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Du côté des cocos d'Aubervilliers (4)

congr_s_20.jpgNous allons aborder en 2014 trois échéances électorales majeures : les municipales, les européennes puis les sénatoriales. Pour chacune, le PCF entend rassembler le plus largement possible sur des projets ambitieux. Les élections municipales occuperont une place particulière, car les communes sont un pilier essentiel de notre République. Elles sont de formidables espaces de citoyenneté, de services publics, de culture, de vivre ensemble.
Voici le dernier article consacré aux travaux du 36è congrès du PCF qui s’est tenu le week-end dernier à Aubervilliers et qui s’est penché sur ces questions.

Partie 4
Le PCF et les municipales de 2014. Il s’y prépare comment ? Il s’y prépare pour être utile à la France et à tous ses habitants !

Extraits des discours de Pierre Laurent, au 36è congrès du PCF, Dock Pullman à Aubervilliers, 7 / 11 février 2013

Dans la bataille que nous voulons amplifier pour des solutions de progrès à la crise, les élections municipales qui se tiendront en mars 2014 tiendront une place particulière.

Je le répète, pas question pour nous d'enjamber 2013 comme s'il ne s'agissait que d'une année pré-électorale. C'est dès cette année que nous voulons être utiles à notre peuple. Mais pas question non plus de sous estimer cette échéance essentielle, surtout pas.

Premièrement, la commune n'est pas un échelon de notre vie politique et démocratique comme les autres.

Après la présidentielle, elle est l'élection à laquelle les Français participent le plus. C'est l'élection qui enracine probablement au plus profond de notre peuple sa tradition de participation citoyenne.

Le tissu des 36 000 communes, tant décrié par les partisans de la concentration des pouvoirs et de la réduction des dépenses publiques, fonde l'originalité de notre édifice démocratique et institutionnel. Des centaines de milliers de nos concitoyens ont découvert l'engagement public en devenant un jour conseiller municipal. Pour qui veut, comme nous, construire la politique à partir de l'appropriation citoyenne du débat et des choix publics, il n'est pas question de minimiser une telle élection. S'engager avec passion dans ces élections, c'est, à coup sûr, plonger dans un espace unique de délibération démocratique, c'est rendre la politique populaire, accessible, proche alors que tout est fait pour en dessaisir les citoyens.

Deuxièmement, les communes, comme l'ensemble des collectivités locales, vont se trouver dans les deux années qui viennent au cœur de la bataille sur l'avenir des investissements publics, sur celui des services publics et des politiques de solidarité.

Austérité ou réponses aux besoins sociaux, c'est là que les contradictions vont se cristalliser, là que des résistances larges peuvent se construire, là que peuvent continuer à s'inventer des logiques de services publics au plus près des populations. Les élections municipales, à la place qui est la leur, peuvent constituer un front essentiel de la bataille pour le changement.

C'est donc le meilleur de notre tradition politique républicaine, celle dans laquelle la politique appartient au peuple, qui se joue dans ces élections. Il n'est pas question d'en sous-estimer l'enjeu.

congres-2013.jpgDe ce point de vue, nous revendiquons avec fierté l'ancrage qui est le nôtre dans les communes. Cela n'a rien à voir avec la défense d'une boutique électorale, formule au demeurant bien insultante pour ces milliers d'élus locaux qui s'investissent au service de l'intérêt général. Oui, avec 28 maires de villes de plus de 30 000 habitants, 50 maires de villes de 10 000 à 30 000, 761 maires communistes et apparentés, plus de 8 000 conseillers municipaux dont près de 2 400 maires adjoints, nous sommes fiers de compter le deuxième réseau d'élus, et de loin, de la gauche française. Les citoyens de notre pays savent qu'ils peuvent compter sur eux.

N'en déplaise à tous ceux qui veulent nous enfermer dans une cuisine électorale bien politicienne, nous comptons bien aborder ces élections pour ce qu'elles sont, à partir d'un seul critère: comment construire des majorités municipales, puisque tel est l'enjeu, qui soient utiles au progrès social, au mieux vivre des populations, à l'aménagement durable des territoires.

Aussi, rien n'est plus urgent pour préparer ces échéances que d'engager partout, sous toutes les formes possibles, le débat public et la construction de projets municipaux tournés vers la promotion des services publics et de la démocratie locale au service du développement de l'ensemble des populations C'est ce travail qui constituera la base de notre engagement.

Viendra, bien sûr, le temps de la constitution des listes, de la conclusion des alliances. Notre cap sera clair : tout faire pour empêcher la droite et l'extrême-droite de faire main basse sur les communes ; et créer pour cela les conditions face à elles de majorités de gauche dans lesquelles le poids de nos propositions, des réponses aux attentes sociales, la place des élus communistes et du Front de Gauche soient le plus important possible.

A nos partenaires de gauche dans les communes, je dis : personne à gauche ne pourra rassembler en exigeant l'alignement sur ses seules positions. Que le débat s'ouvre loyalement sur les projets municipaux est, pour l'heure, le meilleur chemin à suivre.

A mes amis du Front de Gauche, je dis : prenons ensemble la mesure de l'enjeu crucial de ces élections pour la vie des populations auxquelles nous consacrons toutes nos énergies militantes, et travaillons ensemble avec leur intérêt en tête.

On nous promet la cacophonie, le chantage, les déchirements ? Je prends le pari inverse.

Menons le débat avec l'intérêt populaire comme boussole, et nous trouverons le chemin de rassemblements utiles, utiles au pays, à nos communes, utiles à toutes celles et à tous ceux qui luttent pour sortir notre pays des impasses de l'austérité.

Merci à Renaut Baphèse, qui a participé aux travaux du congrès, de ses articles et photos.

 

Rythmes scolaires : du temps pour la concertation

Le Front de Gauche s'exprime sur un sujet qui fait débat à Saint Gratien depuis que la commune a décidé le passage dès 2013 à la semaine de 4 jours et demi, avec activités périscolaires sur le temps de la pause méridienne.

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Du côté des cocos d'Aubervilliers (3)

rallumons_1.jpgDes échos du 36è congrès du PCF

Le PCF et le Front de Gauche ont largement contribué à l'élection d'un président socialiste. Aujourd'hui, ils ne misent pas sur l'échec du gouvernement mais avancent des solutions de gauche à la crise. Proposer et rassembler, ne pas céder à la fatalité et au renoncement, mais mener la bataille du changement. Quelle action pour le PCF dans la nouvelle situation politique ?

Partie 3
Pourquoi la politique du gouvernement renonce t-elle à mettre en œuvre les changements attendus par la majorité de celles et de ceux qui l'ont élue ?

Extraits des discours de Pierre Laurent, au 36è congrès du PCF, Dock Pullman, 7 / 11 février 2013

Nous communistes, avec le Front de Gauche, nous avons puissamment contribué – par nos arguments, notre dynamique de campagne, nos votes – à la défaite de Nicolas Sarkozy, à l'élection de François Hollande, et d'une majorité de gauche au Parlement, à l'Assemblée nationale en juin 2012, et avant cela au Sénat, en septembre 2011.

Après dix ans de droite et cinq de sarkozysme brutal, une page pour la France a été tournée. On a peine à imaginer ce que serait aujourd'hui la conduite du pays par cette droite-là, après avoir entendu le déchaînement raciste, antisocial et réactionnaire d'un Jean-François Copé en course pour la présidence de l'UMP, et quand on entend aujourd'hui sur les bancs de l'Assemblée nationale ce déferlement de propos homophobes, sexistes et rétrogrades. Il fallait battre la droite, nous l'avons fait et bien fait, dans l'intérêt de notre peuple et de notre pays.

communiste_2.jpgLa portée de nos batailles avec le Front de Gauche pendant le quinquennat sarkozyste, l'écho des propositions de notre campagne avec le programme L'humain d'abord, la formidable campagne menée avec notre candidat Jean-Luc Mélenchon, ont de surcroît marqué l'élection de François Hollande du sceau des attentes sociales, là où l'actuel président s'employait plutôt à ne pas trop s'engager. Le Front de Gauche et ses idées ont été présentes au cœur de la dynamique populaire qui a permis la victoire, et cela compte aujourd'hui.

Nous connaissons les limites du programme présidentiel, son inclination social-libérale, qui s'est confirmée plus vite encore que nous ne le craignions. C'est ce qui nous avait conduit à ne pas participer au gouvernement et à garder notre liberté d'action pour porter de réelles solutions de gauche à la crise.

Notre comportement est conforme depuis juin à cette attitude simple : appuyer ce qui constitue des avancées pour notre peuple ; refuser ce qui s'aligne sur des logiques d'austérité et de compétitivité qui conduisent à l'échec pour notre peuple. Notre attitude n'a rien à voir avec le tout ou rien. Nous faisons partout, et en toutes circonstances, des propositions pour avancer.

Les propos qui consistent à nous renvoyer dans le camp de la droite sont insultants et ridicules, surtout que ce n'est pas nous qui avons ratifié avec elle le Pacte budgétaire européen, au moment où Laurence Parisot déclarait : « Il ne faut pas poser la question de la ratification, et le signer des deux mains. » Nous ne parions en rien sur l'échec. Ce sont les choix gouvernementaux actuels qui nous font craindre cet échec, et qui nous conduisent en permanence à mettre en avant des choix alternatifs crédibles et à portée de main.

La question qui nous a été mille fois posée depuis juin, « Êtes-vous dans l'opposition ? », s'éclaire peu à peu d'un jour nouveau. Car celle qui monte dans le pays est tout autre : « Pourquoi la politique du gouvernement renonce à mettre en œuvre les changements attendus par la majorité de celles et de ceux qui l'ont élue ? »

Les questions que nous adressons au gouvernement sont de plus en plus en phase avec celles que se pose une majorité de électeurs de gauche. Nous nous sentons au centre de gravité de cette majorité populaire, et nous continuons à porter ses espoirs de changement.

L'urgence n'est donc surtout pas à ériger des barrières entre toutes ces femmes et hommes qui se questionnent sur la situation. Elle est à les rassembler dans l'action en les convainquant que rien ne justifie l'acceptation du renoncement.

Nous voulons leur dire haut et fort : oui ! Oui, vous avez raison de vouloir le changement. Le changement c'est la solution, pas le problème.

C'est d'autant plus important que nous voyons bien les risques et les dangers qui se dressent sur le chemin du changement.

La droite et le grand patronat refusent le verdict issu des urnes et mènent une offensive quotidienne qui vise à maintenir les choix gouvernementaux sous la pression constante des marchés financiers, des grands groupes, de leurs actionnaires et de leurs exigences de rentabilité, de la Troïka européenne. Cela a démarré immédiatement après les élections législatives avec des annonces en cascade de plans de licenciements et ça ne s'est pas arrêté depuis. Fralib, Doux, Sanofi, Arcelor-Mittal, PSA... jusqu'à GoodYear jeudi dernier et la fermeture de son site d'Amiens-Nord où 1 173 travailleurs pourraient perdre leur emploi. Il ne s'est pas écoulé une semaine depuis le début du quinquennat sans annonce d'un nouveau plan. Au total, au moment même où nous tenons notre congrès, des dizaines de milliers d'emplois sont menacés dans tout le pays.

L'extrême droite poursuit ses visées, et si un temps la crise interne à la tête de l'UMP lui a fait miroiter le fantasme qu'elle était en mesure de prendre le leadership à droite, elle a mis dès septembre le cap sur 2014 avec cette ambition-là.

L'entreprise de banalisation de ses idées et de sa présence sur l'échiquier politique national est passée à une nouvelle phase depuis le printemps dernier. Attisant toutes les divisions possibles dans la société, le FN et l'extrême droite sont en ordre de marche en cultivant le maquillage idéologique. Mais son engagement contre les syndicats ou contre le mariage pour tous, révèle l'ampleur de la porosité idéologique avec une partie grandissante de la droite.

Ce qui nourrit la droite ou l'extrême droite, ce n'est pas la prétendue droitisation du pays, de ses couches populaires, c'est plutôt le renoncement ou l'agitation de peurs sur un mode réactionnaire.

Lorsque Manuel Valls, par exemple, poursuit une politique d’expulsion des camps de « Roms » aux mêmes motifs, avec presque les mêmes mots et les mêmes présupposés que le gouvernement précédent, ce n'est pas la gauche qui marque des points, c'est l'inverse. De la même façon qui sert-il, quel signal envoie-t-il aux millions de salariés auxquels il doit son élection, quand le même ministre, dans une note interne, demande à ses services d'accroître la surveillance des entreprises en lutte au motif que devant les risques d' « implosions ou explosions sociales », il leur faudra éviter tout débordement car, explique-t-il, « on ne peut pas casser l'outil de travail » ?

Et lorsqu'un autre ministre, Arnaud Montebourg, commente la suppression de 7 500 emplois par la direction de Renault en se satisfaisant qu'« aucune ligne rouge, selon lui, n'ait été franchie », qui sert-il sinon les forces qui rêvent de surfer sur le désespoir ?

De la même manière, nous n'acceptons pas les tergiversations du gouvernement sur le droit de vote des résidents étrangers, un droit de vote promis par la gauche depuis trente ans.

Eh bien pour nous, je veux le dire ici avec force et avec clarté, ce n'est certainement pas le moment de renoncer !

C'est l'une de nos priorités de l'année, le droit de vote des résidents étrangers, ensemble, nous allons le gagner ! Ce n'est que justice pour les millions de femmes et d'hommes qui depuis des années vivent dans notre pays, y travaillent pour le faire prospérer et qui -eux- paient leurs impôts, et les paient en France !

