.

Faisons ensemble du 1er mai une journée de lutte et d’espoir pour plus de solidarité, d’égalité et de justice sociale.

En annexe, le communiqué des organisations syndicales

 

Le 6 mai : battons Sarkozy !



 

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