 

manif_12_02_3.jpgLes enseignants ont aujourd’hui massivement suivi la journée de grève contre la réforme des rythmes scolaires.
Le principal syndicat du primaire, le SNUipp, dénonce « une grande déception et une vraie exaspération ». Élus, parents, animateurs s’interrogent également sur le décret paru il y a quelques jours, qui instaure la semaine de 4,5 jours et la mise en place d’activités périscolaires par les communes.

N’oublions pas que la question des rythmes scolaires est loin d’être jugée prioritaire par les enseignants, puisqu’elle arrive loin derrière les préoccupations liées aux effectifs dans les classes, le travail en petits groupes, l’aide aux élèves en difficulté….

« S’il s’agit de lutter contre la lassitude et l’échec scolaire, le vrai défi n’est pas de diminuer la quantité de cours offerts mais d’augmenter leur pertinence pédagogique pour accrocher tous les élèves », rappelle Jean-Yves Rochex, professeur en sciences de l’éducation. Dans la lutte contre l’échec scolaire, tout est loin de relever d’un simple aménagement de l’emploi du temps.

Autre risque de la réforme Peillon ; elle délègue aux communes la mise en place d’activités périscolaires et pourrait donc renforcer les inégalités territoriales, au moment où les collectivités consacrent des sommes qui vont de 1 à 10 aux écoles maternelles et élémentaires. Or, aucun financement pérenne n’est prévu au-delà de 2014 pour ces nouveaux temps. Et le périscolaire coûte cher, sans compter la difficulté de recruter du personnel pour seulement quelques heures par semaine. L’assouplissement des normes d’encadrement qui prévoit un animateur pour 14 enfants de moins de 6 ans au lieu de 10 auparavant, et un pour 18 au lieu de 14 pour les plus de six ans, ne permettra pas d’assurer des activités de qualité. Enfin, le décret n’oblige pas les communes à organiser ces activités, ni à les assurer gratuitement, ce qui laisse la porte ouverte à toutes les dérives.

C’est la grande inconnue de la réforme : quel périscolaire pourront organiser les villes qui sont déjà face à une pénurie d’animateurs ? Pour la plupart des communes, il sera dur de trouver du personnel qualifié qui accepte d’être recruté pour 3 à 4 heures par semaine. Les animateurs ont eux aussi le sentiment d’avoir été oubliés dans les concertations, alors qu’ils sont l’un des principaux éléments de la réforme. «Nous ne sommes pas formés pour accueillir des classes complètes. Nous sommes censés proposer des activités adaptées à chacun. Si on accueille tous les écoliers, ce ne sera pas possible. On fera de la garderie », note une animatrice dans la manifestation parisienne.

En tête de ce cortège très fourni entre Luxembourg et la rue du Bac, les enseignants val d’oisiens étaient très mobilisés aujourd’hui. Entre 70 et 80% d’entre eux étaient en grève. « Il y a un véritable malaise, beaucoup d’inquiétude et de colère. Les enseignants se sentent mis de côté dans la mise en place de cette réforme » déclare le responsable du SNUipp 95 au journal « Le Parisien », qui souligne que la mobilisation a été particulièrement forte dans les communes ayant décidé d’appliquer la réforme dès 2013.

A Saint Gratien, la commune a décidé d’adopter le dispositif dès septembre 2013 en allongeant la pause méridienne et en instaurant la classe le mercredi matin avec un accès restreint à la restauration scolaire. La totalité des enseignants de la ville étaient grévistes ce mardi ce qui est totalement exceptionnel et signe d’un profond malaise. Les enseignants demandent la consultation des conseils d’école et le report du nouvel aménagement de la semaine en 2014 pour élaborer un projet associant l’ensemble de la communauté éducative. Ils refusent la décision unilatérale de la mairie et continuent à réclamer une concertation locale indispensable.La ville met, elle, en avant le financement de l’État à hauteur de 90€ par élève si elle se lance dès 2013.

A Paris, après une grève largement suivie des enseignants fin janvier, le maire déclare que la décision sur l’application de la réforme des rythmes en 2013 ou 2014 sera prise fin mars pour aller au bout du débat...

A Saint Gratien, bien que la ville ait déjà décidé de la mise en place dès 2013, la mobilisation des enseignants, qui veulent s’adresser aux parents et aux personnels d’animation, pourrait bien remettre le sujet en discussion….

 

ecole_fevrier.jpgMardi 12 février : le SNUipp-FSU appelle à une journée nationale de grève contre la réforme des rythmes scolaires

Le SNUipp-FSU appelle nationalement à la grève, aux manifestations, aux rassemblements le 12 février 2013 pour une réforme ambitieuse de l’école et des rythmes scolaires prenant en compte l’intérêt et la réussite des élèves. la parole des enseignants, l’avis de l’ensemble de la communauté éducative.

Alors que le ministre déclarait que les conseils d’école seraient consultés, aujourd’hui, sur le terrain, il n’en est rien. Horaires des écoles, durée de la pause méridienne, organisation de la sieste en maternelle, utilisation des locaux scolaires sur le temps péri-éducatif, organisation des activités périscolaires, tout cela ne peut être pas être le fruit de décisions sans concertation.

Face à un projet insatisfaisant qui se dessine pour les enfants comme pour les enseignants, le SNUipp-FSU estime qu’il faut reporter la réforme à 2014. Le décret d’aménagement du temps scolaire doit être revu, les conseils d’école consultés. Il faut se donner le temps de penser une vraie réforme et de construire les conditions de sa réussite dans les écoles en s’appuyant sur les enseignants.

A Paris, une manifestation partira à 14h30 du Luxembourg. Le Val d’Oise sera en tête du cortège.

A Saint Gratien, après le vote du Conseil municipal décidant la mise en place d’activités périscolaires sur le temps de midi, et ce dès la rentrée 2013, la grève des enseignants s’annonce particulièrement suivie.

 

Du côté des cocos d'Aubervilliers (2)

36 CONGRES PCF"Nous sommes des rouges mais pas des rouges congelés, momifiés, statufiés. Nous sommes des rouges en pleine vie, heureux de combattre dans le siècle qui est le nôtre, pour dire la novation profonde de notre combat."
Un nouvel élan pour le PCF, dont certains annonçaient la mort et qui est aujourd'hui bien vivant, rassemblé et se réclamant d'un "communisme de nouvelle génération".... Retour sur le 36è congrès du PCF.

Partie 2
Pour vous, le changement c'est quoi ?
Pour nous, l'alternative à l'austérité, c'est possible !

Extraits des discours de Pierre Laurent, au 36è congrès du PCF, Dock Pullman à Aubervilliers, 7 / 11 février 2013

Amis et camarades, dans cette situation, que faire ? Comment agir ? Voilà la question centrale.

C'est la question-clé de 2013 et il serait fou d'enjamber l'année qui vient, car c'est elle qui va déterminer l'état d'esprit du pays : soit l'intégration de la résignation, soit la remobilisation pour le changement.

Alors, cette mobilisation générale pour gagner le changement est-elle possible ? Je le crois, très profondément. Ce sera évidemment une bataille acharnée, comme toujours. Mais nous devons mesurer le chemin parcouru et tirer des enseignements de la dynamique que nous avons su créer avec le Front de Gauche.

En 2008, lors de notre Congrès, alors qu'un an après la victoire de Sarkozy, l'ouverture d'un espoir politique paraissait bien plus qu'improbable qu'aujourd'hui, nous avons appelé à la construction d'un Front progressiste et citoyen qui lie dynamique citoyenne et union des forces politiques de gauche décidées à construire une majorité de changement.
36 CONGRES PCF

Nous ne voulions pas d'un nouveau parti mais d'un front largement ouvert, un mouvement citoyen capable de créer des dynamiques politiques populaires capables de porter, consciemment et dans la durée, des objectifs de changement. Nous avions raison. Nous n'avons pas tout réussi. Il y a eu des débats, des ajustements, des corrections sur le chemin entrepris. Mais nous avions raison de penser qu'une majorité, en tout cas une très forte proportion de notre peuple, pourrait ainsi se remettre en mouvement politique et sortir la gauche de la spirale de l'échec. Et en quatre ans, le Front de Gauche a changé la donne en France et à gauche.

Nous insistions sur une dimension importante : que pour être pertinent dans la durée, cette construction populaire permanente devrait veiller à créer les cadres unitaires, les fronts, les alliances adaptées aux échéances à affronter.

Qu'est-ce que cela signifie aujourd'hui ?

La situation n'est plus la même que pendant la campagne présidentielle. Au-delà des millions d'électeurs qui ont agi, et voté Front de Gauche, et qui constatent aujourd'hui la justesse de leurs analyses, des millions d'autres, qui ne l'ont pas fait, ou qui ont seulement regardé du côté du Front de Gauche sans aller plus loin, se demandent à présent comment agir pour gagner le changement auxquels ils aspirent.

La dynamique du Front de Gauche, plus utile que jamais, doit donc être résolument tournée vers tous ces salariés, ouverte à leurs questionnements, être disposée à faire avec eux les bouts de chemin qu'ils sont prêts à faire ensemble.

Est-ce repousser l'effort de construction alternative ? C'est tout le contraire. Ne pas être capables, dans cette situation, d'élargir dès 2013 le rapport de forces en faveur du changement, c'est laisser le terrain libre au sentiment d'impuissance et au défaitisme.

36 CONGRES PCFVoilà pourquoi il me paraît fondamental que le Front de Gauche, comme nous l'avons proposé dès la mi-novembre, soit maintenant engagé dans notre campagne « L'alternative à l'austérité, c'est possible ».

Voilà pourquoi il est si important à mes yeux que le texte que la coordination du Front de Gauche a validé le 21 janvier dernier déclare avec netteté – sans les opposer ni les hiérarchiser – notre ambition : « œuvrer à des solutions immédiates face à la crise et à la construction d'une politique et d'une majorité alternative ».

Il paraît que nous devrions choisir. Mais pourquoi choisir ? Ceux qui espèrent nous ramener dans le giron de l'austérité mènent un combat perdu d'avance. Et ceux qui espèrent nous entraîner dans une politique de division des forces du changement alors qu'il est urgent, au contraire, de les rassembler, aussi.

Ainsi, je lance un appel solennel.

J'appelle les communistes, toutes les forces du Front de Gauche, toutes celles et tous ceux qui voulaient le changement au printemps dernier, et quel qu'ait été leur vote, à s'engager sans tarder sur ce chemin du rassemblement le plus large possible pour des solutions de gauche à la crise.

Notre campagne doit reposer deux piliers : proposer et rassembler pour gagner le changement.

Sur chaque question posée au pays, sur chaque urgence, créons les conditions de l'entrée en action des forces du changement. Débattons pour cela des solutions nécessaires à la résolution de chaque question, de chaque urgence, et rassemblons dans l'action autour d'elles toutes les forces disponibles pour agir.

Dans tout le pays, avec nos assemblées citoyennes, avec nos fronts de lutte, avec nos fronts thématiques, tenons des centaines de réunions publiques d'ici l'été. Allons voir nos concitoyens et posons leur la question : « Pour vous, le changement c'est quoi ? », et disons-leur : « Pour nous, l'alternative à l'austérité, c'est possible ».

Recréons partout l'espoir. Ne cédons pas un pouce de terrain à la fatalité et au renoncement.

 

Du côté des cocos d'Aubervilliers

congr_s_8.jpgLes médias vous parleront fort peu des débats du 36è Congrès du PCF qui s'est tenu ce week-end à Aubervilliers, sauf pour discourir stérilement sur la disparition de la faucille et du marteau... Aussi avons-nous décidé de publier sur notre blog quatre extraits du discours de clôture de Pierre Laurent sur des thèmes essentiels. Peut-on faire autrement ? Le changement, c'est quoi ? Comment le PCF va-t-il aborder les municipales de 2014 ? Comment le PCF apprécie-t-il la politique gouvernementale ?

Partie 1
Sommes-nous impuissants ? Non ! Peut-on faire autrement ? Oui , quatre exemples très concrets.
Extraits des discours de Pierre Laurent, au 36è congrès du PCF, Dock Pullman à Aubervilliers, 7 / 11 février 2013

Recréons partout l'espoir. Ne cédons pas un pouce de terrain à la fatalité et au renoncement.

Cette bataille du changement, il faudra la mener sur de nombreux fronts. Permettez-moi d'en souligner quelques uns.

Il y a d'abord cet enjeu crucial de la sécurisation de l'emploi.
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L'Accord national interprofessionnel signé par le Medef et trois organisations syndicales minoritaires ne peut constituer le passage obligé d'une majorité parlementaire de gauche. Il y a deux bonnes raisons à cela : la première est que l'on voit mal ce qui obligerait une majorité de parlementaires de gauche à légiférer en faveur de reculs sociaux manifestes, à commencer par les accords compétitivité-emploi inventés par le Medef et la droite. La seconde est qu'en ne recevant pas l'agrément de la CGT et de FO, sans compter d'autres syndicats hostiles au projet, cet accord est contraire à l'esprit des accords majoritaires que devrait respecter une majorité de gauche qui prétend agir au nom de la démocratie sociale. Notre congrès, j'en suis certain, doit décider une campagne d'ampleur, menée aux côtés des organisations syndicales qui viennent de décider d'une grande journée d'action, début mars, pour des propositions législatives alternatives. D'ici mars et avril, nous en faisons un objectif de première importance.

Le deuxième défi est celui de la renaissance productive du pays.

congr_s_14.jpgMittal, Pétroplus, Fralib, PSA, Renault, GoodYear, Doux, Candia... la saignée industrielle continue. En quatre ans depuis 2009, il y a eu 1 087 fermetures de sites pour seulement 703 ouvertures, soit 384 sites industriels en moins. Alors que la relance de nos bases productives est urgente, leur mutation industrielle, sociale et écologique est indispensable à la sortie de crise du pays tout entier.

Le grand mensonge actuel, c’est d'affirmer que l’industrie décline à cause de la crise, qu'il faudrait donc tous faire des sacrifices. La vérité, c'est exactement le contraire : c'est le déclin de l’industrie, le choix de la finance contre l'industrie, le choix des rendements financiers contre la qualification et l'investissement productif qui sont les causes premières de la crise. L'urgence, c'est d'arrêter l’hémorragie d'emplois industriels parce qu'un pays sans usine est un pays mort. Il faut mettre un coup d'arrêt immédiat aux prédateurs financiers. Qu'attend le gouvernement pour déclarer un moratoire sur les plans de licenciement et inscrire à l'agenda parlementaire la loi contre les licenciements boursiers que les socialistes ont voté, il y a an exactement, au Sénat ? Voilà un objectif immédiat à porter.

Au-delà, il faut initier –je le disais, la renaissance productive de notre pays. Elle doit porter : 1. l'ambition d'une transition énergétique en s’appuyant sur un effort colossal de recherche, dans le cadre de coopérations européennes et internationales ; 2. la réponse aux besoins d'un nouveau type de développement humain durable, accessible à tous, sans les immenses inégalités actuelles, par la diversification de notre production dans tous les secteurs grâce au redéploiement de grandes filières.

Pour enclencher cette nouvelle mobilisation industrielle nationale, le pouvoir doit changer de camp. Celui de la finance doit reculer. Celui des travailleurs doit grandir. Exigeons ces nouveaux droits.

Le vote par la gauche sénatoriale de notre proposition de loi d'amnistie sociale le 27 février constituerait un premier signe positif.

Le troisième défi est celui de la reconquête et de l'extension des services publics pour répondre aux besoins nouveaux des populations.

La mort du bébé in utero à la maternité de Port-Royal, la fermeture d'une nouvelle maternité à Vire, résonnent comme de nouveaux signaux d'alarme. Rien n'a été résolu de la situation catastrophique des hôpitaux. Là aussi les mobilisations sont nécessaires, comme elles le sont pour le logement social et la fixation du taux de TVA à 5 % et non à 10 % comme envisagé depuis le pacte de compétitivité, ou encore les transports publics, où le gouvernement doit combattre et non s'accommoder du quatrième paquet ferroviaire voté à Bruxelles, et doit rétablir les moyens du Grand Paris Express en Ile-de-France.

L'ambition d'éducation nationale attendue n'est pas non plus au rendez-vous de la loi Peillon, pas plus que l'ambition culturelle ne peut faire bon ménage avec les coupes drastiques de budget.

La bataille pour les services publics doit reprendre partout avec ampleur.

Le quatrième défi est celui de l'égalité territoriale et du renouveau de la démocratie locale.

La décentralisation peut et doit être un levier pour avancer dans cette voie. Mais le projet d'acte III de la décentralisation va-t-il au contraire accélérer les transferts de compétences aux collectivités sans moyen supplémentaire, au nom de l'austérité ? Va-t-il renforcer des logiques métropolitaines autoritaires et porteuses d'inégalités ? Le risque est là. Nous devons donc amplifier avec nos élus, et en en faisant maintenant une grande affaire populaire, la bataille pour une égalité territoriale véritable.

 

Un coco d'Aubervilliers

De l'envoyé spécial du blog aux docks, Renaut Baphèse

Samedi 9 février. Dock n° 126 d’Auber. 11h19.
L’audace est appelée à passer à la barre du congrès du PCF.
Entre 11h00 et 11 h30, les débats du congrès, menés tambour battant, abordent le paragraphe du texte consacré au Front de Gauche.

Beaucoup d’intervenants se succèdent au micro sous les docks d’Aubervilliers. Ça tangue un peu. Adhésions directes ou pas au Front de Gauche ? Structuration au plus près du terrain ou pas ? Association locale ou coopérative ? Espace et lieu d’échanges, de concertation, de fermentation des luttes et des idées…

Hervé Poly, suppléant de Jean Luc Mélenchon à Hénin Beaumont ose la formule pour illustrer que les succès du Front de Gauche sont aussi des succès pour le PCF : « En 2012, dans ma fédération, le Nord Pas de Calais, le PCF a enregistré 246 nouvelles adhésions. Du jamais vu depuis…je ne sais quand ! A ce jour, on est à 43 depuis le début 2013. Des adhésions, comment dire ? …directes, elles aussi… au PCF ! ».

Coup improvisé ou calculé, André Chassaigne, qui préside cette séance matinale des débats, décide alors de donner la parole au « chef ».

Pierre Laurent prend le micro et intervient sur le thème du PCF et le Front de Gauche.

« Il s’agit d’un passage très important du texte. Il a été beaucoup discuté. Ici. Dans les débats du congrès. Mais aussi entre nous, lors de la rédaction du texte.
Ce qui s’est passé en 2012 est inédit. Cela a marqué profondément les esprits. On a vu venir tout début janvier 2012, au démarrage de la campagne, des milliers de gens aux meetings du Front de Gauche. Disons le franchement : on ne s’y attendait pas. Pas du tout.
Le 10 janvier 2012 à Nantes, nous fûmes 6 000 à notre premier meeting de campagne. Le second peut être chronologiquement, car il y en a eu un fin 2011.
C’était en tout cas notre première réunion "nationale" de campagne. Nous nous sommes tous dit : « Mais, qu’est ce qui se passe ?» A partir de là, on savait que cela allait aller crescendo et qu’on allait "bousculer" les choses. Il s’est donc passé quelque chose d’inédit. Souvenez-vous, il y a eu ensuite la Bastille, le Capitole, le Prado !

Il s’est bien passé quelque chose.

L’enjeu essentiel pour nous communistes, ce n’est pas de réaliser cela une fois. C’est être capable de le faire perdurer. De prolonger ces moments. Dans la durée. Sur une longue période.

Camarades, ce n’est pas une élection - sous-entendu un résultat aussi bon soit-il à un scrutin -, qui permet de peser. C’est de construire un mouvement populaire, puissant, conscient. Que des centaines de milliers de gens soient dans le mouvement. Qu’ils se considèrent propriétaires du mouvement. Qu’ils sentent qu’ils maîtrisent le mouvement et ses objectifs.

Voilà notre visée. C’est à ce niveau là, en matière de rassemblement, qu’il faut tendre. Qu’il faut construire. Je suis hostile aux formules du type – quand j’entends parfois parler du Front de Gauche – il ne faut pas faire ceci ; ou, il ne faut pas qu’il devienne cela, etc.

Ce qui prime c’est l’audace !

Le plus grand risque c’est que nous ne soyons pas assez audacieux. Nous ne devons pas avoir peur d’oser dans cette situation politique très particulière. Oui, cela va nous bousculer. Nous perdrons certainement des repères. Mais dans les mouvements qui bousculent la société, on ne contrôle pas tout. Jamais. Personne.

Alors, il faut pousser notre audace dans nos textes – à commencer par celui-ci - dans nos formules politiques – au sens inventions - et dans nos pratiques politiques.

Nous avons accueilli comme il se doit hier soir à notre congrès toutes les forces du Front de Gauche. Et nous avons aussi accueilli toutes les forces de la gauche qui étaient chaleureusement invitées à notre congrès. Comme il se doit.

A tous, à tout le monde, nous tenons le même langage : « Nous PCF, nous n’avons pas de réticences à nous jeter dans la bataille politique. On tient un cap. Et parce que le PCF tient un cap, il se renforce !»

Parmi les gens qui adhèrent au PCF ces derniers temps, il y a beaucoup de gens qui reviennent au PCF. Dont beaucoup l’avaient quitté. Qui l’avaient jugé trop raide. D’autres trop mou.

Et bien notre force d’attirance en ce moment, c’est que nous manions avec intelligence la fermeté de nos objectifs.
Nous retrouvons de la force parce que nous avons une forte exigence sur le contenu de ce que nous voulons comme société. Ne pas mettre pas de l’eau dans son vin. Voilà la leçon !

C’est aussi parce que nous avons la passion du rassemblement.

Le PCF a été grand dans son histoire a chaque fois qu’il a pris le parti du rassemblement. Cette intelligence là, nous donne de la force.

Arrêtons de nous faire peur, avec je ne sais quel fantasme, qui nous menacerait avec le Front de Gauche.

Soyons audacieux. Nous marquerons des points.

Partie du texte soumis au débat adopté avec 488 voix pour et 84 contre.
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Saint Gratien

Le Conseil municipal du 7 février a voté la mise en place de la réforme des rythmes scolaires dès la rentrée de septembre 2013.

Voici le texte de l’intervention que j’ai faite lors de cette séance, qui s’est tenue, et c’est assez exceptionnel pour être souligné, en présence de très nombreux enseignants de la commune. La mairie ayant annoncé vouloir appliquer une réforme très controversée sans concertation, ils sont venus manifester leur volonté d’être consultés sur cette modification de la semaine qui risque de changer en profondeur la vie des écoliers.

Cette réforme des rythmes se situe dans le cadre général de la « Refondation de l'école » lancée par le ministre de l’éducation nationale. La priorité à l'école primaire est enfin reconnue, le gouvernement annonce la re-création de milliers de postes supprimés et je m’en félicite. Toutefois, cette refondation est actuellement totalement parasitée par une réforme des rythmes scolaires qui se dessine dans le flou et le désordre.

Au départ, le ministre annonçait le retour de la semaine à 4,5 jours avec une journée scolaire « allégée et mieux articulée avec les temps péri-éducatifs » pour qu’ « aucun enfant ne soit hors de l’école avant 16H30 ».

A l'arrivée, les heures d'enseignement ne seraient réduites que de 30 à 45 minutes en moyenne par jour, ce qui réduit la portée des activités périscolaires et pose la question du personnel encadrant. Et ce n’est certainement pas en assouplissant les normes d’encadrements de ces activités, qu’un projet de qualité pourra être porté. Aujourd’hui même, on annonce le passage d’un animateur pour 10 enfants de moins de 6 ans à 1 pour 14 et d’un animateur pour 14 enfants de plus de 6 ans à 1 pour 18….si cela devait se confirmer, c’est inquiétant !

Ces activités péri-éducatives sur une pause du midi rallongée ou après l'école, ne seront pas obligatoires, ni forcément gratuites pour les familles. Tout dépendra des ressources de la commune. Cette réforme générerait ainsi de fortes inégalités territoriales, entre communes riches, qui auront les moyens d’offrir des activités périscolaires, culturelles ou sportives de qualité et les autres, moins fortunées, où le nouveau temps se transformera en simple garderie...

Sur ce dossier, les interrogations et les inquiétudes sont grandes.

Tous les partenaires, qu’ils soient enseignants, parents, élus, voient se profiler une modification de la semaine d’école visiblement bouclée dans l’urgence, mal préparée, qui s’est fait récemment retoquer par le conseil supérieur de l’éducation.

Nous pensons qu'il faut donner plus de temps pour organiser une réforme des rythmes scolaires réussie pour tous les enfants et dans toutes les écoles. Je crois que cela implique que soient revus les programmes, que soient confortés et améliorés les dispositifs essentiels que sont les Rased et les remplaçants, la formation des maîtres, les possibilités de travailler en petit groupe, les effectifs des classes, l’accueil des élèves en maternelle, l’éducation prioritaire… Tout cela forme un tout. Certes, les rythmes peuvent être un élément permettant la réussite des élèves, mais seuls, ils ne peuvent lutter contre l’échec scolaire.

Sans vision claire concernant les missions de l'Éducation Nationale et celles des communes, je crains aussi comme conséquences l'externalisation et la privatisation rampante d'une partie des enseignements.

J’en viens maintenant à l’aménagement particulier qui nous est proposé au vote ce soir. La commune de Saint Gratien a décidé d’adopter le dispositif dès septembre 2013 en allongeant la pause méridienne, en instaurant la classe le mercredi matin avec un accès restreint à la restauration scolaire. Ces dispositions n’amélioreront en rien ni les conditions d’accueil, ni les conditions d’apprentissage des élèves et ne favoriseront pas la réussite scolaire de tous.

Le scénario avancé soulève de très nombreuses questions et oppositions.

Le choix notamment d’une pause méridienne de 2h30 ou 3h pose de nombreux problèmes. L’organisation des activités dans la journée ne semble pas judicieuse.

Comment remobiliser les élèves après ce temps d’activités ludiques en milieu de journée ?

Quel type d’activités ? Nous n’en avons aucune idée puisqu’aucune information n’a été donnée à ce sujet. Se pose également le problème de la formation des personnels d’encadrement, avec le risque d’un personnel vacataire, précaire et peu formé avec des temps de travail très réduits et cela interroge sur la qualité de cet encadrement.

Ce sont des raisons d'encadrement (je pense aussi budgétaires) qui sont avancées en tout premier lieu dans l’argumentaire municipal en faveur de l’allongement de la pause méridienne. Mais l’alternance d’une demi-heure et d’une heure pourrait tout à fait être réalisée en fin d’après-midi. Quant au « recrutement plus pointu » auquel il est fait allusion, je ne comprends pas non plus en quoi le fait de placer les heures périscolaires en milieu de journée pourrait le favoriser. Le respect des rythmes chrono-biologiques de l’enfant ne vient qu’en dernier lieu des raisons invoquées et il est vrai que les professionnels du terrain que sont les enseignants craignent tout au contraire que ces nouvelles journées d’école ne soient, au contraire de l’objectif recherché, aussi longues et plus fatigantes pour les élèves.

Voilà l’avis d’une spécialiste des rythmes de l’enfant…. (Claire Leconte, chronobiologiste)
« La pause méridienne est une des plus compliquées à organiser correctement par les collectivités. Il s’agit bien d’une pause méridienne. Les activités proposées à ce moment-là ont plus tendance à énerver les enfants qu’à leur proposer la relaxation nécessaire. Cette période nécessite des encadrants particulièrement bien formés et soucieux du rythme de l’enfant. Un allongement trop important ne rend donc pas service aux enfants, sauf si on leur propose suffisamment de lieux, pas uniquement le préau ou la cour de récréation, pour profiter de ce moment pour bouquiner, ne rien faire, faire des jeux collectifs calmes, regarder un documentaire etc… Si ces conditions ne sont pas réunies, aucune reprise attentionnelle n’est possible ensuite, au contraire ! Une longue pause méridienne de plus de deux heures n’existe nulle part ailleurs ! »

Problème aussi pour les enseignants, sommés sans concertation de subir des horaires imposés et travaillant une demi-journée supplémentaire sans pour autant voir diminuer l’amplitude horaire des autres jours de la semaine. Que feront-ils de cette pause, alors qu’ils n’auront visiblement pas accès à leur classe, du fait du manque de locaux pour accueillir tous les élèves en périscolaire sur le temps du midi ? Que feront les enseignants qui sont condamnés à rester à l’école sur ce temps méridien et qui ont besoin d’un espace personnel pour leur travail de concertation, préparations, corrections ? Dans certaines écoles de la ville, il n’y a pas de salle des maîtres, dans d’autres, des locaux très peu adaptés au travail pédagogique d’une équipe.

Nous ne savons rien non plus de l’opinion des autres personnels concernés : les animateurs, les Atsem, les éducateurs sportifs puisque nous avons aussi compris que des activités sportives, culturelles ou artistiques actuellement proposées par la ville sur le temps scolaire, vont « basculer », au moins en partie, sur le temps des activités périscolaires du midi. Mais une telle activité menée par un enseignant en collaboration avec un éducateur sportif, reprise en classe, faisant partie intégrante des apprentissages de la classe et cette même activité menée par un animateur, cela n’a plus rien à voir ! Ces activités risquent de perdre une grande partie de la richesse que leur donne justement ce travail en collaboration entre l’enseignant et l’éducateur spécialisé dans sa discipline.

Enfin, du côté des parents, chez qui l’information ne circule encore qu’à peine, vu le peu de temps écoulé depuis l’information donnée aux parents délégués il y a toute juste une semaine, on s’inquiète de ne pas voir assuré le service de la restauration scolaire, uniquement réservée aux enfants fréquentant le centre de loisirs le mercredi après-midi.

Pour autant, nous ne voulons pas de statu quo. Comme de nombreux enseignants et parents, je considère qu’il est grand temps de changer l’école mais changer pour du mieux ! Une réforme pour mieux apprendre et favoriser la réussite de tous les élèves ? Oui ! Mais ce changement nécessite une large concertation de toute la communauté éducative, et donc du temps. C’est une réforme particulièrement complexe qui ne peut se faire dans la précipitation et l’approximation, qui doit être correctement préparée et financée si on veut qu’elle améliore concrètement le fonctionnement de l’école.

Nous voulons être associés à cette réforme, consultés, concertés. La durée de la pause méridienne, les horaires de l'école, le contenu des activités périscolaires sont des sujets sur lesquels la concertation avec les acteurs sur le terrain est incontournable. Ce n’est pas l’annonce d’un vague « groupe de pilotage » qui peut en tenir lieu, surtout si les horaires des activités périscolaires sont d’ores et déjà fixés de façon immuable ! Les conseils d’école, qui réunissent parents, enseignants et élus, ont un rôle primordial à jouer en matière de proposition et de discussion de toute organisation du temps scolaire et de l’éventuelle élaboration d’un Projet Éducatif Territorial. Ils doivent impérativement y être associés. L’organisation du temps scolaire ne peut être la décision unilatérale d’une mairie et ne peut se faire sans, encore moins contre, l’avis des personnels. Une concertation préalable et un partenariat sont indispensables.

Je vous demande -et les enseignants et les parents présents ce soir vous le demandent aussi- de reporter la mise en place de cette réforme à la rentrée 2014 et d’engager une consultation large des enseignants, des parents, des personnels, des conseils d’école avant toute décision sur la commune afin de construire ensemble le projet le plus adapté. « Nous sommes prêts à construire », vous ont écrit les directeurs d’école, « mais construisons bien. » Nous voulons être associés et consultés et pour cela il faut du temps. Dans l’intérêt des élèves, prenons ce temps.

Le Conseil a voté le principe de l'application de la réforme dès la rentrée 2013. Pour autant, les enseignants ne désarment pas et pourraient continuer à réclamer une concertation locale indispensable. Le 12 février prochain, ils seront en grève pour une réforme ambitieuse de l’école et des rythmes scolaires prenant en compte l’avis de l’ensemble de la communauté éducative, l’intérêt et la réussite des élèves.
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Article paru dans "L'Écho" du 7 février 2013

 

La relève

medecin.jpegLe film de la semaine Séance unique mercredi 6 février à 20h30 à Utopia Saint-Ouen proposée par le Comité de défense de l’hôpital public autour de la santé de proximité en danger, en présence de Juliette Warlop, réalisatrice du film, Didier Ménard, protagoniste du film et promoteur du projet « La Place Santé » à Saint Denis, Yves Laybros, médecin urgentiste et Thierry Rabany , médecin généraliste à Cergy.
Soirée soutenue par le Front de Gauche, Europe Ecologie les Verts et ATTAC Cergy

La relève, de Juliette Warlop - documentaire France 2012 52mn -

Ce qui frappe dès la première séquence de ce touchant et stimulant documentaire diffusé récemment par Public Sénat, c’est le fossé qu’il y a entre ces images et celles que nous donnent à voir les magazines d’actualité des chaînes de télévision à sensation sur un sujet similaire, à savoir la santé au sein des quartiers populaires, quartiers communément rebaptisés par TF1 ou M6 « zones de non-droit ». On a trop vu ces reportages souvent tournés à moitié en caméra cachée et nourris d’images floutées consacrés aux risques encourus par les professionnels de santé. Les malheureux seraient rançonnés quotidiennement, ils subiraient des agressions gratuites, sans compter l’entrave à leurs pratiques en raison des croyances religieuses. Loin de nous l’idée de nier totalement que tout cela repose sur certains faits, il n’empêche que la première séquence de La Relève traduit une toute autre vérité. On y voit une femme entre deux âges, que l’on dit « issue de la diversité », au bord des larmes avant de s’effondrer littéralement dans les bras de son médecin. Elle ne vient pas d’apprendre un très mauvais diagnostic mais tout simplement le départ prochain du médecin, après trente ans de bons et loyaux services au coeur du quartier. Et à travers cette scène toute simple, on comprend à quel point ce toubib à belles bacchantes, regard lumineux et sourire permanent, est pour beaucoup de ses patients bien plus qu’un praticien: un compagnon de route souvent présent lors des moments les plus difficiles de la vie, un homme qui soigne autant les bobos du corps que du cœur, en apportant une écoute et quelques conseils de vie bien sentis.

Le documentaire aurait pu être le portrait d’un chouette gars qui va enfin prendre un repos bien mérité, laissant désemparés ses anciens malades. Mais Didier Ménard a prévu « la relève »... Non seulement il y a des jeunes médecins prêts à venir s’engager aux Francs-Moisins, un des quartiers à sale réputation de Saint-Denis, mais le nouveau retraité a, avant de partir, conçu un projet tout à fait innovant et rarissime en France de centre de santé communautaire. Un endroit où bien sûr on vient se faire soigner mais où l’on peut trouver aussi des médiateurs pour vous aider à résoudre vos problèmes sociaux et psychologiques qui se répercutent sur votre santé; un endroit où l’on peut venir évacuer le stress d’une vie professionnelle ou familiale souvent rude par la musicothérapie ou la simple discussion autour d’un café; un endroit où se pratiquent l’éducation à la santé, à la bonne nutrition. Avant le départ de Didier Ménard, « Place Santé » est née avec ces jeunes médecins plein d’allant, Maxime et Mathilde, qui ont à peine 30 ans, le temps qu’a passé Didier aux Francs-Moisins.

Mais au-delà de cette histoire, le film invite à une réflexion passionnante sur la manière de pratiquer une médecine globale. Les jeunes médecins pensent aussi leur travail différemment par rapport à leur glorieux aîné. Alors que celui ci enchainait les journées de 7h à 22h jusqu’au bout de la fatigue, eux ont choisi d’être de simples salariés en effectuant des horaires normaux, un choix pas facile économiquement mais qui leur permet non seulement d’avoir une vie à côté mais aussi d’assurer des soins dans des conditions optimum. Et avec les soignants enthousiastes, alors que les consultations se déroulent et qu’on découvre des situations pas faciles mais touchantes, on finit par se plaire aux Francs-Moisins, avec ses dizaines d’origines différentes, et on se dit que c’est peut-être dans ces zones désignées comme de non-droit que se crée le laboratoire médico-social de demain.

Critique parue sur le site du cinéma Utopia

 

Chers lecteurs

Notre blog va connaître quelques modifications techniques la semaine prochaine. Nous migrons en effet sur une nouvelle plateforme d'accueil, "Élunet.net", et notre adresse sera modifiée. Vous serez bien évidemment informés de façon à ne pas être privés de l'accès au site, dès que notre nouvelle adresse sera fixée.

Le 5 février, notre blog sera accessible mais vous ne pourrez pas y déposer de commentaires.

Les 6 et 7 février, le blog sera inaccessible.

Le 8 février, notre blog sera de nouveau en ligne et vous pourrez comme d'habitude y retrouver nos billets et envoyer vos commentaires.

Nous nous excusons de ces quelques jours de désagréments purement techniques.

Merci de votre fidélité !

 

Changer, c'est pour du mieux !

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Non à l'austérité dans les services publics

Les enfants n’auront pas classe le 31 janvier. Les enseignants seront en grève pour l'amélioration du fonctionnement de l’école publique et, avec l’ensemble des agents de la fonction publique, pour les créations d’emplois nécessaires à un meilleur fonctionnement des services publics, leur pouvoir d’achat et l’abrogation du jour de carence.

Les services publics sont indispensables pour tous les citoyens. Or, la situation s'est dégradée ces dernières années pour les usagers comme pour les personnels. Il est urgent et indispensable maintenant de changer de cap.

Il s’agit pour les enseignants d’être entendus afin que l'amélioration de leurs conditions de travail contribue à mieux faire réussir les élèves : baisse des effectifs dans les classes, temps pour travailler en équipe, réhabilitation des Rased pour l’aide aux élèves en difficulté, création de postes de remplaçants, formation continue …

Il sera réaffirmé lors de cette journée qu’une réforme des rythmes scolaires ne peut se faire sans, ni contre les enseignants. Ce qui implique la réécriture totale du décret des rythmes. En l'état le décret proposé n'offre aucune garantie d'amélioration des conditions d'apprentissage des élèves et de la réussite de tous. La concertation de l'ensemble des partenaires est plus que jamais nécessaire, les conseils d'école doivent être consultés. Leur accord doit être un préalable à toute modification des temps scolaire.

Il s’agit également pour les enseignants d’être entendus en tant que salariés dont le pouvoir d’achat est en baisse depuis trop d’années.

Le président de la République a fait de l'école primaire une de ses priorités. Les enseignants attendent des mesures concrètes qui ouvriront la voie à de nouveaux fonctionnements dans l’intérêt des élèves et à une transformation des conditions d'exercice du métier. Le changement de cap annoncé doit se concrétiser aussi par l'amélioration des services publics (santé, sécurité, petite enfance, personnes âgées, l'accès pour tous aux loisirs et à la culture...).

Les enseignants comptent sur la compréhension et sur le soutien des parents de leurs élèves.

Le Front de Gauche soutient cette journée d'action de la fonction publique.

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Lettre au PS gratiennois

C’est un petit événement dans notre ville : la lettre des socialistes de Saint Gratien vient de sortir.

Bien que cela ne soit pas précisé sur ce document de 4 pages, il s’agit du 3è numéro de cette expression depuis 2008, date des dernières élections municipales. Un événement donc, puisqu’assez rare pour être remarqué… Dans le même temps, les élus communistes au sein du rassemblement du Front de Gauche ont édité, eux, 25 « lettres » sur des sujets nationaux et locaux, sans compter nos numéros spéciaux lors des campagnes régionales 2010 et législatives 2012... La dernière en date détaille les emprunts toxiques de la ville auprès de la banque Dexia et a rencontré un succès certain en ville.
Plus d'infos

Nous approuvons certaines réflexions du tract du PS, sur le logement ou la politique sociale de la ville, par exemple, bien qu’elles soient fort succintes. D’autres nous ont interpellés et nous nous permettons ici d’en faire quelques commentaires. D’aucuns les trouveront très acerbes, mais ne devons-nous pas être exigeants avec la gauche gouvernementale ? Voici donc quelques remarques que nous espérons constructives et en tout cas, assez judicieuses pour être mises en débat.

Le PS local relève que le maire a connu de nombreuses condamnations durant l’année 2012. La commune a en effet été condamnée dans trois affaires principales :

  • discrimination envers des enfants de familles demandeuses d’asile à qui elle refusait l’accès aux services périscolaires (Tribunal administratif en octobre 2011, plus d'infos ici)
  • non-respect de la liberté de culte (Tribunal administratif à deux reprises puis en Conseil d’État en août 2011, plus d'infos ici)
  • et enfin, en juillet 2012, le maire essuie une nouvelle condamnation au Tribunal correctionnel pour diffamation à mon égard. Ce dernier jugement fait l’objet d’une procédure d’appel : plus d'infos ici

Si nous nous sommes exprimés à plusieurs reprises sur ces différents faits, jugeons que le Parti socialiste a pris, lui, le temps de la réflexion puisqu’il lui a fallu plus d’un an avant de juger utile de les mentionner publiquement. Rappelons aussi que le Front de Gauche avait été la seule organisation politique locale à s’engager, et plus qu’activement, dans un bras de fer de plus d’un an avec la municipalité pour obtenir enfin gain de cause et justice pour les enfants interdits de cantine. A l’époque, le PS local avait estimé « stérile et dangereuse » l’action de nombreux gratiennois contre cette discrimination et refusé de s’y associer…. Intéressant de le voir à présent se féliciter –ou du moins faire état-du résultat d’actions qu’il dénonçait lorsqu’elles avaient lieu…

De la même façon, le PS note que les écrits de la majorité municipale peuvent « entretenir des idées d’exclusion » faisant allusion à la tribune libre parue dans la revue de la ville en juin 2012 sur la guerre d’Algérie. Que ne l’a-t-il dénoncé à l’époque car il est vrai que ce texte avait scandalisé, à juste titre, de nombreux gratiennois. plus d'infos

Sur un autre sujet particulièrement crucial en ce moment à Saint Gratien, à savoir les emprunts toxiques contractés auprès de la banque Dexia, le PS se contente d’une courte citation. Et pour cause, il est étrangement muet en Conseil municipal sur cette gestion plus qu’inquiétante puisqu’elle nous coûte en 2012 le versement d’une indemnité de 520 000 €, tout en ne réglant en rien le problème de ces prêts indexés sur l’évolution du franc suisse. Dès 2014, la ville se retrouvera face à une bombe budgétaire : les taux d’intérêts étaient en novembre 2012 de 8 et 16% pour les deux emprunts concernés. Se contenter de demander « jusqu’où cela sera-t-il supportable pour la ville ? » apparaît comme une analyse quelque peu superficielle, au moment où la ville réduit drastiquement ses investissements en 2013. Cela n’est déjà plus supportable et nous aimerions ne pas être les seuls à le clamer en Conseil municipal ou en réunions de quartier !

Sur d’autres problèmes locaux, tels l’installation de la police municipale aux Raguenets ou la disparition des commerces dans les quartiers, le PS se borne à un simple constat ou de vœux pieux (« nous serons vigilants »). Là encore, la vigilance n’empêchant nullement l’action, un peu d’audace pour venir soulever la question en réunion de quartier ! plus d'infos

Pour finir, le PS gratiennois se lance dans l’appréciation de la politique gouvernementale. Un mot d’ordre encadré de rose proclame : « nous sommes mobilisés pour le vrai changement », ce qui soulève trois questions essentielles. Que serait un « faux »changement » ? Que doit–on déceler sous le mot « mobilisation » quand les socialistes se font ici si discrets qu’ils n’ont même pas fait connaître leur analyse des législatives, alors qu’ils ont frôlé l’élection dans la 6è circonscription à quelques centaines de voix ? Et surtout… le « vrai » changement, c’est pour quand, puisqu’étrangement la précision temporelle « maintenant » a disparu du slogan ?

Le PS liste ensuite les avancées dues au gouvernement Ayrault. Mais comment voir dans la liste des « engagements tenus » la retraite à 60 ans ? Pour qui ? Cent mille personnes seulement, ayant commencé à travailler dès 14 ans, en bénéficieront… Pour l’immense majorité des salariés qui ont pourtant vu les socialistes participer aux manifestations de 2010, la « retraite à 60 ans » est aux oubliettes.
L’augmentation du SMIC en juillet 2012 ? Ce fut une hausse réelle de 0,6% seulement, représentant 6,50€ de mieux par mois….
La promesse de recrutement de 40 000 enseignants, certes appréciable, se réalisera sur 5 ans et ne peut donc être considérée comme « tenue ».
Quant aux emplois d’avenir, seuls 3 000 viennent d’être signés…

Le PS se félicite enfin du nouveau traité européen qui permettrait de « réorienter l’Europe vers plus de solidarité », évoque le paquet de croissance de 120 milliards et le nouveau rôle de la BCE qui pourrait « emprunter sur les marchés pour réduire le taux d’emprunts des États ».

Or, c’est tout faux. Le nouveau traité européen ne permet en rien à la BCE d’emprunter sur le marché financier pour réduire le taux des emprunts des états. Une Banque Centrale n’emprunte pas sur les marchés. Elle bat monnaie.

Enfin, le traité Sarkozy-Merkel n’a pas bougé d'un iota entre sa version d’avant le 6 mai et celle signée par F .Hollande. Il s’est juste vu adjoindre une annexe portant sur l’effort d’investissement de l’UE, ajoutant un volant d’investissements de seulement 60 milliards, en plus des 60 milliards d’euros déjà prévus dans le traité avant sa ratification. plus d'infos

Ce que ne dit pas la lettre socialiste, c’est qu’on a mis en place le MES, mécanisme européen de stabilité, qui, lui, emprunte bien sur les marchés et prête dans un second temps aux États. Mais à des conditions si drastiques (retour à l’équilibre budgétaire dans les 36 mois ; baisse des rémunérations et des pensions des fonctionnaires ; coupes dans les services publics….) qu’elles enfoncent la Grèce, l’Espagne, le Portugal, comme l’Italie dans une profonde récession…

Ce que ne dit pas non plus la « lettre socialiste » dans son information sur le département, c’est que, le 1er juillet devant le Conseil général ne s’est pas tenu un rassemblement du « PS et des forces syndicales » pour protester contre la politique de la majorité UVO et notamment la baise d’aides diverses accordées par le département aux familles et aux jeunes. Le Front de Gauche aussi était présent. plus d'infos

Le Front de Gauche est souvent présent sur le terrain, aux côtés et avec la population. Très souvent. Ne l'oubliez pas.

Sans rancune.

A bientôt, camarades.

Isabelle Volat

 

Nous avons gagné

Nous avons gagné dans notre bataille d’information des gratiennois(e)s.

Parce que nous sommes méthodiquement intervenus lors des 5 dernières réunions de quartiers et que nous avons cumulé plus d’une vingtaine d’interventions lors des deux derniers Conseils Municipaux sur le budget de la ville…

Enfin, la ville consent, dans le dernier Magazine municipal, à informer les gratiennois(e)s sur les composantes de l’endettement de notre commune.

Cela fait près de 18 mois que nous menons cette bataille pour que l’adjoint aux finances rende public l’existence d’emprunts toxiques qui affectent (ou plutôt infectent !) toute la gestion des finances de la ville.

C’est la première fois en page 11 du Magazine Municipal, qu’enfin un bout du voile est levé sur ce problème !

Un bout du voile seulement. Pourquoi ?

Parce qu’on ne dit pas tout aux gratiennois(e)s.

La ville subit un effet de ciseau :

1 - Évolution de la dette (en Millions d’euros) : un endettement qui croit (et surtout des charges d’intérêt d’emprunt qui explosent, voir à ce titre notre lettre 25)
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2 - Des recettes de fonctionnement qui augmentent (impôts locaux, dotations versées par l'Etat, produits de l'exploitation de cantines, de salles des fêtes, etc. permettant d'assurer le fonctionnement courant des services communaux…)
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3 - Mais paradoxalement des investissements (travaux et équipements) qui fondent comme neige au soleil depuis plusieurs années…
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Pourquoi ?...

Gestion « vertueuse » ? Pari hasardeux ?

dexiapolyy.jpgDans l’attente de la distribution dans les boites aux lettres de notre prochaine lettre 26, apprenez-le en jouant au DEXIA-Poly et en cliquant sur les liens ci-dessous qui vous renverront sur tous les articles déjà publiés sur ce blog au sujet des emprunts DEXIA et leur impact très concret sur la situation des finances de notre ville.

tribune libre des élus le 27/01/2013
Un budget de super austérité le 14/01/2013
Qui va payer pour les emprunts toxiques le 03/01/2013
Un gratiennois sur deux... le 28/12/2012
Emprunts toxiques et budget de la ville le 23/12/2012
Dexia, le Lehman Brothers européen le 23/12/2012
Le budget plombé par les emprunts toxiques le 20/12/2012
Pourquoi St Gratien doit surveiller l'évolution du Franc suisse le 19/12/2012
Les emprunts toxiques provoquent un budget d'austérité le 17/12/2012
40 villes du Val d'Oise piégées le 28/11/2012
Gestion vertueuse ou pari hasardeux? le 26/11/2012
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Les prêts toxiques de Dexia ruinent les communes le 02/10/2011

 

Saint Gratien

Voici le texte de la tribune libre des élus PCF-Front de Gauche pour la revue municipale de janvier 2013, qui traite de la stratégie d'endettement de la municipalité.
Rappelons que nous sommes contraints d'écrire un texte de 1 333 caractères seulement, ce qui aboutit à un argumentaire schématique. Retrouvez nos propositions plus détaillées sur ce blog !

Nous vous souhaitons une heureuse et pas trop chère année !

Le budget 2013 de la ville a été voté au dernier Conseil municipal.

Acculée par la croissance de la valeur du Franc suisse, la ville a été contrainte fin 2012 à renégocier 2 emprunts « toxiques », pour éviter une pression financière encore plus forte de la banque Dexia et des taux d’intérêt de 8 et 16%. Cela nous a coûté une pénalité de 520 000 €.

Ce n’est pas fini. Selon nous, est planifié en 2013 un remboursement anticipé de ces emprunts. Ce sera au prix d’une fonte de 75% des investissements municipaux (-5,7 M€), d’une compression des dépenses (-100 000€ pour le centre de loisirs, - 60 000€ pour les écoles…), et d’un bond de la plupart des tarifs de la ville.

Voilà la facture particulièrement salée de la très contestable stratégie d’endettement de la ville !

C’est mal parti pour stopper l’hémorragie du nombre d’habitants (-1286 en 3 ans).

Ce contexte renforce nos propositions : opportunité d’un audit citoyen de la dette de St Gratien ; nécessité de la soumission des contrats bancaires des collectivités au code des marchés publics ; utilité d’un pôle financier public, finançant les besoins humains ; intervention des gratiennois dans les comptes de leur ville.

Contact : fdg.stgratien@laposte.net

 

Rythmes scolaires : une réforme précipitée

Dans le cadre de la loi sur la refondation de l’école, la réforme des rythmes scolaires prévoit l’étalement des 24 heures d’enseignement hebdomadaire sur neuf demi-journées, incluant le mercredi matin et une journée de classe de maximum 5 heures 30.

Les communes devront réorganiser les activités périscolaires existantes, notamment celles du mercredi matin, et en proposer de nouvelles. Les maires ont jusqu’au 31 mars pour annoncer si leur commune met cette nouvelle organisation en œuvre dès 2013.

A Saint Gratien, la réforme des rythmes scolaires sera mise en place dès la rentrée 2013. Le maire l’a officiellement annoncé lors de la cérémonie des vœux le 12 janvier.

Cette réforme des rythmes semble cristalliser tous les mécontentements. Peu à peu, tous les partenaires, qu’ils soient enseignants, parents, élus, ont commencé à émettre de sérieux doutes sur la pertinence de cette modification de la semaine d’école. Elle est visiblement bouclée dans l’urgence, mal préparée et s’est fait récemment retoquer par le conseil supérieur de l’éducation.

De nombreuses voix soulignent qu’elle est coûteuse et difficile à mettre en œuvre et qu’elle risque d’accroître les inégalités territoriales entre communes riches, qui auront les moyens d’offrir des activités périscolaires, culturelles ou sportives de qualité et les autres, moins fortunées, où le nouveau temps se transformera en simple garderie. Les enseignants quant à eux insistent sur le fait que cette réforme n’améliorera pas la vie des élèves tout en dégradant leurs propres conditions de travail. Ils attendent aussi des avancées sur d’autres sujets essentiels à la réussite de leurs élèves, comme la refonte des programmes, la formation initiale et continue des maîtres, les effectifs en maternelle et élémentaire, le retour d’enseignants Rased spécialisés dans la lutte contre l’échec scolaire….

Certes, les rythmes peuvent être un élément permettant la réussite des élèves, mais seuls, ils ne peuvent lutter contre l’échec scolaire.

On ne peut que partager l’opinion de Gérard Le Cam, sénateur communiste pour qui « la réforme, telle qu’elle est prévue ne fera que déstabiliser l’école : elle manque de clarté sur ses visées et ses modalités d’application. Quant aux délais de mise en œuvre par les communes, ils sont trop courts. »

Le PCF, par la voix de son porte-parole, Olivier Dartigolles, alerte sur les dangers de cette refonte de la semaine des écoliers : « Sans vision claire concernant les missions de l'Éducation Nationale et celles des communes, elle risque d'aggraver les inégalités territoriales, d'avoir comme conséquences l'externalisation et la privatisation rampante d'une partie des enseignements, voire leur disparition. La réforme des rythmes, c'est supprimer du temps de classe dans chaque journée pour transférer ces missions en direction des collectivités ou du privé, alors que l'on peut créer les conditions pour que l'école se fasse à l'école. »

Le SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire, estime, lui, qu'un report d'un an « serait une décision sage si les communes ne souhaitent pas s'engager parce qu'elles n'ont pas les moyens. Nous savions depuis le début que le nerf de la guerre de cette réforme, c'était l'argent », a-t-il déclaré, préconisant « un fonds de péréquation entre communes pauvres et communes riches, car il y a un danger que des enfants soient mis à la garderie après 15h30 tandis que d'autres auront des activités culturelles, sportives et artistiques de qualité ». Le syndicat met en garde contre une réforme « précipitée et peu financée », demandant au gouvernement de s'engager « fermement pour que les communes aient les moyens nécessaires. Oui, il faut alléger la journée de classe. Mais cette question ne réglera pas à elle seule la corrélation qui existe en France entre l’origine sociale et l’échec scolaire. »

De nombreux aspects restent flous dans cette réforme. Le rôle du scolaire et du péri-scolaire n’est pas précisé. Des activités pédagogiques pourront être mises en place, mais le gouvernement ne dit pas au service de quel projet éducatif. La faible durée de ces activités, 30 à 45 minutes, en réduit la portée et pose la question du personnel encadrant. Et ce n’est certainement pas en assouplissant les normes d’encadrements lors des activités périscolaires, piste actuellement privilégiée par le gouvernement, qu’un projet de qualité pourra être porté.

Aujourd’hui, dans le département, une grande majorité des communes a décidé de reporter la mise en place à 2014 ou ne s’est pas encore prononcée. Quelques communes qui avaient, au départ, envisagé d’entrer dans le dispositif dès 2013 semblent désormais vouloir se laisser le temps de la réflexion. Seul un très faible nombre de communes a pris une décision définitive déjà communiquée aux écoles.

Saint Gratien est donc l’une des rares communes du Val d’Oise à se lancer dans cette réorganisation de la semaine dès septembre 2013, ce qui laisse 5 mois de préparation.

Cette décision suscite de nombreuses interrogations. Quid de l’indispensable concertation avec les enseignants et les parents d’élèves ? Les enseignants ne peuvent être écartés de ce débat qui doit concilier l’intérêt des élèves et leurs conditions de travail.
Il ne s’agit pas de les mettre devant le fait accompli. Or, le calendrier plus que serré fait craindre que les échanges soient réduits à leur plus simple expression.

Le passage à 4 jours et demi a des conséquences importantes sur les conditions de vie et d'apprentissage des élèves. La durée de la pause méridienne, les horaires de l'école, le contenu des activités périscolaires sont des sujets sur lesquels la concertation avec les acteurs sur le terrain est incontournable. Les conseils d’école, qui réunissent parents, enseignants et élus, ont un rôle primordial à jouer en matière de proposition et de discussion de toute organisation du temps scolaire et de l’éventuelle élaboration d’un Projet Éducatif Territorial, projet local pouvant être mis en place. Ils doivent impérativement y être associés.

Il s'agit de construire une journée articulant de manière cohérente des temps scolaires et périscolaires de qualité pour tous les élèves. L’organisation du temps scolaire ne peut être la décision unilatérale d’une mairie. Une concertation préalable et un partenariat sont indispensables.

Parents et enseignants doivent être largement concertés et associés. Or, à l’heure actuelle, à Saint Gratien, rien n’est connu d’une concertation ou même d’une consultation des enseignants et des parents. Les élus, via le Conseil municipal ou les commissions de travail, n’ont encore reçu aucune information.

Il serait inacceptable que des décisions soient prises de manière unilatérale sans concertation avec les équipes d’école et les parents. L’accord préalable des conseils d’école avant toute décision est aussi incontournable. Dans l’intérêt de tous, prenons le temps de la concertation !
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Pour une grande loi d'égalité

mariage_1.jpgManifestation pour l’égalité, dimanche 27 janvier, Paris - 14h Le cortège partira de Denfert-Rochereau et se terminera Place de la Bastille.

Une nouvelle manifestation aura lieu en faveur du mariage pour tous le 27 janvier.
Le PCF et le Front de Gauche soutiennent et participent à cette initiative pour l’égalité des droits.

La question du droit au mariage pour tous pose pour la première fois en France de façon réelle la question de l'égalité des droits quelles que soient les orientations sexuelles des personnes, et quoi que chacun-e pense des institutions du mariage et de la famille.

La société française dans toute sa diversité est prête et majoritairement favorable à ce que deux personnes qui s'aiment et souhaitent fonder une famille puissent s'unir par les liens du mariage, quelle que soit leur orientation sexuelle.

Le mariage est depuis plus de deux siècles dans notre République laïque, un acte civil avant d'être un sacrement religieux. Le projet de loi « mariage pour toutes et tous », est une avancée majeure pour la société et va mettre un terme aux discriminations qui frappaient depuis trop longtemps, toutes celles et tous ceux privés du droit d'exprimer leur amour de la manière qu'ils jugent la plus opportune. Il va permettre de rattraper le retard pris sur les pays à travers le monde qui ont, depuis plus d'une décennie, ouvert le mariage civil aux couples de personnes de même sexe. 14 pays ont aujourd'hui légalisé le mariage homosexuel et pour la plupart également légalisé l'adoption par les couples homosexuels.

Les communistes et le Front de Gauche sont inscrits depuis très longtemps dans ce combat pour l'égalité. Ils souhaitent aussi faire progresser le projet de loi ouvrant le droit au mariage à tous les couples, pour qu'il soit accompagné des droits à fonder une famille pour les couples de même sexe.

mariage_2.jpgPour leur part, les communistes val d’oisiens participeront dimanche à la grande manifestation en faveur du mariage pour tous. Jean-Michel Ruiz, secrétaire départemental du PCF 95 réclame et espère une avancée de la France sur cette question et appelle à la mobilisation. « Nous appelons tous les progressistes à se retrouver dans la rue le dimanche 27 janvier pour demander au gouvernement d’arrêter les tergiversations et reports et nous l’appelons à s’engager fermement sur les trois revendications pour le mariage, l’adoption et la PMA. Nous réclamons une grande loi d’égalité et non une loi à minima ».

Enfin, comme le souligne André Chassaigne dans sa lettre ouverte à ceux qui s'opposent au mariage pour tous, « des milliers d’enfants vivent aujourd’hui avec des parents de même sexe. Or, le droit ne leur permet pas d’avoir des parents à part entière. Leur souffrance d’aujourd’hui, ce n’est pas d’avoir des parents de même sexe, mais bien l’interdiction qui leur est faite d’en avoir avec une reconnaissance sociale. Et s’ils ont à souffrir des regards extérieurs, n’est-ce pas justement parce que la loi ne leur permet pas de vivre à égalité avec les autres enfants ? »

 

A gauche, on accélère !

affiche_1.jpgAlternative à l’austérité

Le Front de Gauche est de retour

Plus de deux mille participants ont envahi le parc des expositions de Metz mercredi soir. Deux mille déterminés à dire « Non » aux politiques d'austérité conduites par le gouvernement. Deux mille pour dire que d'autres choix sont possibles, qu'une alternative existe.

Aux côtés de Pierre Laurent, Jean-Luc Mélenchon, Myriam Martin, Christian Piquet et Clémentine Autain ont pendant près de trois heures égrené les propositions concrètes pour changer de cap, et lancé en grand dans le pays, la campagne du Front de Gauche pour une alternative à l'austérité.

Au cœur de la soirée, la question de l'emploi, de l'industrie, des salaires. De nombreux syndicalistes étaient présents, et notamment des salariés du site ArcelorMittal de Florange qui ont interpellé le gouvernement sur son orientation sociale-libérale.

Leur appel est un appel à la résistance, bien sûr, à ne pas écouter ceux qui nous disent qu'il n'y a pas d'autre choix et qui taillent dans les salaires, les pensions, ceux qui détruisent petit à petit tous les services publics, et qui anéantissent notre industrie, ceux qui partout en Europe martyrisent les peuples.

L'alternative c'est maintenant !

A Metz, le Front de Gauche a ouvert le débat le débat autour de politiques qui servent « l’Humain d’abord » et pas les marchés financiers. Oui, c’est d'une autre orientation économique, sociale et écologique dont la France a besoin.

La bataille pour le changement n'est pas terminée. Ensemble, nous pouvons l'exiger et l'obtenir.

A Metz, ils ont dit

Lionel Burriello, syndicaliste Florange : "Soyons tous unis et solidaires pour un réel changement."
Jean-Luc Mélenchon, PG : " Ce qui coûte trop cher dans ce pays, c'est le capital, pas le travail."
Myriam Martin, Gauche Anticapitaliste : " Le gouvernement Ayrault s'assoie sur la volonté populaire. "
Christian Picquet, Gauche Unitaire : " Nous avons pour objectif de sauver la gauche."
Clémentine Autain, FASE : " L'heure est venue d'abandonner toutes les vieilles routes. "
Pierre Laurent, PCF : " Sur la route, quand on veut aller plus vite, on se met sur la gauche et on accélère. "

 

Défendez le musée de l'éducation !

musee-departemental-de-leducation-saint-ouen-laumone.jpgLe Conseil général du Val d’Oise a décidé d’interrompre sa subvention annuelle au Musée de l’éducation. Installé depuis 30 ans à Saint Ouen l’Aumône, dans une ancienne école de filles construite en 1903 et caractéristique des constructions scolaires de la IIIe République, ce musée occupe une place particulière dans le Val d'Oise, et au-delà.

C’est en 1982 que le musée s’implante à Saint Ouen, dans le cadre du centenaire de l’école publique. Il réunit des collections sur la vie des élèves, des enseignants et des familles. C’est un lieu de conservation, d'étude, de recherche et de valorisation du patrimoine, abordant les questions liées à l'histoire contemporaine de l'éducation et de la transmission des connaissances dans et hors l'école. Il traite aussi des transformations sociales, politiques, culturelles et techniques des deux siècles derniers.

Au mois de décembre 2012, le Conseil général a réduit de plus de 70% la subvention allouée au musée de l’éducation. Un dernier versement de 30 000 euros est prévu pour 2013, contre 103 000 l’an dernier. Sur six employés, trois vont être licenciés le 31 janvier prochain et la structure pourrait tout simplement disparaître.

Le musée de l’éducation est un haut lieu de l’école publique dans notre département, un témoin de l’histoire de l’école et de l’enseignement, un espace de culture apprécié, permettant une réflexion sur l’évolution du système éducatif et sa place dans la société. Un patrimoine particulièrement important a été constitué, qui risque aujourd’hui la dispersion.

Le musée de l’éducation offre actuellement aux écoles du Val d’Oise, aux élèves, de la maternelle au lycée, aux enseignants, aux chercheurs, aux familles (8000 visiteurs par an) un lieu unique d’expositions, d’activités pédagogiques, d’animations, de stages, de conférences, de formations.

C'est donc un fort mauvais coup du Conseil général contre le monde de l’éducation, la culture, contre notre histoire commune. De nombreuses voix s’élèvent contre cette « mise à mort » et une pétition est lancée pour la sauvegarde du musée.
Le Front de Gauche 95 s’est engagé pour défendre le musée et sa place dans l’enseignement de l’histoire.

signer pour la défense du musée de l'éducation

voir le site du musée

 

ASSEMBLEE_NATIONALE_HUMAIN_D_ABORD.jpgVoici la première lettre des député-e-s du Front de Gauche qui dresse un bilan des six premiers mois de la législature.

Déjà six mois que les dix députés du Front de Gauche sont à l’œuvre à l’Assemblée nationale. Ils expliquent ici le sens de leur démarche, à la fois constructive et critique.

S’ils refusent de suivre le gouvernement dans la voie sans issue de l’austérité, ils excluent de rejeter systématiquement les mesures qu’il propose et appuient les initiatives qui répondent aux besoins de la population. Par exemple, ils ont ainsi soutenu le collectif budgétaire en juillet dernier, voté la création de la banque publique d’investissement, et adopté la loi sur le logement.

Parce qu’ils estiment que l’austérité est une impasse et compromet gravement la possibilité du changement, les députés FdG ont voté contre le traité européen en menant campagne pour l’organisation d’un référendum et demandé un grand débat national sur la réorientation de la construction européenne. Ils ont aussi exprimé leur désaccord sur le « pacte de compétitivité » qui accorde 20 milliards aux entreprises, sans distinction, et sans contrepartie aucune.

Les députés FdG ont l’ambition de placer l’humain au cœur des réformes. Ils ne cessent de formuler des propositions constructives, le plus souvent inspirées de celles qui faisaient consensus à gauche avant juin 2012. Ils ont ainsi proposé de diminuer les niches fiscales, de moduler l’impôt sur les entreprises pour favoriser celles qui ont des projets porteurs d’emploi, d’investissement, de recherche.

Ils reviennent dans leur lettre sur leurs différentes propositions comme celle d’interdire les licenciements boursiers, sur le développement de la sidérurgie ou la lutte contre la précarité énergétique…

Retrouvez ci-dessous l’intégralité de « La lettre des députés », introduite par un éditorial d’André Chassaigne, et qui détaille l’action menée par le groupe sur tous les grands sujets débattus et votés à l’Assemblée depuis ces six derniers mois.

lire la "Lettre des députés du Front de Gauche"

 

L'alternative à l'austérité c'est possible !

Alternative à l'austérité : le Front de Gauche lance sa campagne nationale et présente 25 propositions
Pour un vrai changement, le Front de Gauche veut ?imposer tout de suite des mesures vitales?concernant en premier lieu l’emploi et le pouvoir d’achat.

Les attentes sont immenses en matière de d’emploi, de pouvoir d’achat, d’accès à l’éducation, aux soins, à la culture…Depuis six mois, les décisions prises par le gouvernement ne vont pas dans le bon sens pour y répondre. Traité européen ratifié sans aucune renégociation, pacte de compétitivité qui alloue, sans contrepartie, 20?milliards d’euros aux entreprises, projet d’accord sur l’emploi qui apporterait davantage de flexibilité pour les salariés et de nouvelles dégradations du code du travail… Nous voyons bien que ces politiques d’austérité ont échoué partout en Europe où elles ont été menées avec des ravages sociaux dramatiques et nous ne voulons pas que la France suive la même voie. Le Front de Gauche s’oppose à cette politique d’austérité et soutient qu’une autre politique à gauche est possible, porteuse d’une alternative globale, une politique qui serve « l’Humain d'abord » et pas les marchés financiers. C’est une autre orientation économique, sociale et écologique dont la France a besoin.

Voilà pourquoi le Front de Gauche lance une grande campagne pour faire connaître dans toute la France, ses propositions alternatives à l'austérité, des propositions crédibles et applicables.

Le Front de Gauche veut débattre de ces propositions, les enrichir, et agir pour imposer tout de suite des mesures vitales. L’objectif de la campagne?du FdG est de remettre en marche un mouvement populaire important pour des choix alternatifs, redonner de l’espoir et rassembler à gauche.

Outre la multiplication au niveau local d’initiatives publiques pour partager ces propositions et soutenir les luttes, un premier rendez-vous national est pris pour le 23?janvier, à Metz, avec une intervention des sidérurgistes de Florange en lutte, et des prises de parole de cinq des dirigeants du Front de Gauche : Jean-Luc Mélenchon, Pierre Laurent, Christian Picquet, Clémentine Autain et Myriam Martin. Ensuite viendra une série de meetings régionaux, avant un point d’étape de la campagne en juin. Dans un premier temps, la question de l’emploi doit être au cœur des initiatives du Front de Gauche. Les autres temps forts de la campagne seront dévoilés le 23?janvier.

Retrouvez l’intégralité des 25 propositions du FdG pour dégager des moyens financiers pour l’investissement et l’emploi, réformer l’activité des banques, lutter contre la spéculation, imposer une sélectivité du crédit, créer un pôle financier public, accorder de nouveaux droits pour les salariés, développer le pouvoir d’achat et lutter contre la précarité, mettre en place une sécurité sociale professionnelle, développer les services publics, engager une réindustrialisation du pays…

25 premières mesures pour changer d'orientation

 

Communistes pour changer le monde

pl_222.jpgDans le cadre de la préparation de leur 36è congrès qui se tiendra en février prochain à Aubervilliers, les communistes du Val d’Oise avaient rendez-vous mercredi dernier avec Pierre Laurent. A l’initiative de la fédération du PCF, une centaine de militants se sont retrouvés à Cergy pour une soirée d’échanges.

Dans un moment historique particulier, où la gauche gouverne sans pour autant ouvrir les voies du changement, où le pouvoir de la finance est toujours en place, où « l’humanité est en panne de sens », quelle place pour le PCF ? En 2012, nous avons largement contribué à faire rayonner des idées nouvelles. Aujourd’hui, après la ratification d’un traité européen inchangé, un budget 20123 d’austérité, un accord qui se profile contre le droit du travail, quelle alternative crédible proposer ? Comment lutter contre la résignation qui pourrait prendre le dessus, comment impulser une mobilisation positive ?

Les débats ont beaucoup porté sur la place du PCF au sein du rassemblement du Front de Gauche et les communistes ont réaffirmé leur volonté d’avancer « sur leurs deux jambes », sans choisir entre leur parti et le FdG. Ce n’est pas pour s’effacer que le Parti communiste s’est lancé dans le Front de Gauche, mais bien pour contribuer à créer une dynamique populaire.

Une alliance qui n’empêche pas le PCF de développer ses propositions originales, notamment en matière de lutte contre le chômage. Citons la « sécurité d’emploi et de formation » qui permettrait au salarié d’alterner au long de sa vie professionnelle des périodes d’emploi et de formation ou encore le concept de « nouveau crédit sélectif » via des fonds régionaux permettant que les crédits bancaires financent des projets riches en emplois, formation, recherche, ou encore les idées neuves du PCF pour l’intervention des salariés dans la gestion de leur entreprise.

L’ouvrage ne manque pas pour convaincre de l’efficacité de ces mesures car si de nombreux citoyens ont de la sympathie pour les idées du PCF, ils doutent trop souvent de leur crédibilité. Un gros effort idéologique au sein même du PCF est impératif pour mieux « armer » militants et adhérents, afin qu’ils soient à même de mieux faire connaître le bilan de ses actions, de l’activité de ses élus, bref de mener une bataille politique argumentée pour faire grandir le « c’est possible ».

Malgré un vieillissement militant dans certains secteurs, qui le handicape parfois, le PCF se veut « décomplexé ». Dans un contexte économique, social, politique morose et gros de dangers, le PCF ne manque pas d’ambition. Dans une période où le monde est en manque d’espoir, les communistes se voient en « rallumeurs d’étoiles » ou « redresseurs d’espérance ».

pl_4.jpgDans l’immédiat, le PCF se lance, avec le Front de Gauche, dans une grande campagne contre l’austérité qui débutera par un meeting unitaire le 23 janvier à Metz.
A quelques semaines du congrès du PCF, Pierre Laurent se rendra ensuite le 26 janvier à Bordeaux pour traiter du thème « Communisme pour changer le monde ».

Pierre Laurent a écrit en septembre 2012 « Maintenant, prenez le pouvoir », ouvrage préfacé par Alexis Tsipras, aux Editions de l’atelier.

 

Étranger, citoyen ou les deux ?

droitdevote2014.jpgLe débat autour du droit de vote des étrangers aux élections locales fait la Une de l’actualité. C’est pourtant un débat déjà vieux de 30 ans. Depuis la campagne de François Mitterrand en 1981, jusqu’à la récente 50e proposition de François Hollande, il évolue au rythme des promesses électorales.

Cependant, ce débat n’a jamais donné naissance à une loi et aujourd’hui, au regard de bon nombre de pays de l’UE, la France est à la traîne. L’exercice de la citoyenneté doit passer par la nationalité disent les adversaires du droit de vote.

Pourtant à l’échelon local, on constate tous les jours l’implication citoyenne des étrangers. Que ce soit dans les associations ou par l’intermédiaire des syndicats, indéniablement, il existe en France une citoyenneté de résidence. Aujourd’hui, les étrangers ne sont pas les seuls concernés.

C’est la société tout entière qui l’est, et c’est la question du vivre ensemble qui est au cœur de cette question profondément politique.

Pour être effectif lors des élections municipales de 2014, le droit de vote des étrangers doit être mis à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale rapidement afin d’engager le processus de révision constitutionnel. Le collectif national «Droit de vote 2014» regroupe une centaine d’associations, syndicats et partis politiques. Il est à l’initiative d’une pétition qui sera remise au président de la République fin mars. Trois mois durant lesquels la mobilisation populaire sera déterminante. Le PCF, qui participe à ce collectif, est pleinement engagé dans cette bataille.

Signer la pétition

Plus d'infos via le PCF
La série documentaire "Égaux mais pas trop" sur LCP, a consacré une émission au droit de vote des étrangers.
Voir cette vidéo

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Le Front de Gauche s'invite aux voeux du maire

Saint Gratien, 12 janvier 2013

SAMSUNG            Ci-contre, un invité de marque dans la file d'attente....
Bien qu’on leur ait fait remarquer à maintes reprises que ce n’est ni le lieu ni le moment, les amis gratiennois du Front de Gauche ont encore été les premiers à accueillir les invités rassemblés devant la salle Georges Brassens pour la traditionnelle cérémonie des vœux du maire. Que le premier magistrat profite de cette occasion pour tenir un discours très politique, comme l’a d’ailleurs noté « Le Parisien », est une chose habituelle mais il admet difficilement de voir ses opposants faire de même…. Les invités sont donc entrés avec un tract à la main et le Front de Gauche leur a souhaité une bonne année avant tout le monde… Des discussions se sont engagées à l’entrée de la salle…notamment au sujet d’emprunts contractés par la ville auprès d’une certaine banque « D », un nom qui ne sera pas prononcé au cours de l’allocution du maire.

Après la publicité que le Front de Gauche leur a récemment donnée, il était difficile de ne pas aborder la question de ces emprunts, que certains nomment « toxiques » quand Madame le Maire préfère nettement le terme de « structurés ». Elle a tout d’abord tenté de rassurer le contribuable en lui promettant de ne pas augmenter ses impôts. Il est vrai qu’ils ont été alourdis sévèrement dès 2008. Le fait est que la municipalité pense plutôt rembourser ces emprunts tox.. structurés, en réduisant les travaux comme peau de chagrin et en augmentant au maximum le prix des services. Le maire a ensuite risqué un brin d’humour en garantissant qu’elle ne fera pas la grève de la faim devant l’assemblée car elle est une élue responsable et qu’elle n’est pas réduite à réclamer des fonds publics pour boucler son budget, tout en sachant fort bien que la situation de la commune dont le maire est arrivé à une telle extrémité n’est en rien comparable à celle de sa ville….

A Saint Gratien, on aurait certainement préféré que ce côté obscur de la dette de la ville reste inconnu du grand public. Mais à présent que le Front de Gauche l’a étalé au grand jour, interpellant l’adjoint aux finances à plusieurs reprises au Conseil municipal et en réunions de quartier, il est difficile de passer la question sous silence. Vantant sa gestion de la dette, Madame le Maire proclame que seul "le Parti communiste a du mal à comprendre ! », en nous citant nommément ! Un peu audacieux, voire risqué, de nous faire une telle publicité car c’est bien la seule organisation politique qui ait été mentionnée durant cette réception, l’UMP étant prudemment oubliée… au pied de l’estrade…. Était-ce alors prudent d’attirer l’attention de la salle entière sur ce PCF qui occupe déjà une place particulière dans le paysage politique national, et qui fait quelque peu parler de lui dans la commune, au sein du rassemblement du Front de Gauche ? Le seul à questionner, voire à contrarier dans les réunions de quartier…Un faux pas de Madame le Maire, reconnaissant inconsciemment qu’il est présent sur le terrain et qu’il dérange ?

Pour ces vœux 2013, tout avait été pourtant attentivement préparé. Des centaines d’invitations lancées, soigneusement choisies et triées, pour accueillir plus de 800 personnes dans une salle décorée et fleurie, au buffet somptueux et abondant. Certes, il est de bon ton de prôner la rigueur mais on n’est pas obligé de se l’appliquer à soi-même. Et puis, à Saint Gratien, point de grève de la faim ! Le discours est peaufiné. Les réalisations municipales de l’année présentées sous leur meilleur jour, comme dans une super-réunion de quartier. La médiathèque et les centres de loisirs sont vantés, mais on oublie de préciser que leurs crédits seront réduits en 2013. On loue le bon fonctionnement de la démocratie de proximité, la concertation « omniprésente » et les échanges avec les habitants, bien que ces pratiques soient loin d’être courantes au quotidien dans notre ville. Le budget 2013 de la ville est présenté comme participant à l’effort de réduction des dépenses publiques, et on omet d’indiquer les répercussions sur les services rendus aux habitants. On explique que les engagements en matière d’investissements seront tenus, sans s’attarder sur le fait qu’ils seront réduits cette année à leur plus simple expression. On verse un couplet toujours apprécié sur la sécurité et la tranquillité des habitants. Il est annoncé que Saint Gratien mettra en place la réforme du temps scolaire dès septembre, et on promet une concertation bien que sachant qu’elle risque d’être fort rapidement menée. Madame le Maire dévoile enfin les véritables objectifs du PLU, un sujet qu’elle maîtrise elle-même, n’ayant pas d’adjoint à l’urbanisme. A savoir développer l’offre de logement, c’est-à-dire construire de nouvelles résidences de standing et tenter ainsi d’enrayer l’hémorragie d’habitants. Non, bien sûr, n’est pas évoquée cette baisse du nombre d’habitants (moins 1286 depuis 3 ans) récemment dévoilée par un journal local. Certains auraient pu y voir la preuve d’un manque de dynamisme de la ville, alors que c’est seulement le signe que l’Insee ne sait plus compter.

Le discours était –il trop bien calqué sur celui des années précédentes ? Le fait est que les invités étaient très sages. Aucun n’a jugé bon d’encourager l’oratrice par quelques applaudissements. Même le passage sur le droit de vote des étrangers n’a guère suscité d’enthousiasme. .. « Est-ce nécessaire, est-ce moderne, est-ce adapté ? » a faussement interrogé le maire, quand tout le monde aura saisi depuis longtemps que sa réponse est non. Même l’habituel et convenu refrain sur les communautarismes, laissant planer l’idée qu’ils nous menacent directement à Saint Gratien, n’a pas réveillé l’auditoire…. Peut-être était-il occupé à lire le tract du Front de Gauche ?

Vous n’étiez pas invité aux vœux du maire ? Le Front de Gauche ne vous oublie pas ! Voici le tract que nous avons distribué à cette occasion. Belle année 2013 à tous !
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Les tout-petits à la mater !

mater_1.jpgLe ministre de l’éducation Vincent Peillon remet en avant la scolarisation des enfants de moins trois ans pour lutter contre l’échec scolaire.

La relance de la scolarisation des tout-petits était une des promesses de campagne du candidat Hollande. Il y a urgence. La situation est catastrophique dans ce domaine. Alors qu’en 1990, un bon tiers des enfants de deux ans et la quasi-totalité des enfants de deux et demi étaient accueillis dans les maternelles, cette scolarisation précoce a considérablement chuté et est actuellement d’à peine 11% des enfants de moins de trois ans.

Pour réaliser son objectif annoncé de faire remonter ce chiffre à 30% dans les zones défavorisées, le gouvernement promet de créer 3 000 postes d’ici 4 ans. Seules donc les écoles situées dans un « environnement social défavorisé » sont concernées.

Les services de l’éducation nationale sont chargés d’engager des discussions avec les collectivités territoriales pour s’assurer des conditions d’accueil à la mesure des besoins spécifiques des tout-petits en ce qui concerne les personnels ATSEM et les locaux scolaires. La circulaire ministérielle stipule un cahier des charges sous la forme de « dix principes de référence pour la mise en place du dispositif » touchant à l’âge des enfants, aux locaux, au projet pédagogique, à une formation adaptée pour les enseignants, à la place des parents, aux horaires ou encore à la prise en compte de ces élèves pour les prévisions de la carte scolaire.

Les bénéfices de la scolarisation précoce ne sont plus à démontrer et influent fortement sur la réussite ultérieure des élèves. Encore faut-il que ces tout-petits soient accueillis dans des conditions satisfaisantes et adaptées à leur jeune âge, notamment en terme d’effectifs.

« Cette scolarisation précoce ne sera réussie que sous certaines conditions. S’il s’agit seulement de faire du chiffre (passer de 13 % à 30 % d’enfants scolarisés), on ne rendra service ni aux élèves, ni aux enseignants », souligne le SNUipp, premier syndicat du primaire. Le ministre a aussi préconisé un partenariat entre l’éducation nationale, les collectivités locales et les autres services ayant en charge la petite enfance (CAF, PMI...), qui pourrait se faire au sein d’une instance locale. Il est indispensable que les enseignants y soient représentés.

Une deuxième circulaire ministérielle a, elle, acté le principe de « plus de maîtres que de classes » réclamé par le SNUipp, toujours dans le cadre de la lutte contre l’échec scolaire. 7 000 postes seront créés d’ici 2017 pour permettre une organisation pédagogique différente au sein des écoles, travail en petits groupes ou intervention conjointe en classe.

 

dexiapolyy.jpgLe budget 2013 de Saint Gratien a été voté par le Conseil municipal du 20 décembre 2012. Les élus PCF-Front de Gauche se sont prononcés contre ce budget qu’ils considèrent marqué de super austérité.

Des dotations d’État soumises à la rigueur
Nous dénonçons le gel des dotations de l’État en 2013 puis leur baisse dans les deux années qui suivront. Ces restrictions remettent en cause les services et équipements publics locaux, et asphyxient peu à peu les finances des collectivités locales. Celles-ci sont à l’origine des trois quarts des investissements publics et la baisse de leurs ressources entraînera un ralentissement de l’activité économique, d’où moins de rentrées fiscales pour l’État et de nouveaux déficits. Réduire les dotations des collectivités locales, c’est peser sur leurs budgets et travailler contre la reprise économique. Saint Gratien n’échappe pas à la règle mais la majorité municipale cautionne cette politique de rigueur.

Des dépenses contraintes
A Saint Gratien, une nouvelle fois, le budget de fonctionnement fait les frais de l’austérité. Les dépenses de fonctionnement n’augmentent quasiment pas par rapport au budget 2012 (+ 0,2%). Hors masse salariale, ces dépenses sont même en baisse sur 2012 (-95 000€ et -0,4%). Depuis 2008, première année du mandat, la municipalité se vante de la stabilité de ces dépenses, qui chaque année augmentent moins que l’inflation, voire même régressent si on ne tient pas compte de l’évolution de la masse salariale. Nous estimons impossible dans un tel contexte de maintenir la qualité des services rendus aux habitants.

Quels sont les secteurs principalement touchés ?
- L’enseignement dont le budget est revu à la baisse de 1,37% avec une perte de 61 023 €, connaît une érosion lente mais certaine depuis 2009, année où les dépenses consacrées aux écoles représentaient 20% des dépenses de fonctionnement de la ville, contre seulement 18% aujourd’hui.
- La culture et le sport, qui voient leurs crédits diminuer de 0,69% et 0,98%, subissent la même dégradation.
- Le centre de loisirs perd 100 000 € et 9,61% et les centres de vacances voient leur budget amputé de 3,62%.
- Nous nous interrogeons également sur l’augmentation prévue de plus de 50 000 € au titre des recettes prévues pour la restauration scolaire, ce qui laisse augurer d’importantes augmentations de tarifs.
Enfin la subvention au centre communal d’action sociale est immuable depuis 2008, alors que la demande sociale est en forte augmentation.

Un budget d’investissement drastiquement réduit
En 2013, l’investissement fait aussi les frais de la rigueur. Les équipements connaissent une baisse drastique de 75%. Les travaux ne s’élèvent plus qu’à 2 millions seulement contre 5,5 en 2012, alors que des besoins importants existent sur la commune : rénovation de la salle Georges Brassens, du centre de loisirs Fossiez, de l’école Jean Moulin, de la MJC, et de conséquents travaux de voirie. La municipalité argue du fait qu’elle a réalisé de nombreux équipements ces dernières années. Est-ce à dire que tout est fait à Saint Gratien ? Pourquoi une telle baisse d’investissements ?

Une politique d’endettement hasardeuse
Notre analyse est que, si comme pour toutes les communes, la baisse des dotations d’État pèse sur ce budget, il y a surtout des raisons propres à notre ville : la politique d’endettement menée depuis 2007, qui fait que le remboursement de la dette constitue le 4ème poste des dépenses de la ville et 11% des dépenses de fonctionnement de la ville.

Le vote du budget est aussi l’occasion de questionner la municipalité sur sa stratégie d’endettement et sur les emprunts de la ville.
La ville est endettée pour plus de 10 millions d’euros auprès de la banque Dexia. Parmi ces emprunts, deux sont classés à haut risque. Ils représentent plus de 27% de la dette totale de la ville. Malgré la dangerosité de ces prêts, la ville n’a pas jugé utile de se couvrir contre une évolution défavorable des taux de nos emprunts et n’a donc pas « capé », c’est-à-dire plafonné, les taux de ces emprunts. Un troisième prêt Dexia est lui aussi, structuré à taux variable, classé à risque.

Nous nous interrogeons sur la stratégie initiale d’endettement de la ville à partir de 2007. Pourquoi avoir concentré à cette époque 15 millions d’euros d’endettement chez Dexia et avoir contracté une telle proportion d’emprunts toxiques : 30% pour Saint Gratien contre en moyenne 15% dans les communes françaises ?

Des emprunts toxiques jusqu’en 2032 ?
Enfin, la question essentielle qui se pose aujourd’hui, et à laquelle la municipalité ne peut répondre, est celle du risque auquel se trouvera exposée la commune après 2013. Après cette date, les deux emprunts toxiques retrouvent leur forme d’origine et sont à nouveau indexés sur le cours du Franc suisse et du Dollar américain. Personne ne peut dire à quel risque nous serons alors exposés. Saint Gratien devra-t-il renégocier à nouveau et verser un nouveau dédit ? Est-ce là une gestion vertueuse des deniers publics ? Le pari de 2007 n’était-il pas déjà très hasardeux ? Quels risques courra la prochaine majorité municipale issue des élections de 2014 avec ces emprunts ? Personne n’est en mesure de le dire à l’heure actuelle. Quelles sont les possibilités de sortie complète avant 2032 de ces emprunts ? Est-il possible de nous en débarrasser de façon anticipée ? A quel prix ? Est-ce possible dès 2013 avant le retour aux taux variables ? Un remboursement anticipé est-il envisagé ? Bien que la municipalité laisse entendre que la ville pourra dépenser en 2013 bien plus que prévu pour rembourser ses emprunts, aucune réponse précise ne nous a été apportée sur ce point.

Les répercussions sur le contribuable gratiennois
Le fait est que le contribuable gratiennois paye la stratégie financière de la ville… plusieurs fois ! Il paie 65 € de dédit, incorporés dans ses impôts locaux, parce que Saint Gratien a dénoncé les conditions de ses deux prêts Dexia fin 2012 et versé une « soulte » de 520 000 € à partager entre 8000 foyers fiscaux. Il paie une seconde fois parce qu’une grande partie des tarifs municipaux va augmenter de façon importante à partir du 1er janvier 2013, le budget de fonctionnement étant comprimé pour que la ville se désengage en grande partie de ses emprunts toxiques. Le même contribuable attendra des travaux pourtant nécessaires car 2013 sera en effet une année de diète au niveau de l’équipement de la ville. Enfin, il paye encore en tant que contribuable « national » pour que l'État renfloue Dexia…

 

KHAOS, les visages humains de la crise Grecque

khaos_1.jpgKhaos, d'Ana Dumitrescu - documentaire France / Grèce 2012 1h35mn en VO sous-titrée

La projection du mardi 15 Janvier à 20h30 au cinéma Utopia de Saint Ouen l’Aumône sera suivie d’une rencontre organisée par le Front de Gauche avec la réalisatrice Ana Dumitrescu, un représentant de Syriza France, un représentant du Parti de Gauche Européen, et de Francis Parny, vice-président du Conseil Régional d’Ile de France, membre de l’exécutif national du PCF.
Soirée soutenue par le CAC (Collectif pour un Audit Citoyen de la Dette )

Opportunément sous-titré « les visages humains de la crise grecque », Khaos aborde, à partir de nombreux témoignages, le portrait sans fard de la vie quotidienne du peuple Grec sous forme d'un road-movie, mené avec entrain, au rythme du jazz et du rap, par Panagiotis Grigoriou, historien et blogueur de guerre économique.

De Tricala à l'ïle de Kea en passant par Athènes, du marin pêcheur au tagueur politique, vous saurez tout, tout, tout… sur ceux qui actuellement paient le plus lourd tribut à une politique faite en notre nom à tous par l'Union Européenne et, avouons-le, le résultat est d'autant plus édifiant que nos parlementaires (pas nous, bien sûr qui avons bien compris la combine) seront bientôt invités, au travers du Traité Budgétaire Européen, à nous considérer très officiellement, nous les Grecs et quelques autres sur le continent, comme la variable d'ajustement des déficits de l'Union Européenne. Ben oui, tenez-vous aux branches, vieux singes, nous et nos retraites, nous et nos salaires, nous et nos emplois, nous et notre santé, nous et notre éducation, nous et notre culture. Ce ne seront pas les banques bien sûr (too big to fall), ni nos millionnaires, ni nos milliardaires, qui trouveront toujours un gentil canton suisse pour se cacher. Ni même, vous pouvez parier, nos représentants dont je viens d'apprendre avec une demi surprise que les sous qu'on leur donne pour s'offrir ou pas une permanence, ou mener ou pas leur boulot de député, ne sont pas contrôlables par les agents du fisc.

Venir voir Khaos est donc à ce point indispensable à nos quelques neurones qui palpitent encore, que la vision ultime et, disons-le, le rêve de nos politiques néo libérales européennes est de faire de nous tous des Hellènes. Bien sûr, nous nourrissons une admiration sans bornes pour ce peuple qui inventa la démocratie et qui, le premier, trouva un héros pour aller décrocher le drapeau nazi sur l'Acropole.

Alors pour les Grecs : hip hip hip hourra ! Et sus au drapeau de la finance qui flotte aujourd'hui misérablement sur la marmite !

 

La refondation, c'est nos oignons !

cergy3-87630.jpg« La refondation de l’école : « c’est nos oignons ! » Non à une réforme bâclée et imposée d’en haut ! »

Pour le clamer haut et fort, un rassemblement était organisé le mercredi 9 janvier 2013 devant la Direction Académique du Val d’Oise, à l’appel du SNUipp.

L’école, les élèves et les enseignants n’ont que trop souffert les années passées. Le statut quo n’est certes pas possible. Il est grand temps de changer l’école, mais changer, c’est pour du
mieux !

Du mieux pour les conditions d’apprentissage des élèves et la réussite de tous et toutes !

Du mieux pour les conditions de travail et d’exercice des enseignants !

Cela prend du temps et nécessite qu’un vrai débat s’instaure au sein de la communauté éducative.

Une délégation a été reçue par le Secrétaire Général de la Direction Académique, le Directeur Académique Adjoint et l’Inspecteur de l’Éducation Nationale Adjoint à la Directrice Académique.

Infos du SNUipp

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